L'inscription de la réserve d’Uruq Bani Ma'arid par l'UNESCO souligne les efforts de l'Arabie saoudite

Cette photo intitulée «Groupe d'oryx d'Arabie sur fond de dunes de sable» faisait partie de la demande de l'Arabie saoudite pour l'inscription de « Uruq Bani Ma'arid » sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. (Photo d'Othman Llewellyn / Centre national pour la faune)
Cette photo intitulée «Groupe d'oryx d'Arabie sur fond de dunes de sable» faisait partie de la demande de l'Arabie saoudite pour l'inscription de « Uruq Bani Ma'arid » sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. (Photo d'Othman Llewellyn / Centre national pour la faune)
Intitulée «Gazelle des sables près de l'acacia», cette photo faisait partie de la demande du Royaume pour l'inscription de "Uruq Bani Ma'arid" sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. (Photo de Muhammad Al Yousifi)
Intitulée «Gazelle des sables près de l'acacia», cette photo faisait partie de la demande du Royaume pour l'inscription de "Uruq Bani Ma'arid" sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. (Photo de Muhammad Al Yousifi)
Intitulé «Couloir inter-dunale au printemps», fait partie de la demande du Royaume pour l'inscription de «Uruq Bani Ma’arid» sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. (Photo de Muhammad Al Yousifi)
Intitulé «Couloir inter-dunale au printemps», fait partie de la demande du Royaume pour l'inscription de «Uruq Bani Ma’arid» sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. (Photo de Muhammad Al Yousifi)
Autrefois peuplée d'oryx, de gazelles des sables et d'autruches, la réserve aride d'Uruq Bani Ma'arid contient des habitats vitaux pour la survie de nombreuses espèces. (Photo fournie)
Autrefois peuplée d'oryx, de gazelles des sables et d'autruches, la réserve aride d'Uruq Bani Ma'arid contient des habitats vitaux pour la survie de nombreuses espèces. (Photo fournie)
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Publié le Samedi 30 septembre 2023

L'inscription de la réserve d’Uruq Bani Ma'arid par l'UNESCO souligne les efforts de l'Arabie saoudite

  • La décision est considérée comme une reconnaissance de l'engagement de l’Arabie saoudite à protéger et à préserver les écosystèmes naturels et le patrimoine culturel
  • L'inscription de la réserve sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO intervient plus de 30 ans après qu'elle a été désignée comme zone protégée

LONDRES: La réserve d'Uruq Bani Ma'arid est devenue le premier site naturel d'Arabie saoudite à être inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, rejoignant ainsi les six sites du patrimoine artificiel du Royaume déjà inscrits.

Selon le prince Badr ben Abdellah, ministre saoudien de la Culture, qui a annoncé la décision de l'organisation le 20 septembre, l'ajout du site «contribue à souligner l'importance du patrimoine naturel à l'échelle mondiale et reflète la valeur exceptionnelle de la réserve».

Mais le dévouement de l’Arabie saoudite à la protection de son environnement naturel est loin d'être un phénomène nouveau. La reconnaissance de l'UNESCO reflète l'engagement de longue date du pays en faveur de la préservation d'un environnement naturel diversifié et d'importance internationale, engagement qui remonte à près de quarante ans.

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S'étendant sur 12 765 kilomètres carrés, la réserve d'Uruq Bani Ma'arid se trouve à la limite ouest du Quart Vide (Rub al Khali), le plus grand désert de sable du monde. La topographie variée du désert crée une grande variété d'habitats pour la faune et la flore. (Photo fournie)

L'inscription de la réserve d'Uruq Bani Ma'arid, en bordure de Rub al-Khali, également connu sous le nom de «quart vide», intervient plus de 30 ans après que la zone a été désignée comme zone protégée.

Mais ce n'est pas le premier site de ce type à bénéficier d'un statut de protection. Cet honneur est revenu à Harrat al-Harrah, un plateau volcanique de 13 775 kilomètres carrés situé dans le nord du pays, qui a été désigné comme réserve en 1986, il y a 37 ans.

