Un poste enfin pourvu: Samira Sitaïl, nouvelle ambassadrice du Maroc en France

Samira Sitaïl, une figure emblématique du journalisme marocain, est la nouvelle ambassadrice du Maroc en France (Photo, Wikipédia).
Samira Sitaïl, une figure emblématique du journalisme marocain, est la nouvelle ambassadrice du Maroc en France (Photo, Wikipédia).
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Publié le Vendredi 20 octobre 2023

Un poste enfin pourvu: Samira Sitaïl, nouvelle ambassadrice du Maroc en France

  • Samira Sitaïl, une figure emblématique du journalisme marocain, est la nouvelle ambassadrice du Maroc en France
  • Le Roi Mohammed VI a dévoilé ce jeudi 19 octobre ce choix stratégique lors d'un Conseil des ministres à Rabat

CASABLANCA: Après des mois de vide diplomatique, le Palais royal a tranché. Samira Sitaïl, une figure emblématique du journalisme marocain, est la nouvelle ambassadrice du Maroc en France. Cette nomination arrive dans un moment où les relations franco-marocaines sont tendues, marquée par des controverses et des polémiques relayées par médias interposés. Le Roi Mohammed VI a dévoilé ce jeudi 19 octobre ce choix stratégique lors d'un Conseil des ministres à Rabat, signe évident de l'importance que le souverain accorde à ce poste.

La politique dans le sillage de la diplomatie

Les relations franco-marocaines ont connu des tensions palpables ces dernières années. Le Parlement européen, dans une résolution contestée par Rabat, a enjoint les autorités marocaines de «respecter la liberté d'expression». Un acte attribué, par la classe politique marocaine, à l'influence de la France et, plus précisément, de l'entourage du Président Macron.

La méfiance s'est encore accrue à la suite du séisme dévastateur du 8 septembre dans la région de Marrakech, au cours duquel près de 3 000 personnes ont perdu la vie. Le Maroc a délibérément choisi de ne pas accepter l'aide humanitaire française, ouvrant la porte à des spéculations et des polémiques inutiles selon les dires du chef d'État français. Cependant, L'audience royale du 4 octobre portait en elle les germes d'une potentielle détente. Ce jour-là, plusieurs ambassadeurs, dont le Français Christophe Lecourtier, ont présenté leurs lettres de créance au Roi Mohammed VI. Un acte diplomatique hautement symbolique qui s'inscrit dans un contexte où chaque geste peut soit apaiser, soit exacerber les tensions entre les deux nations. 

Portrait: Qui est Samira Sitaïl, la nouvelle ambassadrice?

Samira Sitaïl n'est pas une inconnue aux yeux du public marocain et international. Sa nomination n'est pas le fruit du hasard. Femme de médias, elle a gravi les échelons pour devenir l'une des figures incontournables du journalisme marocain. Née en France, à Bourg-la-Reine, elle a obtenu un master en communication à l'université Celsa-Sorbonne. Son expertise en gestion des risques l'a conduite à divers postes de responsabilité, notamment en tant que Senior Advisor dans l'une des plus grandes agences de communication européennes basées à Madrid.

Après un passage marquant en tant que directrice de l'information sur la chaîne marocaine 2M, elle a rejoint l'agence de communication espagnole Marco de Comunicación. Mais c'est peut-être son intervention remarquée sur les plateaux de télévision français, après le séisme d'Al Haouz, qui a marqué l'opinion publique marocaine. Elle y avait contesté avec ferveur le traitement médiatique en France du séisme d'Al Haouz. 

La nomination de Samira Sitaïl survient à un moment crucial pour les relations entre le Maroc et la France. Le poste d'ambassadeur était vacant depuis le 19 janvier, après la fin de la mission de Mohamed Benchaâboun. Cette vacance est d'autant plus significative que la France n'a pas aligné sa position sur celle des États-Unis et d'Israël, qui ont reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara. Cela ajoutait une difficulté supplémentaire à une situation déjà tendue, notamment en raison du rapprochement de la France avec l'Algérie, qui a rompu ses relations diplomatiques avec Rabat en 2021.


