En Ouzbékistan, clôture du scrutin présidentiel promis au sortant Mirzioïev

Le président de l'Ouzbékistan, Shavkat Mirziyoyev, dépose son bulletin de vote dans un bureau de vote lors d'un référendum à Tashkent, Ouzbékistan, dimanche 30 avril 2023. (AP)
Le président de l'Ouzbékistan, Shavkat Mirziyoyev, dépose son bulletin de vote dans un bureau de vote lors d'un référendum à Tashkent, Ouzbékistan, dimanche 30 avril 2023. (AP)
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Publié le Dimanche 09 juillet 2023

En Ouzbékistan, clôture du scrutin présidentiel promis au sortant Mirzioïev

  • Les Ouzbeks ont voté pour élire leur président. Le dirigeant sortant, Chavkat Mirzioïev, est quasiment assuré de remporter un troisième mandat à la tête du pays
  • Cette présidentielle sans réel suspense, dont les résultats préliminaires devraient être connus lundi, a été convoquée par M. Mirzioïev dans la foulée du référendum constitutionnel du 30 avril, adopté par plus de 90% des électeurs

TACHKENT: Les Ouzbeks ont voté dimanche pour élire leur président lors d'un scrutin anticipé où le dirigeant sortant, Chavkat Mirzioïev, est quasiment assuré de remporter un troisième mandat à la tête de l'Ouzbékistan, pays le plus peuplé d'Asie centrale qu'il dirige depuis 2016.

Les bureaux de vote ont fermé à 20H00 locales (15H00 GMT), ont constaté des journalistes de l'AFP dans la capitale Tachkent, à l'issue d'un scrutin déjà reconnu comme valide dans la matinée par la Commission électorale.

D'après la même source, près de 70% des 19,2 millions d'électeurs avaient voté à 17H00 locales (12H00 GMT) dans cette ex-république soviétique riche en gaz et à la position stratégique, au coeur de la région.

Cette présidentielle sans réel suspense, dont les résultats préliminaires devraient être connus lundi, a été convoquée par M. Mirzioïev dans la foulée du référendum constitutionnel du 30 avril, adopté par plus de 90% des électeurs.

Elu en 2016 dans un fauteuil puis aisément reconduit en 2021 sans réelle concurrence d'après les observateurs internationaux, cet ingénieur agronome de formation âgé de 65 ans se présente comme un réformateur à même de guider son pays sur la voie du développement et de l'ouverture.

Devant consacrer le projet de "Nouvel Ouzbékistan" plus juste, mantra du président affiché partout, le scrutin du 30 avril a également validé le passage du quinquennat au septennat et autorise Chavkat Mirzioïev à se représenter pour deux mandats supplémentaires.

Des mesures qui permettent au dirigeant de rester théoriquement au pouvoir jusqu'en 2037, après avoir été Premier ministre entre 2003 et 2016.

Médicaments gratuits

L'issue du vote fait peu de doute : tous les Ouzbeks rencontrés par l'AFP ont assuré qu'ils donneraient leur voix au dirigeant sortant, qui fait face à trois candidats méconnus.

"J'espère que Chavkat Mirzioïev sera le futur président, pour qu'il accélère la lutte contre la corruption, qu'il remarque les problèmes que nous avons avec l'écologie", témoigne Nodira Khidoïatova, cheffe d'entreprise de 57 ans, rencontrée à la sortie d'un bureau de vote, où, comme partout, les isoloirs ne comportent pas de rideaux et les bulletins n'ont pas d'enveloppes.

Et pour les électeurs ne pouvant se déplacer, l'urne est apportée à domicile, a observé l'AFP, tandis que les médias étatiques montrent des images où des flots de personnes se déplacent dans les bureaux de vote, parfois en dansant et en chantant.

Après avoir voté à domicile, Moukhaio Andourazzokova, 84 ans, espère que le "futur président s'occupe des retraités, en fournissant gratuitement des médicaments, et aux jeunes", dans un pays à majorité jeune et à la forte croissance démographique.

Quant à Rousibou Guibadoullina, vendeuse de rue à Krasnogorsk, elle aimerait "demander au président candidat Mirzioïev que la jeune génération puisse se reposer dans des camps de vacances l'été, comme sous l'Union soviétique", dans cette ancienne cité minière où une fresque murale des années cinquante à la gloire de l'URSS est visible sur un immeuble de la place principale.

Coupure de gaz

Car les difficultés économiques persistent malgré les progrès, avec de nombreux Ouzbeks devant se rendre en Russie pour nourrir leurs familles.