Uruq Bani Ma'arid a rejoint la liste en 1992 et depuis lors, la flore et la faune de la réserve ont été réintroduites et protégées avec sensibilité, un engagement qui a transformé ce qui était autrefois un paysage presque stérile de plus de 12 500 kilomètres carrés en un havre de diversité.

En 1994, alors que dix zones avaient obtenu le statut de zone protégée, un article publié dans la revue universitaire internationale GeoJournal a montré l'état lamentable d'Uruq Bani Ma'arid, une zone autrefois riche en faune.

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La réserve d'Uruq Bani Ma'arid contient des habitats vitaux pour la survie de nombreuses espèces. (Photo fournie)

C'est là, par exemple, que l'oryx d'Arabie, alors disparu à l'état sauvage, a été aperçu pour la dernière fois. En fait, comme l'indique le document intitulé «Protected Areas in Saudi Arabia: Sustainable Use of Natural Resources», «Uruq Bani Ma'arid abritait de nombreuses espèces animales aujourd'hui disparues».

Le problème qui avait motivé l'intervention officielle dans la région en 1992 était que l'équilibre séculaire de l'utilisation durable des ressources naturelles avait été rompu par la croissance rapide de la population humaine en Arabie saoudite et par l'invasion de routes et d'autres infrastructures dans des zones autrefois éloignées, perturbant des écosystèmes entiers dans ce processus.

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Cette photo intitulée «La grêle recouvre les dunes de sable» faisait partie de la demande du Royaume pour l'inscription de Uruq Bani Ma'arid sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. (Photo de Hamad Al Qahtani / Centre national pour la faune)

«Les gens se souviennent encore très bien de la diversité de la faune de la région, et les récits de leur chasse sont toujours d'actualité», a écrit Abdellah Alwelaie, du département de géographie de l'université islamique Imam Mohammed ben Saoud à Riyad, dans l'article de GeoJournal de 1994.

EN BREF

La réserve d'Uruq Bani Ma'arid a pris place aux côtés de six autres sites du patrimoine mondial de l'UNESCO en Arabie saoudite.

Les pentes du Jabal Tuwayq, à l'ouest de la réserve, abritaient autrefois des bouquetins, tandis que les oueds, les plaines désertiques et les dunes de sable regorgeaient d'oryx d'Arabie, de gazelles des sables et d'autruches d'Arabie.

«Ils sont maintenant tous éteints à l'état sauvage dans cette région», écrit Alwelaie, qui se console en indiquant que certaines espèces sauvages continuent de résister, notamment le loup d'Arabie, le renard des sables, le chat sauvage, le chat des sables et le ratel.

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Intitulée «Couloir inter-dunale au printemps», cette photo faisait partie de la demande du Royaume pour l'inscription de Uruq Bani Ma'arid sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. (Photo de Muhammad Al Yousifi)

Près de 30 ans plus tard, bon nombre de ces espèces et d'autres encore prospèrent à nouveau dans la réserve − et, en fait, dans les 13 autres réserves d'Arabie saoudite. Ces 14 paysages spéciaux représentent environ 5% du territoire du Royaume, soit une superficie totale de plus de 82 000 kilomètres carrés.

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L’oasis d'Al-Ahsa dans la province orientale de l'Arabie saoudite. (Photo, Ministère de la culture)

Ce n'est toutefois qu'un début. Dans le cadre de la vaste Initiative verte saoudienne, une «initiative de l'ensemble de la société» lancée en 2021 «afin de lutter contre le changement climatique, améliorer la qualité de vie et protéger la planète pour les générations futures» et dans le cadre de l'engagement du Royaume à atteindre zéro émission nette d'ici 2060, l'Arabie saoudite s'est engagée à protéger 30% de ses paysages terrestres et marins d'ici 2030. Elle s'est également engagée à planter 10 milliards d'arbres dans tout le pays au cours des prochaines décennies.

Par ailleurs, Uruq Bani Ma'arid a pris place parmi les six autres sites du patrimoine mondial de l'UNESCO en Arabie saoudite. Il s'agit du site archéologique de Hegra à AlUla (qui a été le premier à être inscrit, en 2008), du district d'At-Turaif à Diriyah (ajouté à la liste en 2010), de Jeddah historique, la porte de La Mecque (2014), de l'art rupestre de la région de Hail (2015), de l'oasis d'Al-Ahsa − un paysage culturel en évolution (2018), et de la zone culturelle de Ḥima (2021). 