Guerre au Soudan: l'armée affirme avoir pris le contrôle total de Khartoum

La guerre, qui a éclaté le 15 avril 2023 entre l'armée du général Burhane et les FSR commandées par son ancien adjoint, le général Mohamed Hamdane Daglo, a fait selon l'ONU des dizaines de milliers de morts, a déraciné plus de 12 millions d'habitants et provoqué une crise humanitaire majeure. (AFP)
La guerre, qui a éclaté le 15 avril 2023 entre l'armée du général Burhane et les FSR commandées par son ancien adjoint, le général Mohamed Hamdane Daglo, a fait selon l'ONU des dizaines de milliers de morts, a déraciné plus de 12 millions d'habitants et provoqué une crise humanitaire majeure. (AFP)
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  • "Nos forces ont réussi aujourd'hui à nettoyer par la force les dernières poches (de résistance) de la milice terroriste Daglo dans la localité de Khartoum"
  • Mercredi soir, le commandant de l'armée, le général Abdel Fattah al-Burhane, avait déclaré Khartoum "libérée", depuis le palais présidentiel où il est arrivé au terme d'une offensive lancée par ses troupes pour reconquérir la capitale aux mains des FSR

KHARTOUM: L'armée soudanaise a affirmé avoir pris le contrôle total de la capitale Khartoum, une semaine après avoir repris le palais présidentiel aux paramilitaires lors d'une offensive majeure, après bientôt deux ans de guerre dans ce pays d'Afrique de l'Est.

"Nos forces ont réussi aujourd'hui à nettoyer par la force les dernières poches (de résistance) de la milice terroriste Daglo dans la localité de Khartoum", a déclaré le porte-parole de l'armée, Nabil Abdoullah, dans un communiqué jeudi soir, en référence aux Forces de soutien rapide (FSR) dirigées par le commandant Hamdane Daglo.

Mercredi soir, le commandant de l'armée, le général Abdel Fattah al-Burhane, avait déclaré Khartoum "libérée", depuis le palais présidentiel où il est arrivé au terme d'une offensive lancée par ses troupes pour reconquérir la capitale aux mains des FSR.

Une source au sein de l'armée avait déclaré à l'AFP que les combattants des FSR fuyaient par le pont de Jebel Aouliya, leur seule voie de sortie de l'agglomération de Khartoum.

Les paramilitaires avaient affirmé un peu plus tard qu'ils continueraient à "défendre le sol de la patrie" et prévenu qu'il n'y aurait "ni retraite ni reddition".

La guerre, qui a éclaté le 15 avril 2023 entre l'armée du général Burhane et les FSR commandées par son ancien adjoint, le général Mohamed Hamdane Daglo, a fait selon l'ONU des dizaines de milliers de morts, a déraciné plus de 12 millions d'habitants et provoqué une crise humanitaire majeure.

Elle a divisé en deux ce pays d'Afrique de l'Est, le troisième plus grand d'Afrique: l'armée contrôle le nord et l'est, tandis que les FSR dominent une partie du sud et la quasi-totalité de la vaste région du Darfour, dans l'ouest, limitrophe du Tchad.


Israël menace de frapper Beyrouth après des tirs de roquettes depuis le Liban

Le Hezbollah libanais a assuré vendredi qu'il n'était pas à l'origine des tirs de roquettes qui ont visé une localité frontalière dans le nord d'Israël dans la matinée. (AFP)
Le Hezbollah libanais a assuré vendredi qu'il n'était pas à l'origine des tirs de roquettes qui ont visé une localité frontalière dans le nord d'Israël dans la matinée. (AFP)
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  • C'est la deuxième fois depuis le début du cessez-le-feu qui a mis fin à deux mois de guerre ouverte entre l'armée israélienne et le mouvement libanais Hezbollah que des roquettes sont tirées depuis le Liban vers Israël
  • Le Hezbollah libanais a assuré vendredi qu'il n'était pas à l'origine des tirs de roquettes qui ont visé une localité frontalière dans le nord d'Israël dans la matinée, auxquels Israël a menacé de riposter avec force

JERUSALEM: Israël a bombardé vendredi le sud du Liban et menacé "d'agir avec force" jusqu'à Beyrouth, en riposte à des tirs de roquettes depuis le Liban vers son territoire, alors qu'une trêve fragile est en vigueur depuis le 27 novembre.

