Troisième édition réussie pour la Nuit du cinéma saoudien à l’IMA

La tournée cinématographique saoudienne de Génération 2030, dans sa nouvelle édition, renforce les liens entre les talents du cinéma saoudien et français (Photo, Fournie).
La tournée cinématographique saoudienne de Génération 2030, dans sa nouvelle édition, renforce les liens entre les talents du cinéma saoudien et français (Photo, Fournie).
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Publié le Mercredi 17 mai 2023

Troisième édition réussie pour la Nuit du cinéma saoudien à l’IMA

  • La plupart des films sont projetés et commentés par les réalisateurs eux-mêmes ou leurs producteurs saoudiens, dans une ambiance conviviale avec le public
  • Jack Lang, président de l’IMA, confie à Arab News en français son admiration pour ce travail de promotion qu’il qualifie «d’extraordinaire»

PARIS: Forte affluence pour la 3e édition de la Nuit du cinéma saoudien à l’Institut du monde arabe (IMA), organisée dans le cadre d’une tournée du cinéma saoudien en France à l’initiative de l’association d’amitié franco-saoudienne Génération 2030. Cette association joue aujourd'hui le rôle de véritable «pont culturel» entre la France et l’Arabie saoudite.

Le principe: mettre en avant, le temps d’une soirée, les œuvres récentes de jeunes réalisateurs saoudiens, les faire connaître en France et permettre le rapprochement des acteurs des industries européenne et saoudienne. Au programme: des projections de courts-métrages, mais également des moments d’échange avec le public. Les amateurs de cinéma français – étudiants, parties prenantes de l’industrie cinématographique ou simples curieux – ont découvert de jeunes talents d’Arabie saoudite, reconnus sur la scène internationale. La plupart des films sont projetés et commentés par les réalisateurs eux-mêmes ou leurs producteurs saoudiens, dans une ambiance conviviale avec le public.

Les amateurs de cinéma français – étudiants, parties prenantes de l’industrie cinématographique ou simples curieux – ont découvert de jeunes talents d’Arabie saoudite, reconnus sur la scène internationale (Photo, fournie).
Les amateurs de cinéma français – étudiants, parties prenantes de l’industrie cinématographique ou simples curieux – ont découvert de jeunes talents d’Arabie saoudite, reconnus sur la scène internationale (Photo, fournie).

Me & Aydarous de Sara Balghonaim; Othman, réalisé par Khaled Zidan; VHS Tape Replaced de Maha al-Saati sont les trois courts-métrages à l’affiche de l’IMA avec de nouveaux talents émergents de l’industrie cinématographique saoudienne. Leurs personnages incitent tous à la réflexion sur les questions d’égalité des genres, en mettant en avant des personnages féminins hauts en couleur, ou en questionnant plus largement le concept de masculinité.

La tournée cinématographique saoudienne de Génération 2030, dans sa nouvelle édition, renforce les liens entre les talents du cinéma saoudien et français. Le succès de l'édition 2023, qui a rassemblé plus de quatre cents invités lors de trois événements majeurs, illustre cette collaboration fructueuse.

Le succès de l'édition 2022, qui a rassemblé plus de quatre cents invités lors de trois événements majeurs, illustre cette collaboration fructueuse (Photo, fournie).
Le succès de l'édition 2023, qui a rassemblé plus de quatre cents invités lors de trois événements majeurs, illustre cette collaboration fructueuse (Photo, fournie).

Jack Lang, président de l’IMA – et fervent soutien des initiatives liées à la promotion du cinéma arabe en général et du cinéma saoudien en particulier, avec la mise en place des éditions 2021 et 2022 de la Nuit du cinéma saoudien à l’IMA –, confie à Arab News en français son admiration pour ce travail de promotion qu’il qualifie «d’extraordinaire».

La tournée cinématographique saoudienne de Génération 2030, dans sa nouvelle édition, renforce les liens entre les talents du cinéma saoudien et français; le succès de l'édition 2022, qui a rassemblé plus de quatre cents invités lors de trois événements majeurs, illustre cette collaboration fructueuse.

