Plusieurs rassemblements de soutien aux Palestiniens, dont plus de 1000 personnes à Lyon

Manifestation pour la paix organisée par plusieurs organisations à Marseille, dans le sud de la France, le 21 octobre 2023 (Photo, AFP).
Manifestation pour la paix organisée par plusieurs organisations à Marseille, dans le sud de la France, le 21 octobre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 22 octobre 2023

Plusieurs rassemblements de soutien aux Palestiniens, dont plus de 1000 personnes à Lyon

  • A Marseille dans la matinée, des drapeaux blancs ont flotté sur le Vieux-Port à l'occasion d'un rassemblement pour la paix entre Israël et les Palestiniens
  • À Montpellier, quelques 700 personnes se sont rassemblées samedi après-midi à l’appel de l'association France Palestine Solidarité de l’Hérault

LYON: Plusieurs rassemblements de soutien aux Palestiniens et aux habitants de la bande de Gaza ont eu lieu samedi en France, dont Lyon où se sont réunies plus d'un millier de personnes dans une manifestation autorisée au dernier moment.

Un drapeau géant a été déployé sur la place des Terreaux, devant l'Hôtel de ville de Lyon, au son de "Gaza, on est là!" et "Palestine vivra, Palestine vaincra". Quelque 1.100 personnes, selon le décompte de la préfecture, se sont retrouvées quelques heures seulement après que le tribunal administratif a retoqué l'interdiction initiale de cette manifestation.

"Aucun être humain ne mérite ça", a déclaré à l'AFP Sara, une éducatrice spécialisée de 32 ans qui n'a pas voulu communiquer son nom, en déplorant la situation des civils à Gaza. "Nous ne sommes pas là pour attiser la haine, nous ne confondons pas Israéliens et sionistes, mais ne confondez pas musulmans et islamistes", a-t-elle plaidé.

Dans plusieurs villes de France, où les manifestants demandaient la levée du blocus, les mêmes slogans: "Nous sommes tous des enfants de Palestine". Mais aussi "Israël assassin, Macron complice" repris à Lyon, Metz ou Rennes.

A Marseille dans la matinée, des drapeaux blancs ont flotté sur le Vieux-Port à l'occasion d'un rassemblement pour la paix entre Israël et les Palestiniens qui a réuni une centaine de personnes.

"On veut agir" et lutter "contre ce climat anxiogène qui est en train de se répandre", a expliqué à l'AFP Kamel Fassatoui, responsable d'une antenne locale d’Emmaüs à l'initiative de ce rassemblement avec la Ligue des droits de l’Homme (LDH) des Bouches-du-Rhône. "Il ne s'agit pas ici de prendre parti. Nous voulons être porteurs de cette voix de paix. Il faut faire pression sur nos hommes politiques", a-t-il ajouté au mégaphone.

Devant lui, certaines des personnes rassemblées brandissaient des drapeaux blancs, d'autres tenaient des fleurs blanches. Une colombe dessinée sur une planche trônait, avec des dizaines de bougies à ses pieds.

Jeanne, une éducatrice souhaitant rester anonyme, car fonctionnaire, dit craindre l'importation du conflit en France et "le retour de bâton pour les communautés juive et musulmane".

À Montpellier, quelques 700 personnes se sont rassemblées samedi après-midi à l’appel de l'association France Palestine Solidarité de l’Hérault (AFPS34). Tout comme à Lyon, Metz ou Rouen, la manifestation avait été interdite dans un premier temps par la préfecture avant d'être autorisée par la justice.

A Bordeaux, deux manifestations, l'une autorisée l'autre non, ont rassemblé plusieurs dizaines de personnes. "Si être debout avec un parapluie aux couleurs de la Palestine, c’est illégal, je suis sidérée", a regretté Aziza, une commerçante présente au second rassemblement.

Une minute de silence a été observée à Metz par plusieurs centaines de participants, "pour les morts de Gaza".

Depuis le 7 octobre, plus de 1.400 personnes ont été tuées en Israël par les hommes du mouvement islamiste palestinien Hamas, en majorité des civils fauchés par balles, brûlés vifs ou morts de mutilations au premier jour de l'attaque menée à partir de Gaza, selon les autorités israéliennes.

