Un musulman français parcourt plus de 5 000 km à vélo pour accomplir le Hajj

Le cycliste français Nabil Ennasri à la mosquée du Prophète à Médine, après avoir traversé 11 pays à vélo pour effectuer le Hajj cette année (Photo, Instagram/nabilennasr).
Le cycliste français Nabil Ennasri à la mosquée du Prophète à Médine, après avoir traversé 11 pays à vélo pour effectuer le Hajj cette année (Photo, Instagram/nabilennasr).
Nabil Ennasri (Photo fournie).
Nabil Ennasri (Photo fournie).
Nabil Ennasri pédale pour sensibiliser au réchauffement climatique (Photo fournie).
Nabil Ennasri pédale pour sensibiliser au réchauffement climatique (Photo fournie).
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Publié le Lundi 26 juin 2023

Un musulman français parcourt plus de 5 000 km à vélo pour accomplir le Hajj

  • Nabil Ennasri a traversé 11 pays en 57 jours, racontant son voyage sur les réseaux sociaux pour sensibiliser la communauté musulmane au réchauffement climatique
  • Le cycliste a pu retracer le lent voyage effectué autrefois par les musulmans, et certains de ses propres parents

DJEDDAH: Nabil Ennasri, un Français d'origine marocaine est arrivé récemment en Arabie saoudite pour accomplir le Hajj, après avoir parcouru plus de 5 000 km à vélo.

Il a commencé son voyage à Paris le 22 avril et a traversé 11 pays, dont l'Italie, la Slovénie, la Croatie, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine, l'Albanie, la Grèce, la Jordanie et la Turquie.

Nabil Ennasri est un analyste politique, auteur et militant de la société civile française et s'intéresse à plusieurs problématiques sociales, dont la discrimination et l'éducation.

Nabil Ennasri pédale pour sensibiliser aux conséquences du réchauffement climatique (Photo fournie).

En partageant les nouvelles de son voyage sur les réseaux sociaux, cet homme de 41 ans a déclaré vouloir faire revivre l'expérience du pèlerinage traditionnel effectué par les musulmans dans le passé et attirer l'attention sur le réchauffement de la planète.

M. Ennasri a partagé une vidéo émouvante de son arrivée à la mosquée du Prophète à Médine, dans laquelle il déclare: «Il est difficile d'exprimer ces émotions parce que vous ne priez pas de la même manière quand vous avez mis 57 jours pour venir prier dans la sainte mosquée du Prophète que quand vous mettez sept heures d'avion.»

Lors de son court séjour à Djeddah, sur le chemin de La Mecque, le cycliste français a été chaleureusement accueilli par la Fédération saoudienne de cyclisme et a tenu une séance d'entraînement avec les membres du club sur la Corniche de Djeddah.

Nabil Ennasri (Photo fournie).

En partant pour La Mecque samedi, Nabil Ennasri a pu retracer le lent voyage effectué autrefois par les musulmans, et certains de ses propres parents.

«Certains membres de ma famille ont également voyagé à pied. Cela a pu prendre des mois, voire des années. Certains ont perdu la vie au cours du voyage», a-t-il déclaré.

«Lorsque je me souviens de ces moments, je trouve la force en moi.»

Notre planète est un toit commun et nous devons tous ensemble œuvrer pour la préserver au bénéfice des générations futures.

Nabil Ennasri, pèlerin français

Expliquant la signification de son voyage, il a ajouté: «Mon premier objectif est d'expliquer le réchauffement climatique ; c'est très important pour nos enfants et les générations futures.»

«Mon deuxième objectif est de comprendre quelles étaient les difficultés rencontrées par les pèlerins autrefois, de comprendre leurs longs périples à pied.»

Dans une autre vidéo tournée à Médine, Ennasri raconte: «J'ai reçu un message de mon ami Thomas, qui n'est pas musulman. Il me dit que même s'il ne partage pas ma foi, il est emballé par le projet, par le fait qu'on essaie à travers ce périple vers La Mecque d'interpeller autour de l'écologie et de l'environnement», explique-t-il.

«J'ai beaucoup apprécié son message et je lui ai répondu qu'au-delà de nos appartenances, de nos divergences philosophiques ou religieuses, il y a quelque chose de commun, qui est cette foi en l'humain. Notre planète est un toit commun et nous devons tous ensemble œuvrer pour la préserver au bénéfice des générations futures.»

