L'Ukraine affirme avoir intercepté 36 missiles de croisière russes

Des militaires ukrainiens tirent avec un obusier automoteur Caesar vers des positions russes dans l'est de l'Ukraine le 28 décembre 2022 (Photo, AFP).
Des militaires ukrainiens tirent avec un obusier automoteur Caesar vers des positions russes dans l'est de l'Ukraine le 28 décembre 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 27 juillet 2023

L'Ukraine affirme avoir intercepté 36 missiles de croisière russes

  • Les forces ukrainiennes ont intercepté trois missiles Kalibr lors d'une première série de frappes dans l'après-midi et 33 missiles X-101 et X-555
  • Les missiles ont été tirés depuis huit bombardiers stratégiques russes Tu-95 depuis le sud-est en se dirigeant vers l'ouest de l'Ukraine

KIEV: L'armée de l'air ukrainienne a affirmé mercredi avoir intercepté 36 missiles de croisière tirés par la Russie lors d'une nouvelle vague de bombardements, au 18e mois de l'invasion du pays par Moscou.

"Le 26 juillet, 36 missiles de croisières de l'ennemi ont été détruits", a assuré sur Telegram Mykola Olechtchouk, commandant de l'armée de l'air ukrainienne. Il n'a pas précisé si des missiles russes avaient atteint leur cible lors de cette attaque.

Selon l'armée de l'air, les forces ukrainiennes ont intercepté trois missiles Kalibr lors d'une première série de frappes dans l'après-midi et 33 missiles X-101 et X-555 en début de soirée.

Les missiles ont été tirés depuis huit bombardiers stratégiques russes Tu-95 depuis le sud-est en se dirigeant vers l'ouest de l'Ukraine en "changeant constamment de direction", selon la même source.

En revanche, l'armée de l'air a évoqué une autre frappe russe dans la soirée à l'aide de chasseurs MiG-31 qui ont tiré quatre missiles hypersoniques Kinjal, particulièrement difficile à intercepter.

Cette frappe a visé la région de Khmelnytsky, dans l'ouest de l'Ukraine, déjà ciblée à plusieurs reprises par la Russie.

"Les informations concernant les conséquences des tirs de X-47 Kinjal sont en cours de clarification", ont indiqué les forces ukrainiennes.

L'Otan dénonce l'attitude «dangereuse» de la Russie en mer Noire

"Les Alliés et l'Ukraine ont fermement condamné la décision de la Russie de se retirer de l'accord céréalier en mer Noire et ses tentatives délibérées de stopper les exportations agricoles de l'Ukraine dont dépendent des centaines de millions de personnes dans le monde", indique un communiqué de l'Otan.

Ils condamnent également "les récentes attaques de missiles de la Russie contre Odessa, Mykolaïv et d'autres villes portuaires (d'Ukraine), y compris l'attaque cynique par drones de Moscou contre des structures de stockage de céréales à Reni", port très proche de la frontière roumaine, poursuit le texte.

"La Russie porte l'entière responsabilité de ses actions dangereuses et de l'escalade dans la région de la mer Noire", a déclaré le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg.

"Les actions de la Russie posent également des risques substantiels pour la stabilité dans la mer Noire, d'une importance stratégique pour l'Otan. Les Alliés intensifient leur soutien à l'Ukraine et renforcent leur vigilance", a-t-il insisté.

«Excellent travail»

Le président Volodymyr Zelensky a remercié les militaires pour avoir repoussé la majorité de l'attaque aérienne russe, précisant que "quelques missiles ont touché (leur cible) et des fragments de missiles sont tombés".

Il a estimé que les systèmes de défense antiaérienne de l'Ukraine, en grande partie fournis par les Occidentaux, dont le très sophistiqué Patriot américain, ont fait "un excellent travail".

Dans la région de Dnipro (centre-est), le gouverneur Serguiï Lyssak a annoncé sur Telegram que les débris d'un missile russe abattu ont provoqué un incendie qui a été maîtrisé sans faire de victimes.

