Cinq jeunes scientifiques remportent le Prix international Unesco-AI Fozan

Les lauréats de 2023 sont le Dr Federico Ariel, 40 ans, d'Argentine; le professeur Abdon Atangana, 37 ans, du Cameroun; le Professeur Qiaomei Fu, 39 ans, de Chine; le Dr Hesham Omran; et le Dr Jelena Vladic, 37 ans, de Serbie. (Photo fournie)
Les lauréats de 2023 sont le Dr Federico Ariel, 40 ans, d'Argentine; le professeur Abdon Atangana, 37 ans, du Cameroun; le Professeur Qiaomei Fu, 39 ans, de Chine; le Dr Hesham Omran; et le Dr Jelena Vladic, 37 ans, de Serbie. (Photo fournie)
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Publié le Mardi 20 juin 2023

Cinq jeunes scientifiques remportent le Prix international Unesco-AI Fozan

  • Chaque lauréat a reçu une médaille et une récompense de 50 000 dollars
  • Ce prix biennal a été créé par l’Unesco en 2021, en partenariat avec la fondation Al-Fozan d'Arabie saoudite

PARIS: Cinq jeunes scientifiques exceptionnels provenant d'Argentine, du Cameroun, de Chine, d'Égypte et de Serbie ont été récompensés par le prestigieux Prix international Unesco-AI Fozan pour la promotion de jeunes scientifiques dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques, lors d'une cérémonie qui s’est tenue au siège de l'Unesco, à Paris, le 19 juin.

Chaque lauréat a reçu une médaille et une récompense de 50 000 dollars (1 dollar = 0,92 euro).

Ce prix biennal a été créé par l’Unesco en 2021, en partenariat avec la fondation Al-Fozan d'Arabie saoudite.

Le jury inaugural était composé de trois scientifiques accomplis, à savoir le Dr Edna Matta-Camacho, biologiste structurale (Colombie), qui a fondé STEM Tolina, un programme éducatif; le professeur Didier Queloz (Suisse), qui a partagé le prix Nobel de physique avec Michel Mayor en 2019 pour la découverte de la première exoplanète; et le Dr Fadji Zaouna Maina (Niger), scientifique de la Terre au centre de vol spatial Goddard de la Nasa aux États-Unis.

Les lauréats de 2023 sont le Dr Federico Ariel, 40 ans, d'Argentine; le professeur Abdon Atangana, 37 ans, du Cameroun; le Professeur Qiaomei Fu, 39 ans, de Chine; le Dr Hesham Omran; et le Dr Jelena Vladic, 37 ans, de Serbie.

Les recherches novatrices d'Ariel ont approfondi notre compréhension du rôle joué par les ARN longs non codants chez les plantes. De la même manière que l'émergence des vaccins à ARN a été salvatrice pendant la récente pandémie, le développement de technologies à base d'ARN pouvant remplacer les pesticides synthétiques nocifs assurera un environnement plus sûr pour les êtres humains et la nature.

Son travail a posé les bases de l'utilisation des ARN pour transmettre des informations aux plantes en évitant le recours aux organismes génétiquement modifiés (OGM). Il conçoit des molécules d'ARN spéciales qui agissent comme des substances naturelles exogènes pour aider les plantes à s'adapter aux stress environnementaux et à résister aux agents pathogènes nuisibles, réduisant ainsi le besoin de pesticides synthétiques. L'une de ses réalisations clés est le développement d'une plateforme pour contrôler l'expression des gènes chez les plantes et les agents pathogènes. Cette avancée nous permettra de protéger les cultures des ravageurs et de les aider à résister aux vagues de chaleur en utilisant une approche sans OGM.

Pour faire avancer son travail, Ariel a créé sa propre start-up, Apolo Biotech, avec le soutien du Conseil national de la recherche scientifique et technique en Argentine, où il est responsable d'un groupe de recherche.

Atangana, professeur à l'université d'État libre de Bloemfontein, en Afrique du Sud, a apporté d'importantes contributions dans le domaine des mathématiques, notamment dans les domaines du calcul fractionnaire, des équations différentielles fractionnaires et de la modélisation mathématique. Cela nous permet de modéliser des phénomènes complexes pour résoudre des problèmes concrets tels que la propagation de maladies infectieuses, les problèmes de transfert de chaleur, l'écoulement des eaux souterraines et la contamination ou les schémas météorologiques.