Selon M. Ennasri, le réchauffement climatique est un problème majeur qui touche l'humanité aujourd'hui.

«Il est important pour moi de protéger la nature et notre monde, et d'expliquer cela à la communauté musulmane. Je pense qu'il y a un malentendu sur le réchauffement climatique; les gens ne comprennent pas de quoi il s'agit.»

M. Ennasri espère que son voyage incitera d'autres musulmans et membres de la communauté à repenser leur façon de voyager.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


« Libye, patrimoine révélé » : l’IMA  célèbre 50 ans de coopération  archéologique  

Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. (AFP)
Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. (AFP)
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  • Depuis la fin des années 1960, la MAFL explore l’ensemble  du territoire libyen
  • Ses travaux ont profondément renouvelé les connaissances sur l’histoire du pays, révélant des occupations humaines continues, des échanges méditerranéens anciens et des paysages façonnés par les sociétés du passé

PARIS: Le musée de l’Institut du monde arabe présente  Libye, patrimoine révélé, une exposition consacrée au  travail scientifique mené depuis près de cinquante ans  par la Mission archéologique française en Libye (MAFL),  en étroite collaboration avec les autorités libyennes. 

À travers une sélection de photographies, films et documents  scientifiques, l’exposition donne à voir la richesse exceptionnelle  du patrimoine libyen, de la préhistoire à l’époque médiévale, tout  en mettant en lumière les enjeux contemporains de recherche, de  préservation et de restauration dans un contexte particulièrement  fragile. 

Un demi-siècle de recherches archéologiques en  Libye 

Depuis la fin des années 1960, la MAFL explore l’ensemble  du territoire libyen. Ses travaux ont profondément renouvelé les connaissances sur l’histoire du pays, révélant des occupations humaines continues, des échanges méditerranéens anciens et des paysages façonnés par les sociétés du passé. 

L’exposition documente ce travail scientifique de terrain et rend  visibles des missions souvent menées dans des contextes  géographiques et politiques complexes.
Du Sahara à la Méditerranée : des sites majeurs Le parcours présente plusieurs zones emblématiques étudiées par les équipes franco-libyennes : le Sahara du Măsak et  ses milliers de vestiges préhistoriques, les fortifications romaines  de Bu Njem, les grandes cités antiques comme Leptis Magna,  ou encore Apollonia, dont une partie est aujourd’hui engloutie. 

Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. 

Préserver un patrimoine menacé 

Depuis 2011, le patrimoine archéologique libyen fait face à une  intensification du pillage et du trafic illicite. L’exposition revient  sur les actions menées par la MAFL aux côtés des autorités et des  forces de l’ordre internationales pour identifier les œuvres dispersées,  documenter les sites menacés et favoriser leur restitution. 

Libye, patrimoine révélé met en lumière l’archéologie comme outil de  connaissance, de coopération internationale et de sauvegarde d’un  patrimoine universel encore largement méconnu.

 


Louvre: le nouveau président du musée confirme le projet de grands travaux

Des visiteurs font la queue pour entrer au musée du Musée du Louvre à Paris, le 9 août 2023. (AFP)
Des visiteurs font la queue pour entrer au musée du Musée du Louvre à Paris, le 9 août 2023. (AFP)
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  • Le nouveau président du Musée du Louvre, Christophe Leribault, confirme le vaste plan de rénovation « Louvre Nouvelle Renaissance », estimé à plus d’un milliard d’euros et jugé indispensable
  • Après le cambriolage d’octobre, le projet inclut un renforcement de la sécurité, la réorganisation des espaces et la création d’une nouvelle présentation pour la Joconde

PARIS: Le nouveau président du Louvre, Christophe Leribault, arrivé dans le sillage du spectaculaire vol survenu en octobre dans ce musée, a confirmé mardi le vaste plan de rénovation de l'établissement annoncé en 2025 par Emmanuel Macron, jugeant par ailleurs son coût "incompressible".

Evalué à plus d'un milliard d'euros, le plan "Louvre Nouvelle Renaissance", qui prévoit notamment la rénovation du bâtiment existant et l'aménagement d'un nouvel espace pour la Joconde, a été mis entre parenthèses depuis le cambriolage du 19 octobre.

"C'est un projet capital et nécessaire pour le Louvre. On ne peut pas continuer d'accueillir 9 millions de visiteurs par la Pyramide. Et il faut impérativement revoir les infrastructures, refaire les couvertures et les installations techniques dans le périmètre de la Cour carrée", a déclaré Christophe Leribault au journal Le Monde.

