L’Arabie saoudite et la France célèbrent la beauté et la richesse de la poésie française et saoudienne

Organisé chaque année, cet événement culturel est exclusivement consacré à la poésie, genre littéraire très ancien utilisant le langage d’une manière créative pour créer des images, des sonorités, des rythmes et des émotions. (Photo, X)
Organisé chaque année, cet événement culturel est exclusivement consacré à la poésie, genre littéraire très ancien utilisant le langage d’une manière créative pour créer des images, des sonorités, des rythmes et des émotions. (Photo, X)
Short Url
Publié le Dimanche 17 décembre 2023

L’Arabie saoudite et la France célèbrent la beauté et la richesse de la poésie française et saoudienne

  • Cet événement culturel est exclusivement consacré à la poésie, un genre littéraire très ancien utilisant le langage d’une manière créative pour créer des images, des sonorités, des rythmes et des émotions
  • Malak Halabi a présenté brillamment six poètes contemporains, qui ont offert au public un éventail de poèmes dédiés à l’amour, à la vie

RIYAD: L’ambassade de France en Arabie saoudite et l’Alliance française ont organisé conjointement dans le cadre des activités de la saison culturelle française, la 5e édition de la Nuit de la poésie, le 11 décembre, au sein de la résidence de France à Riyad.

Organisé chaque année, cet événement culturel est exclusivement consacré à la poésie, genre littéraire très ancien utilisant le langage d’une manière créative pour créer des images, des sonorités, des rythmes et des émotions. En effet, la poésie ne cherche pas à raconter une histoire, elle vise plutôt à éveiller la sensibilité du lecteur.

L’ambassadeur de France en Arabie saoudite, Ludovic Pouille, a déclaré dans son allocution d’ouverture: «La poésie n’est pas seulement un genre littéraire associant style, métrique, lyrisme. Dans toutes les littératures du monde, la poésie est ambitieuse, la poésie est durable, la poésie est espoir. Cet art, cher à nos cœurs, est aussi un trait d’union entre les peuples, les civilisations.

C’est dans cet esprit que j’ai souhaité que nous nous retrouvions ce soir dans une atmosphère de partage, de fête, à la croisée des langues, des cultures, des générations. Cette soirée se tient en l’honneur de la liberté, de la puissance dont sont porteurs les mots des poètes, anciens ou modernes, illustres ou non.»

Il a également remercié chaleureusement les poètes, les musiciens, les partenaires, notamment l’Alliance française, les membres du Service de coopération et d’action culturelle (SCAC) de l’ambassade, le Conseil d’affaires franco-saoudien ainsi que tous ceux qui ont contribué à l’organisation et à la réussite de cet événement clôturant la saison culturelle française de l’année 2023.

Dr Malak Halabi, maîtresse de conférences à l'université princesse Noura bent Abderrahmane, est une spécialiste en langue et littérature françaises, en traduction et en relations internationales. En parallèle de son enseignement, elle exerce en tant que consultante culturelle et pédagogique, apportant sa précieuse expertise à plusieurs établissements. Son engagement de chercheuse infatigable se concentre sur les défis mondiaux à travers le prisme de la littérature, ajoutant une perspective éclairante à la compréhension des enjeux contemporains.

Durant cette soirée littéraire, Mme Halabi a présenté brillamment six poètes contemporains, qui ont offert au public un éventail de poèmes dédiés à l’amour, à la vie. Une performance, ponctuée d’intermèdes musicaux interprétés par de talentueux musiciens, notamment Ehab Abdin Talal Abbas et Suhail al-Habbashi.

Abed Alillah Almalek est un poète saoudien. Il a organisé plusieurs événements autour de la poésie en Arabie saoudite et à travers le monde. Il est membre de l’Académie de langue arabe à La Mecque et il contribue de manière significative au club littéraire de Riyad. Il a créé et animé le programme Mawazine al-Bouh, tout en supervisant le Forum littéraire Abaad et il a également publié deux recueils de poésie et des romans.