Soudeur de 40 ans habitant Tachkent, Sounnat Touïtchiev attend du nouveau président qu'il règle les "problèmes de gaz", après un hiver marqué par des coupures à répétition et "améliorer la qualité des routes".

A l'international, l'objectif affiché de M. Mirzioïev est de poursuivre sa politique d'ouverture afin d'attirer des investissements étrangers, en rupture avec le quart de siècle d'isolement de l'Ouzbékistan sous Islam Karimov, dont il était le Premier ministre.

Mais en interne, le paysage politique n'a que peu évolué, avec seulement cinq partis autorisés, tous soutenant peu ou prou la politique présidentielle.

Et ce scrutin ne fait pas exception, avec un immense favori qui fait face à des concurrents quasi-inconnus, bien que les programmes et affiches, en ouzbek et en russe, soient répartis de façon équitable entre les candidats.

Une formule déjà éprouvée lors les scrutins dans les ex-républiques soviétiques d'Asie centrale et pointé du doigt par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) qualifiant la campagne de "discrète, reflétant l'absence d'opposition au président sortant".

Et des ONG ont critiqué la répression de rares manifestations contre un amendement constitutionnel en juillet 2022 dans le nord du pays, ayant fait 21 morts selon le bilan officiel.


Laurent Blanc retrouve Karim Benzema à Al-Ittihad

Laurent Blanc, l'entraîneur français de Lyon, réagit pendant le match de football de L1 entre le FC Nantes et l'Olympique Lyonnais (OL) au Stade de la Beaujoire-Louis Fonteneau à Nantes, dans l'ouest de la France, le 11 janvier 2023. L'entraîneur de football français Laurent Blanc a été nommé entraîneur du club saoudien Al-Ittihad en Arabie saoudite, a annoncé le club le 13 juillet 2024. (Photo LOIC VENANCE / AFP)
Laurent Blanc, l'entraîneur français de Lyon, réagit pendant le match de football de L1 entre le FC Nantes et l'Olympique Lyonnais (OL) au Stade de la Beaujoire-Louis Fonteneau à Nantes, dans l'ouest de la France, le 11 janvier 2023. L'entraîneur de football français Laurent Blanc a été nommé entraîneur du club saoudien Al-Ittihad en Arabie saoudite, a annoncé le club le 13 juillet 2024. (Photo LOIC VENANCE / AFP)
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  • Sans club depuis son limogeage par Lyon en septembre 2023, Laurent Blanc va rebondir en Arabie Saoudite comme entraîneur d'Al-Ittihad et retrouvera Karim Benzema, la grande vedette de l'équipe basée à Djeddah
  • Blanc, dont la durée du contrat n'a pas été précisée, va donc tenter de relancer sa carrière en Arabie saoudite au sein d'un club prestigieux sur le plan local

PARIS: Sans club depuis son limogeage par Lyon en septembre 2023, Laurent Blanc va rebondir en Arabie Saoudite comme entraîneur d'Al-Ittihad et retrouvera Karim Benzema, la grande vedette de l'équipe basée à Djeddah.

Douze ans après l'avoir dirigé à l'Euro-2012 sous les couleurs de l'équipe de France, l'ancien sélectionneur va de nouveau avoir l'ex-Madrilène sous ses ordres. Depuis cette date et l'élimination des Bleus en quarts de finale contre l'Espagne (2-0), futur lauréat de l'épreuve, Benzema est devenu une star mondiale, remportant cinq Ligue des champions avec le Real Madrid et le Ballon d'Or en 2022 avant de céder aux sirènes des pétrodollars saoudiens l'an dernier.

La carrière de Blanc (58 ans) sur le banc a elle été beaucoup plus sinueuse après ce bref passage à la tête des Tricolores (2010-2012). L'ex-défenseur champion du monde (1998) et d'Europe (2000) a connu la gloire nationale mais pas de consécration européenne avec le PSG (2013-2016) avant une pige au Qatar à Al-Rayyan (entre décembre 2020 et février 2022) et une expérience douloureuse à l'OL.

Nommé en octobre 2022 par Jean-Michel Aulas, "le Président" a effectué une deuxième partie de saison 2022-2023 plutôt prometteuse mais a fait les frais de la cession du club lyonnais à l'homme d'affaires américain John Textor.

Lanterne rouge au bout de quatre journées au début de l'exercice suivant, il est démis de ses fonctions pour être remplacé par l'Italien Fabio Grosso, autre vainqueur de la Coupe du monde (2006).

- 3e entraîneur en un an -

Blanc, dont la durée du contrat n'a pas été précisée, va donc tenter de relancer sa carrière en Arabie saoudite au sein d'un club prestigieux sur le plan local mais qui sort d'une saison totalement ratée et assez mouvementée.