"Le coût est incompressible", a ajouté celui qui a succédé le 25 février à Laurence Des Cars, mise en difficulté par une série de rapports ayant pointé l'obsolescence des dispositifs de sûreté dans le plus grand musée du monde.

Il a toutefois concédé "envisager de réduire certains aménagements (...), mais cela restera marginal en matière d'économie".

Il a aussi indiqué chercher "330 millions d'euros" supplémentaires auprès des mécènes pour financer les travaux de rénovation.

Alors que le cambriolage a mis au jour des failles au sein de la sûreté du bâtiment, M. Leribault a souligné que "les grilles d'accès au domaine ont été restaurées" et qu'"un poste mobile de police est désormais actif près de la Pyramide".

Il a par ailleurs annoncé que la galerie Apollon, où s'est déroulé le vol des joyaux de la couronne de France, "rouvrira dans le courant du mois de juillet, sans vitrine au centre, telle qu'elle avait été conçue au XVIIe siècle, c'est-à-dire comme une galerie d'apparat".

"Les objets précieux qui s'y trouvaient seront exposés dans l'aile Richelieu" et les joyaux non dérobés, dont la couronne de l'impératrice Eugénie, retrouvée endommagée, "vont rester en lieu sûr, en attendant de disposer d'un espace sécurisé ailleurs dans le musée", a-t-il poursuivi.

La part des recettes de billetterie affectée à la politique d'acquisition d'oeuvres doit pour sa part passer de 20% à 12%, a-t-il indiqué, suivant une préconisation de la Cour des comptes.


Art Jameel présente une double exposition aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite

“Study of History III” (2017) de Subas Tamang (avec l'autorisation de l’artiste)
“Study of History III” (2017) de Subas Tamang (avec l'autorisation de l’artiste)
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  • Une exposition majeure reliant Djeddah et Dubaï, explorant l’impact des systèmes de navigation sur la vie contemporaine
  • Plus de 40 artistes internationaux interrogent cartographie, mobilité et infrastructures à travers des œuvres variées

DUBAÏ : Art Jameel s’apprête à présenter une exposition transrégionale s’étendant sur l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Intitulée « Global Positioning System », cette exposition collective en deux volets ouvrira en mai à Hayy Jameel à Djeddah, parallèlement à une présentation au Jameel Arts Centre à Dubaï.

L’exposition, qui se tiendra à Djeddah du 20 mai au 17 octobre et à Dubaï du 9 mai au 4 octobre, réunit plus de 40 artistes issus de plus de 20 pays, explorant la manière dont les systèmes de navigation façonnent la vie contemporaine.

À travers une large diversité d’œuvres, l’exposition examine la cartographie, la mobilité et les infrastructures qui régissent les déplacements, tout en questionnant leurs limites et leurs défaillances.

Commissariée par Indranjan Banerjee et Lucas Morin, « Global Positioning System » rassemble des installations de grande envergure, des œuvres conceptuelles et des projets axés sur la recherche.

Nora Razian, directrice adjointe d’Art Jameel et responsable des expositions et des programmes, a déclaré :
« Pour la première fois, nous présentons une exposition qui se déploie sur nos deux sites à Dubaï et Djeddah.

« “Global Positioning System” interroge les outils et les systèmes que nous utilisons pour nous orienter, mettant en lumière les tensions entre représentation cartographique et réalités vécues.

« Cette exposition s’inscrit dans l’engagement d’Art Jameel à favoriser un dialogue transrégional, où mobilité et échanges sont essentiels pour soutenir l’interconnexion dans notre monde partagé. »

Le volet de Djeddah réunit une sélection variée d’artistes internationaux et régionaux, dont Bani Abidi, Mahmoud Alhaj, Mona Hatoum et Nalini Malani. Abidi, Ana Amorim et Cinthia Marcelle présenteront des œuvres dans les deux éditions, à Dubaï et à Djeddah.

À Dubaï, la présentation au Jameel Arts Centre comprend de nouvelles commandes d’artistes tels que Vishwa Shroff, Seher Naveed et Fatma Al-Ali, ainsi que des prêts internationaux, dont l’installation vidéo monumentale « Parallel I-IV (2012-2014) » du cinéaste Harun Farocki. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com