La Russie a multiplié les bombardements sur les villes ukrainiennes depuis deux semaines, visant en particulier le port d'Odessa sur la mer Noire, où des infrastructures servant à l'exportation de céréales par l'Ukraine ont été touchées.

La Russie dit régulièrement viser des cibles militaires ukrainiennes dans la région de Khmelnytsky, situées à plusieurs centaines de kilomètres de la ligne de front.


L'Iran refuse de négocier directement avec les États-Unis

Un Iranien marche sous une bannière du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, lors d'une journée pluvieuse à Téhéran, le 5 avril 2025. (Photo ATTA KENARE / AFP)
Un Iranien marche sous une bannière du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, lors d'une journée pluvieuse à Téhéran, le 5 avril 2025. (Photo ATTA KENARE / AFP)
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  • Le mois dernier, Donald Trump a adressé une lettre aux dirigeants iraniens dans laquelle il propose d'engager des négociations sur leur programme nucléaire
  • « Des négociations directes avec une partie qui menace constamment de recourir à la force (...) et dont les différents responsables expriment des positions contradictoires n'auraient pas de sens », a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères.

TEHERAN : L'Iran a rejeté dimanche tout dialogue direct avec les États-Unis, estimant que cela « n'aurait aucun sens », alors que le président américain Donald Trump suggère des pourparlers directs et menace de bombarder le pays en cas d'échec de la diplomatie.

Les pays occidentaux, les États-Unis en tête, soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire depuis des décennies. Téhéran rejette ces allégations et affirme que ses activités nucléaires n'ont qu'une finalité civile, notamment en matière d'énergie.

Le mois dernier, Donald Trump a adressé une lettre aux dirigeants iraniens dans laquelle il propose d'engager des négociations sur leur programme nucléaire. Mais le président américain a également menacé de bombarder l'Iran en cas d'échec de la diplomatie et a pris des sanctions supplémentaires à l'encontre du secteur pétrolier iranien. 

« Des négociations directes avec une partie qui menace constamment de recourir à la force (...) et dont les différents responsables expriment des positions contradictoires n'auraient pas de sens », a déclaré samedi soir le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, selon des propos rapportés dimanche par son ministère.

« Mais nous restons attachés à la diplomatie et sommes prêts à essayer la voie de négociations indirectes », a ajouté M. Araghchi. 

Jeudi, le président américain a affirmé qu'il préférait mener des « négociations directes » avec l'Iran.

« À quoi bon menacer si l'on veut négocier ? », s'est interrogé samedi le président iranien, Massoud Pezeshkian, élu l'an dernier avec la promesse de reprendre le dialogue avec l'Occident afin d'obtenir un allègement des sanctions pour relancer l'économie.

En 2015, l'Iran a conclu un accord avec les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Chine, Russie, États-Unis, France et Royaume-Uni) et l'Allemagne pour encadrer ses activités nucléaires.

Le texte prévoyait un allègement des sanctions en échange d'une limitation des activités nucléaires iraniennes. 

En 2018, Donald Trump a retiré son pays de l'accord avec fracas durant son premier mandat et rétabli les sanctions. En guise de représailles, l'Iran s'est désengagé du texte et a accéléré son programme nucléaire.

L'Iran ne cherche pas à se doter de l'arme nucléaire, mais « n'aura d'autre choix que de le faire » en cas d'attaque contre le pays, a mis en garde lundi Ali Larijani, un proche conseiller du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.


Netanyahu rencontrera lundi Trump à la Maison Blanche

Le président américain Donald Trump et  le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (Photo AFP)
Le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (Photo AFP)
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  • Le président américain Donald Trump accueillera le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, lundi, pour aborder plusieurs sujets, des droits de douane à l'Iran.
  • Israël se verra ainsi infliger des tarifs douaniers s'élevant à 17 %.

JERUSALEM : Le président américain Donald Trump accueillera le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, lundi, pour aborder plusieurs sujets, des droits de douane à l'Iran, ont annoncé samedi ses services.