Il a proposé des opérateurs différentiels capables de reproduire des processus complexes difficiles à prévoir. Il a également introduit une nouvelle méthodologie pour évaluer l'impact des maladies infectieuses sur les eaux souterraines.

Ce type de recherche interdisciplinaire peut être appliqué à l'industrie, comme dans le développement de la fonction de régulateur de vitesse dans les voitures. En utilisant le calcul fractionnaire pour approfondir notre compréhension des dynamiques complexes de transfert de chaleur, de l'écoulement des fluides et d'autres phénomènes physiques, son travail contribue à de nouvelles stratégies pour réduire la consommation d'énergie et optimiser les systèmes d'énergie renouvelable.

Fu, paléogénéticienne à l'Institut de paléontologie des vertébrés et de paléoanthropologie de l'Académie chinoise des sciences à Beijing, a récupéré de l'ADN à partir de restes humains anciens et de sédiments pour construire une carte évolutive des populations eurasiennes (en particulier d'Asie de l'Est) au cours des cent mille dernières années. Ces découvertes révèlent une diversité humaine unique et fournissent des informations sur la façon dont les ancêtres découverts par l'équipe de Fu ont façonné la composition génétique et les traits adaptatifs des êtres humains d'aujourd'hui.

L'une des découvertes de son équipe indique que les populations liées à l'individu de la grotte de Tianyuan étaient largement réparties en Asie de l'Est avant le dernier maximum glaciaire (26 500 à 19 000 ans avant notre ère) et ont peut-être disparu à la fin de cette période. À cette époque, les premières populations anciennes d'Asie de l'Est étaient apparues, et des mutations dans un gène responsable du développement des tissus cutanés étaient également survenues; ces mutations sont associées à des caractéristiques typiques uniques à l'Asie de l'Est, telles qu'une chevelure plus épaisse et davantage de glandes sudoripares, reflétant l'influence de la sélection génétique dans les environnements à faible ultraviolet. À partir de 14 000 ans avant notre ère, les populations d'Asie de l'Est du nord sont restées relativement continues et sont devenues la source la plus directe et la mieux étayée de l'ascendance des Amérindiens.

Omran, professeur associé à l'université Ain Shams du Caire, en Égypte, a dirigé le développement d'une nouvelle boîte à outils permettant aux scientifiques et ingénieurs de créer des puces à semi-conducteurs plus efficaces, des éléments essentiels dans les appareils électroniques d'aujourd'hui tels que les ordinateurs, les téléphones mobiles, les appareils médicaux et les véhicules électriques. Ce qui prenait autrefois des jours ou des semaines de travail manuel peut maintenant être accompli en quelques minutes seulement.

La conception de puces à semi-conducteurs sur mesure a historiquement reposé en grande partie sur les efforts manuels des concepteurs experts, ce qui en fait un processus complexe et long. L'outil d'Omran, la boîte à outils du concepteur analogique (ADT), réduit considérablement le temps nécessaire à la conception de blocs de circuits intégrés sur mesure.

Il est également cofondateur de Master Micro, une start-up basée en Égypte qui aborde les défis liés à l'automatisation de la conception d'électronique. Cette start-up est la première du genre dans le monde arabe. Parallèlement, il partage ses connaissances en microélectronique avec le public grâce à sa chaîne YouTube Mastering Microelectronics, qui compte plus de 1,2 million de vues et 12 000 abonnés, dont beaucoup viennent de pays arabophones.

Vladic, actuellement affiliée à l'École des sciences et de la technologie de la Nova University à Lisbonne, au Portugal, a développé des procédés d'extraction écologiques novateurs pour obtenir des produits à partir de plantes aromatiques et médicinales, et valoriser les déchets alimentaires et agricoles.

De plus, elle a utilisé des microalgues provenant du traitement des eaux usées pour extraire des composés bioactifs. Bien que les microalgues soient connues pour leur richesse en nutriments et en composants pertinents pour la santé, celles qui sont cultivées dans les eaux usées sont généralement considérées comme non sûres pour une utilisation humaine et animale en raison de leur origine et des contaminations potentielles. Cependant, les recherches révolutionnaires de Jelena Vladic ont découvert qu'un solvant vert appelé eau subcritique peut purifier efficacement la biomasse de microalgues dérivée du traitement des eaux usées. Ce processus d'extraction élimine les agents pathogènes et garantit que les extraits liquides obtenus sont sûrs et contiennent des composants bioactifs pouvant être utilisés dans diverses industries. Son approche pourrait contribuer à une économie réellement circulaire.