Écrivaine et poétesse, originaire du Liban, Michelle Hourani est passionnée par la langue et la littérature françaises. Elle a publié sept de ses livres dans des collections parues en France et une en Belgique. 

Michelle Hourani a reçu divers prix de poésie lors de concours de langue française. Elle enseigne actuellement la philosophie à l’École française internationale de Riyad et le français à l’université du roi Saoud.

Ghalia Abdeen est professeure de nutrition clinique contre l’obésité à l’université du roi Saoud. Outre sa carrière professionnelle, elle est aussi une poétesse qui rédige des poèmes en vers libres. La formation de poète de Mme Abdeen a commencé à l’École de poésie de Nizar Qabbani. Selon elle, écrire de la poésie est à la fois une passion et une évasion, un domaine dans lequel elle se sent libre d’exprimer ses émotions les plus spontanées et les plus intimes.

Ghassan Alkhunaizi est un écrivain et traducteur saoudien connu pour sa poésie, dont les contributions transcendent la langue et soulignent la profondeur de la poésie saoudienne. Il a publié deux recueils de poésie, Little Illusions, en 1995, et Testing the Senses, en 2014. Son recueil de poésie Nuages dans les nuages a été publié en France en 2021. Il a reçu la même année le prestigieux prix Sargon Boulus pour la poésie et la traduction.

Poète saoudien, journaliste et critique littéraire, Mohammed Alherz a publié quatre recueils de poésie, dont Un homme me ressemble («A Man looks like me») en 1999, et Plus léger qu’une plume, plus profond que la douleur («Lighter than a feather, deeper than pain») en 2022. Il a publié Asmael ne se souvient pas du sang de la poésie («Asmael does not remember the blood of Prey») en 2009. En outre, il a publié des livres de critique, tels que Les Deux Poétiques de l’écriture et du corps en 2005 et Pierre et Ombres en 2013. M. Alherz a par ailleurs participé à de nombreux festivals dans le monde arabe et à l’étranger.

Inès Moatamri est professeure de littérature française à l’université de Tunis et elle enseigne actuellement au département de traduction de l’université princesse Noura bent Abderrahmane. Sa thèse de 2008 porte sur l’utilisation du paysage dans les œuvres de la poétesse franco-tunisienne Amina Saïd. Les écrits et la poésie d’Inès Moatamri ont été présentés dans divers volumes, dont Les Eaux vives.

La Nuit de la poésie est toujours une magnifique occasion de célébrer la richesse, la créativité de la culture française et saoudienne et elle permet de renforcer les liens, de bâtir des ponts entre l’Arabie saoudite et la France.

 


Un nouveau chapitre culturel franco-saoudien : le cinéma s’invite à Villa Hegra

Une photo montre le musée Maraya (« miroirs » en arabe), situé près du site archéologique d’Al-Hijr (Hégra), à proximité de la ville saoudienne d’AlUla, dans le nord-ouest du pays, le 4 décembre 2024. (AFP)
Une photo montre le musée Maraya (« miroirs » en arabe), situé près du site archéologique d’Al-Hijr (Hégra), à proximité de la ville saoudienne d’AlUla, dans le nord-ouest du pays, le 4 décembre 2024. (AFP)
Short Url
  • Villa Hegra lance un programme international d’écriture de scénarios à AlUla, renforçant la coopération culturelle franco-saoudienne autour du cinéma
  • Cette initiative s’inscrit dans la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui ambitionne de faire d’AlUla un nouveau pôle régional de création cinématographique

Paris : À AlUla, oasis minérale nichée dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite, le temps semble suspendu entre vestiges antiques et ambitions futuristes, et c’est ici que Villa Hegra, résidence d’artistes inaugurée en 2025, ouvre aujourd’hui un nouveau chapitre de son histoire en accueillant une nouvelle activité : le cinéma.

À l’occasion du Festival de Cannes 2026, la résidence annonce le lancement d’un programme international d’écriture de scénarios, en partenariat avec Film AlUla et l’Agence française pour le développement d’AlUla (AFALULA), une initiative qui marque l’entrée officielle du septième art dans l’ADN d’AlUla et, plus largement, dans la stratégie d’influence du royaume.

