L’interface utilisateur au cœur des recherches du secteur numérique saoudien

Hanan al-Otaibi, chercheuse en expérience utilisateur (Photo fournie).
Hanan al-Otaibi, chercheuse en expérience utilisateur (Photo fournie).
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Publié le Mercredi 03 mai 2023

L’interface utilisateur au cœur des recherches du secteur numérique saoudien

  • De plus en plus d'entreprises reconnaissent l'importance d'offrir à leurs clients une expérience numérique minutieusement étudiée
  • La conception de l'expérience utilisateur consiste à comprendre les besoins et les comportements des utilisateurs et à concevoir des produits qui répondent à leurs attentes

RIYAD: La croissance de l'industrie numérique en Arabie saoudite a conduit à une focalisation accrue sur l'expérience utilisateur et la conception de l'interface.

L'expérience utilisateur est considérée comme un élément crucial lors de la conception d'une application ou d'un site web hautement interactif pour toute entreprise qui propose un produit physique ou numérique, car elle vise à offrir aux consommateurs une expérience transparente du premier au dernier contact.

L'interface utilisateur est utilisée uniquement pour les produits numériques, en mettant l'accent sur le point de contact visuel qui permet aux utilisateurs d'interagir avec un produit.

De plus en plus d'entreprises reconnaissent l'importance d'offrir à leurs clients une expérience numérique minutieusement étudiée.

Pour Hanan al-Otaibi, chercheuse en expérience utilisateur, cet aspect doit être traité en profondeur par toute plateforme en ligne avant même la conception des écrans de l'interface utilisateur. Cela permet d’effectuer des modifications plus rapidement et plus facilement qu'après le lancement d'un produit.

La cécité juridique, le daltonisme et la déficience visuelle sont trois types de problèmes de vision différents, et chacun d'entre eux a une solution pour ceux qui conçoivent et créent de A à Z un programme qui aide les utilisateurs ayant des besoins particuliers, afin qu'ils n'aient pas besoin de quelqu'un pour les aider à acheter ou à payer des factures en ligne.

    Hanan al-Otaibi

«En analysant le comportement des utilisateurs, Amazon a découvert que de nombreuses personnes abandonnent leur panier de commande parce qu'elles ne souhaitent pas s'inscrire et créer un compte.

«Grâce à ces connaissances, Amazon a mis au point un bouton qui permet aux utilisateurs d'effectuer des achats en tant qu'invités sans avoir à s'enregistrer, et cette idée a connu un énorme succès», a ajouté Al-Otaibi.

Le succès d’un site internet ou d’une application dépend de la qualité de son interface utilisateur, car c'est la première chose que les visiteurs voient lorsqu'ils interagissent avec un produit. Les personnes ayant des besoins particuliers sont particulièrement demandeurs d’interfaces pensées pour eux.

Al-Otaibi, qui a obtenu une maîtrise en interaction homme-machine à l'université d'Indiana-Purdue d'Indianapolis, a indiqué: «La cécité juridique, le daltonisme et la déficience visuelle sont trois types différents de problèmes de vision et chacun d'entre eux a une solution, ou ceux qui conçoivent et créent tout programme à partir de la base qui aide les utilisateurs ayant des besoins spéciaux, de sorte qu'ils n'ont pas besoin de quelqu'un pour les aider à acheter ou à payer des factures en ligne.»

La conception de l'expérience utilisateur consiste à comprendre les besoins et les comportements des utilisateurs et à concevoir des produits qui répondent à leurs attentes.

Le designer Achraf Agili a souligné qu'il était important pour l'Arabie saoudite de faire de l'expérience utilisateur et de la conception d'interfaces une matière principale à part entière dans les universités.

Actuellement, la Fondation Misk propose un cours immersif de 11 semaines sur la conception de l'expérience utilisateur, qui permet aux étudiants d'acquérir les compétences nécessaires pour commencer à travailler en tant que concepteur ou chercheur.

Hemma UX/UI Development Camp, un camp technique intensif axé sur le développement de l'interface utilisateur et de l'expérience, est proposé par l’Académie numérique saoudienne.

Selon Agili, le pays a «besoin de plus de concepteurs dans ce domaine parce que tout évolue vers la technologie. Nous achetons tout en ligne et les chiffres sont effrayants : 70% des utilisateurs mondiaux utilisent l'internet avant de se rendre dans un centre commercial.

«En Arabie saoudite, la technologie est également en plein essor en termes d'applications gouvernementales ou de shopping», a-t-il ajouté.

Il a soutenu qu'une bonne conception de l'expérience utilisateur conduisait à une plus grande satisfaction des clients, à une plus grande fidélité à la marque et à des taux de conversion plus élevés.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les discussions entre le Liban et Israël à Washington vont se poursuivre vendredi

Un barbier coupe les cheveux d'un client dans son salon, endommagé par des frappes militaires israéliennes, dans le village de Srifa, au sud du Liban, le 24 juin 2026. (Photo : Fadel Itani / AFP)
Un barbier coupe les cheveux d'un client dans son salon, endommagé par des frappes militaires israéliennes, dans le village de Srifa, au sud du Liban, le 24 juin 2026. (Photo : Fadel Itani / AFP)
  • Les pourparlers entre Israël et le Liban, sous médiation américaine à Washington, se poursuivront vendredi afin de tenter de parvenir à un accord
  • Malgré les négociations, les tensions persistent : le Hezbollah accuse Israël d'avoir violé le cessez-le-feu après une frappe meurtrière, tandis qu'Israël affirme avoir ciblé des combattants du mouvement

WASHINGTON: La cinquième session de pourparlers entre Israël et le Liban sous médiation américaine censée se terminer jeudi va finalement se poursuivre vendredi à Washington, a annoncé le département d'Etat américain.