L'armée israélienne a annoncé peu après ces tirs mener des frappes contre des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban, frontalier d'Israël.

Des images tournées par l'AFP vendredi matin montrent de la fumée s'élevant au-dessus du village libanais de Khiam, proche de la frontière, tandis que les écoles ont fermé dans plusieurs localités, notamment dans la région de Nabatiyé, après les menaces israéliennes.

C'est la deuxième fois depuis le début du cessez-le-feu qui a mis fin à deux mois de guerre ouverte entre l'armée israélienne et le mouvement libanais soutenu par l'Iran que des roquettes sont tirées depuis le Liban vers Israël, la précédente remontant au 22 mars.

Le Hezbollah, comme il l'avait déjà fait le 22 mars, a nié être à l'origine de ces tirs et affirmé respecter le cessez-le-feu.

Vendredi, l'armée israélienne a annoncé que deux "projectiles" avaient été tirés depuis le Liban, dont l'un a été intercepté et le second est tombé sur le sol libanais.

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a aussitôt menacé: "S'il n'y a pas de calme à Kiryat Shmona et dans les localités de Galilée", dans le nord d'Israël, "il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a-t-il dit.

"Le gouvernement libanais porte une responsabilité directe pour tout tir vers la Galilée. Nous ne permettrons pas un retour à la réalité du 7 octobre. Nous garantirons la sécurité des habitants de la Galilée et agirons avec force face à toute menace", a affirmé M. Katz.

 


Sécurité des frontières: les ministres de la Défense libanais et syrien signent un accord

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  • Les deux parties formeront des comités juridiques et spécialisés dans un certain nombre de domaines 
  • Elles activeront des mécanismes de coordination bilatérale pour faire face aux défis sécuritaires et militaires, en particulier dans la zone frontalière

RIYAD: La Syrie et le Liban ont signé un accord soulignant l'importance stratégique de la démarcation des frontières entre les deux pays, a rapporté Al-Ekhbariya tôt vendredi.

Les ministres de la Défense du Liban et de la Syrie se sont rencontrés jeudi à Djeddah pour coordonner et renforcer la coopération en matière de sécurité et de questions militaires.

La délégation syrienne était dirigée par Mourhaf Abou Qasra et la délégation libanaise par Michel Menassa.

Les deux parties formeront des comités juridiques et spécialisés dans un certain nombre de domaines et activeront des mécanismes de coordination bilatérale pour faire face aux défis sécuritaires et militaires, en particulier ceux qui pourraient survenir dans la zone frontalière.

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khaled ben Salmane, qui a facilité les négociations, a déclaré qu'il espérait que l'accord marquerait une nouvelle phase dans les relations entre les deux voisins.

Les ministres se sont déclarés satisfaits des discussions et sont convenus de tenir une réunion de suivi en Arabie saoudite.

Les tensions frontalières se sont aggravées au début du mois de mars après que les nouvelles autorités syriennes ont accusé le groupe armé libanais Hezbollah d'avoir enlevé trois soldats et de les avoir tués au Liban.

Le groupe soutenu par l'Iran, qui a combattu aux côtés des forces du président syrien déchu Bachar el-Assad, a nié toute implication.

Les affrontements transfrontaliers qui ont suivi ont fait sept morts parmi les Libanais.

Dans un communiqué, l'Arabie saoudite a déclaré qu'elle soutenait la Syrie et le Liban dans la résolution de leurs différends par le biais d'un dialogue politique et diplomatique, tout en respectant la souveraineté, la stabilité et le droit international, selon Asharq.

L'Arabie saoudite a affirmé son soutien total à tout ce qui permet d'assurer la sécurité et la stabilité en Syrie et au Liban et qui contribue à préserver la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté Al-Ekhbariya.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com