La Croix-Rouge internationale nomme son directeur général, un ex-patron de l'UNRWA

Pierre Krahenbuhl, commissaire général de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), regarde lors d'une interview à Jérusalem le 19 janvier 2018. La Croix-Rouge internationale a déclaré le 22 décembre 2023 qu'elle avait nommé Pierre Krahenbuhl, ancien chef controversé de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, au poste de directeur général. (AFP)
Pierre Krahenbuhl, commissaire général de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), regarde lors d'une interview à Jérusalem le 19 janvier 2018. La Croix-Rouge internationale a déclaré le 22 décembre 2023 qu'elle avait nommé Pierre Krahenbuhl, ancien chef controversé de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, au poste de directeur général. (AFP)
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Publié le Vendredi 22 décembre 2023

La Croix-Rouge internationale nomme son directeur général, un ex-patron de l'UNRWA

  • Le ressortissant suisse, fort de plus de 30 ans d'expérience dans le secteur humanitaire, prendra ses fonctions le 1er avril 2024, lorsque le mandat de quatre de Robert Mardini arrivera à son terme
  • A 57 ans, Pierre Krähenbühl a occupé pendant 25 ans des postes importants au CICR et est actuellement secrétaire général de l'Assemblée du Comité

GENÈVE: Le Comité international de la Croix-Rouge a nommé Pierre Krähenbühl directeur général vendredi, un vétéran de l'organisation qui avait aussi connu un mandat agité à la tête de l'UNRWA, l'agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens.

"L'Assemblée du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a nommé Pierre Krähenbühl comme prochain directeur général de l'organisation", indique un communiqué de l'organisation, qui a son siège à Genève.

Le ressortissant suisse, fort de plus de 30 ans d'expérience dans le secteur humanitaire, prendra ses fonctions le 1er avril 2024, lorsque le mandat de quatre de Robert Mardini arrivera à son terme.

A 57 ans, Pierre Krähenbühl a occupé pendant 25 ans des postes importants au CICR et est actuellement secrétaire général de l'Assemblée du Comité.

"Il est reconnu comme un leader stratégique et motivé, doté d'une profonde expérience organisationnelle et d'un grand dévouement envers le CICR", souligne le communiqué.

En plus de sa longue expérience à la Croix-Rouge, M. Krähenbühl avait été nommé en 2014 commissaire général de l'UNRWA.

Il a démissionné de ce poste en 2019 sur fond d'enquête interne diligentée suite à des allégations de mauvaise gestion et d’abus au sein de l’organisation.

Mais, au final, il a été largement blanchi.

L'UNRWA était à l'époque confrontée à des attaques incessantes de la part de l'administration de Donald Trump, qui à l'instar d'Israël accusait l'agence d'être partiale dans le conflit israélo-palestinien.

En 2018, Washington avait décidé de suspendre, puis de supprimer complètement la contribution américaine au budget de l'agence, la privant ainsi de sa principale source de revenus.

L'arrivée de Joe Biden au pouvoir a permis de rétablir le soutien financier.

Pierre Krähenbühl va diriger les opérations au jour le jour d'un CICR en grandes difficultés.

L'argent manque et l'organisation doit drastiquement réduire la voilure de certaines opérations et va supprimer de nombreux emplois.

Le CICR est également confronté à des pressions considérables en raison du conflit israélo-palestinien, et en particulier de sa réponse à la guerre qui fait rage à Gaza.

L'organisation fondée il y a 160 ans pour servir d'intermédiaire neutre entre les belligérants et pour rendre visite et aider les prisonniers de guerre, a été accusée par les deux parties au conflit entre Israël et le Hamas de ne pas choisir son camp et de ne pas faire assez pour les otages détenus dans la bande de Gaza.

La présidente du CICR, Mirjana Spoljaric, a encore une fois souligné cette semaine l'importance de maintenir la neutralité de l'organisation dans cette guerre, comme dans tous les conflits et crises.

"Renoncer à la neutralité et adopter une pratique de dénonciations publiques nous rendrait inutiles", a-t-elle dit.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.


Les Etats-Unis réinstaurent leurs sanctions sur le pétrole iranien, dénoncent les actes de Téhéran dans le détroit d'Ormuz

Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
  • Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même
  • Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit.

"Les agissements de l'Iran dans le détroit sont totalement inacceptables aux yeux des Etats-Unis et ne resteront pas impunis", a commenté un responsable gouvernemental américain auprès de l'AFP, sous le couvert de l'anonymat.

Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même.

Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient.

La guerre a été déclenchée fin février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran. La République islamique avait riposté en frappant Israël et des intérêts américains dans les pays du Golfe, mais aussi en bloquant la navigation dans le très stratégique détroit d'Ormuz, ce qui a fait flamber les prix du pétrole, depuis retombés.

Le protocole d'accord prévoyait la reprise du trafic maritime dans le détroit, où plusieurs navires ont récemment subi des attaques.

Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé à Téhéran la responsabilité de deux d'entre elles.

Le document publié mardi par les autorités américaines permet aux transactions conclues après le 21 juin d'être finalisées. La date limite est le 17 juillet.