Depuis sa création, Villa Hegra s’est imposée comme un symbole du dialogue culturel entre la France et l’Arabie saoudite, dans des domaines tels que les arts visuels, la recherche et le spectacle vivant.

L’arrivée du cinéma constitue donc une extension presque naturelle, car, plus que tout autre art, le cinéma est un carrefour entre l’écriture, l’image, la musique, la mémoire et le regard sur le monde.

En lançant la résidence “The Art of Shaping Film Ideas”, Villa Hegra ne se contente pas d’ajouter une corde à son arc, mais se positionne comme un lieu où se fabriquent les récits de demain.

Le choix de s’appuyer sur des partenaires comme le Groupe Ouest et le programme (LIM) Less is More fait écho à l’expertise de ce groupe dans l’accompagnement des auteurs et traduit une ambition claire : privilégier la qualité des histoires avant même leur mise en production.

Ce qui frappe dans cette résidence, c’est aussi sa géographie, puisque le programme se déploie entre la Bretagne, au nord de la France, et AlUla, deux territoires que le cinéma tente de rapprocher.

Ce dialogue entre deux lieux marqués par des paysages rocheux puissants définit l’ambition du projet, qui est de faire se rencontrer des imaginaires, croiser des sensibilités et créer des ponts là où il n’y en avait pas.

Pour comprendre pleinement la portée de cette initiative, il faut la replacer dans le cadre plus large de la transformation que vit l’Arabie saoudite depuis quelques années, dans laquelle le cinéma s’impose comme l’un des piliers de la Vision 2030 portée par le prince héritier Mohammed ben Salmane.

Dans le cadre de cette stratégie, la réouverture des salles de cinéma en 2018, après plus de trois décennies d’interdiction, a constitué un tournant qui a enclenché des investissements dans des studios de tournage, des festivals internationaux et la formation des talents.

Longtemps perçue comme un décor spectaculaire capable d’accueillir des tournages internationaux grâce à ses paysages uniques, AlUla se dote donc d’une nouvelle ambition : transformer ce décor en laboratoire.

Avec Villa Hegra, les studios de production et désormais cette résidence d’écriture, AlUla cherche à devenir un lieu où l’on pense le cinéma. En accompagnant les cinéastes dès la genèse de leurs projets, la résidence entend faire émerger des histoires capables de circuler, de toucher et de faire rêver.

Depuis l’accord intergouvernemental de 2018 ayant conduit à la création d’AFALULA, les collaborations se sont multipliées dans les domaines de la culture, du patrimoine et du tourisme. Le cinéma apparaît aujourd’hui comme un prolongement naturel de cette coopération.

Il offre un terrain d’échange où l’expertise française, notamment en matière d’écriture et de formation, rencontre les ambitions saoudiennes, qui ne pourront s’accomplir que sur le long terme, car la construction d’une identité cinématographique nécessite un temps de maturité.


Em Sherif Monte-Carlo, une escale libanaise incontournable sur la Côte d’Azur

 Sur les hauteurs de Monaco, face à la Méditerranée, Em Sherif Monte-Carlo rouvre ses portes pour une cinquième saison au sein du prestigieux Hôtel de Paris Monte-Carlo. L’établissement, devenu au fil des années une adresse prisée des amateurs de gastronomie levantine. (AFP)
Sur les hauteurs de Monaco, face à la Méditerranée, Em Sherif Monte-Carlo rouvre ses portes pour une cinquième saison au sein du prestigieux Hôtel de Paris Monte-Carlo. L’établissement, devenu au fil des années une adresse prisée des amateurs de gastronomie levantine. (AFP)
Short Url
  • Au-delà de la cuisine, Em Sherif Monte-Carlo mise sur une véritable expérience sensorielle
  • Les clients peuvent profiter d’une terrasse offrant une vue imprenable sur la Méditerranée, dans une ambiance animée par des concerts live et des DJ sets organisés du vendredi au dimanche, ainsi que chaque soir durant les mois de juillet et août

MONACO: Sur les hauteurs de Monaco, face à la Méditerranée, Em Sherif Monte-Carlo rouvre ses portes pour une cinquième saison au sein du prestigieux Hôtel de Paris Monte-Carlo. L’établissement, devenu au fil des années une adresse prisée des amateurs de gastronomie levantine, poursuit son hommage à la cuisine libanaise avec une carte enrichie de nouvelles créations et une expérience immersive mêlant saveurs, musique et art de vivre oriental.