Il avoue être impressionné par la volonté et l’enthousiasme des autorités du pays qui «cherchent à développer le cinéma», ainsi que par «la formation des créateurs, l'envoi de jeunes cinéastes par exemple à Paris, à l'école de cinéma, l'encouragement à la production, l'ouverture de salles de cinéma et ce festival extraordinaire de Djeddah». «C’est une fierté pour l’IMA d’accueillir chaque année cette Nuit du cinéma», souligne-t-il.

Interrogés par Arab News en français quelques minutes avant la projection de leurs films, l’acteur principal du film Othman, l’héroïne de Me & Aydarous et la jeune réalisatrice de VHS Tape Replaced ont déclaré ressentir une émotion particulière à l’approche de la projection – pour la première à Paris pour certains.

«C’est un mélange d’émotion et de fierté que nous ressentons aujourd’hui», confie Ida Alkusay qui explique que malgré sa riche expérience dans le cinéma (Don’t Go Too Far de Maram Taiba, le long-métrage Junoon, les séries White Eyeliner, Innocent Victims et Cut Off), il s’agissait de son premier court-métrage.

Me & Aydarous (durée huit minutes) «raconte l’histoire d’une jeune fille audacieuse qui se confronte à son chauffeur alors qu’elle se rend à un discret rendez-vous». Le film, lauréat du prix Wasserman en 2022, sera présenté en première à l’Aspen Shortsfest en 2023.

Quant à Othman (trente-cinq minutes), son acteur principal (et dramaturge), Ahmed Yaqoub, a avoué que ce film avait une «saveur particulière», car il lui a permis de «sauter le pas du théâtre vers le cinéma». Le court-métrage du jeune réalisateur Khaled Zidan, lauréat de nombreux prix en Arabie saoudite et à l’étranger et présenté en compétition officielle au Festival du film saoudien 2022, raconte l’histoire d’Othman, agent de sécurité du parking de l'hôpital gouvernemental, qui vit en harmonie avec son cousin Fahd. Mais bientôt, il se produit un événement qui va le faire sortir de sa routine et le forcer à affronter la réalité.

VHS Tape Replaced (dix-sept minutes) raconte l’histoire d’un jeune saoudien noir qui tente de séduire l'amour de ses rêves en imitant Crown, son artiste préféré des années 1980. La réalisatrice saoudienne Maha al-Saati explore les absurdités de la vie et traite des thèmes de la féminité, du genre et des histoires de femmes dans le monde arabe.

 


Avec la plateforme RMC+, CMA Media accélère sur le streaming

Filiale de l'armateur français de porte-conteneurs CMA CGM, CMA Media est devenu en quelques années un important groupe de médias, après avoir racheté le groupe de presse régionale La Provence, le journal économique La Tribune, les marques RMC et BFM, ainsi que le média en ligne Brut. (AFP)
Filiale de l'armateur français de porte-conteneurs CMA CGM, CMA Media est devenu en quelques années un important groupe de médias, après avoir racheté le groupe de presse régionale La Provence, le journal économique La Tribune, les marques RMC et BFM, ainsi que le média en ligne Brut. (AFP)
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  • "Nous assumons complètement notre différenciation. Dans un univers où il y a Netflix, Prime Video, TF1+, France Télévisions, Youtube, M6+ et bien d'autres, prétendre se vouloir généraliste, c'est complètement vain"
  • Confrontées à la concurrence de géants comme Netflix ou Youtube, les chaînes de télévision traditionnelles tentent de renforcer leur présence sur le streaming

PARIS: Chaînes en direct, contenus du média Brut ou séries verticales: le groupe CMA Media, propriétaire de BFMTV et RMC, lance mardi une nouvelle plateforme de streaming avec l'ambition de changer d'échelle sur le numérique.

RMC+, qui succède à RMC BFM Play, va réunir sur une seule plateforme gratuite ses chaînes de la TNT (BFMTV, RMC Story, RMC Découverte, RMC Life), dix chaînes thématiques, dont une chaîne Brut - le média en ligne devenu propriété de CMA Media en 2025 -, et une offre de près de 10.000 heures de contenus à la demande.

En misant sur les classiques des chaînes RMC (mécanique, histoire et découverte, sport, enquêtes criminelles), des mini-séries verticales (ou micro-drama), des telenovelas et des créateurs de contenus comme Nota Bene ou Loury Lag notamment, "ce sera une véritable plateforme de streaming", résume Julie Gauchotte, directrice de la stratégie numérique de RMC BFM.

