Gantz se dit prêt pour la bataille électorale qui s’annonce en Israël

"Aux prochaines élections, il y aura un parti et un chef qui perdra", a-t-il dit en référence à M. Netanyahu et sa formation, le Likoud (Photo, AFP/Archives).
"Aux prochaines élections, il y aura un parti et un chef qui perdra", a-t-il dit en référence à M. Netanyahu et sa formation, le Likoud (Photo, AFP/Archives).
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Publié le Mercredi 30 décembre 2020

Gantz se dit prêt pour la bataille électorale qui s’annonce en Israël

  • Il s'agira de la quatrième tentative en moins de deux ans de M. Gantz pour chasser du pouvoir le Premier ministre Benjamin Netanyahu
  • Benny Gantz a toutefois semblé concéder qu'il pourrait ne pas être à la tête de l'alliance qui pourrait remplacer l'actuelle coalition de M. Netanyahu

JERUSALEM : Le ministre israélien de la Défense Benny Gantz s'est dit mardi prêt à se battre une nouvelle fois lors des élections législatives de mars, malgré sa chute dans les sondages et des défections au sein de son parti Bleu-Blanc.

Il s'agira de la quatrième tentative en moins de deux ans de M. Gantz pour chasser du pouvoir le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à son poste depuis 2009.

"J'ai fondé (...) Bleu-Blanc et je compte continuer avec", a déclaré le ministre de la Défense lors d'une allocution télévisée, après la démission de députés et d'un ministre de son parti.

Benny Gantz a toutefois semblé concéder qu'il pourrait ne pas être à la tête de l'alliance qui pourrait remplacer l'actuelle coalition de M. Netanyahu, et qu'il ne deviendrait ainsi pas Premier ministre.

"Aux prochaines élections, il y aura un parti et un chef qui perdra", a-t-il dit en référence à M. Netanyahu et sa formation, le Likoud.

Après trois scrutins les ayant placés au coude-à-coude, MM. Netanyahu et Gantz avaient formé au printemps un gouvernement d'union qui prévoyait une rotation après 18 mois pour le poste de Premier ministre.

Mais le Likoud de M. Netanyahu et la formation centriste de Benny Gantz ne sont pas arrivés à s'entendre, entrainant une dissolution du Parlement la semaine dernière et l'annonce d'une nouvelle campagne électorale.

En pactisant avec le Likoud, M. Gantz avait déjà vu son parti se scinder, la moitié des députés refusant de rejoindre un gouvernement dirigé par M. Netanyahu car inculpé de malversations, abus de confiance et corruption dans plusieurs affaires, des charges niées par le Premier ministre.

Le dernier à avoir abandonné le navire est le ministre de la Justice Avi Nissenkorn, qui a rejoint un parti centriste "Les Israéliens", lancé mardi soir par Ron Huldai, maire de Tel-Aviv.

Benjamin Netanyahu est lui aussi confronté à la dispersion de ses troupes à l'approche de sa comparution, début 2021, à son procès pour corruption, le premier de l'histoire d'Israël pour un chef de gouvernement en fonction.

Son ancien ministre Gideon Saar a récemment annoncé la création de sa propre formation, Tikva Hadasha (Nouvel espoir, NDLR), à droite, et déjà créditée de la seconde place et de 19 sièges au Parlement, derrière le Likoud (28 sièges), selon une étude publiée dimanche par la Chaine 12 TV.

Premier lors du scrutin de septembre 2019, Bleu-Blanc est désormais crédité de la huitième place, avec seulement cinq sièges.


Le nouveau gouverneur de la Banque du Liban s'engage à lutter contre le blanchiment et le financement du terrorisme

Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent. (AFP)
Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent. (AFP)
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  • Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent
  • Il a succédé à Riad Salamé, dont le mandat avait expiré en 2023 et qui est actuellement détenu et accusé de détournement massif de fonds publics

BEYROUTH: Le nouveau gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, s'est engagé vendredi à lutter contre "le blanchiment d'argent" et le "financement du terrorisme" ainsi qu'à appliquer des réformes réclamées par la communauté internationale.

"La Banque du Liban (BdL) va coopérer avec les Etats et les organismes internationaux (..) pour mettre en oeuvre les conventions et traités internationaux, en premier lieu la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme", a-t-il assuré, en prenant ses fonctions.

Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent.

Il a succédé à Riad Salamé, dont le mandat avait expiré en 2023 et qui est actuellement détenu et accusé de détournement massif de fonds publics.

En raison de la paralysie politique dans le pays, l'intérim avait été assuré par le vice-gouverneur Wassim Mansouri.

Le puissant mouvement pro-iranien Hezbollah, qui sort d'une guerre meurtrière avec Israël, est accusé par ses détracteurs d'utiliser des réseaux économiques parallèles et est soumis à des sanctions américaines économiques et bancaires.