Fondé en 2011 par Mireille Hayek, le groupe Em Sherif s’est imposé comme l’un des ambassadeurs de la gastronomie libanaise à travers le monde, avec des établissements à Beyrouth, Londres et Doha. Depuis l’ouverture monégasque en 2022, la table est dirigée par Yasmina Hayek, fille de la fondatrice et diplômée de l’Institut Paul Bocuse.

Sous sa direction, le restaurant continue de faire évoluer sa carte tout en préservant l’ADN culinaire de la maison : une cuisine généreuse, raffinée et profondément ancrée dans les traditions libanaises.

Parmi les nouveautés de cette saison figure « The Lobster », des brochettes de queue de homard bleu mariné accompagnées d’un condiment au fenouil, mais aussi « Le Lahmeh Black Angus », des brochettes de bœuf Black Angus relevées d’un chimichurri au zaatar. Le « Shawarma Lahmeh », un jarret d’agneau confit servi avec des artichauts et de la coriandre, revisite quant à lui un classique du Levant dans une version gastronomique.

La carte fait également la part belle aux mezzés, incontournables de la table libanaise. Houmous, moutabal d’aubergines grillées, Batata Harra épicées ou encore halloumi grillé aux tomates rôties composent une sélection pensée pour le partage et la convivialité.

Les desserts prolongent ce voyage culinaire avec le célèbre « Baklawa Em Sherif », croustillant et généreusement garni de pistaches, mais aussi le Meghli, pudding épicé à base de farine de riz et de fruits secs. Plus contemporain, le « Coconut Riz bi Halib » associe riz au lait à la noix de coco, mangue, fruit de la passion et sorbet à la cardamome.

Au-delà de la cuisine, Em Sherif Monte-Carlo mise sur une véritable expérience sensorielle. Les clients peuvent profiter d’une terrasse offrant une vue imprenable sur la Méditerranée, dans une ambiance animée par des concerts live et des DJ sets organisés du vendredi au dimanche, ainsi que chaque soir durant les mois de juillet et août.

Le Chicha Lounge Bar complète cette immersion orientale avec une sélection de saveurs et de cocktails signatures, proposés avec ou sans alcool. Parmi eux, le « Beirut Mule », mêlant rhum, arak et agrumes, « Oasis on the Rock » à base de gin, thé vert, gingembre et verveine, ou encore le « Rose Royale », associant Champagne, Saint-Germain, citron vert et rose.

Cette saison, le restaurant entend également séduire les amateurs de sport : certains matchs de la FIFA World Cup 2026 seront retransmis dans l’espace lounge.


France: entre nécessité et impuissance, des auteurs libanais au défi de raconter la guerre

L'écrivain Charif Majdalani cherche à saisir les banalités du quotidien que l'actualité ignore.  "Je raconte des petites choses, des anecdotes du quotidien de la guerre qui peuvent paraître très banales mais qui, dans le contexte, sont incroyables", explique ce dernier. (Photo d'archivesAFP)
L'écrivain Charif Majdalani cherche à saisir les banalités du quotidien que l'actualité ignore. "Je raconte des petites choses, des anecdotes du quotidien de la guerre qui peuvent paraître très banales mais qui, dans le contexte, sont incroyables", explique ce dernier. (Photo d'archivesAFP)
Short Url
  • "Dans l'absolu, l'art ne sert à rien". Pour Hala Moughanie, invitée ce week-end au festival littéraire de Saint-Malo (nord-ouest), le constat est sans appel: "il ne permet pas de changer les situations, ni de modifier le tracé politique"
  • En revanche, "il a le devoir de témoigner et de dénoncer en posant les formes, qu'elles soient écrites ou artistiques et qui ne [prendront] sens que dans des dizaines d'années"

