Une conférence à Djeddah examinera les tendances émergentes dans le domaine de la neuropédiatrie

Fahad al-Bachiri, président de la Société saoudienne de neuropédiatrie et professeur à la faculté de médecine de l’université du roi Saoud de Riyad. (Photo fournie)
Fahad al-Bachiri, président de la Société saoudienne de neuropédiatrie et professeur à la faculté de médecine de l’université du roi Saoud de Riyad. (Photo fournie)
Le Dr Oussama Mouthaffar, neuropédiatre et professeur associé à l’université du roi Abdelaziz de Djeddah. (Photo fournie)
Le Dr Oussama Mouthaffar, neuropédiatre et professeur associé à l’université du roi Abdelaziz de Djeddah. (Photo fournie)
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Publié le Jeudi 26 octobre 2023

Une conférence à Djeddah examinera les tendances émergentes dans le domaine de la neuropédiatrie

  • L’événement se focalisera sur les derniers développements en matière de diagnostic et de traitement des troubles neurologiques chez les enfants
  • Le rassemblement permettra aussi aux stagiaires des programmes de résidence et d’études en neuropédiatrie, ainsi qu’aux étudiants en médecine, de présenter leurs projets de recherche

RIYAD: Le huitième congrès de la Société saoudienne de neuropédiatrie et la première conférence de neuropédiatrie du Conseil de coopération du Golfe (CCG) se tiendront à Djeddah le mois prochain.

L’événement, qui se déroulera du 1er au 4 novembre, se focalisera sur les derniers développements en matière de diagnostic et de traitement des troubles neurologiques chez les enfants et couvrira des sujets tels que la neurologie néonatale, les troubles neuroinflammatoires, les maladies neuromusculaires, les lésions et infections du cerveau et de la colonne vertébrale, l’épilepsie, les maladies vasculaires cérébrales, l’autisme, les troubles du mouvement, ainsi que les maladies métaboliques et génétiques.

«Au cours des dernières années, les progrès en neuropédiatrie ont été considérables, grâce à la recherche continue, à l’innovation technologique et à l’amélioration des pratiques cliniques. Ces progrès ont permis un diagnostic et un dépistage précoces des troubles neurologiques chez les enfants», a déclaré Fahad al-Bachiri, président de la Société saoudienne de neuropédiatrie et professeur à la faculté de médecine de l’université du roi Saoud de Riyad.

«En outre, l’adaptation des plans de traitement en fonction du profil génétique et moléculaire de l’enfant devient de plus en plus courante, ce qui peut conduire à des thérapies plus ciblées pour les troubles neurologiques génétiques et à de meilleurs résultats grâce à des interventions pharmaceutiques et non pharmaceutiques plus précises pour les affections neurologiques pédiatriques.»

«Ces traitements ont moins d’effets secondaires et sont plus efficaces pour la prise en charge des symptômes et l’amélioration de la qualité de vie de l’enfant», a-t-il ajouté. Cette conférence conjointe réunira des neuropédiatres du Royaume et de la région du CCG qui discuteront de la prise en charge des troubles neurologiques néonataux.

Le rassemblement sera également l’occasion pour les stagiaires des programmes de résidence et d’études en neuropédiatrie, ainsi que pour les étudiants en médecine, de présenter leurs projets de recherche. «Cela permet d’améliorer les stratégies de traitement et les résultats pour les patients souffrant de troubles neurologiques complexes», a expliqué M. Al-Bachiri.

Le Dr Oussama Mouthaffar, neuropédiatre et professeur associé à l’université du roi Abdelaziz de Djeddah, qui dirige également le congrès de la société, a affirmé que «l’édition 2023 présente des recherches de pointe qui inspireront de nouvelles orientations de recherche, favoriseront l’innovation et permettront de réaliser des percées dans la compréhension et le traitement des maladies neuropédiatriques».

«Au-delà de sa valeur informative, la conférence constitue une plate-forme exceptionnelle pour partager des expériences, nouer des liens et encourager les efforts de collaboration entre neuropédiatres.»

«Cet événement est la clé du partage des connaissances, de la collaboration, de l’éducation et de l’avancement de la recherche en neuropédiatrie, ce qui permet d’améliorer les soins et le soutien apportés aux enfants atteints de troubles neurologiques et, en fin de compte, d’améliorer leur qualité de vie et leur pronostic», a ajouté le Dr Mouthaffar.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".