Depuis 2019, le Liban est plongé dans une crise économique inédite, imputée par une grande partie de la population à la mauvaise gestion, la corruption, la négligence et l'inertie de la classe dirigeante, en place depuis des décennies.

La monnaie nationale s'est effondrée et des restrictions bancaires draconiennes empêchent les épargnants d'avoir accès à leurs comptes.

La communauté internationale réclame que le Liban mette en oeuvre des réformes pour débloquer des milliards de dollars d'aide et relancer son économie.

Le nouveau gouverneur a affirmé qu'il fallait "oeuvrer à restituer tous les dépôts bancaires progressivement, à commencer en priorité par les petits épargnants", soulignant que "les banques, la Bdl et l'Etat libanais doivent assumer leurs responsabilités" dans ce dossier.

Il a ajouté que les banques commerciales devaient être "recapitalisées", ajoutant que la Bdl devait "réguler le système bancaire".

M. Souaid a enfin assuré que la Bdl devait "permettre la conclusion de toute enquête criminelle déjà entamée" pour dévoiler "tout abus ou détournement de fonds, de réserves ou d'argent public et sanctionner les responsables".

 


Un ministre bahreïni accueille le nouvel ambassadeur saoudien à Manama

Hamad bin Faisal Al-Malki (à droite) et Naif bin Bandar Al-Sudairi au palais de Gudaibiya à Manama. (Fourni)
Hamad bin Faisal Al-Malki (à droite) et Naif bin Bandar Al-Sudairi au palais de Gudaibiya à Manama. (Fourni)
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  • M. Al-Malki a souligné les relations fraternelles entre les deux royaumes du Golfe, les décrivant comme fondées sur l'affection mutuelle
  • M. Al-Sudairi a exprimé sa volonté de renforcer la coopération bilatérale et de faire progresser les initiatives conjointes entre les deux pays

MANAMA : Le ministre bahreïni des Affaires ministérielles, Hamad bin Faisal Al-Malki, a reçu jeudi le nouvel ambassadeur d'Arabie saoudite, Naif bin Bandar Al-Sudairi, au palais de Gudaibiya à Manama.

Au cours de la réception officielle, M. Al-Malki a souligné les relations fraternelles entre les deux royaumes du Golfe, les décrivant comme fondées sur une affection mutuelle et des liens historiques profondément enracinés qui ont continué à s'épanouir sous la direction des deux nations.

M. Al-Sudairi a exprimé sa volonté de renforcer la coopération bilatérale et de faire progresser les initiatives conjointes entre les deux pays.


L'Arabie saoudite prend la tête de la condamnation arabe des raids israéliens sur le territoire syrien

Debris lie on the ground at the scene of an Israeli strike in a military facility in Syria's southern Hama governorate, Apr. 3, 2025. (AFP)
Debris lie on the ground at the scene of an Israeli strike in a military facility in Syria's southern Hama governorate, Apr. 3, 2025. (AFP)
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  • Le Royaume exhorte les membres permanents du Conseil de sécurité à se pencher sur les violations commises en Syrie et dans la région
  • L'Égypte affirme que les raids constituent une violation flagrante du droit international

RIYADH : L'Arabie saoudite a pris la tête de la condamnation arabe des frappes aériennes israéliennes qui ont violé la souveraineté de la République arabe syrienne et fait des dizaines de victimes civiles et militaires.

Le ministère saoudien des affaires étrangères a déclaré que les raids israéliens constituaient des "tentatives de menacer la sécurité et la stabilité de la Syrie et de la région en violant les lois internationales".

Le Royaume a exhorté les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies à s'attaquer fermement aux violations israéliennes en cours en Syrie et dans la région, et a appelé à l'activation de mécanismes de responsabilisation.

Au cours de la nuit, les frappes aériennes israéliennes ont visé cinq zones en Syrie, dont la capitale Damas et l'aéroport de Hama. Plusieurs personnes ont été blessées, tandis que les actions et une incursion au sol ont fait 13 morts.

Depuis la chute du régime de Bashar Assad en décembre, Israël s'est emparé de certaines zones du sud de la Syrie pour tenter d'éloigner les forces du nouveau gouvernement de la frontière.

L'Égypte a déclaré jeudi que les raids israéliens constituaient une nouvelle violation flagrante du droit international. Elle a appelé les acteurs internationaux à contraindre Israël à mettre fin à son occupation du territoire syrien et à respecter l'accord de désengagement de 1974.

Le ministère jordanien des affaires étrangères et des expatriés a réitéré le soutien d'Amman à la sécurité, à la stabilité et à la souveraineté de la Syrie. Il a souligné la nécessité pour Israël d'adhérer au droit international et aux résolutions des Nations unies qui appellent au respect de la souveraineté des États et à la non-ingérence dans les affaires intérieures.