Inondations: Au moins 111 morts et 700 000 déplacés dans la Corne de l'Afrique, selon Save the Children

La Corne de l'Afrique est l'une des régions les plus vulnérables au changement climatique et les phénomènes météorologiques extrêmes (Photo, AFP).
La Corne de l'Afrique est l'une des régions les plus vulnérables au changement climatique et les phénomènes météorologiques extrêmes (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 16 novembre 2023

Inondations: Au moins 111 morts et 700 000 déplacés dans la Corne de l'Afrique, selon Save the Children

  • L'ONG britannique a également exhorté la communauté internationale à agir pour répondre «aux déplacements massifs» au Kenya en Somalie et en Ethiopie
  • La Corne de l'Afrique est l'une des régions les plus vulnérables au changement climatique et les phénomènes météorologiques extrêmes

NAIROBI: Au moins 111 personnes, dont 16 enfants, ont péri et 700.000 déplacées dans des inondations causées ces dernières semaines par des pluies diluviennes qui frappent la Corne de l'Afrique, a annoncé jeudi l'ONG Save the Children.

Le phénomène climatique El Niño amplifie les précipitations de la saison des pluies dans la région, touchant notamment la Somalie, l'Ethiopie et le Kenya.

"Des précipitations incessantes dans les comtés du nord du Kenya et dans la capitale Nairobi ont provoqué des inondations généralisées, déplaçant environ 36.000 personnes et tuant 46 personnes depuis le début de la saison des pluies il y a moins d'un mois", a affirmé dans un communiqué l'ONG Save the Children, ajoutant que 32 personnes avaient également péri en Somalie et 33 en Ethiopie.

L'ONG britannique a également exhorté la communauté internationale à agir pour répondre "aux déplacements massifs" dans les trois pays.

La Corne de l'Afrique est l'une des régions les plus vulnérables au changement climatique et les phénomènes météorologiques extrêmes se produisent avec une fréquence et une intensité accrues.

Depuis fin 2020, la Somalie ainsi que certaines parties de l'Ethiopie et du Kenya ont été frappées par la pire sécheresse que la région ait connue en 40 ans.

El Niño, généralement associé à une augmentation des températures, à des sécheresses dans certaines parties du monde et des fortes pluies dans d'autres, devrait se prolonger jusqu'en avril.

Ce phénomène météorologique a déjà fait des ravages dans l'est de l'Afrique.

D'octobre 1997 à janvier 1998, de gigantesques inondations, à la suite de pluies torrentielles causées par El Niño, avaient fait plus de 6.000 morts dans cinq pays de la région.

Fin 2019, au moins 265 personnes sont mortes et des dizaines de milliers d'autres ont été déplacées durant deux mois de pluies incessantes dans plusieurs pays d'Afrique de l'Est (Burundi, Djibouti, Ehiopie, Kenya, Somalie, Soudan du Sud, Tanzanie, Ouganda).


Manille accuse Pékin d'avoir saisi des armes sur des bateaux philippins

Cette photo extraite d'une vidéo publiée par la Garde côtière philippine le 7 juin 2024 montre des plongeurs et des scientifiques marins de la Garde côtière philippine examinant une partie du haut-fond de Sabina dans les eaux de la mer de Chine méridionale. (AFP)
Cette photo extraite d'une vidéo publiée par la Garde côtière philippine le 7 juin 2024 montre des plongeurs et des scientifiques marins de la Garde côtière philippine examinant une partie du haut-fond de Sabina dans les eaux de la mer de Chine méridionale. (AFP)
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  • Selon le chef de l'état-major philippin, le général Romeo Brawner, les Chinois étaient armés d'épées, de lances et de couteaux
  • Washington a «condamné» des «manoeuvres dangereuses et agressives» de la Chine

MANILLE: Manille a accusé mercredi des garde-côtes chinois d'avoir saisi des armes sur certains bateaux philippins en mer de Chine méridionale, lors d'une confrontation qui a fait un blessé grave lundi côté philippin.

"Le personnel des garde-côtes chinois a embarqué illégalement sur nos RHIBS (bateaux pneumatiques à coque rigide)" et "ils ont récupéré quelques armes", a déclaré à la presse le contre-amiral Alfonso Torres, chef du commandement occidental des Philippines.

Les marins philippins avaient reçu l'ordre de ne pas utiliser ces armes lors de cette confrontation survenue lundi au large de l'atoll Second Thomas Shoal, a ajouté M. Torres.

Lundi, Manille avait accusé des navires chinois d'avoir endommagé des bateaux philippins en mer de Chine méridionale, avant d'annoncer mardi qu'un marin philippin avait été grièvement blessé lors d'une collision durant ces incidents.

Mercredi le contre-amiral Torres a affirmé que le marin avait perdu son pouce lors de cette collision et il a martelé que les garde-côtes chinois avaient selon lui "délibérément éperonné" les bateaux philippins.