Champion en 2023, Al-Ittihad n'a terminé que cinquième de la Ligue saoudienne cette année, à 42 points du champion Al-Hilal, et ne s'est pas qualifié pour la Ligue des champions d'Asie, poussant les dirigeants à se séparer de l'entraîneur argentin Marcelo Gallardo, coupable d'avoir écarté un temps Benzema.

Selon plusieurs sources, le Français a d'ailleurs joué un rôle important dans le choix de Blanc. Très critiqué pour des performances loin des attentes malgré un contrat en or (200 millions d'euros par saison, selon plusieurs médias) et lui-même guère satisfait par le rendement de l'équipe au point d'avoir des envies d'ailleurs l'hiver dernier, l'attaquant de 36 ans a milité pour la venue d'un coach francophone. Une arrivée qui a provoqué la démission du président du club Louay Nazer, favorable à l'arrivée de l'Italien Stefano Pioli, parti de l'AC Milan.

Le voeu de Benzema a été exaucé avec la signature de Blanc qui sera son troisième entraîneur en un an (après le Portugais Nuno Espirito Santo et Gallardo) et disposera d'un effectif peuplé de plusieurs vieilles connaissances du football européen, en attendant d'autres possibles renforts cet été.

Outre Benzema, Al-Ittihad compte en effet dans ses rangs l'international français N'Golo Kanté (33 ans), présent à l'Euro-2024 en Allemagne avec les Bleus, et l'ex-Brésilien de Monaco et Liverpool Fabinho (30 ans).


Donald Trump blessé lors d'une apparente tentative d'assassinat et le tireur est tué par des agents des services secrets

Le candidat républicain Donald Trump est vu avec du sang sur le visage, entouré d'agents des services secrets, alors qu'il est évacué de la scène lors d'un événement de campagne à Butler Farm Show Inc. à Butler, en Pennsylvanie, le 13 juillet 2024. (Photo: AFP)
Le candidat républicain Donald Trump est vu avec du sang sur le visage, entouré d'agents des services secrets, alors qu'il est évacué de la scène lors d'un événement de campagne à Butler Farm Show Inc. à Butler, en Pennsylvanie, le 13 juillet 2024. (Photo: AFP)
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  • Un participant au rassemblement a été tué et deux autres spectateurs ont été blessés, selon les autorités
  • Le président Biden a condamné la violence en déclarant : "Il n'y a pas de place pour ce genre de violence en Amérique" : Il n'y a pas de place pour ce genre de violence en Amérique"

BUTLER, Pennsylvanie : Donald Trump a été touché à l'oreille lors d'une apparente tentative d'assassinat par un homme armé lors d'un rassemblement de campagne samedi, dans un incident chaotique et choquant qui alimentera les craintes d'instabilité à l'approche de l'élection présidentielle américaine de 2024.

L'ancien président, âgé de 78 ans, a été évacué d'urgence, le visage maculé de sang, après la fusillade survenue à Butler, en Pennsylvanie, tandis que le tireur et un passant ont été tués et que deux spectateurs ont été grièvement blessés.

Le candidat républicain a levé un poing de défi vers la foule alors qu'il était emmené en sécurité et a déclaré par la suite : "J'ai reçu une balle qui a transpercé la partie supérieure de mon oreille droite".

Le président Joe Biden, qui devrait affronter M. Trump lors des élections très polarisées de novembre, a déclaré que l'incident était "malsain" et qu'il n'y avait "pas de place en Amérique pour ce genre de violence".

"Nous ne pouvons pas être comme ça", a déclaré M. Biden.

Lorsque les bangs se sont éteints, M. Trump, qui portait une casquette rouge "Make America Great Again", a grimacé et s'est porté la main à l'oreille, du sang étant visible sur son oreille et sa joue.

Il s'est écroulé sur le sol et les agents des services secrets ont envahi l'estrade, l'ont entouré et l'ont escorté brutalement hors de la scène jusqu'à un véhicule proche.

"Il est incroyable qu'un tel acte puisse avoir lieu dans notre pays", a déclaré M. Trump sur son réseau TruthSocial dans les heures qui ont suivi, dans des propos qui ne manqueront pas d'attiser les tensions politiques qui engloutissent déjà les États-Unis.

"J'ai tout de suite su que quelque chose n'allait pas car j'ai entendu un sifflement, des coups de feu, et j'ai immédiatement senti la balle déchirer la peau", a déclaré M. Trump.

"Je me suis rendu compte à ce moment-là de ce qui se passait.