"Nous assumons complètement notre différenciation. Dans un univers où il y a Netflix, Prime Video, TF1+, France Télévisions, Youtube, M6+ et bien d'autres, prétendre se vouloir généraliste, c'est complètement vain", ajoute auprès de l'AFP Stéphane Sallé de Chou, directeur général du pôle Entertainment CMA Media.

"Mais on veut être les meilleurs dans nos univers", poursuit-il.

Filiale de l'armateur français de porte-conteneurs CMA CGM, CMA Media est devenu en quelques années un important groupe de médias, après avoir racheté le groupe de presse régionale La Provence, le journal économique La Tribune, les marques RMC et BFM, ainsi que le média en ligne Brut. CMA Media est aussi entrée en phase finale d'acquisition de la chaîne RMC Sport, qui diffuse notamment le MMA (arts martiaux mixtes).

Confrontées à la concurrence de géants comme Netflix ou Youtube, les chaînes de télévision traditionnelles tentent de renforcer leur présence sur le streaming. Mais leurs recettes publicitaires se concentrent encore très majoritairement sur la télé dite linéaire, à 93% dans le cas des chaînes BFMTV et RMC, contre 6% pour la plateforme RMC BFM Play et 1% sur les réseaux sociaux, explique-t-on chez CMA Média.

CMA Media a également noué début 2026 un partenariat avec Youtube pour y diffuser ses contenus et a lancé une agence de production audiovisuelle, CMA Studio. Le groupe compte aussi lancer un studio de créateurs de contenus, CMA Creator, d'ici fin 2026.

En parallèle, CMA Media veut faire des économies en vendant les neuf chaînes de télévision locales de BFM.


Mort à 79 ans de l'artiste palestinien Sliman Mansour

L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches. (AFP)
L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches. (AFP)
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  • Sliman Mansour était né à Birzeit, au nord de Ramallah, en 1947. Il avait étudié l'art et le design à Jérusalem, dont il est sorti diplômé en 1970
  • Le ministère palestinien de la culture a rendu hommage à l'artiste, "l'un des plus importants piliers de l'art visuel palestinien contemporain, dont la carrière, sur plusieurs décennies, fait partie de la mémoire visuelle et nationale palestinienne"

RAMALLAH: Le peintre et sculpteur Sliman Mansour, l'un des artistes palestiniens les plus renommés, est mort lundi à l'âge de 79 ans, a annoncé sa famille.

L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches.

"Le dernier chapitre a été écrit. Le cœur serré par un chagrin indicible, nous annonçons que notre cher père a quitté ce monde", a déclaré sa famille dans un communiqué.

"Pour le monde, il laisse derrière lui une vie emplie de beauté et de mémoire, ainsi qu'un héritage qui se perpétuera à travers toutes les personnes dont il a marqué l'existence. Quant à nous, nous avons perdu un père qui était notre source d'amour, de force et notre refuge", ajoute la famille.

Sliman Mansour était né à Birzeit, au nord de Ramallah, en 1947. Il avait étudié l'art et le design à Jérusalem, dont il est sorti diplômé en 1970.

Le ministère palestinien de la culture a rendu hommage à l'artiste, "l'un des plus importants piliers de l'art visuel palestinien contemporain, dont la carrière, sur plusieurs décennies, fait partie de la mémoire visuelle et nationale palestinienne".

Le ministère a salué sa toile la plus connue, "Camel of Hardships" ("Le Chameau des fardeaux", 1973) - qui représente un vieil homme palestinien portant la ville de Jérusalem sur son dos - la qualifiant d'"icône nationale et artistique". L'oeuvre de Sliman Mansour faisait office "de témoin de l'histoire palestinienne et de gardien de l'identité", a-t-il ajouté.

Pleurant une "immense perte", la galerie Zawyeh de Ramallah a salué une "figure artistique majeure", qui, "à travers son œuvre, a exploré les thèmes du déplacement, de la résilience, de la résistance et du lien indéfectible unissant les Palestiniens à leur terre natale".

Sliman Mansour a reçu de nombreuses récompenses, parmi lesquelles le prix Unesco-Sharjah pour la culture arabe en 2019.