RENNES: Entre une vie quotidienne en apparence normale à Beyrouth et le bourdonnement des drones, des auteurs libanais, mis à l'honneur au festival français Etonnants voyageurs, racontent leur difficulté à écrire, tiraillés entre le besoin de témoigner et l'impuissance face à une guerre insaisissable.

"Dans l'absolu, l'art ne sert à rien". Pour Hala Moughanie, invitée ce week-end au festival littéraire de Saint-Malo (nord-ouest), le constat est sans appel: "il ne permet pas de changer les situations, ni de modifier le tracé politique de décisions déjà prises".

En revanche, "il a le devoir de témoigner et de dénoncer en posant les formes, qu'elles soient écrites ou artistiques et qui ne [prendront] sens que dans des dizaines d'années", tempère l'autrice à l'AFP.

Comme elle, d'autres auteurs peinent à mettre en récit l'"imprévisible" conflit qui oppose aujourd'hui Israël au Hezbollah libanais.

Si l'illustratrice Michèle Standjofski revendique une démarche  consistant à " raconter ce que l'on voit et ce que l'on vit " dans sa BD "Et toi, comment ça va ?", qui met en dessin ses correspondances avec le dessinateur Charles Berberian, l'écrivain Charif Majdalani cherche à en saisir les banalités du quotidien  que l'actualité ignore.

"Je raconte des petites choses, des anecdotes du quotidien de la guerre qui peuvent paraître très banales mais qui, dans le contexte, sont incroyables", explique ce dernier.

"Car de cette guerre-là, poursuit-il, personne n'en sait absolument rien, ni ce qui se trame, ni ce qu'il y a dessous, ni ce qu'il y a derrière..., on n'en sait rien, ce n'est donc pas la peine de gloser sans arrêt".

Prendre du recul 

Ecrire ou dessiner devient également une manière de prendre du recul face à une réalité écrasante. Michèle Standjofski voit dans le dessin un processus lent et apaisant, qui permet à la fois d'exprimer la colère et de retrouver une forme de calme.

"C'est ce qui manque malheureusement aujourd'hui quand on parle de ce qui se passe dans cette région du monde", déplore-t-elle.

" Pour l'instant, ce n'est pas possible de poser des mots" sur ce qui se passe , estime Hala Moughanie, qui dit observer et "absorber " la situation - "mais je sais que cela va m'amener à écrire".

Au Liban, cette difficulté à dire s'inscrit aussi dans une histoire plus longue . "On n'est pratiquement jamais sortis de la guerre ", rappelle Michèle Standjofski, évoquant la succession de conflits et de crises qui ont jalonné l'histoire du pays et nourrissent un sentiment permanent d'instabilité.

Face à cette complexité, les auteurs interrogés par l'AFP revendiquent avant tout une posture modeste. "Si vous avez compris quelque chose au Liban, c'est qu'on vous l'a mal expliqué ", résume Mme Standjofski, consciente des limites de toute tentative de synthèse.

Une difficulté d'autant plus grande que la guerre se mêle au quotidien  puisque dans la capitale Beyrouth, raconte Charif Majdalani, si la vie est "actuellement tout à fait normale", l'auteur explique être sous le bourdonnement permanent de drones au-dessus des têtes.

Dans ce contexte, et sans prétendre dire la vérité d'un pays fragmenté, Michèle Standjofski s'attache à témoigner " à [sa] petite hauteur ", avec son regard et sa sensibilité, ce qu'il se passe dans son pays.

Une approche que partage Hala Moughanie, qui cherche à englober " autant que possible toutes les nuances " d'un Liban éclaté, composé d'une multitude de réalités sociales et de communautés, sans le réduire à un récit unique.