«Piraterie»

Selon le chef de l'état-major philippin, le général Romeo Brawner, les Chinois étaient armés d'épées, de lances et de couteaux.

Il a dénoncé l'action chinoise comme étant de la "piraterie" et a exigé la restitution des armes et autres équipements saisis, ainsi que des réparations pour les objets endommagés.

"C'est la première fois que nous voyons les garde-côtes chinois porter des bolos (un type d'épée à un seul tranchant), des lances et des couteaux. Nos troupes n'avaient rien de tout cela, nous avons riposté à mains nues", a-t-il affirmé mercredi devant la presse après avoir rendu visite au militaire blessé.

Pékin de son côté a défendu mercredi ce que Lin Jian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a qualifié de mesures "professionnelles et modérées" prises par les garde-côtes chinois à l'encontre de navires philippins. "Aucune mesure directe n'a été prise à l'encontre du personnel des Philippines", a ajouté Lin Jian.

Les médias d'Etat de Pékin ont diffusé des images des garde-côtes chinois présentées comme celles "des garde-côtes chinois" procédant "pour la première fois à l'arraisonnement et à l'inspection d'un bateau philippin".

Lundi les garde-côtes chinois avaient affirmé qu'un navire de ravitaillement philippin dans la zone avait "ignoré de nombreux avertissements solennels de la part de la Chine". Ils avaient ajouté avoir "pris des mesures de contrôle" à son encontre "conformément à la loi".

Les photos montrent deux navires chinois s'approchant de part et d'autre d'un navire philippin plus petit, tandis qu'un autre bâtiment chinois les suit de près.

On y aperçoit des garde-côtes chinois monter à bord du navire encerclé.

L'AFP n'a pas été en mesure de vérifier les images de manière indépendante.

Le bateau s'était "approché du (...) navire chinois d'une manière non-professionnelle, entraînant une collision", avait assuré Pékin après l'incident.

Les militaires philippins avaient rejeté ces accusations, les qualifiant de "trompeuses et mensongères".

"Il devrait maintenant être clair pour la communauté internationale que les actions de la Chine sont les véritables obstacles à la paix et à la stabilité en mer de Chine méridionale", avait déclaré le secrétaire à la Défense philippin, Gilberto Teodoro.

Les alliés de Manille avaient exprimé leur inquiétude.

Washington notamment avait "condamné" des "manoeuvres dangereuses et agressives" de la Chine.

L'atoll Second Thomas Shoal a été le théâtre d'un nombre croissant de confrontations entre navires chinois et philippins ces derniers mois.

Ces incidents ont souvent eu lieu au cours de missions de ravitaillement par les Philippines des militaires présents sur le BRP Sierra Madre, un vaisseau de guerre délibérément échoué sur l'atoll dans le but d'en faire un avant-poste et d'affirmer leurs prétentions en matière de souveraineté face à la Chine.

L'atoll Second Thomas se situe à environ 200 km de l'île philippine de Palawan et à plus de 1.000 km de la grande île chinoise la plus proche, Hainan.

Pékin revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, une importante route commerciale, et ignore un arbitrage international qui lui a donné tort en 2016. Elle y fait patrouiller des centaines de navires des garde-côtes et de la marine et y a transformé plusieurs récifs en îles artificielles militarisées.

Les incidents répétés entre la Chine et les Philippines en mer de Chine méridionale font craindre un conflit plus large qui pourrait impliquer les Etats-Unis, allié des Philippines, et d'autres pays de la région, dans une période où la Chine renforce sa pression diplomatique et militaire autour de Taïwan en envoyant fréquemment des avions et des navires dans ses alentours.


Kim assure Poutine de son soutien pour l'Ukraine et signe un pacte de défense mutuelle

La Corée du Nord et la Russie ont signé mercredi un accord de défense mutuelle en cas d'«agression». (AFP)
La Corée du Nord et la Russie ont signé mercredi un accord de défense mutuelle en cas d'«agression». (AFP)
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  • Moscou et Pyongyang sont alliés depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953), mais se sont rapprochés depuis l'opération militaire russe lancée en Ukraine en 2022
  • Selon Washington et Séoul, la Russie a fourni à la Corée du Nord son expertise pour son programme de satellites et envoyé de l'aide pour faire face aux pénuries alimentaires du pays

SEOUL: La Corée du Nord et la Russie ont signé mercredi un accord de défense mutuelle en cas d'"agression", a annoncé le président russe Vladimir Poutine qui, accueilli en grande pompe à Pyongyang, a reçu le soutien total de son hôte Kim Jong Un pour sa guerre contre l'Ukraine.

"Le traité pour un partenariat global signé aujourd'hui prévoit, entre autres, une assistance mutuelle en cas d'agression contre une partie du traité", a déclaré M. Poutine à la presse après avoir signé le document.

