Colombie: Du bois illégal transformé en ruches pour lutter contre la disparition des abeilles

L'apicultrice María Zoila Acevedo vérifie une ruche dans la municipalité de Socorro, département de Santander, en Colombie, le 3 décembre 2023 (Photo, AFP).
L'apicultrice María Zoila Acevedo vérifie une ruche dans la municipalité de Socorro, département de Santander, en Colombie, le 3 décembre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 28 décembre 2023

Colombie: Du bois illégal transformé en ruches pour lutter contre la disparition des abeilles

  • Selon les Nations unies, environ 90% des plantes sauvages et 75% des cultures dans le monde dépendent de la pollinisation
  • Les menaces contre les abeilles sont multiples

SOCORRO: Dans une vallée du nord-est de la Colombie, du bois issu de la déforestation illégale saisi par la justice est redistribué sous forme de ruches aux apiculteurs pour les aider à faire face à la disparition de colonies entières d'abeilles décimées le changement climatique et les pesticides, employés notamment pour la production de café.

Ce programme tente de faire face au "problème extrêmement grave" du risque d'extinction des abeilles, essentielles pour la biodiversité et l'agriculture via leur fonction pollinisatrice, explique le biologiste German Perilla, directeur de la fondation Honey bee impact.

Selon les Nations unies, environ 90% des plantes sauvages et 75% des cultures dans le monde dépendent de la pollinisation, or un tiers des espèces d'abeilles sont menacées de disparition.

Parallèlement, la déforestation illégale ravage les forêts et les habitats de la faune, notamment dans le département de Santander où est menée l'expérience.

"Annuellement, on saisit environ mille mètres cubes de bois" illégal, indique à l'AFP Alexcevith Acosta, directeur du CAS, l'autorité environnementale locale.

En 2022, la Colombie a perdu 123.517 hectares de couverture forestière en raison de la déforestation, principalement dans sa région amazonienne au sud du pays. Près de la moitié (47%) du bois commercialisé dans le pays est d'origine illégale, selon les derniers chiffres du ministère de l'Environnement.

Dans le département de Santander, avec l'accord de la justice, les troncs saisis sont découpés et entassés dans de grands hangars de briques gardés par la police à Socorro, un chef-lieu local.

Une partie du bois est ensuite transformée en ruches dans un proche atelier sous la supervision de M. Perilla, qui forme par la même occasion les bénéficiaires.

Lancé en 2021, le projet, baptisé "Le retour du bois à la maison", entend à terme distribuer 10.000 ruches aux familles d'agriculteurs de Santander.

«Sans abeilles, pas d'humains»

Les menaces contre les abeilles sont multiples.

Le changement climatique réduit les floraisons, donc la quantité de nectar. Il contribue aussi à l'infertilité des reines en raison de l'élévation des températures à l'intérieur des ruches.

Mais l'empoisonnement aux pesticides est le danger majeur auquel sont confrontés les pollinisateurs, en Colombie comme dans de nombreux autres pays.

Maria Zoila Acevedo, apicultrice à Socorro et bénéficiaire du programme, a perdu plus de la moitié de ses colonies en 2023 à cause de l'utilisation de produits agrochimiques sur les cultures voisines, notamment les champs de café à perte de vue.

Les tests de laboratoire effectués sur ses essaims ont montré que la plupart d'entre eux présentaient des traces de Fipronil, molécule interdite en juillet 2013 en Europe car responsable de la mort de milliards d'abeilles.

En Colombie, l'interdiction de ce produit n'interviendra qu'en février prochain.

A l'échelle du pays, pas moins de 3.000 ruches, abritant quelque 50.000 abeilles, meurent chaque année, selon les chiffres officiels.

L'initiative de Honey bee impact a pour but d'encourager les apiculteurs à remplacer les ruches contaminées, et à rendre les abeilles davantage "à l'aise dans leur ruche" en leur donnant plus d'espace pour se reproduire, note M. Perilla.

L'apiculture est pour Maria Zoila Acevedo un "engagement" en faveur de l'environnement, car, rappelle-t-elle, à l'échelle mondiale, "la principale menace est la disparition des abeilles, et sans abeilles il n'y a pas d'humains car nous manquerons de nourriture".


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.