Elle a été membre du corps professoral de l'université de technologie de Novi Sad, en Serbie.

 


À Dubaï, la Saint-Valentin se raconte à table

Un gâteau à partager, pensé comme le point final d’un dîner à deux. (Photo: fournie)
Un gâteau à partager, pensé comme le point final d’un dîner à deux. (Photo: fournie)
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  • Une Saint-Valentin qui sort du cliché, privilégiant l’expérience, le rythme et la mémoire plutôt que la démonstration
  • Le partage comme fil conducteur, entre menus conçus pour deux, attention portée au souvenir et produits soigneusement sourcés

​​​​​DUBAÏ: À Dubaï, la Saint-Valentin ne se limite plus au simple dîner à deux. Certaines adresses cherchent désormais à raconter une histoire, à créer un moment qui dépasse l’assiette. C’est le cas de Three Cuts Steakhouse et de Sal’s Bistro, deux restaurants qui proposent cette année des formats très différents mais animés par une même idée : célébrer le partage, la mémoire et la générosité des saveurs.

Three Cuts Steakhouse : l’élégance sans rigidité

Perché sur le rooftop du Palm Jumeirah Mall, Three Cuts mise pour le 14 février sur une expérience pensée comme un tout, où la gastronomie dialogue avec le décor et le souvenir. Loin des démonstrations ostentatoires souvent associées à la Saint-Valentin, l’adresse cultive une élégance plus décontractée, fidèle à son ADN.

Le menu dégustation en trois temps, conçu pour être partagé, commence par une série d’entrées qui jouent sur les textures et la précision des saveurs : gratin d’huîtres aux épinards crémeux, carpaccio de saumon à l’orange et à la betterave, ou encore arancini aux champignons sauvages. Le plat principal laisse le choix entre deux classiques du steakhouse, travaillés avec sobriété et rigueur, accompagnés de garnitures saisonnières.

Le dessert, un gâteau “Be Mine” à partager, clôt le repas sur une note ludique et régressive. Mais c’est peut-être le détail extra-culinaire qui marque le plus : chaque couple repart avec une photographie Polaroid prise sur place. Un geste simple, presque nostalgique, qui inscrit la soirée dans le temps long, au-delà de l’événement lui-même.

Sal’s Bistro : le romantisme en version décontractée

À Jumeirah Islands, Sal’s Bistro aborde la Saint-Valentin sous un angle plus libre et quotidien. Pendant toute la semaine du 9 au 15 février, le restaurant propose un plateau de sushis conçu pour deux, à savourer sur place, en terrasse au bord du lac, ou à emporter.

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Sal’s Bistro. (Photo: fournie)

Présenté comme « un peu d’amour sur une planche en bois », l’assortiment rassemble des pièces emblématiques de la maison : saumon épicé croustillant, nigiri de thon, sashimi de saumon, rainbow maki, volcano maki et California maki. Les produits proviennent de Le Fumoir by Joe Bassili, structure familiale reconnue pour son travail du poisson depuis plus de trois décennies dans la région.

Ici, pas de mise en scène sophistiquée, mais une invitation à partager, à picorer, à prolonger le moment. Sal’s Bistro confirme ainsi sa place d’adresse de quartier chic, où la Saint-Valentin peut se vivre sans contrainte de date unique ni de rituel figé.


Grèce: nouveau portail pour les réservations et les informations sur les sites antiques

Le ministère grec de la Culture a dévoilé jeudi un nouveau portail conçu pour gérer les réservations de sites archéologiques et de musées pour plus de 100 lieux qui sera en ligne à partir d’avril.  Intitulé Hellenic Heritage (hh.gr), le site proposera également des informations essentielles sur plus de 350 sites en huit langues, en plus de servir d’outil pour réduire les files d’attente, en particulier pendant les mois d’été où la fréquentation est importante.
Le ministère grec de la Culture a dévoilé jeudi un nouveau portail conçu pour gérer les réservations de sites archéologiques et de musées pour plus de 100 lieux qui sera en ligne à partir d’avril. Intitulé Hellenic Heritage (hh.gr), le site proposera également des informations essentielles sur plus de 350 sites en huit langues, en plus de servir d’outil pour réduire les files d’attente, en particulier pendant les mois d’été où la fréquentation est importante.
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  • La Grèce a attiré 40,7 millions de visiteurs en 2024, soit une hausse de 12,8 % par rapport à 2023
  • Le ministère du Tourisme a indiqué en décembre que 2025 s’annonçait également comme une "année record" et que les indicateurs pour 2026 étaient encourageants

