L’Algérie au conseil de sécurité de l’ONU: qui a voté contre?

Une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies (Photo, AFP).
Une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies (Photo, AFP).
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L’Algérie au conseil de sécurité de l’ONU: qui a voté contre?

  • Le pays a obtenu 184 voix, sur les 193 États de l'organisation et entamera son mandat à partir du 1er janvier 2024
  • L'Algérie et la Sierra Leone représenteront l'Afrique

ALGER: Le 6 juin dernier, l'Algérie, la Guyane, la Sierra Leone et la Corée du Sud ont été élues sans opposition en tant que membres non permanents au Conseil de sécurité des Nations Unies, tandis que la Slovénie a remporté le cinquième siège disponible en battant largement la Biélorussie.

C’est la quatrième fois de son histoire que l’Algérie occupe un siège non permanent au Conseil de sécurité, après les mandats de 1968-1969, 1988-1989 et 2004-2005.

Le pays a obtenu 184 voix, sur les 193 États de l'organisation et entamera son mandat à partir du 1er janvier 2024.

Les membres non permanents sont élus par l'Assemblée générale, composée des 193 États membres de l'ONU, selon une répartition géographique par région. Le vote se fait à bulletin secret et les candidats doivent obtenir une majorité des deux tiers, soit 128 voix, même s'ils se présentent sans opposition.

Les détails spécifiques des votes individuels lors de l'élection des membres non permanents au Conseil de sécurité des Nations Unies ne sont généralement pas divulgués publiquement. Par conséquent, il n'est pas possible de fournir une liste des pays ayant voté contre l'Algérie lors de son élection au Conseil de sécurité.

Cependant, sur les réseaux sociaux, de nombreuses spéculations circulent. Selon une analyse du média algérien Algérie Patriotique, la situation géopolitique mondiale pourrait suggérer que l'Ukraine aurait pu chercher à prendre des mesures de rétorsion à l'encontre de l'Algérie en raison de ses liens étroits avec la Russie.

Les Algériens ont également été surpris par les informations qui circulent sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Liberia, Djibouti et les Émirats arabes unis auraient voté contre l'Algérie. Ces hypothèses sont d'autant plus troublantes car l'Algérie entretient de bonnes relations avec ces pays.

Comment ça fonctionne ?

Le Conseil de sécurité est composé de 15 États membres, dont cinq pays permanents disposant du droit de veto (le Royaume-Uni, la Chine, la France, la Russie et les États-Unis), ainsi que 10 autres pays qui servent des mandats de deux ans. Chaque année, cinq de ces sièges sont en jeu. Les 10 sièges non permanents sont répartis de manière à représenter équitablement toutes les régions.

Lors d'un vote secret à l'Assemblée générale de l'ONU, la Slovénie - qui était en compétition avec la Biélorussie pour le siège réservé à l'Europe de l'Est - a remporté le vote par 153 voix contre 38.

"Le vote d'aujourd'hui à l'Assemblée générale montre pourquoi la compétition lors des élections à l'ONU est essentielle", a déclaré Louis Charbonneau, directeur de l'ONU chez Human Rights Watch.

"Les États membres de l'ONU ont sans aucun doute décidé que les graves atteintes aux droits de l'homme en Biélorussie et le rôle de la Russie dans le conflit en Ukraine disqualifient la Biélorussie pour siéger au Conseil de sécurité, un organe crucial pour la protection des droits de l'homme."

L'Algérie et la Sierra Leone représenteront l'Afrique, la Corée du Sud a remporté le siège de la région Asie-Pacifique. 

Qu’en est-il de l’Afrique ?

Actuellement, l'Afrique n'a pas de siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU. 

Certaines voix au sein de la communauté internationale, notamment des pays africains, ont plaidé pour une réforme du Conseil de sécurité afin de mieux refléter l'équilibre géopolitique actuel et d'inclure une représentation permanente de l'Afrique. 

Cependant, toute modification de la composition permanente du Conseil de sécurité nécessiterait un consensus parmi les États membres de l'ONU.

 L'Union africaine a plaidé en faveur d'une réforme du Conseil de sécurité, estimant que la structure actuelle ne reflète pas la réalité géopolitique mondiale et que l'Afrique, avec sa population d'un milliard d'habitants, mérite une plus grande voix sur la scène mondiale.

"L’Algérie veillera également à porter la voix des pays arabes et africains et à assurer la défense des intérêts stratégiques communs sur les différentes questions relevant des compétences du Conseil de sécurité", a assuré la présidence algérienne par le biais d’un communiqué.


