L'Arabie saoudite développe sa production de café afin de diversifier davantage son économie

Dans un pays où près de 400 000 caféiers Arabica produisent plus de 800 tonnes de café par an, principalement dans les régions de Jazan, Asir et Al-Baha, ce changement souligne l’importance culturelle et économique grandissante du café. (Shutterstock)
Dans un pays où près de 400 000 caféiers Arabica produisent plus de 800 tonnes de café par an, principalement dans les régions de Jazan, Asir et Al-Baha, ce changement souligne l’importance culturelle et économique grandissante du café. (Shutterstock)
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Publié le Lundi 02 octobre 2023

L'Arabie saoudite développe sa production de café afin de diversifier davantage son économie

  • Le Royaume a comme objectif de planter 1,2 million de caféiers d’ici à 2026, selon l’Agence de presse saoudienne
  • L’Arabie saoudite a lancé plusieurs initiatives pour encourager la culture du café, en soutenant notamment le Programme de développement agricole et rural saoudien

RIYAD: Afin de diversifier davantage son économie dépendante du pétrole, l'Arabie saoudite augmente sa production de café pour atteindre un équilibre relatif avec des cultures générant des rendements économiques élevés. Le pays a comme objectif de planter 1,2 million de caféiers d’ici à 2026, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Alors que le Royaume se hisse au rang des dix premiers pays consommateurs de café au monde, le gouvernement donne la priorité à ce produit à travers diverses initiatives visant à stimuler la croissance du secteur et à augmenter la production.

Ce changement souligne l’importance culturelle et économique croissante du café dans un pays où près de 400 000 caféiers Arabica produisent plus de 800 tonnes de café par an, principalement dans les régions de Jazan, Asir et Al-Baha.

À l’occasion de la Journée mondiale du café, célébrée chaque année le 1er octobre, le ministère de l'Environnement, de l'eau et de l'agriculture a publié des statistiques significatives sur la culture du café dans la région du sud du pays.

Il existe actuellement plus de 2 535 plantations de café dans cette région, dont plus de 500 plantations modèles.

L’accent mis sur l’expansion de la production de café Arabica dans 15 gouvernorats supplémentaires de la région du sud-ouest s’aligne sur les objectifs de la Vision 2030, démontrant l’engagement du gouvernement à soutenir l’économie nationale à travers l’industrie du café.

Cette évolution met en relief le double rôle du café dans le pays comme tradition culturelle et force économique.

Le ministère a lancé plusieurs initiatives pour encourager la culture du café, notamment le soutien du Programme de développement agricole et rural, afin de favoriser le développement, la transformation et la commercialisation de la production de café Arabica.

En outre, le ministère a signé un contrat d’investissement de quinze ans pour la première «ville du café» du Royaume avec la Société coopérative agricole basée à  Baljurashi dans la région d’Al-Baha.

En août, cette société a officialisé un accord de 72 millions de riyals saoudiens (un riyal = 0,25 euro) avec le Fonds de développement agricole, pavant la voie aux progrès agricoles grâce à des technologies de pointe.

Le café, qui est l’un des produits connaissant le plus d’échanges commerciaux sur les marchés agricoles internationaux, constitue une source de revenus importante dans de nombreux pays.

Il est cultivé sur plus de dix millions d'hectares dans plus de cinquante pays, contribuant aux moyens de subsistance d'environ 125 millions de personnes en Amérique latine, en Afrique et en Asie.

Les types de café Arabica et Robusta sont les plus cultivés dans le monde, représentant respectivement 65 % et 35 % environ de la production commerciale totale.

Le rapport de la SPA donne en conclusion des statistiques selon lesquelles les personnes dans le monde consomment plus de 500 milliards de tasses de café par an.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.