Les services secrets américains ont déclaré dans un communiqué que le tireur présumé avait "tiré plusieurs coups de feu en direction de la scène depuis une position élevée à l'extérieur du rassemblement" avant d'être "neutralisé" par les agents.

Il a ajouté que M. Trump était "en sécurité et faisait l'objet d'une évaluation", tout en confirmant la mort d'un spectateur et les blessures graves de deux autres.

Le tireur n'a pas encore été identifié.

M. Trump a déclaré dans son communiqué : "Je tiens à présenter mes condoléances à la famille de la personne du rassemblement qui a été tuée".

L'attentat ayant provoqué une onde de choc dans le monde entier, Joe Biden a déclaré qu'il espérait s'entretenir bientôt avec M. Trump.

La fusillade s'est produite peu après que M. Trump a pris la parole lors de son dernier meeting de campagne avant la Convention nationale républicaine qui se tiendra à Milwaukee la semaine prochaine.

Signe de l'enjeu politique, J.D. Vance, possible candidat de Trump à la vice-présidence, a rapidement accusé la "rhétorique" de Biden d'être à l'origine de la fusillade.

Le rassemblement a sombré dans la panique après que des coups de feu ont été entendus et que des cris et des hurlements ont retenti.

On a entendu M. Trump dire au micro : "Laissez-moi prendre mes chaussures", alors que des agents de sécurité l'aidaient à se remettre debout.

Il s'est retourné vers la foule et a levé le poing à plusieurs reprises, tout en prononçant des mots qui n'étaient pas immédiatement discernables, dans ce qui est appelé à devenir une image emblématique.

Des agents ont fait monter le magnat dans un SUV, alors qu'il levait à nouveau le poing vers la foule.

"Nous avons vu beaucoup de gens s'effondrer, l'air confus. J'ai entendu les coups de feu", a déclaré John Yeykal, originaire de Franklin, en Pennsylvanie, qui assistait à son premier rassemblement de Trump.

Républicains et démocrates dénoncent les violences

L'ancien président Barack Obama a déclaré que la violence politique n'avait "absolument pas sa place dans notre démocratie".

Le chef de la minorité républicaine, Mitch McConnell, a ajouté : "Ce soir, tous les Américains sont reconnaissants que le président Trump semble aller bien après une attaque ignoble contre un rassemblement pacifique. La violence n'a pas sa place dans notre politique".

Le milliardaire Elon Musk a réagi en soutenant rapidement M. Trump.

"Je soutiens pleinement le président Trump et j'espère qu'il se rétablira rapidement", a écrit M. Musk sur le site X, qu'il possède avec le constructeur automobile Tesla, en partageant une vidéo de M. Trump frappant du poing alors qu'il est escorté à l'extérieur.

Les États-Unis ont un passé de violence politique, et les présidents, les anciens présidents et les candidats bénéficient d'une sécurité renforcée.

Le président John F. Kennedy a été assassiné en 1963 alors qu'il se trouvait dans son cortège, et son frère Bobby Kennedy a été abattu en 1968. Le président Ronald Reagan a survécu à une tentative d'assassinat en 1981.

M. Trump devrait recevoir l'investiture officielle de son parti lors de la convention nationale républicaine, qui débute lundi à Milwaukee.

"Cet acte horrible de violence politique lors d'un rassemblement de campagne pacifique n'a pas sa place dans ce pays et doit être unanimement et fermement condamné", a déclaré le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson, sur les réseaux sociaux.

Le chef de la majorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, s'est dit horrifié par ce qui s'est passé et soulagé que M. Trump soit sain et sauf. "La violence politique n'a pas sa place dans notre pays", a-t-il déclaré.

Un porte-parole des services secrets a déclaré sur les médias sociaux : "Le Secret Service a mis en place des mesures de protection et l'ancien président est en sécurité... Il s'agit maintenant d'une enquête active des services secrets et de plus amples informations seront communiquées dès qu'elles seront disponibles".

CNN a rapporté que M. Trump avait été blessé, mais n'a pas donné d'autres détails. On ne sait pas comment ni quelles blessures il a pu subir.

Un témoin a vu le tireur sur le toit

Ron Moose, un partisan de Trump qui se trouvait dans la foule, a décrit le chaos : "J'ai entendu environ quatre coups de feu et j'ai vu la foule s'effondrer, puis Trump s'est esquivé très rapidement. Les membres du Secret Service ont alors sauté et l'ont protégé dès qu'ils l'ont pu. En moins d'une seconde, ils étaient tous en train de le protéger".

M. Moose a déclaré avoir ensuite vu un homme courir et être poursuivi par des officiers en uniforme militaire. Il a déclaré avoir entendu d'autres coups de feu, mais ne pas savoir qui les avait tirés. Il a noté qu'à ce moment-là, des tireurs d'élite s'étaient installés sur le toit d'un entrepôt situé derrière la scène.