ATHENES: Le ministère grec de la Culture a dévoilé jeudi un nouveau portail conçu pour gérer les réservations de sites archéologiques et de musées pour plus de 100 lieux qui sera en ligne à partir d’avril.

Intitulé Hellenic Heritage (hh.gr), le site proposera également des informations essentielles sur plus de 350 sites en huit langues, en plus de servir d’outil pour réduire les files d’attente, en particulier pendant les mois d’été où la fréquentation est importante.

La Grèce a attiré 40,7 millions de visiteurs en 2024, soit une hausse de 12,8 % par rapport à 2023.

Le ministère du Tourisme a indiqué en décembre que 2025 s’annonçait également comme une "année record" et que les indicateurs pour 2026 étaient encourageants.

Des conseils sur des sites méconnus et des promenades thématiques seront proposés.

"Notre ambition est que le voyageur puisse établir un lien personnel avec chaque monument", a déclaré le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis lors de la présentation officielle.

"La vérité, c’est que la majorité des visiteurs, encore aujourd’hui, ne viennent pas dans notre pays pour découvrir la culture grecque. C’est quelque chose qui doit changer", a-t-il ajouté.

La Grèce s’efforce depuis des années de développer un système de billetterie électronique pour maximiser les recettes et réduire les files d’attente.

Quelque 3 millions de billets électroniques ont été émis rien que pour l’Acropole l’an dernier, a indiqué M. Mitsotakis.

Une section dédiée exclusivement aux professionnels, fournissant des données de disponibilité en temps réel, aidera les opérateurs touristiques à rationaliser les réservations de groupes, ont précisé les organisateurs.

La ministre de la Culture, Lina Mendoni, a assuré que les personnes en situation de handicap et leurs accompagnants pourront sélectionner l’utilisation d’un ascenseur, d’un monte-charge ou d’un fauteuil roulant lors de la réservation de leurs billets.

Les voyagistes présents à la présentation de jeudi ont exprimé des inquiétudes quant à leur capacité à harmoniser le nouvel outil de billetterie avec leurs propres systèmes de réservation en moins de deux mois.

"Si tout le monde essaie de se connecter le 1er avril, le système plantera", a averti un opérateur.

 


« Arduna » à AlUla : quand l’art contemporain scelle une coopération culturelle historique entre la France et l’Arabie saoudite

Présent lors de l’inauguration, Jean-Yves Le Drian, président d’AFALULA, a souligné la portée symbolique et politique de l’événement. (AFALULA)
Présent lors de l’inauguration, Jean-Yves Le Drian, président d’AFALULA, a souligné la portée symbolique et politique de l’événement. (AFALULA)
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  • Présentée comme un geste artistique fort autant qu’un acte de confiance entre deux nations, Arduna s’inscrit dans la continuité de l’accord intergouvernemental signé en 2018
  • « Cette décision de nos chefs d’État s’inscrivait dans une vision partagée : celle du soutien de la France à la transformation de l’Arabie saoudite, initiée par le Prince héritier dans Vision 2030»

ALULA: L’inauguration de l’exposition Arduna marque une étape fondatrice dans le développement culturel de l’Arabie saoudite et dans la coopération franco-saoudienne. Inédite par son ampleur et première du genre en Arabie saoudite et au Moyen-Orient, cette exposition est le fruit d’un commissariat conjoint entre le futur Musée d’Art Contemporain d’AlUla et le Centre Pompidou, avec le soutien de l’Agence française pour le développement d’AlUla (AFALULA).

