Winter at Tantora d’AlUla est de retour avec de la poésie, de l'art et de la musique

Pour le festival Winter at Tantora d’AlUla, les balcons le long de la route de l'Encens seront transformés en scènes d'où les chanteurs émerveilleront le public. (Photo fournie)
Pour le festival Winter at Tantora d’AlUla, les balcons le long de la route de l'Encens seront transformés en scènes d'où les chanteurs émerveilleront le public. (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 27 décembre 2023

Winter at Tantora d’AlUla est de retour avec de la poésie, de l'art et de la musique

  • L’accent est mis sur l'arabe et son influence sur l'art, la littérature et la musique
  • Les plus grands chanteurs d'Égypte et du Liban se produiront lors du festival

RIYAD: Winter at Tantora, le premier festival culturel, artistique et musical de la région, se déroule jusqu'au 27 janvier avec un programme riche et varié en spectacles et activités de classe mondiale.

Le festival commence par la célébration de Tantora – jusqu'au 31 décembre – qui transforme la vieille ville d'AlUla en un espace de spectacles, de projections, d'expositions et de représentations du patrimoine pendant dix nuits.

Musique

Célébrant la richesse de la langue arabe, l'événement World of AlUla, qui se déroulera jusqu'au 21 janvier, présentera des ateliers, des expositions, des conférences et des spectacles. Cet événement explorera les diverses facettes de la langue arabe et son influence sur l'art, la littérature, la musique et la société.

Les ateliers Word of AlUla se dérouleront sur deux sites: l’oasis pittoresque de Daimumah et le quartier animé des arts d’Al-Jadidah.

Les musiciens de renom de Rouh al-Sharq, un chœur égyptien, se produiront lors de l'événement Shorfat al-Jadidah du 27 au 28 décembre. Pour cette occasion, les balcons le long de la route de l'Encens seront transformés en scènes d'où les chanteurs émerveilleront le public.

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Les amateurs de poésie ne devraient pas manquer la Nuit des poètes le 5 janvier, avec une programmation diversifiée de poètes et de chanteurs. (Photo fournie)

La célèbre chanteuse libanaise Majida el-Roumi se produira à Maraya le 29 décembre. Avec une discographie comprenant des succès arabes classiques, des chansons folkloriques libanaises, des hymnes religieux et des chansons patriotiques, elle est une figure emblématique de la musique depuis les années 1970.

Les amateurs de poésie ne devraient pas manquer la Nuit des poètes le 5 janvier, avec une programmation diversifiée de poètes et de chanteurs.

AlUla Moments accueillera Abadi al-Johar au Maraya Concert Hall le 12 janvier. L'artiste saoudien, qui est l'un des chanteurs khaliji les plus renommés du Golfe, a composé une cinquantaine d'albums depuis le début de sa carrière musicale en 1968.

Un concert aux chandelles aura lieu à Hégra, site du patrimoine mondial de l'Unesco, le 18 janvier, alliant l'élégance de la musique classique à une scénographie créative. Le Hegra Candlelit Classic mettra en vedette le pianiste et compositeur Ludovico Einaudi aux côtés de plusieurs musiciens saoudiens.

L'Orchestre suisse se produira à Maraya le 19 janvier. Il a ébloui le public mondial depuis ses débuts en 2018 avec des interprétations de compositeurs célèbres dont Beethoven et Mozart.

Festival des agrumes

Le très attendu festival des agrumes d'AlUla aura lieu les 5 et 6 janvier, ainsi que les 12 et 13 janvier, au plus fort de la saison des récoltes. Les visiteurs pourront se fournir directement auprès des agriculteurs et trouver des entreprises familiales locales vendant des produits à base d'agrumes, notamment des savons et des confitures.

AlUla produit près de 15 000 tonnes d’agrumes par an, ce qui représente 30 % de la production totale du Royaume. Le gouvernorat compte 4 700 exploitations agricoles avec plus de 200 000 arbres répartis sur 800 hectares.

Shopping

Pour les personnes à la recherche d’articles traditionnels, le magasin Tafoni situé dans le quartier des arts d'Al-Jadidah sera ouvert du 9 janvier au 25 février et présentera une sélection de créateurs locaux et régionaux proposant des articles de beauté, de mode, de maison et de style de vie.