"La Russie et la Corée mènent toutes deux une politique étrangère indépendante et n'acceptent pas le langage du chantage et du diktat", a-t-il ajouté, dans un avertissement clair à l'Occident.

Le président russe a qualifié l'accord de "document véritablement révolutionnaire", ajoutant que la Russie "n'excluait pas pour elle-même une coopération militaro-technique" avec Pyongyang.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a précisé que l'accord était "exclusivement pacifique et défensif". Qualifiant M. Poutine de "meilleur ami" de son pays, il a salué l'avènement d'une "nouvelle ère" dans les relations avec Moscou.

La Corée du Nord "exprime son entier soutien et sa solidarité au gouvernement, à l'armée et au peuple russes dans la conduite de l'opération militaire spéciale en Ukraine pour protéger la souveraineté, les intérêts de sécurité et l'intégrité territoriale", a-t-il dit à son invité.

"Nous apprécions beaucoup votre soutien systématique et permanent de la politique russe, y compris sur le dossier ukrainien", a dit en retour M. Poutine.

Tapis rouge et danses 

Le président russe a été accueilli par un tapis rouge et une grande cérémonie sur la place Kim Il Sung, avec une fanfare militaire et des danses synchronisées. Il a ensuite mené des entretiens pendant une heure et demi aux côtés de sa délégation avec le dirigeant nord-coréen, suivis d'un aparté. Il a invité Kim Jong Un à se rendre à Moscou.

Ce renforcement des relations entre les deux pays suscite l'inquiétude à Séoul et Washington.

Les Etats-Unis et leurs alliés ont accusé la Corée du Nord de fournir des munitions et des missiles à la Russie pour sa guerre en Ukraine, et craignent que la visite de M. Poutine ne débouche sur de nouvelles livraisons.

Il s'agit de la première visite en Corée du Nord de Vladimir Poutine depuis 24 ans et de la deuxième rencontre entre les deux hommes en moins d'un an. En septembre 2023, Kim Jong Un s'était rendu en train blindé dans l'Extrême-orient russe pour un sommet avec le chef du Kremlin.

Moscou et Pyongyang sont alliés depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953), mais se sont rapprochés depuis l'opération militaire russe lancée en Ukraine en 2022.

"La Russie a besoin du soutien de la Corée du Nord en matière d'armement en raison de la guerre prolongée en Ukraine, tandis que la Corée du Nord a besoin du soutien de la Russie en matière de nourriture, d'énergie et d'armes de pointe pour alléger la pression des sanctions", a indiqué à l'AFP Koh Yu-hwan, professeur émérite d'études nord-coréennes à l'université de Dongguk.

"La question de l'alliance militaire doit toutefois être considérée séparément de ce qui est annoncé publiquement et de ce qui est réellement discuté lors des réunions entre les deux dirigeants", a-t-il déclaré, ajoutant que Moscou restait prudent et ne voulait pas "brûler complètement les ponts avec des pays comme la Corée du Sud".

Préoccupations occidentales 

Américains et Européens s'inquiètent depuis des mois du rapprochement accéléré entre Moscou et Pyongyang, accusant les Nord-Coréens de livrer massivement des munitions et des missiles à la Russie.

En échange, selon Washington et Séoul, la Russie a fourni à la Corée du Nord son expertise pour son programme de satellites et envoyé de l'aide pour faire face aux pénuries alimentaires du pays.

En mars, la Russie avait utilisé son veto au Conseil de sécurité de l'ONU pour mettre fin à la surveillance des violations des sanctions internationales visant la Corée du Nord, un cadeau majeur à Pyongyang. M. Poutine a enfoncé le clou mercredi en affirmant que ces sanctions "inspirées par les Etats-Unis et leurs alliées" devaient être "réexaminées".

Le soutien de Vladimir Poutine permet à Kim Jong Un d'"amoindrir sa dépendance" à l'égard d'un autre allié clé, Pékin, a déclaré à l'AFP Vladimir Tikhonov, professeur d'études coréennes à l'université d'Oslo.

Entre-temps, le président russe "obtient un accès sécurisé aux obus d'artillerie de type soviétique dont il a besoin en énormes quantités aujourd'hui", a-t-il ajouté.

Cette visite d'Etat est un moyen pour M. Poutine de remercier la Corée du Nord "de remplir le rôle d'un +arsenal pour l'autocratie+ en soutenant son invasion illégale de l'Ukraine", a estimé Leif-Eric Easley, professeur à l'université Ewha de Séoul.


