Riyad, «l’un des meilleurs écosystèmes fintech», selon un rapport de 2020

Le rapport indique que le Royaume a fortement soutenu les entreprises de logistique saoudiennes, qui ont bénéficié de 65% de tous les financements de démarrage en 2020. (Shutterstock)
Le rapport indique que le Royaume a fortement soutenu les entreprises de logistique saoudiennes, qui ont bénéficié de 65% de tous les financements de démarrage en 2020. (Shutterstock)
Short Url
Publié le Mardi 22 décembre 2020

Riyad, «l’un des meilleurs écosystèmes fintech», selon un rapport de 2020

  • Dans son rapport mondial pour l’année 2020, l’organisation de recherche Startup Genome a désigné Riyad comme l’une des vingt meilleures villes pour ses réalisations dans le domaine de la technologie financière
  • Bahreïn et Riyad étaient les deux seuls sites du Conseil de coopération du Golfe représentés dans le rapport

RIYAD: Dans son rapport mondial pour l’année 2020, l’organisation de recherche Startup Genome a désigné Riyad comme l’une des vingt meilleures villes pour ses réalisations dans le domaine de la technologie financière (fintech).

L’organisation a analysé des dizaines de pays du monde, en se référant à des facteurs comme le financement, la vente d’actions, le talent et l’intérêt, ainsi que sur l’impact des acteurs de l’écosystème tels que les décideurs et les fondateurs.

Bahreïn et Riyad étaient les deux seuls sites du Conseil de coopération du Golfe représentés dans le rapport. Les cinq premiers sites pour la fintech dans le monde sont la Silicon Valley, New York, Londres, Singapour et Pékin.

Le rapport met en évidence certains facteurs qui expliquent pourquoi la capitale saoudienne bénéficie d’un écosystème fintech solide et s’impose comme l’une des meilleures villes dans ce secteur. Il indique que le Royaume a fortement soutenu les entreprises de logistique saoudiennes, qui ont bénéficié de 65% de tous les financements de démarrage en 2020. La technologie éducative est également un secteur en pleine croissance, comptant pour 11% du financement, puisque la pandémie de Covid-19 a souligné la nécessité de disposer de plates-formes pour l’enseignement à distance.

Dans l’environnement fintech, la demande est saine. En effet, le rapport montre que, depuis 2019, les transactions de paiement via smartphone ont augmenté de 352% et que le nombre de start-up fintech du Royaume a été multiplié par trois.

L’un des facteurs les plus importants est le soutien du gouvernement. Le rapport souligne que les entrepreneurs internationaux peuvent obtenir, en moins de trois heures, une licence d’entrepreneuriat qui leur permet de posséder 100% de leur entreprise. Le ministère saoudien de l’Investissement a émis 350 de ces licences en 2020.

La prolifération de capital-risqueurs dans le Royaume, dont quinze sont autorisés par le ministère à ouvrir des bureaux en Arabie saoudite, ainsi que la multiplication d’organisations telles que l’Association saoudienne de capital-risque et de capital-investissement et l’Autorité générale des petites et moyennes entreprises (Monshaat), ont contribué à favoriser le développement de la communauté.

Le développement de la communauté fintech en Arabie saoudite reflète la diversification croissante de l’économie, qui constitue l’un des objectifs principaux de la Vision 2030 du gouvernement.

Tariq Javed, PDG de Carlyle Square Consultancy, affirme que le Royaume a grandement bénéficié de la fintech au cours des dernières années et que son importance a considérablement augmenté depuis le début de la pandémie.

«Le gouvernement et les régulateurs, y compris la Banque centrale saoudienne, l’Autorité des marchés de capitaux et Fintech Saudi, ont beaucoup investi pour promouvoir la fintech dans l’économie et le secteur financier dans le cadre de la Vision 2030. Un certain nombre d'événements ont été organisés pour sensibiliser le public. Par exemple, la Banque centrale, alors que le G20 était présidé par l’Arabie saoudite cette année, a parrainé une initiative Tech Sprint en collaboration avec la Banque des règlements internationaux», indique-t-il.

Il ajoute que l’essor de la fintech aura de nombreux avantages tels que l’efficacité et la réduction des coûts, les améliorations du service client et une augmentation de la saoudisation.