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Intitulée «Bord de l'escarpement de Tuwayq», cette photo faisait partie de la demande du Royaume pour l'inscription de Uruq Bani Ma'arid sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. (Photo de Tarek Abulhawa / Centre national de la faune)

En janvier dernier, l'Arabie saoudite a été élue à la présidence du Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO par un vote unanime des 20 autres pays membres qui sont parties à la Convention du patrimoine mondial de 1972.

Ce mois-ci, Riyad a accueilli la 45e session annuelle du comité. Comme l'a posté sur Twitter la délégation permanente de l’Arabie saoudite auprès de l'UNESCO, il s'agissait d'un «nouveau chapitre de notre histoire en évolution».

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La réserve saoudienne d'Uruq Bani Ma'arid a été officiellement ajoutée à la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO lors de la 45e session du Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO qui s'est tenue à Riyad du 10 au 25 septembre. (Photo fournie)

L'importance accordée par l'Arabie saoudite à son patrimoine naturel et culturel, qui se manifeste par le développement minutieux de sites historiques tels que AlUla et Diriyah en tant que destinations touristiques mondiales, se reflète également dans la liste des 14 sites inscrits sur la «liste indicative» de l'UNESCO des lieux que les pays ont l'intention d'envisager pour une nomination sur la liste principale.

Six de ces sites ont été ajoutés à la liste indicative cette année seulement. Il s'agit d'une collection de structures préhistoriques en pierre découvertes en dix endroits de l’Arabie saoudite, d'anciens barrages qui racontent l'histoire de la gestion de l'eau, d'une collection de cinq sites représentatifs du patrimoine pétrolier de l'Arabie saoudite, dont le célèbre «puits numéro 7» à Dammam, et de Tapline, l'oléoduc trans-arabe de 1 648 km d'Aramco qui, entre 1950 et 1976, a transporté le pétrole de Qaisumah, sur la côte du Golfe, jusqu'au port méditerranéen de Sidon, au Liban.

Deux des sites récemment proposés pourraient toutefois rejoindre la réserve d'Uruq Bani Ma'arid en tant que sites naturels sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

L'un d'eux est le «refuge bioclimatique de l'Arabie occidentale», une série de crêtes montagneuses, de forêts et de zones humides qui abritent les vestiges d'anciennes espèces végétales et animales.

L'autre site est «les paysages culturels ruraux des monts Sarawat», un ensemble de sept paysages situés le long de la partie la plus méridionale des monts Hijaz, appréciés pour leurs «caractéristiques géographiques uniques et leur cadre montagneux spectaculaire qui offrent un environnement sûr et défendable pour l'établissement humain, l'agriculture protégée et les haltes commerciales fortifiées».

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Le village du patrimoine de Thee Ain, dans la province d'Al-Baha, au sud-ouest de l'Arabie saoudite, date de plusieurs centaines d'années. (Photo, Susan Baaghil/Autorité du Tourisme Saoudien/Archives)

Ces projets s'inscrivent directement dans les objectifs ambitieux de l’initiative verte saoudienne, dont le troisième forum annuel aura lieu cette année pendant la conférence des Nations unies sur le changement climatique de 2023, la COP28, à l'Expo City de Dubaï, le 4 décembre.

Comme l'a déclaré l'année dernière Yasir al-Rumayyan, gouverneur du Fonds d'investissement public et président d’Aramco, lors du deuxième forum de l’initiative verte saoudienne qui s'est tenu pendant la COP27 dans la ville égyptienne de Charm el-Cheikh, l'initiative représente «un tournant dans les efforts verts ayant déjà changé à la fois la conversation et les faits, et promet un avenir vert ancré autour de l'ambition de l'Arabie saoudite d'atteindre zéro émission nette d'ici 2060, transformant les ambitions nationales en actions réelles qui ont un impact positif sur le monde».