L'Iran doit «conclure un accord» avec les Etats-Unis, estime un ex-chef de la diplomatie iranienne

L'Iran doit "conclure un accord" avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, en faisant des concessions sur son programme nucléaire et en rouvrant le stratégique détroit d'Ormuz, a a suggéré dans une tribune l'ancien chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif. (AFP)
L'Iran doit "conclure un accord" avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, en faisant des concessions sur son programme nucléaire et en rouvrant le stratégique détroit d'Ormuz, a a suggéré dans une tribune l'ancien chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif. (AFP)
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  • L'Iran, pour éviter davantage de pertes civiles, "devrait tirer parti de sa position dominante non pas pour poursuivre les combats, mais pour proclamer la victoire et conclure un accord qui mette à la fois fin à ce conflit"
  • Téhéran "devrait proposer de limiter son programme nucléaire et de rouvrir le détroit d'Ormuz en échange de la levée de toutes les sanctions - un accord que Washington aurait refusé par le passé, mais qu'il pourrait accepter aujourd'hui"

PARIS: L'Iran doit "conclure un accord" avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, en faisant des concessions sur son programme nucléaire et en rouvrant le stratégique détroit d'Ormuz, a a suggéré dans une tribune l'ancien chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif.

L'ex-ministre des Affaires étrangères entre 2013 et 2021, un des architectes de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, n'a plus de rôle officiel au sein du gouvernement, mais c'est la première fois depuis le déclenchement de la guerre par l'offensive militaire américano-israélienne le 28 février qu'une figure de haut rang en Iran se positionne publiquement en faveur d'un accord de paix.

L'Iran, pour éviter davantage de pertes civiles, "devrait tirer parti de sa position dominante non pas pour poursuivre les combats, mais pour proclamer la victoire et conclure un accord qui mette à la fois fin à ce conflit et empêche qu'un nouveau ne survienne", a écrit le diplomate dans une tribune publiée jeudi soir par la revue américaine Foreign Affairs.

Téhéran "devrait proposer de limiter son programme nucléaire et de rouvrir le détroit d'Ormuz en échange de la levée de toutes les sanctions - un accord que Washington aurait refusé par le passé, mais qu'il pourrait accepter aujourd'hui", a-t-il écrit.

"L'Iran devrait également être prêt à accepter un pacte de non-agression avec les Etats-Unis, par lequel les deux pays s'engageraient à ne plus s'attaquer à l'avenir", a encore proposé Mohammad Javad Zarif. Il a aussi évoqué des "échanges économiques" entre les deux pays qui n'ont plus de relations diplomatiques depuis plus de quatre décennies.

Cette tribune a été publiée dans la revue américaine quelques heures après que Donald Trump a menacé mercredi d'intensifier ses frappes et de renvoyer l'Iran "à l'âge de pierre".

"En tant qu'Iranien, indigné par l'agression irresponsable et les insultes grossières de Donald Trump (...) je suis partagé quant à la publication de ce plan de paix dans Foreign Affairs. Je suis néanmoins convaincu que la guerre doit prendre fin à des conditions compatibles avec les intérêts nationaux iraniens", s'est justifié vendredi sur le réseau social X l'ancien chef de la diplomatie.


Le Royaume-Uni déploie un système anti-drones au Koweït

Le Royaume-Uni a déployé au Koweït le système anti-drones Rapid Sentry, tandis que le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a condamné vendredi une attaque de drone nocturne "irresponsable" contre une raffinerie de pétrole koweïtienne. (AFP)
Le Royaume-Uni a déployé au Koweït le système anti-drones Rapid Sentry, tandis que le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a condamné vendredi une attaque de drone nocturne "irresponsable" contre une raffinerie de pétrole koweïtienne. (AFP)
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  • "Le régiment de la RAF a déployé au Koweït son système anti-drones Rapid Sentry, d'une grande efficacité", a annoncé jeudi la Royal Air Force britannique
  • Il s'agit d'un système de défense aérienne terrestre qui, selon le ministre britannique de la Défense, John Healey, avait été "testé au combat" la semaine dernière, lors de l'annonce initiale du plan de déploiement

LONDRES: Le Royaume-Uni a déployé au Koweït le système anti-drones Rapid Sentry, tandis que le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a condamné vendredi une attaque de drone nocturne "irresponsable" contre une raffinerie de pétrole koweïtienne.