Dans la bande de Gaza, 4.385 personnes, majoritairement des civils, ont été tués dans les bombardements incessants menés en représailles par l'armée israélienne, selon le ministère de la Santé du Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007.


Manifestation RN: Tondelier promet une mobilisation à gauche dimanche

La cheffe des Écologistes Marine Tondelier a assuré jeudi que la gauche préparait une mobilisation pour contrer la manifestation du Rassemblement national dimanche en soutien à Marine Le Pen condamnée à une peine d'inéligibilité immédiate, mais n'a donné aucun détail sur cette initiative. (AFP)
La cheffe des Écologistes Marine Tondelier a assuré jeudi que la gauche préparait une mobilisation pour contrer la manifestation du Rassemblement national dimanche en soutien à Marine Le Pen condamnée à une peine d'inéligibilité immédiate, mais n'a donné aucun détail sur cette initiative. (AFP)
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  • "Il se passera quelque chose dimanche", a déclaré la responsable écologiste sur Franceinfo. "Nous sommes en train d'y travailler, nous sommes les maîtres des horloges de nos propres mobilisations"
  • Elle a précisé discuter "avec tous nos partenaires politiques", ainsi qu'avec des "personnes de la société civile avec lesquelles on a l'habitude de se mobiliser et d'autres avec lesquelles on avait jusque là moins l'habitude de se mobiliser"

PARIS: La cheffe des Écologistes Marine Tondelier a assuré jeudi que la gauche préparait une mobilisation pour contrer la manifestation du Rassemblement national dimanche en soutien à Marine Le Pen condamnée à une peine d'inéligibilité immédiate, mais n'a donné aucun détail sur cette initiative.

"Il se passera quelque chose dimanche", a déclaré la responsable écologiste sur Franceinfo. "Nous sommes en train d'y travailler, nous sommes les maîtres des horloges de nos propres mobilisations", a-t-elle déclaré.

Elle a précisé discuter "avec tous nos partenaires politiques", ainsi qu'avec des "personnes de la société civile avec lesquelles on a l'habitude de se mobiliser et d'autres avec lesquelles on avait jusque là moins l'habitude de se mobiliser, mais qui sont tout aussi choqués".

"Nous sommes en train d'y travailler sérieusement et il se passera quelque chose dimanche", a affirmé Marine Tondelier.

Mercredi soir, le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon avait expliqué qu'une initiative pourrait être prise "peut être même dès ce dimanche à la place de la République" à Paris. C'est "une chose qui est en train de se discuter, je ne veux pas anticiper d'une quelconque manière", avait-il précisé lors d'une conférence diffusée sur les réseaux sociaux.

Le Rassemblement national a annoncé dès lundi, lorsque Marine le Pen a été condamnée pour détournement de fonds notamment à cinq ans d'inéligibilité avec application immédiate, l'empêchant de se présenter à la présidentielle, qu'il organiserait un rassemblement de soutien place Vauban à Paris.

Le président du parti d'extrême droite Jordan Bardella a assuré mercredi qu'il ne s'agirait pas d'un "coup de force".

"Je ne veux pas que dimanche, sur toutes les chaînes de télé, la seule chose qu'on leur donne à voir, c'est la grande entreprise de victimisation de Marine Le Pen", a expliqué Marine Tondelier.

"Quelqu'un qui veut être présidente de la République, qui détourne 4,1 millions d'euros et qui, alors qu'elle prône des mesures beaucoup plus ferme et une justice moins laxiste pour tous les Français, ah, quand ça lui arrive à elle, là, c'est très compliqué", s'est-elle agacée.

Prévu depuis plusieurs semaines, un meeting de Renaissance viendra également en concurrence de celui du Rassemblement national. Le président du parti, Gabriel Attal, le Premier ministre François Bayrou et le candidat à la présidentielle Édouard Philippe doivent y intervenir.