Sports

Pour la deuxième année consécutive, les athlètes de tous niveaux auront la possibilité de tester leurs capacités lors de l'AlUla Trail Race, les 11 et 12 janvier.

Les coureurs auront l’occasion de découvrir les paysages de la ville antique lors de divers événements, notamment le Sharaan Trail, long de 100 km; le Hegra Trail, long de 50 km; le semi-marathon Elephant Rock Trail; l’Oasis Trail, long de 10 km et la course pour enfants de 1,4 km.

AlUla accueillera l'événement Richard Mille Desert Polo au village équestre du 17 au 20 janvier. Huit équipes s'affronteront dans une série de matchs sur quatre jours.

Pour plus d’informations et pour la réservation de billets, consultez experiencealula.com.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: premières funérailles collectives de combattants du Hezbollah dans le sud

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
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  • Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah
  • Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles

BEYROUTH: Le Hezbollah pro-iranien organise mardi des funérailles collectives de 44 combattants, les premières dans le sud du Liban depuis le début de sa guerre avec Israël le 2 mars, après l'entrée en vigueur d'une trêve vendredi.

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud.

Un cortège funèbre doit traverser plusieurs villages avant l'inhumation, qui permettra, selon le Hezbollah, "le retour d'âmes bénies vers le sol du sud".

Dans la banlieue sud de Beyrouth, quatre combattants du Hezbollah avaient déjà été enterrés lundi, selon un photographe de l'AFP, en présence de dizaines de proches et partisans, y compris des femmes et des enfants, portant les portraits des défunts.

Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah.

Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles.

Les frappes israéliennes et les combats ont fait 2.387 morts et un million de déplacés dans le pays depuis début mars, d'après un bilan officiel, qui ne précise pas s'il s'agit de civils ou de combattants.

Ce bilan inclut au moins 274 femmes et 177 enfants, selon le ministère de la Santé libanais.

Un cessez-le-feu de 10 jours émaillé de nombreux incidents est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah, et de nouvelles discussions "directes" entre le Liban et Israël auront lieu jeudi à Washington, une dizaine de jours après une première session, a indiqué lundi à l'AFP un responsable de la diplomatie américaine.

Israël avait annoncé mi-avril avoir tué "plus de 1.700" combattants du Hezbollah, des chiffres que l'AFP n'a pas pu vérifier.

 


A Gaza, rats, puces et parasites prolifèrent dans les camps de déplacés

Dans la promiscuité des camps de déplacés de Gaza, où des milliers de personnes s'entassent sans assez d'eau ni de sanitaires, les rats, puces et autres parasites prolifèrent, aggravant la misère d'une population éprouvée par plus de deux ans de guerre. (AFP)
Dans la promiscuité des camps de déplacés de Gaza, où des milliers de personnes s'entassent sans assez d'eau ni de sanitaires, les rats, puces et autres parasites prolifèrent, aggravant la misère d'une population éprouvée par plus de deux ans de guerre. (AFP)
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  • Les Palestiniens contraints de vivre dans des abris de fortune témoignent d'une invasion de nuisibles, qui, selon les organisations humanitaires, constitue une menace croissante pour la santé publique
  • "J'ai beaucoup souffert des belettes et des souris. Mes enfants ont été mordus. L'un de mes fils a même été mordu au nez", raconte Mohammed al-Raqab

KHAN YOUNES: Dans la promiscuité des camps de déplacés de Gaza, où des milliers de personnes s'entassent sans assez d'eau ni de sanitaires, les rats, puces et autres parasites prolifèrent, aggravant la misère d'une population éprouvée par plus de deux ans de guerre.

Les Palestiniens contraints de vivre dans des abris de fortune témoignent d'une invasion de nuisibles, qui, selon les organisations humanitaires, constitue une menace croissante pour la santé publique, alors que les températures montent.

"J'ai beaucoup souffert des belettes et des souris. Mes enfants ont été mordus. L'un de mes fils a même été mordu au nez", raconte Mohammed al-Raqab, un déplacé gazaoui vivant sous une tente près de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza.

