PARIS: Les collaborateurs parlementaires sont appelés à se mettre en grève mardi, à l'appel de la CGT-CP, qui proteste dans un tract contre des députés qui "font le droit" mais "ne le respectent pas".
Le syndicat dénonce une "augmentation des licenciements abusifs déguisés sous forme de ruptures conventionnelles" et les difficultés rencontrées par les collaborateurs et leurs représentants syndicaux "pour faire respecter les règles les plus élémentaires du droit du travail: forfait jour, heures supplémentaires, droit au repos, droit à la déconnexion ou encore la simple inscription à la médecine du travail".
La CGT demande que l'Assemblée se dote d'un Comité social et économique compétent pour les salariés de députés et de groupes, alors qu’aujourd’hui 577 députés employeurs "répartis en 577 TPE indépendantes font leur propre loi dans leur cabinet".
Elle souhaite notamment la création d'une cellule anti-harcèlement "véritablement indépendante", la mise en place d'un statut pour les collaborateurs avec l'établissement d'une grille salariale, d'une reconnaissance des qualifications et de fiches de postes obligatoires, et l'instauration de sanctions de l'Assemblée pour les députés condamnés par la justice prud'homale.
Les collaborateurs sont appelés à se rassembler dans un des jardins de l'Assemblée à 14h30 mardi.
L'Assemblée estimait à 2 100 le nombre de collaborateurs de députés à Paris et en circonscription ainsi que des groupes politiques, dans sa présentation du budget 2023 de l'institution.
Le Sénat recensait de son côté début novembre près de 850 collaborateurs rattachés aux 348 sénateurs que compte la chambre haute.