"Le régiment de la RAF a déployé au Koweït son système anti-drones Rapid Sentry, d'une grande efficacité", a annoncé jeudi la Royal Air Force britannique.

Il s'agit d'un système de défense aérienne terrestre qui, selon le ministre britannique de la Défense, John Healey, avait été "testé au combat" la semaine dernière, lors de l'annonce initiale du plan de déploiement.

"Le Premier ministre a commencé par condamner l'attaque de drone nocturne irresponsable contre une raffinerie de pétrole koweïtienne", a indiqué Downing Street dans un compte rendu de l'entretien téléphonique entre M. Starmer et le prince héritier du Koweït.

"Ils ont discuté du déploiement du système de défense aérienne britannique Rapid Sentry au Koweït, qui protégera le personnel et les intérêts koweïtiens et britanniques dans la région, tout en évitant une escalade du conflit", a ajouté le communiqué de Downing Street.

Les pays du Golfe, dont le Koweït, les Émirats arabes unis et Bahreïn, ont été entraînés dans la guerre au Moyen-Orient, visés par des frappes iraniennes en représailles aux attaques lancées par les États-Unis et Israël le 28 février.


Les églises de Dubaï passent les messes de Pâques en ligne pour des raisons de sécurité

Traditionnellement, la Semaine Sainte est rythmée par des prières communautaires, de grandes réunions familiales et des célébrations religieuses en vue de Pâques. (Photo AFP)
Traditionnellement, la Semaine Sainte est rythmée par des prières communautaires, de grandes réunions familiales et des célébrations religieuses en vue de Pâques. (Photo AFP)
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  • Les églises de Dubaï annoncent un passage en ligne des messes pendant le week-end de Pâques pour des raisons de sécurité

DUBAÏ : Les églises aux Émirats arabes unis ont annoncé une fermeture temporaire pendant Pâques en raison de préoccupations liées à la sécurité dans un contexte de tensions régionales.

Les églises, dont l’église catholique St. Mary, l’église catholique St. Francis of Assisi et la cathédrale orthodoxe St. Thomas, ont indiqué qu’elles resteraient fermées suite à une directive du gouvernement et que les offices du Vendredi saint seraient diffusés en ligne via leurs chaînes officielles.

« Les paroissiens sont priés de ne pas se rendre dans les locaux de l’église, dans l’intérêt de la sécurité et du bien-être de la communauté », indique l’annonce.

Cette décision représente un changement majeur pour les communautés chrétiennes, particulièrement pendant l’une des périodes les plus sacrées de l’année.

Traditionnellement, la Semaine Sainte est remplie de prières communautaires, de grandes réunions familiales et de célébrations religieuses menant à Pâques.

Sandra Sabbagh, résidente de Dubaï, a déclaré que la Semaine Sainte est l’un des moments les plus attendus de l’année.

« Nous jeûnons pendant presque cinq semaines, et cette semaine est considérée comme très importante pendant notre période de jeûne. Donc oui, c’est décevant. Nous l’attendons depuis le tout début du Carême », a-t-elle expliqué, ajoutant que cette période est habituellement consacrée à se rassembler à l’église avec d’autres.

« Bien sûr, nous sommes attristés, mais en même temps, le gouvernement n’aurait pas pris une telle décision si ce n’était pas pour le bien des gens et leur sécurité. Et bien sûr, nous soutenons ces décisions. Je prie pour que la paix revienne bientôt, que nous puissions traverser cette situation, et que les gens puissent revenir à une vie sûre et paisible, comme nous en avons l’habitude dans ce pays », a-t-elle ajouté.

Bien que les messes diffusées en direct permettent aux fidèles de maintenir un lien spirituel depuis chez eux, beaucoup estiment que l’absence de participation physique rend les célébrations incomplètes, mais ils comprennent l’importance de respecter les règles gouvernementales.

Rachel Henry, résidente de Dubaï, a déclaré que, même si ne pas pouvoir se rendre à l’église est décevant, elle est reconnaissante que la technologie permette à la communauté de se rassembler virtuellement pour le culte.

« Grâce à la technologie et tout, nous pouvons assister en ligne. Donc, le même sentiment de participation est là, mais la perte de ne pas être physiquement présente à l’église se fait toujours ressentir », a-t-elle dit.

« Nous réalisons que tout cela est pour notre sécurité et notre bien-être, et nous souhaitons respecter les règles », a-t-elle ajouté.

Depuis le 28 février, les Émirats arabes unis sont sous attaque de missiles et drones iraniens. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com