« Les deux dirigeants vont s'entretenir des droits de douane, des efforts pour ramener les otages israéliens, des relations israélo-turques, de la menace iranienne et de la lutte contre la Cour pénale internationale », a déclaré le bureau du Premier ministre dans un communiqué. 

Une grande partie des produits que les États-Unis importent du reste du monde sont soumis, depuis samedi, à des droits de douane additionnels de 10 %, mais l'addition sera encore plus lourde dès le 9 avril pour certains pays qui exportent plus qu'ils n'importent auprès du partenaire américain.

Israël se verra ainsi infliger des tarifs douaniers s'élevant à 17 %.

Cette annonce intervient également au moment où un nouveau cessez-le-feu semble lointain dans le territoire palestinien de Gaza, où l'armée israélienne a intensifié ses opérations, et où les tensions autour du nucléaire iranien s'intensifient.

Le président américain, qui a appelé Téhéran à entamer des négociations sur son programme nucléaire, a menacé ces derniers jours de bombarder l'Iran en cas d'échec de la diplomatie.

L'Iran se dit prêt à discuter avec les États-Unis, mais a refusé des pourparlers directs sous la menace et la pression.


Londres accuse Israël d'avoir refoulé deux députés travaillistes britanniques

Le ministre britannique des Affaires étrangères David Lammy s'exprime lors d'une conférence de presse à Jérusalem le 15 août 2024. (Photo d'archives AFP)
Le ministre britannique des Affaires étrangères David Lammy s'exprime lors d'une conférence de presse à Jérusalem le 15 août 2024. (Photo d'archives AFP)
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  • Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy, a accusé  Dans la nuit de samedi à dimanche, Israël d'avoir refoulé deux députées travaillistes à leur entrée à l'aéroport international de l'État hébreu.
  • « Il est inacceptable, contre-productif et profondément inquiétant que deux membres du Parlement britannique, aient été interpellés et se soient vu refuser l'entrée par les autorités israéliennes », a tonné le chef de la diplomatie.

LONDRES : Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy, a accusé  Dans la nuit de samedi à dimanche, Israël d'avoir refoulé deux députées travaillistes à leur entrée à l'aéroport international de l'État hébreu, dans le cadre d'un voyage officiel.

« Il est inacceptable, contre-productif et profondément inquiétant que deux membres du Parlement britannique, dans le cadre d'une délégation parlementaire en Israël, aient été interpellés et se soient vu refuser l'entrée par les autorités israéliennes », a tonné le chef de la diplomatie dans un communiqué de son ministère publié sur X.

« J'ai clairement fait savoir à mes homologues du gouvernement israélien que nous n'accepterions pas un tel traitement réservé à des parlementaires britanniques avec qui nous sommes en contact et à qui nous apportons notre soutien », a insisté M. Lammy.

Le ministre a rappelé que « le gouvernement du Royaume-Uni restait focalisé sur la reprise du cessez-le-feu et des négociations pour mettre fin à l'effusion de sang, ainsi que sur la libération des otages et la fin du conflit dans la bande de Gaza ».

La diplomatie britannique n'a dévoilé aucun détail supplémentaire.

S'appuyant sur un communiqué du ministère israélien de l'Immigration cité par la chaîne de télévision Sky News, le journal The Guardian indique que les parlementaires refoulées à l'aéroport Ben Gourion, près de Tel-Aviv, sont deux femmes, Yuan Yang et Abtisam Mohamed. Elles sont soupçonnées d'avoir voulu « documenter les activités des forces de sécurité (israéliennes) et diffuser une haine contre Israël ».

Mercredi dernier, Hamish Falconer, sous-secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères, a dénoncé l'élargissement des opérations militaires d'Israël dans la bande de Gaza, se disant « profondément préoccupé » par la reprise des hostilités.

« La politique du gouvernement britannique et celle du gouvernement israélien diffèrent. Ces divergences persisteront jusqu'à ce que nous retrouvions la voie d'une solution à deux États », avait déclaré M. Falconer devant la commission des Affaires étrangères du Parlement britannique.