M. Javed estime que les opportunités de fintech sont disponibles dans la majorité des secteurs de l’économie, du transport au divertissement et des soins de santé à la finance. Les avantages les plus évidents concernent le secteur bancaire, puisque la technologie fournit des solutions pour les documents d’adéquation des fonds propres et des liquidités, la productivité et l’efficacité du personnel, la lutte contre le blanchiment d’argent en temps réel, la cybersécurité et la fiscalité les outils de simulation de crise financière, la conformité 24/7, des paiements numériques plus rapides, l’amélioration de l’informatique en nuage et de la cybersécurité.

Il a expliqué que les avantages variaient aussi d’un secteur à l’autre. Dans le secteur de la santé, les initiatives positives incluent le développement d’outils pour améliorer l’interaction numérique avec des médecins expérimentés, des plates-formes de réservation en ligne pour les rendez-vous, l’amélioration des unités de traitement des dossiers médicaux et l’utilisation de l’intelligence artificielle pour prévenir les maladies.

Pour Haitham Bu-Aisha, membre fondateur de Vision Ventures Capital, Riyad effectuera une ascension rapide au classement dans de futurs rapports. «Je pense que qu’impliquer la blockchain dans le processus de codage des instruments financiers contribuerait à faire progresser les réalisations et les performances du secteur financier. Les banques et les institutions financières traditionnelles doivent être plus flexibles et plus agiles afin de faire face au flux», précise-t-il.


Israël continuera à opérer dans le sud du Liban 

 L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
Short Url
  • Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban
  • Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

L'armée a publié une carte de ce qu'elle déclare être son "espace de sécurité", s'étendant sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Elle indique que des troupes continueront d'y être déployées "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Un responsable militaire israélien a précisé que l'armée pourrait également agir pour "neutraliser" les risques identifiés au-delà de la zone de sécurité, et appelé les civils libanais à ne pas y pénétrer.

Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban et le Hezbollah pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël.

Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de l'un de ses soldats dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un incident survenu dans le sud du Liban. Sept soldats ont également été blessés.

Le groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran a entraîné le Liban dans la guerre début mars en attaquant Israël pour venger l'assassinat du guide suprême de la République islamique au début de la campagne américano-israélienne.

Israël a riposté par de vastes frappes à travers le Liban et par le lancement d'une invasion terrestre dans le sud, région frontalière d'Israël et de longue date sous l'influence du Hezbollah.

Le Liban et Israël mènent depuis avril des pourparlers directs à Washington afin de tenter de mettre fin aux hostilités et de dissocier leur conflit de la guerre régionale.

"D'autres étapes sont en cours de discussion" dans le cadre de ces pourparlers, a déclaré jeudi la même source militaire, ajoutant que "les représentants se rencontreront à nouveau la semaine prochaine".

 


Iran: le guide suprême dit avoir approuvé l'accord avec les Etats-Unis, malgré une «opinion différente»

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails. (AFP)
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails. (AFP)
Short Url
  • "J'avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement que le respectable président (iranien), en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale, a pris envers moi en son nom"
  • Selon lui, le président l'a aussi assuré que "si la partie américaine formule des exigences excessives" dans la suite des négociations en vue d'un accord final, "ils ne s’y soumettront pas"

TEHERAN: Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails.

"J'avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement que le respectable président (iranien), en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale, a pris envers moi en son nom et au nom des autres membres pour protéger les droits de la nation iranienne et du front de la résistance" à Israël, a déclaré Mojtaba Khamenei, dans un message écrit lu à la télévision d’État.

Selon lui, le président l'a aussi assuré que "si la partie américaine formule des exigences excessives" dans la suite des négociations en vue d'un accord final, "ils ne s’y soumettront pas".

"Il est évident que les négociations en face-à-face qui se tiendront à l'avenir ne présagent pas de l'acceptation du point de vue de l'ennemi", a souligné le guide suprême, dans cette première réaction à l’accord irano-américain visant à mettre fin à la guerre, signé tôt jeudi par les présidents américain Donald Trump et iranien Masoud Pezeshkian.

Le dirigeant n’a pas été vu en public depuis son entrée en fonction en mars, à la suite de l’assassinat de son père et prédécesseur, l’ayatollah Ali Khamenei, lors des premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février, qui ont déclenché la guerre régionale.

Mojtaba Khamenei a encore affirmé que Donald Trump avait "par désespoir, actionné toutes sortes de leviers" pour obtenir cet accord avec l’Iran,  afin de mettre fin à la guerre.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Short Url
  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.