Fausses vidéos au rabais: Joe Biden attaqué sur son âge dans des clips tronqués

Fausses vidéos au rabais: Joe Biden attaqué sur son âge dans des clips tronqués
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  • La Maison Blanche s'est insurgée contre ces vidéos tronquées et manipulées au moment où nombre d'électeurs se posent des questions sur l'état de santé physique et mental du chef de l'Etat
  • Ces vidéos, qui prétendent montrer un Joe Biden désorienté devant un spectacle de parachutisme ou figé pendant un concert, illustrent à quel point la campagne est devenue personnelle et haineuse

WASIHNGTON: Le camp républicain inonde internet de  vidéos sorties de leur contexte pour dépeindre Joe Biden, le président démocrate de 81 ans, comme quelqu'un qui n'a plus toutes ses facultés à moins de cinq mois de la présidentielle américaine de novembre.

La Maison Blanche s'est insurgée contre ces vidéos tronquées et manipulées au moment où nombre d'électeurs se posent des questions sur l'état de santé physique et mental du chef de l'Etat. Son rival Donald Trump, lui-même âgé de 78 ans, a fait de l'âge du capitaine un axe d'attaque majeur de sa campagne.

Ces vidéos, qui prétendent montrer un Joe Biden désorienté devant un spectacle de parachutisme ou figé pendant un concert, illustrent à quel point la campagne est devenue personnelle et haineuse après la condamnation pénale de Donald Trump et avant le premier débat électoral entre les deux candidats.

Les vidéos, publiées sur X par un compte du Comité national du parti (RNC), sont selon la Maison Blanche des "faux au rabais", un terme utilisé par les spécialistes pour décrire les contenus manipulés grâce à des technologies basiques et peu coûteuses.

Dans un clip partagé par le compte "RNC Research", le président américain esquisse le geste de s'asseoir durant une cérémonie de commémoration du Débarquement de la Seconde guerre mondiale.

Des influenceurs conservateurs ont sauté sur la vidéo de 13 secondes, accusant à tort le président d'avoir tenté de se poser alors qu'il n'y avait pas de chaise.

Mais si on poursuit le visionnage des images, il est clair qu'il y avait bien un siège derrière lui.

Fact-check 

Jake Schneider, gestionnaire du compte du RNC, a assuré à l'AFP se contenter de publier des clips qui "viennent tout droit des flux vidéo de pool".

La vidéo en question a été publiée avec la mention "Embarrassant".

Un fact-check de l'AFP a permis de démontrer qu'elle avait été éditée pour éliminer les images suivantes, qui montrent que le président a commencé à s'asseoir, s'est arrêté en attendant le ministre de la Défense Lloyd Austin, puis s'est assis pour de bon lorsque ce dernier s'est levé pour parler.

Zeve Sanderson, directeur du Centre chargé des réseaux sociaux et de la politique à l'Université de New York explique que les vidéos tronquées sont efficaces car elles sont manipulées de manière moins évidente que les contenus entièrement inventés ou générés par l'intelligence artificielle.

Les gens sont peut-être davantage tentés de prendre pour argent comptant ces vidéos privées de leur contexte car il existe "des vrais clips de Joe Biden en train d'être vieux", dit-il.

"Elles sont conformes au sentiment général qui existe déjà dans l'opinion. Si les gens pensaient que Joe Biden était jeune et vif, il serait peu probable que ces clips se répandent autant", explique-t-il à l'AFP. "C'est une tactique extrêmement efficace."

Dans une autre vidéo largement répandue, Joe Biden semble désorienté en s'éloignant d'autres dirigeants durant une démonstration de parachutisme au sommet du G7 en Italie.

 « Inventer des choses »

Après la publication des images par le parti républicain, le New York Post a partagé sur internet la vidéo recadrée pour exclure le parachutiste que Joe Biden était allé féliciter.

La Maison Blanche s'est également élevée contre une séquence très commentée publiée par le compte du RNC et le journal, qui montre le président "figé" pendant un concert.

"Il est révélateur que les critiques de droite, y compris le triste petit comité d'action politique (du magnat conservateur) Rupert Murdoch, le New York Post, aient recours à la désinformation et à des contrefaçons bon marché", se désole Andrew Bates, secrétaire de presse adjoint de la Maison Blanche, dans un communiqué à l'AFP.

Selon lui, le bilan du président sortant "est si menaçant à leurs yeux qu'ils ressentent le besoin d'inventer des choses".

Steven Cheung, le directeur de campagne de Donald Trump, rétorque que les commentaires de l'équipe adverse sont "ridicules" face à la "dure réalité".

Les sondages montrent que les Américains sont bien plus nombreux à estimer que le président actuel est trop vieux pour un second mandat que ceux qui pensent la même chose de Donald Trump.

Pour cette raison, Zeve Sanderson s'attend à ce que les campagnes de désinformation visant les facultés de Joe Biden s'intensifient.

"On va continuer à avoir des contenus relatifs à l'âge de Biden car cela continue de préoccuper les électeurs".