Présent lors de l’inauguration, Jean-Yves Le Drian, président d’AFALULA, a souligné la portée symbolique et politique de l’événement :

« C’est un grand honneur d’être à vos côtés ici ce soir pour inaugurer “Arduna”, exposition fondatrice et inédite dans son ampleur. Je dis fondatrice, parce qu’elle est à la fois un geste artistique majeur, et un geste de confiance entre nos deux pays. »

Un jalon issu de l’accord intergouvernemental de 2018

L’exposition s’inscrit directement dans le prolongement de l’accord intergouvernemental signé en 2018 par la France et l’Arabie saoudite, en présence du Président Emmanuel Macron et de Son Altesse Royale le Prince héritier Mohammed ben Salmane. Cet accord a ouvert une coopération ambitieuse autour du développement culturel, patrimonial, environnemental et humain d’AlUla, en cohérence avec la Vision 2030 du Royaume.

Jean-Yves Le Drian a rappelé la vision commune à l’origine de cet engagement :

« Cette décision de nos chefs d’État s’inscrivait dans une vision partagée : celle du soutien de la France à la transformation de l’Arabie saoudite, initiée par le Prince héritier dans Vision 2030. L’art et la culture, la valorisation du patrimoine comme l’élan de la création y jouent un rôle majeur. »

Aujourd’hui, les résultats de cette coopération sont visibles et concrets, notamment à travers l’inauguration du pavillon d’exposition, première étape vers le futur Musée d’Art Contemporain d’AlUla prévu à l’horizon 2030.

« Arduna », une exposition ancrée dans son territoire

Intitulée Arduna – « Notre Terre » –, l’exposition revendique un lien étroit avec l’identité d’AlUla. Une approche que Jean-Yves Le Drian a tenu à distinguer de modèles d’expositions décontextualisées :

« “Arduna” n’est pas une exposition “posée” sur un territoire, hors sol. C’est un modèle de programmation à l’écoute de son temps et surtout à l’écoute d’AlUla et de son identité très singulière, celle d’un territoire où la nature, l’archéologie, la mémoire et l’avenir se répondent à chaque instant. »

Il insiste également sur la démarche de co-construction :

« L’idée n’était pas d’importer un récit, mais de co-développer une exposition et, au-delà, une vision, ancrée dans l’exceptionnelle magie de ce lieu. »

Les commissaires de l’exposition, Candida Pestana et Anne Hiddleston Galloni, ont été saluées pour leur travail approfondi et leur implication tout au long de la préparation de cet événement.

Une première concrétisation du futur musée d’art contemporain d’AlUla

Au-delà de l’exposition, Arduna constitue la première réalisation tangible du partenariat stratégique conclu en 2023 entre la Commission Royale pour AlUla et le Centre Pompidou. Ce partenariat vise à accompagner la création du futur Musée d’Art Contemporain d’AlUla, appelé à devenir une institution de référence internationale.

Jean-Yves Le Drian a souligné l’engagement global du Centre Pompidou :

« Je suis reconnaissant au Centre Pompidou d’avoir mobilisé son expertise dans tous les domaines : le commissariat, la scénographie, la production, la médiation, l’édition, mais aussi l’accompagnement architectural du pavillon, ainsi que les actions de formation et de mentorat de la future équipe du musée. »

Le futur musée, conçu par l’architecte Lina Gotmeh, se veut à la fois international et profondément enraciné dans son environnement local, notamment à travers son dialogue avec l’espace voisin de Daïmumah.

Une dynamique culturelle franco-saoudienne durable

L’inauguration de Arduna s’inscrit dans une dynamique plus large de coopération culturelle entre la France et l’Arabie saoudite à AlUla. Jean-Yves Le Drian a rappelé l’ouverture récente de la Villa Hégra, autre jalon majeur de ce partenariat :

« La Villa Hégra témoigne de ce que nous sommes en mesure de construire ensemble : un lieu de création, de recherche, de résidence et de transmission, où les scènes françaises, francophones et saoudiennes se rencontrent et projettent des coopérations fortes. »

La culture comme langage commun

En conclusion, le président d’AFALULA a résumé l’esprit de cette coopération :

« Ce soir, nous inaugurons une exposition. Mais plus profondément, nous célébrons une belle histoire : celle d’un partenariat qui se construit dans la durée, qui investit dans la confiance, et qui choisit la culture comme langage commun. »

L’exposition Arduna illustre ainsi l’ambition partagée de faire d’AlUla un pôle culturel majeur, où le patrimoine exceptionnel du territoire dialogue avec la création contemporaine, au cœur d’un partenariat stratégique entre le Royaume d’Arabie saoudite et la France.