La BBC a interrogé un homme qui s'est décrit comme un témoin oculaire, affirmant avoir vu un homme armé d'un fusil ramper sur un toit près de l'événement. Cette personne, que la BBC n'a pas identifiée, a déclaré que lui et les personnes avec lesquelles il se trouvait ont commencé à pointer l'homme du doigt, essayant d'alerter la sécurité.

"Je me suis demandé pourquoi Trump continuait à parler. Pourquoi ne l'ont-ils pas fait sortir de scène ?", a déclaré l'homme, qui portait un chapeau rouge à l'effigie de Trump. "L'instant d'après, cinq coups de feu ont retenti.

La salle a été abandonnée, des chaises renversées et du ruban jaune de police autour de la scène. Un hélicoptère a survolé la salle et des agents des forces de l'ordre ont traversé la zone, comme l'a montré la vidéo. Des policiers armés ont également été vus sur un toit près de la scène où se tenait M. Trump.

La campagne de Joe Biden s'efforce de mettre en pause ses publicités télévisées et d'arrêter toute autre communication sortante, a déclaré un responsable de la campagne samedi.

M. Trump, qui a été président de 2017 à 2021, a facilement surpassé ses rivaux pour l'investiture républicaine au début de la campagne et a largement unifié autour de lui le parti qui avait brièvement vacillé dans son soutien après que ses partisans ont attaqué le Capitole américain le 6 janvier 2021, tentant de renverser sa défaite électorale de 2020.

L'homme d'affaires et ancienne star de la téléréalité a entamé l'année en faisant face à une série de soucis juridiques, dont quatre poursuites pénales distinctes. Fin mai, il a été reconnu coupable d'avoir tenté de dissimuler des paiements occultes à une star du porno, mais les trois autres poursuites dont il fait l'objet - dont deux pour avoir tenté de renverser sa défaite - ont été interrompues par divers facteurs, notamment une décision de la Cour suprême au début du mois, qui l'a déclaré partiellement immunisé contre les poursuites.


Zelensky qualifie la gaffe de Biden d'"erreur" qu'il peut "oublier"

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  • "C'est une erreur. Je pense que les États-Unis ont beaucoup soutenu les Ukrainiens. Nous pouvons oublier certaines erreurs, je pense que c'est le cas", a déclaré le chef d'Etat ukrainien.
  • Simon Harris a indiqué qu'il se rendrait en Ukraine "dans les semaines à venir" et a invité M. Zelensky à revenir en Irlande pour une visite officielle.

DUBLIN : Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié la gaffe de Joe Biden, qui l'a présenté jeudi comme le "président Poutine" lors du sommet de l'Otan à Washington, d'"erreur" qu'il peut "oublier".

"C'est une erreur. Je pense que les États-Unis ont beaucoup soutenu les Ukrainiens. Nous pouvons oublier certaines erreurs, je pense que c'est le cas", a déclaré le chef d'Etat ukrainien, lors d'une conférence de presse à l'aéroport de Shannon, dans l'ouest de l'Irlande.

Volodymyr Zelensky est de passage en Irlande avant de retourner en Ukraine après le sommet de l'Otan à Washington.

Jeudi, Joe Biden a annoncé le "président Poutine" alors qu'il accueillait sur scène Volodymyr Zelensky.

"Et maintenant je veux passer la parole au président de l'Ukraine, qui a autant de courage qu'il a de détermination. Mesdames et messieurs, le président Poutine", a déclaré le président américain.

Joe Biden, qui a orchestré la réponse occidentale à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, s'est aussitôt repris.

Il s'est écarté du micro avant de réaliser son erreur et d'y revenir pour dire: "Il va battre le président Poutine. Le président Zelensky. Je suis tellement concentré sur le fait de battre Poutine".

Volodymyr Zelensky s'est entretenu avec le Premier ministre irlandais Simon Harris à l'aéroport de Shannon.

"Merci beaucoup pour votre soutien, merci à l'Irlande d'avoir accueilli de nombreux réfugiés ukrainiens, vous étiez avec nous dès le début de l'invasion russe", a salué le président ukrainien.

Simon Harris a indiqué qu'il se rendrait en Ukraine "dans les semaines à venir" et a invité M. Zelensky à revenir en Irlande pour une visite officielle.

Lors de leur entretien bilatéral, les deux dirigeants ont discuté d'un possible accord sur le déminage, l'énergie, l'aide humanitaire et la sécurité alimentaire, a indiqué Simon Harris.