Incendie de l'ambassade de Suède à Bagdad: 18 policiers irakiens condamnés

La police anti-émeute irakienne tente de disperser les partisans du religieux chiite irakien Moqtada al-Sadr rassemblés pour une manifestation devant l'ambassade de Suède à Bagdad (Photo, AFP).
La police anti-émeute irakienne tente de disperser les partisans du religieux chiite irakien Moqtada al-Sadr rassemblés pour une manifestation devant l'ambassade de Suède à Bagdad (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 13 septembre 2023

Incendie de l'ambassade de Suède à Bagdad: 18 policiers irakiens condamnés

  • Le 20 juillet, en pleine nuit, des partisans du puissant leader religieux Moqtada Sadr avaient mis le feu à l'ambassade de Suède
  • Une partie de ces officiers ont été radiés définitivement de la police, selon le verdict

BAGDAD: Dix-huit officiers de la police irakienne ont été condamnés mardi à des peines allant jusqu'à trois ans de prison pour n'avoir pas empêché des manifestants d'envahir et d'incendier l'ambassade de Suède à Bagdad en juillet, ont indiqué à l'AFP deux sources de sécurité.

Le 20 juillet, en pleine nuit, des partisans du puissant leader religieux Moqtada Sadr avaient mis le feu à l'ambassade de Suède à Bagdad, en représailles à deux événements organisés à Stockholm durant lesquels un exemplaire du Coran avait été profané par un réfugié irakien, Salwan Momika.

Mardi, un tribunal des Forces de sécurité intérieures à Bagdad a reconnu 18 officiers de police coupables de "s'être abstenus de mener à bien leur devoir" en laissant les manifestants envahir et incendier l'ambassade, selon une copie du verdict consultée par l'AFP et dont l'authenticité a été confirmée par un haut responsable du ministère de l'Intérieur présent à l'audience.

Les condamnés peuvent interjeter appel, d'après la même source. Un deuxième haut responsable du ministère de l'Intérieur a confirmé sous anonymat la condamnation des 18 officiers.

De 6 mois à 3 ans de prison 

Huit officiers ont écopé de trois ans de prison, sept officiers ont été condamnés à deux ans et trois mois de détention, tandis que trois autres ont été condamnés à un an et six mois de prison.

Une partie de ces officiers ont été radiés définitivement de la police, selon le verdict. Les condamnés sont issus de différents services, notamment la police de Bagdad ou encore les forces de protection des ambassades et des diplomates.

Les profanations du Coran, organisées à plusieurs reprises cet été en Suède ou au Danemark, ont déclenché une vague d'indignations internationales et provoqué des tensions entre ces pays scandinaves et plusieurs pays musulmans du Moyen-Orient.

Bagdad avait annoncé en juillet l'expulsion de l'ambassadrice suédoise, reprochant aux autorités de Stockholm les permissions délivrées par la police pour la tenue de tels rassemblements.

Les autorités suédoises ont condamné les profanations du Coran mais soulignent la prédominance de la liberté de parole et de rassemblement sur leur sol.

A Stockholm, Salwan Momika a, lui, été entendu mardi par la police suédoise dans le cadre d'une demande d'extradition présentée par l'Irak, qui souhaite son rapatriement pour le faire juger devant un tribunal irakien.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.