Sur le terrain, en Arabie saoudite, cette ambition est symbolisée par une liste d'environnements protégés qui se développe rapidement et qui est spectaculaire, notamment son site vedette, récemment reconnu au niveau international, la réserve d'Uruq Bani Ma'arid.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Gaza : la Défense civile annonce 19 morts dans une frappe, Israël confirme avoir tiré sur un bâtiment de l'ONU

Une photo prise du côté israélien de la frontière avec la bande de Gaza montre un panache de fumée s'élevant des explosions au-dessus de bâtiments détruits dans la partie nord du territoire palestinien, le 30 mars 2025. (Photo de Menahem KAHANA / AFP)
Une photo prise du côté israélien de la frontière avec la bande de Gaza montre un panache de fumée s'élevant des explosions au-dessus de bâtiments détruits dans la partie nord du territoire palestinien, le 30 mars 2025. (Photo de Menahem KAHANA / AFP)
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  • « Dix-neuf martyrs, dont neuf enfants, ont été tués dans le bombardement de la clinique de l'Unrwa, qui abrite des personnes déplacées dans le camp de réfugiés de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza »,
  • Un communiqué militaire précise que la frappe a visé « des terroristes du Hamas (qui) se cachaient dans un poste de commandement » établi dans l'édifice.

GAZA, TERRITOIRES PALESTINIENS : La Défense civile de la bande de Gaza a fait état mercredi de 19 morts dans une frappe israélienne sur un bâtiment de l'ONU abritant une clinique. L'armée israélienne a confirmé y avoir visé des combattants du Hamas.

« Dix-neuf martyrs, dont neuf enfants, ont été tués dans le bombardement de la clinique de l'Unrwa, qui abrite des personnes déplacées dans le camp de réfugiés de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza », a déclaré à l'AFP Mahmoud Bassal, le porte-parole de la Défense civile, revoyant à la hausse un bilan précédent de 16 morts.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a confirmé avoir frappé un bâtiment de l'Unrwa abritant une clinique à Jabalia.

Un communiqué militaire précise que la frappe a visé « des terroristes du Hamas (qui) se cachaient dans un poste de commandement » établi dans l'édifice.

L'armée a assuré qu' « avant la frappe, de nombreuses mesures ont été prises pour atténuer le risque de porter atteinte à des civils » et dénoncé ce qu'elle qualifie d'utilisation systématique d'infrastructures civiles par le mouvement islamiste palestinien.

Israël accuse le Hamas d'utiliser la population de Gaza comme bouclier humain, une accusation régulièrement rejetée par le mouvement islamiste.

Le ministère des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne a condamné un « massacre », réitérant son appel à la communauté internationale pour mettre fin à la guerre entre Israël et le Hamas qui dure depuis près de 18 mois.

Le 2 mars, Israël a coupé l'entrée de l'aide humanitaire à Gaza. Les hôpitaux encore ouverts fonctionnent au ralenti en raison des pénuries de fournitures médicales et de carburant pour les générateurs.

Au cours de la guerre déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023, l'armée israélienne a déjà frappé à de nombreuses reprises des bâtiments de l'Unrwa abritant des Palestiniens déplacés, affirmant que les lieux servaient aussi de repaire à des combattants du Hamas.

Les Nations unies estiment que la plupart des 2,4 millions d'habitants de la bande de Gaza ont fui leur domicile en raison des combats et des bombardements, certains parce que leur logement était détruit, d'autres pour tenter de se mettre à l'abri.

Plus de 1 000 personnes ont été tuées dans la bande de Gaza depuis la reprise des bombardements israéliens le 18 mars, après deux mois de trêve, selon les chiffres du ministère de la Santé du Hamas pour la bande de Gaza.


Les lieux de beauté de Riyad s'animent à l'occasion des festivités de l'Aïd

Le Wadi Hanifa offre un éventail d'activités passionnantes (AN photos)
Le Wadi Hanifa offre un éventail d'activités passionnantes (AN photos)
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  • Riyad prend un charme magique pendant l'Aïd Al-Fitr, devenant une plaque tournante de pique-niques festifs.
  • Les familles célèbrent l'Aïd Al-Fitr en pique-niquant et en s'amusant en plein air.

Riyad : Riyad prend un charme magique pendant l'Aïd Al-Fitr, devenant une plaque tournante de pique-niques festifs.

L'une des destinations les plus populaires est Wadi Hanifa, une vallée sereine située au cœur de la capitale. Avec sa verdure luxuriante, ses lacs artificiels, ses canaux d'eau et sa faune variée, elle offre une évasion parfaite aux amoureux de la nature et aux amateurs d'activités de plein air.

Mohammed Abdul Jaleel, un visiteur libanais, a déclaré : "Nous sommes ici avec des amis et de la famille : "Nous sommes ici avec nos amis et notre famille, nous faisons un barbecue et nous célébrons cette occasion spéciale avec joie. Le temps est parfait, les enfants jouent et les familles profitent au maximum de cette période avant l'arrivée de l'été.

Il a ajouté : "Qu'il s'agisse de randonnée, de cyclisme ou de pique-nique au bord de l'eau, Wadi Hanifa offre une retraite rafraîchissante dans la nature".

Le Wadi Hanifa offre un éventail d'activités passionnantes (AN photos)
Le Wadi Hanifa offre un éventail d'activités passionnantes (AN photos)

Baddiuzz Zaman Sheikh, un habitant de Riyad qui fête l'Aïd avec des amis, a déclaré : "C'est un endroit idéal pour pique-niquer : "C'est un endroit idéal pour pique-niquer. Je viens souvent ici pour faire des barbecues. Entouré de montagnes et de lacs, c'est une escapade populaire."

Tous ceux qui connaissent la région connaissent sans doute Wadi Hanifa, autrefois une décharge, aujourd'hui une oasis luxuriante dans le désert, transformée par la Commission royale pour la ville de Riyad, avec des jardins, des zones humides et des milliers d'arbres.

Outre les promenades nocturnes et les pique-niques, Wadi Hanifa propose toute une série d'activités passionnantes - et nombreux sont ceux qui ignorent qu'il s'agit d'une destination mondiale pour les coureurs.

Le site web Great Runs met en avant les "sentiers entretenus" situés près du quartier diplomatique, qui proposent une boucle de 8 km dans un décor désertique. Au sud de la vallée, le parc Stone Dam met les athlètes au défi avec un escalier de 210 marches.

Jamal Hassan, un expatrié yéménite qui jouait aux cartes avec des amis, a déclaré : "Cette magnifique vallée située à la périphérie de Riyad offre des canaux d'eau, des couloirs de verdure, des allées et des aires de pique-nique au milieu des vergers et des fermes, ce qui en fait une attraction de premier plan pour les résidents et les visiteurs.

"Riyad avait besoin d'un endroit comme celui-ci - une échappée dans la nature loin de l'agitation de la ville. C'est un endroit parfait pour se détendre.

Le Wadi Hanifa offre un éventail d'activités passionnantes (AN photos)
Le Wadi Hanifa offre un éventail d'activités passionnantes (AN photos)

Le Wadi Namar, au sud de la capitale, est un autre lieu de pique-nique très prisé pour l'Aïd. Son barrage, son lac et ses chutes d'eau pittoresques attirent les visiteurs tout au long de l'année.

Tabinda Qamar, qui s'y est rendue avec sa famille, raconte : "Le premier jour de l'Aïd, c'est le jour de l'Aïd : "Le premier jour de l'Aïd, il y avait tellement de monde que la sécurité nous a demandé de revenir plus tôt le lendemain. C'est ce que nous avons fait, et nous avons passé un excellent moment. Le parc est spacieux, avec des aires de jeux pour les enfants, ce qui en fait un lieu idéal pour les familles et les amis. C'est un lieu de vacances parfait, et nous l'avons vraiment apprécié.

De nombreuses personnes visitent également le parc Salam, qui comprend un grand lac illuminé avec des fontaines, des aires de jeux, des espaces verts et des zones récréatives. Anciennement une ferme privée avec des palmiers-dattiers, un lotissement résidentiel et une mosquée vieille de 70 ans, le parc a été transformé en raison de son emplacement stratégique et du besoin d'espaces ouverts de la ville.

Rumana Ambar, qui a visité le site avec sa famille, a déclaré : "C'est un lieu de retraite naturel dans une ville animée, idéal pour des vacances en famille ou entre amis. Avec ses installations bien entretenues, il s'impose comme l'une des principales attractions de Riyad."

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

       

Le blocus israélien contraint les boulangeries de Gaza à fermer, la faim menace à nouveau

Un garçon est assis à l'arrière d'un chariot tricycle contenant des sacs de farine fournis par l'agence turque d'aide aux sinistrés AFAD, reçus d'un centre d'approvisionnement affilié à l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), dans le quartier d'al-Tifah de la ville de Gaza, le 1er avril 2025. (Photo Bashar TALEB / AFP)
Un garçon est assis à l'arrière d'un chariot tricycle contenant des sacs de farine fournis par l'agence turque d'aide aux sinistrés AFAD, reçus d'un centre d'approvisionnement affilié à l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), dans le quartier d'al-Tifah de la ville de Gaza, le 1er avril 2025. (Photo Bashar TALEB / AFP)
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  • Mardi, le PAM a indiqué qu'il « distribuerait ses derniers colis alimentaires dans les deux prochains jours ».
  • Les organisations humanitaires internationales ont, elles aussi, tiré la sonnette d'alarme.

GAZA, TERRITOIRES PALESTINIENS : Dans une boulangerie industrielle de la ville de Gaza, ravagée par la guerre, le tapis roulant qui livrait des milliers de pains pita par jour est à l'arrêt. Une conséquence du blocus israélien, qui menace à nouveau le territoire de famine.

La Families Bakery est l'une des 25 boulangeries industrielles soutenues par le Programme alimentaire mondial (PAM). L'agence onusienne a annoncé la mise à l'arrêt de l'établissement, « en raison du manque de farine et de carburant ».

Mardi, le PAM a indiqué qu'il « distribuerait ses derniers colis alimentaires dans les deux prochains jours ».

Cet organisme onusien était « le seul pourvoyeur des boulangeries de Gaza » et fournissait tout ce dont elles avaient besoin, indique à l'AFP Abed al-Ajrami, président de l'Association des propriétaires de boulangeries du territoire palestinien, à la tête de la Families Bakery. 

« Les répercussions de la fermeture des boulangeries seront très difficiles pour les gens, car ils n'ont aucune alternative », s'inquiète-t-il.

Devant le grand four éteint de son entreprise, il explique que les boulangeries étaient au cœur du programme de distribution alimentaire de l'agence onusienne, qui livrait du pain dans les camps abritant les habitants déplacés par la guerre à travers Gaza.

Les négociations indirectes entre Israël et le Hamas ont échoué à prolonger une trêve de six semaines qui avait accordé un fragile répit aux Gazaouis après 15 mois de guerre, leur permettant de retourner dans leurs maisons souvent détruites.

Le 2 mars, Israël a imposé un blocus total au territoire palestinien. L'entrée de l'aide internationale, qui avait recommencé à affluer avec le cessez-le-feu, a été bloquée, et l'alimentation électrique de la principale usine de dessalement du territoire palestinien a été coupée.

Le 18 mars, l'armée israélienne a repris ses bombardements sur Gaza, suivis d'opérations terrestres. Des combattants palestiniens ont de leur côté recommencé à lancer des roquettes sur Israël depuis Gaza.

Mardi, le Hamas a accusé Israël d'utiliser la famine comme « arme directe » dans le conflit, après l'attaque d'une école de l'ONU dans le sud d'Israël le 7 octobre 2023. Il a également appelé les nations arabes et islamiques à « agir d'urgence pour sauver Gaza de la famine et de la destruction ».

Les organisations humanitaires internationales ont, elles aussi, tiré la sonnette d'alarme.

Gavin Kelleher, du Conseil norvégien pour les réfugiés, a pointé, lors d'un briefing la semaine dernière, la « misère totale » qui accable les Gazaouis retrouvant leurs habitations bombardées.

« Nous avons été mis en échec (...) On ne nous permet pas d'apporter des vivres, nous ne pouvons pas répondre aux besoins », a-t-il déploré.

« Quand Save The Children distribue de la nourriture à Gaza, nous voyons des foules massives parce que chaque personne dépend de l'aide dans le territoire », souligne de son côté Alexandra Saieh, de l'ONG britannique.

Mais « cette bouée de sauvetage n'existe plus ».