"Je ne peux pas dormir de la nuit car je dois constamment veiller sur les enfants", explique à l'AFP cet ouvrier du bâtiment de 32 ans, originaire de Bani Suheila.

Dans les campements dressés en bord de mer, les rongeurs peuvent facilement creuser des galeries dans le sable, sous les parois des tentes et s'introduire dans les cuisines et les garde-manger construits avec les moyens du bord.

Infestation de gale 

La quasi-totalité de la population de Gaza a été déplacée par les ordres d'évacuation israéliens et les frappes aériennes menées durant la guerre contre le Hamas, déclenchée par l'attaque sans précédent du groupe islamiste palestinien en Israël en octobre 2023.

Selon les Nations Unies, 1,7 million d'habitants du territoire palestinien - sur un total de plus de deux millions - vivent toujours dans des camps, dans l'impossibilité de rentrer chez eux, ou dans les zones restées sous contrôle militaire israélien, malgré le fragile cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025.

Dans ces installations, "les conditions de vie se caractérisent par des infestations de vermine et de parasites", a déclaré le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) des Nations Unies après des visites de terrain en mars.

A l'hôpital Al-Aqsa, dans le centre de Gaza, Hani al-Flait, chef du service de pédiatrie, explique que son équipe est quotidiennement confrontée à des cas d'infections cutanées, notamment de gale.

Elles sont d'autant plus graves "que ces enfants et leurs familles vivent dans des conditions déplorables, sans installations sanitaires de base ni accès à l'eau potable", dit-il à l'AFP. "A cela s'ajoute la pénurie de traitements adaptés".

Eaux usées 

"Nous vivons dans des tentes et des écoles inondées d'eaux usées", déplore auprès de l'AFP Sabreen Abou Taybeh, dont le fils souffre d'une infection ressemblant à la varicelle.

"Je l'ai emmené chez des médecins et à l'hôpital, mais ils ne font rien. Comme vous le voyez, l'éruption persiste" dit-elle en montrant les taches rouges qui recouvrent le torse et le dos du garçonnet.

Ghalia Abou Selmi raconte lutter tous les jours contre les souris. Elles ont rongé la parure qu’elle avait préparée pour le mariage de sa fille, "une véritable catastrophe".

Quant aux puces, "elles provoquent des allergies cutanées, non seulement chez les enfants, mais aussi chez les adultes", poursuit cette femme de 53 ans, en triant des vêtements troués dans la tente qui lui sert désormais de maison.

Sa famille, explique-t-elle, a été déplacée 20 fois depuis octobre 2023 et n’est toujours pas retournée chez elle, dans la ville d’Abasan al-Kabira, près de la frontière avec Israël.

Malgré le cessez-le-feu, Israël continue de contrôler tous les accès à Gaza, avec des inspections strictes et des refus fréquents de livraisons d’aide, selon les ONG et les Nations Unies.

Cette situation provoque des pénuries de multiples produits de base, des médicaments au carburant en passant par les vêtements et la nourriture.

Des frappes aériennes et des échanges de tirs entre l’armée israélienne et ce qu’elle présente comme des combattants du Hamas ont encore lieu presque quotidiennement.

Selon le ministère de la Santé du territoire, placé sous l'autorité du Hamas, au moins 777 personnes ont été tuées par l'armée israélienne depuis le début du cessez-le-feu.

Israël recense de son côté cinq soldats tués à Gaza durant la même période.


Liban: les négociations visent à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud affirme Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban. (AFP)
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  • "Le choix des négociations a pour objectif de mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans des régions du sud du Liban, et de déployer l'armée jusqu'aux frontières internationales"
  • Selon un communiqué de la présidence, il a également précisé que l'ancien ambassadeur du Liban à Washington, Simon Karam, présidera la délégation libanaise

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban.

"Le choix des négociations a pour objectif de mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans des régions du sud du Liban, et de déployer l'armée jusqu'aux frontières internationales", a-t-il indiqué.

Selon un communiqué de la présidence, il a également précisé que l'ancien ambassadeur du Liban à Washington, Simon Karam, présidera la délégation libanaise "dans les négociations bilatérales", qui seront "séparées" d'autres discussions en cours, en référence aux pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis.