Voitures électriques: un «score environnemental» pour se protéger de la Chine

Des voitures électriques Nissan et Volkswagen sont garées à une station de recharge Charge Point EV le 28 juillet 2023 à Corte Madera, en Californie. (Justin Sullivan/Getty Images/AFP)
Des voitures électriques Nissan et Volkswagen sont garées à une station de recharge Charge Point EV le 28 juillet 2023 à Corte Madera, en Californie. (Justin Sullivan/Getty Images/AFP)
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Publié le Samedi 29 juillet 2023

Voitures électriques: un «score environnemental» pour se protéger de la Chine

  • A partir du 1er janvier 2024, chaque véhicule vendu en France devrait recevoir un «score environnemental» en fonction des émissions générées par sa fabrication
  • «Cette réforme va nous permettre de réserver le soutien public aux véhicules électriques qui ont la meilleure empreinte carbone et qui sont donc produits dans les pays et usines les plus décarbonés», a souligné le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire

PARIS : Les subventions pour les voitures électriques pourraient être bientôt subordonnées en France à un «score environnemental» susceptible de limiter les importations chinoises.

Le gouvernement français a lancé vendredi une consultation sur la réforme du bonus écologique, aide de plusieurs milliers d'euros qui serait accordée pour l'achat ou la location longue durée d'un véhicule peu polluant.

A partir du 1er janvier 2024, chaque véhicule vendu en France devrait recevoir un «score environnemental» en fonction des émissions générées par sa fabrication.

Cette initiative doit permettre de «soutenir les véhicules les plus vertueux sur le plan environnemental», selon le gouvernement.

Il s'agit de favoriser «les batteries et les véhicules qui sont produits en Europe parce que leur empreinte carbone est bonne», avait expliqué Emmanuel Macron en présentant la mesure le 11 mai.

Alors que le marché automobile électrique explose, cette mesure permettrait de protéger l'Europe d'un afflux de véhicules importés. La Chine, en particulier, domine le marché des voitures électriques, mais son industrie reste encore largement dépendante du charbon.

La mesure constituerait aussi une réponse à l'IRA, cet ensemble de subventions attribuées par le gouvernement américain pour accélérer les investissements verts aux Etats-Unis, notamment dans l'industrie des véhicules électriques.

La France innove ainsi au niveau européen, alors que l'Union tarde à se positionner face à ces nouveaux concurrents.

«Cette réforme va nous permettre de réserver le soutien public aux véhicules électriques qui ont la meilleure empreinte carbone et qui sont donc produits dans les pays et usines les plus décarbonés», a souligné le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, dans une déclaration transmise jeudi à l'AFP.

«C'est intéressant, mais il ne faut pas que ce soit une usine à gaz», a commenté une lobbyiste de l'industrie automobile. «Ne soyons pas naïfs dans nos échanges avec les pays hors d'Europe», il faut s'attendre à une réplique à ces mesures, a-t-elle averti.

Dans le détail, l'empreinte carbone de l'acier, de l'aluminium et des autres matériaux nécessaires à la fabrication des voitures, comme le verre, serait prise en compte dans des calculs complexes de ce «score environnemental», tout comme la transformation puis l'assemblage de ces matériaux.

- Le Maire en Chine -

Les conditions de fabrication des batteries, très émettrices de CO2, joueront aussi un rôle déterminant dans son élaboration.

Le type de véhicule (citadine, familiale...) et son acheminement jusqu'en France (bateau, train ou avion), s'il est importé, seront pris en compte.

En imposant ces critères environnementaux, «nous donnons un avantage aux entreprises françaises et européennes qui font l'effort de diminuer leur empreinte environnementale», a assuré à l'AFP la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher.

Le gouvernement français a assigné un objectif ambitieux à la filière automobile nationale: produire deux millions de véhicules électriques en France à horizon 2030, contre 1,3 million en 2022.

Les groupes français Renault et franco-italo-américain Stellantis (Peugeot-Fiat-Chrysler) ont déjà pris des engagements pour convertir leurs usines à l'électrique et commencé à fabriquer des batteries en France.

Le patron de Stellantis, Carlos Tavares, n'a de cesse de critiquer l'avantage que laisse selon lui l'Europe aux constructeurs chinois, face à une révolution électrique qu'il qualifie de «brutale».

Cette nouvelle étape dans l'élaboration du «score environnemental» survient à quelques heures d'une visite de Bruno Le Maire en Chine. Il doit rencontrer les dirigeants de BYD, l'autre géant de la voiture électrique avec l'américain Tesla, mais aussi ceux de XTC, grand fournisseur de matériaux pour les batteries.

XTC a annoncé en mai un important investissement dans les batteries à Dunkerque, avec le français Orano. BYD étudie plusieurs implantations pour construire une usine automobile en Europe, tout comme Tesla, le passage du marché européen à l'électrique (100% des voitures neuves en 2035) promettant des volumes importants.

Les délais de consultation, fixés au 25 août, sont très courts pour un projet de décret et d'arrêté particulièrement complexe dans sa mise opérationnelle, a dit Journal de l’Automobile Xavier Horent, délégué général du syndicat professionnel Mobilians.

«Nous allons naturellement apporter notre contribution en regardant aussi la cohérence et la simplicité d'aides à l'achat pour les acheteurs», a-t-il affirmé.


Le prince héritier saoudien émet des directives pour freiner la hausse des prix des terrains et des loyers à Riyad

En réponse à la hausse des prix des terrains et des coûts de location à Riyad, le prince héritier Mohammed bin Salman a ordonné samedi une série de mesures visant à atteindre la stabilité dans le secteur de l'immobilier. (SPA)
En réponse à la hausse des prix des terrains et des coûts de location à Riyad, le prince héritier Mohammed bin Salman a ordonné samedi une série de mesures visant à atteindre la stabilité dans le secteur de l'immobilier. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed bin Salman a ordonné samedi une série de mesures visant à atteindre la stabilité dans le secteur immobilier,
  • La décision fait suite à une étude menée par la Commission royale pour la ville de Riyad et le Conseil des affaires économiques et du développement.

RIYAD : En réponse à la hausse des prix des terrains et des coûts de location à Riyad, le prince héritier Mohammed bin Salman a ordonné samedi une série de mesures visant à atteindre la stabilité dans le secteur immobilier, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Cette décision fait suite à une étude menée par la Commission royale pour la ville de Riyad et le Conseil des affaires économiques et du développement, qui a évalué les défis auxquels est confronté le marché de la capitale saoudienne.

Un aspect clé de la directive sera la levée des restrictions sur les transactions foncières et le développement dans le nord de Riyad.

Cette mesure permettra la vente, l'achat, la division et la subdivision de terrains dans les zones désignées, ainsi que la délivrance de permis de construire, a rapporté l'agence de presse SPA.

Les zones concernées comprennent une section de 17 kilomètres carrés au nord de Riyad, bordée par la route King Khalid à l'ouest et la route Prince Saud bin Abdullah bin Jalawi au sud, ainsi qu'une zone de 16,2 kilomètres carrés au nord de la route King Salman, qui s'étend jusqu'à la route Abu Bakr Al-Siddiq et le district d'Al-Qayrawan.

Ces ajouts, combinés aux suspensions précédemment levées couvrant 48,28 kilomètres carrés, portent la superficie totale disponible pour le développement à Riyad à 81,48 kilomètres carrés.

Afin d'améliorer l'accès au logement, le RCRC a été chargé de fournir aux citoyens des terrains résidentiels planifiés et aménagés.

Entre 10 000 et 40 000 parcelles seront mises à disposition chaque année au cours des cinq prochaines années, à un prix plafonné à 1 500 riyals le mètre carré. Ces terrains seront proposés aux citoyens mariés ou aux personnes âgées de plus de 25 ans, à condition qu'ils ne possèdent pas de biens immobiliers.

Des règles strictes régiront la délivrance de ces terrains, interdisant la revente, la location ou l'hypothèque pendant 10 ans, sauf s'ils servent à financer une construction. Si le terrain reste inexploité pendant cette période, le gouvernement en redeviendra propriétaire et l'acheteur sera remboursé.

Pour stimuler davantage l'offre immobilière, des amendements au système de redevances sur les terres blanches (une politique conçue pour encourager le développement des terres vacantes) seront introduits dans les 60 jours.

En outre, des mesures réglementaires seront mises en œuvre dans les 90 jours pour assurer un juste équilibre entre les propriétaires et les locataires.

Enfin, l'Autorité générale de l'immobilier et le RCRC ont été chargés de surveiller et de contrôler les prix de l'immobilier à Riyad.

Ils soumettront des rapports périodiques pour évaluer l'efficacité de ces mesures et garantir la stabilité et l'accessibilité du marché immobilier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La campagne de logement de Good Regions a reçu 1,8 milliard de don pendant le ramadan

Cette initiative a permis de soutenir plus de 11 479 familles grâce à des dons en espèces, des solutions de financement, des dons pour la construction d'unités de logement et des contributions en nature. (AFP)
Cette initiative a permis de soutenir plus de 11 479 familles grâce à des dons en espèces, des solutions de financement, des dons pour la construction d'unités de logement et des contributions en nature. (AFP)
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  • Cette initiative a permis de soutenir plus de 11 479 familles grâce à des dons en espèces, des solutions de financement, des dons pour la construction d'unités de logement et des contributions en nature.
  • « Cette large participation reflète l'esprit de responsabilité sociale de notre peuple et incarne la vision nationale qui consiste à fournir aux familles méritantes une stabilité résidentielle digne », a déclaré M. Al-Kuraidis.

RIYAD : Un total de 1,8 milliard de riyals saoudiens (491,7 millions de dollars) a été donné à la campagne de logement Jood Regions d'Arabie saoudite au cours du mois de Ramadan.

Cette initiative a permis de soutenir plus de 11 479 familles grâce à des dons en espèces, des solutions de financement, des dons pour la construction d'unités de logement et des contributions en nature.

Abdulaziz Al-Kuraidis, secrétaire général de la National Developmental Housing Corporation (Sakan), a remercié tous les donateurs de la campagne, y compris le roi Salman et le prince héritier Mohammed bin Salman, qui ont donné un total combiné de 150 millions de SR.

« Cette large participation reflète l'esprit de responsabilité sociale de notre peuple et incarne la vision nationale qui consiste à fournir aux familles méritantes une stabilité résidentielle digne », a déclaré M. Al-Kuraidis.

« À la Fondation Sakan, en collaboration avec nos partenaires, nous continuerons à développer des initiatives et des partenariats innovants qui contribuent au développement durable et aident à atteindre les objectifs de la Vision 2030 saoudienne. »

Al-Kuraidis a déclaré que la plateforme continuerait à faire progresser les objectifs de la Fondation Sakan en mettant en œuvre des projets complets.

La campagne Jood Regions vise à fournir des logements adéquats aux familles dans toute l'Arabie saoudite. Elle a été lancée pour la première fois pendant le Ramadan 2024 et a fourni plus de 10 000 unités de logement aux familles dans le besoin dans les 13 provinces.

L'initiative comprend des événements visant à sensibiliser et à encourager la participation de la communauté, en réunissant des entrepreneurs, des dirigeants et d'autres personnes pour s'assurer que les citoyens peuvent accéder à un logement convenable avec facilité et fiabilité, réalisant ainsi les objectifs des initiatives de développement du logement.

La plateforme Wad Al-Iskan a joué un rôle essentiel dans le succès de la campagne Jood Regions, a déclaré M. Al-Kuraidis. La plateforme est une autre initiative de Sakan qui permet aux gens d'aider les familles à obtenir un logement adéquat en soumettant leurs dons en ligne. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Les exportations saoudiennes de chocolat ont atteint 123 millions de kg en 2024

Le marché des sucreries et du chocolat est en croissance, stimulé par la demande accrue des consommateurs pour des options variées, la forte demande de chocolat et les promotions spéciales de l'Aïd Al-Fitr stimulent les ventes. (SPA)
Le marché des sucreries et du chocolat est en croissance, stimulé par la demande accrue des consommateurs pour des options variées, la forte demande de chocolat et les promotions spéciales de l'Aïd Al-Fitr stimulent les ventes. (SPA)
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  • Les consommateurs achètent en grandes quantités, car les chocolats sont un élément clé des célébrations de l'Aïd.
  • Les prix varient en fonction du type, de l'origine, de l'emballage et des assiettes de service.

RIYAD : Le marché des sucreries et du chocolat est en pleine croissance, stimulé par la demande croissante des consommateurs pour davantage de choix, la forte demande en chocolat et les promotions spéciales de l'Aïd Al-Fitr qui dynamisent les ventes.

Selon l'Autorité de la Zakat, des impôts et des douanes, les importations de chocolat du Royaume dépasseront 123 millions de kg en 2024, reflétant une demande accrue, a rapporté samedi l'Agence de presse saoudienne.

Les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni, la Jordanie, l'Égypte et la Turquie figurent parmi les principaux pays d'où le Royaume importe du chocolat, proposant une grande variété de produits pour répondre aux attentes des consommateurs.

Les magasins s'empressent de proposer une large gamme de bonbons et de chocolats fabriqués localement ou importés. Les consommateurs achètent en grandes quantités, car les chocolats sont un élément clé des célébrations de l'Aïd.

Les prix varient en fonction du type, de l'origine, de l'emballage et des assiettes de service. Les sucreries locales varient entre 30 SR (8 $) et 150 SR (40 $) le kilogramme, y compris les bonbons, les caramels, les biscuits et les chocolats.

L'autorité a attribué la stabilité des prix à l'abondance de la production et aux faibles coûts de fabrication, bien que les bonbons importés, en particulier d'Europe et d'Orient, soient plus chers. Le chocolat pur ou noir avec des garnitures spéciales peut coûter jusqu'à SR 300 par kg.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com