 


La manifestation de soutien à Le Pen "n'est pas un coup de force", dit Bardella

La présidente du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), l'eurodéputé Jordan Bardella (G) et la présidente du groupe parlementaire du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, quittent le palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 26 août 2024, après leur rencontre avec le président français. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
La présidente du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), l'eurodéputé Jordan Bardella (G) et la présidente du groupe parlementaire du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, quittent le palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 26 août 2024, après leur rencontre avec le président français. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
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  • « Ce n'est pas un coup de force, c'est au contraire une défense très claire et très profonde de l'État de droit et de la démocratie française.
  • « Cela nous semblait nécessaire que nous puissions nous exprimer directement aux Français.

STRASBOURG : La manifestation de soutien à Marine Le Pen prévue dimanche à Paris « n'est pas un coup de force », mais une mobilisation « pour la démocratie », a assuré mercredi Jordan Bardella, président du Rassemblement national, à des journalistes au Parlement européen à Strasbourg.

« Ce n'est pas un coup de force, c'est au contraire une défense très claire et très profonde de l'État de droit et de la démocratie française. C'est une mobilisation en réalité, non pas contre, mais pour la démocratie française », a déclaré l'eurodéputé au sujet de ce rassemblement annoncé par le RN après la condamnation de la triple candidate à la présidentielle à une peine d'inéligibilité immédiate.

« Cela nous semblait nécessaire (...) que nous puissions nous exprimer directement aux Français par l'intermédiaire de ces discours qui seront prononcés dimanche avec l'ensemble de nos cadres, de nos parlementaires et de nos militants », a-t-il ajouté.

Cette condamnation, que le RN qualifie de « scandale démocratique », compromet grandement ses chances de concourir une quatrième fois à la fonction suprême en 2027.

Pour Jordan Bardella, cela ne change « absolument rien » à sa relation avec Marine Le Pen, « si ce n'est qu'elle est peut-être encore plus forte qu'elle ne l'a été par le passé ».

« Je suis à ses côtés, je vais continuer à l'être (...) Nous allons évidemment mener le combat », a assuré l'eurodéputé qui faisait son retour au Parlement européen après avoir manqué les deux premiers jours de la session.

Il a qualifié de « bonne nouvelle » l'annonce de la justice qu'une décision en appel devrait être rendue « à l'été 2026 », donc bien avant la présidentielle.


Condamnation de Marine Le Pen: Macron rappelle au gouvernement l'indépendance de la justice

Le président français Emmanuel Macron (Photo AFP)
Le président français Emmanuel Macron (Photo AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron a « rappelé » que l'autorité judiciaire est indépendante et que les magistrats doivent être protégés
  • Le chef de l'État a également affirmé que « tous les justiciables ont droit au recours ».

PARIS : Mercredi en Conseil des ministres, le président français Emmanuel Macron a « rappelé » que l'autorité judiciaire est indépendante et que les magistrats doivent être protégés, après la condamnation de la cheffe de l'extrême droite Marine Le Pen qui a suscité des attaques contre les juges, ont rapporté des participants.

Le chef de l'État a également affirmé que « tous les justiciables ont droit au recours », selon ces sources. La justice a déjà fait savoir qu'un nouveau procès en appel pourrait se tenir dans des délais qui laissent une porte ouverte à une éventuelle candidature présidentielle en 2027 de la leader du Rassemblement national (RN), principale formation d'extrême droite française. 

Devant la presse, à l'issue du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Sophie Primas a rapporté mercredi les propos du chef de l'État.

« La première chose qu'il a rappelée, a poursuivi Mme Primas, est que la justice est évidemment indépendante et prend ses décisions en toute indépendance, et qu'il faut donc la respecter comme l'un des piliers de notre démocratie. La première, a-t-elle dit, est que la justice est indépendante et qu'elle prend ses décisions en toute indépendance et qu'il faut donc la respecter comme un pilier de notre démocratie.

« La troisième chose, pour rappeler que les menaces qui sont faites à l'encontre des magistrats sont absolument insupportables et intolérables, puisque nous sommes encore une fois dans une démocratie. Et la justice est tout à fait indépendante et doit être respectée », a-t-elle ajouté.

« Et la troisième chose, pour rappeler que chacun a le droit à une justice équivalente et que le droit est le même pour tous. »