Canicule: un réfrigérateur pour humains soulage les travailleurs japonais

Canicule: un réfrigérateur pour humains soulage les travailleurs japonais
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  • Des terrains de golf ou des stades de baseball pourraient aussi être intéressés à l'avenir, selon China Yamamoto, une responsable commerciale
  • Le distributeur d'équipements industriels Trusco Nakayama affirme avoir vendu plus de 300 exemplaires du "Do Hiemon Box" depuis avril, au prix de 1,5 million de yens (environ 8.000 euros)

HIGASHIOSAKA: Pris de vertiges après être arrivé au travail à vélo sous la chaleur écrasante de l'été japonais, Isao Tabuchi, 51 ans, se dirige vers la dernière acquisition de son entreprise: un réfrigérateur pour humains.

"J'ai vraiment pu récupérer grâce à ça. Une fois qu'on l'utilise, c'est vraiment très frais", explique-t-il à l'AFP à la sortie de la machine, dans la ville industrielle de Higashiosaka (ouest du Japon), écrasée par le soleil d'août.

L'engin de la taille d'une cabine téléphonique, où des jets d'air à 5°C maintiennent une température froide, n'a été commercialisé que cette année mais rencontre déjà un vif succès dans un pays confronté à une hausse constante des températures.

Le distributeur d'équipements industriels Trusco Nakayama affirme avoir vendu plus de 300 exemplaires du "Do Hiemon Box" depuis avril, au prix de 1,5 million de yens (environ 8.000 euros). Ses clients les installent notamment sur des chantiers, des usines et des entrepôts.

Des terrains de golf ou des stades de baseball pourraient aussi être intéressés à l'avenir, selon China Yamamoto, une responsable commerciale.

"Il est grand, cher, et ce n'est pas le genre de produit que l'on peut expliquer simplement avec des mots" pour convaincre les clients. "Il y avait donc beaucoup d'incertitudes", explique-t-elle.

Selon les scientifiques, le changement climatique causé par l'activité humaine accroît la fréquence et l'intensité des épisodes de chaleur extrême. En 2025, le Japon a connu l'été le plus chaud de son histoire.

Cette année, l'Agence météorologique japonaise a même introduit un nouveau terme, "kokushobi" ("jour de chaleur cruelle"), lorsque la température atteint 40°C, appelant la population à considérer la chaleur extrême comme une catastrophe naturelle.

Deux minutes pour sécher 

A Tokyo, près de 120 décès liés à la chaleur ont été enregistrés entre mi-juillet et mi-août. À l'échelle nationale, près de 63.000 personnes ont nécessité des soins d'urgence cet été.

Depuis l'an dernier, les entreprises japonaises sont soumises à des obligations renforcées pour protéger les salariés travaillant dans la chaleur. Les chantiers doivent notamment fournir des vêtements adaptés, comme des vestes ventilées, ainsi que des espaces de repos climatisés et des zones ombragées.

L'impact économique est déjà tangible. Selon une enquête de Teikoku Databank publiée en juillet, 50% des entreprises estiment que la chaleur intense perturbe leurs activités, tandis que près de 88% ont renforcé leurs mesures de protection des salariés.

Le réfrigérateur humain, branché sur une prise électrique classique, consomme environ 16 yens d'électricité par heure selon son fabricant. Afin d'éviter tout usage excessif, il s'arrête automatiquement au bout de 20 minutes.

Pour Yutaka Kono, de l'entreprise Konoe, où travaille Isao Tabuchi, investir dans la lutte contre la chaleur est devenu indispensable pour conserver les effectifs et attirer de nouveaux employés.

"J'ai été vraiment surpris par ce concept consistant à faire entrer les gens dans une sorte de réfrigérateur. J'ai trouvé très séduisante l'idée qu'une personne puisse y faire baisser instantanément sa température corporelle à un niveau sûr", explique-t-il.

Taichi Konishi, 24 ans, l'utilise environ trois fois par jour. Après avoir déplacé à la main de lourdes caisses d'outils et de pièces métalliques, il entre dans la cabine et s'assoit.

"C'est vraiment agréable", confie-t-il à l'AFP. "Je n'y suis resté qu'environ deux minutes, mais cela a suffi pour faire sécher toute ma transpiration."