"Les discussions entre Israël et le Liban sont toujours en cours alors que nous continuons à les faciliter. Les deux parties reprendront demain à 9h00 (13h00 GMT) pour continuer leur travail en vue d'un accord", a déclaré le département d'Etat à l'AFP jeudi.

Le Hezbollah pro-iranien a de nouveau accusé jeudi Israël de "violation flagrante" du cessez-le-feu après qu'une frappe de drone a fait trois morts. L'armée israélienne a affirmé avoir tué des combattants de la formation chiite.

Le protocole d'accord irano-américain signé le 17 juin prévoit la cessation des hostilités, y compris au Liban. L'Iran a imposé que cette question soit incluse dans le protocole d'accord.


Le Hezbollah accuse Israël de nouvelle «violation» de la trêve après une frappe meurtrière dans le sud du Liban

Le Hezbollah a accusé Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu mercredi, après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du Liban, au lendemain de la mort de deux autres personnes tuées par des tirs israéliens. (FADEL ITANI / AFP)
Le Hezbollah a accusé Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu mercredi, après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du Liban, au lendemain de la mort de deux autres personnes tuées par des tirs israéliens. (FADEL ITANI / AFP)
  • Le Hezbollah "réitère que les actions de l'ennemi constituent une violation flagrante du cessez-le-feu auquel il a adhéré jusqu'à présent, et qu'il surveille et documente ces violations"
  • L'Agence nationale d'information (ANI), agence officielle libanaise, a rapporté que "deux personnes ont été tuées" lorsqu'un drone israélien a visé leur véhicule près de la localité de Kfar Roummane

BEYROUTH: Le Hezbollah a accusé Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu mercredi, après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du Liban, au lendemain de la mort de deux autres personnes tuées par des tirs israéliens.

"Pour la deuxième fois en moins de 48 heures, l'armée ennemie israélienne a délibérément visé des citoyens libanais qui inspectaient leurs maisons" près de la localité de Kfar Roummane, a déclaré le groupe soutenu par l'Iran dans un communiqué.

Le Hezbollah "réitère que les actions de l'ennemi constituent une violation flagrante du cessez-le-feu auquel il a adhéré jusqu'à présent, et qu'il surveille et documente ces violations".

L'Agence nationale d'information (ANI), agence officielle libanaise, a rapporté que "deux personnes ont été tuées" lorsqu'un drone israélien a visé leur véhicule près de la localité de Kfar Roummane.

L'armée israélienne avait indiqué plus tôt avoir visé "deux terroristes armés du Hezbollah dans le secteur de la crête d'Ali al-Taher", près de la ville de Nabatieh, "qui représentaient une menace", affirmant qu'elle "continuerait d'agir pour éliminer les menaces immédiates".

Elle a ensuite précisé avoir également visé "un véhicule transportant des suspects (...) traversant la zone de sécurité dans le secteur de la crête d'Ali al-Taher, représentant une menace pour les soldats (israéliens)".

Le Pakistan et le Qatar — médiateurs dans le conflit impliquant l'Iran — ont annoncé lundi que Téhéran et Washington avaient convenu de mettre en place une cellule préventive afin de limiter les flambées de violence au Liban.

Cette décision fait suite à des pourparlers en Suisse visant à mettre fin au conflit plus large au Moyen-Orient, un dossier que Téhéran lie à l'arrêt du conflit parallèle au Liban.

Si les violences au Liban ont reflué ces derniers jours, le ministre israélien de la Défense a insisté sur le fait que ses troupes présentes dans le sud du pays voisin n'allaient pas se retirer.

"Nous avons annoncé que, dans tous les cas, nous ne nous retirerons pas et qu'à l'heure actuelle (...) il n'y a aucune exigence américaine pour qu'Israël se retire du Liban", a dit M. Katz lors d'une interview à Tel-Aviv.

Sous la pression des Etats-Unis, des responsables libanais ont entamé en avril des pourparlers directs avec Israël à Washington, les autorités libanaises cherchant à dissocier ces négociations de l'accord entre les États-Unis et l'Iran.

Le président libanais Joseph Aoun a souligné mercredi que "les négociations à Washington sont distinctes de ce qui a découlé des réunions en Suisse" entre les Etats-Unis et l'Iran.


Rubio poursuit à Bahreïn sa tournée pour rassurer les alliés de Washington dans le Golfe

  • Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays
  • Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG)

MANAMA: Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio est jeudi à Bahreïn, poursuivant sa tournée destinée à rassurer les pays du Golfe sur la volonté des Etats-Unis de protéger leurs intérêts dans les discussions avec l'Iran.

Mercredi au Koweït, le secrétaire d'Etat américain avait assuré que les Etats-Unis entendaient "discuter avec eux de chaque décision prise concernant" les négociations en cours avec Téhéran.

Les pays du Golfe ont payé un lourd tribut à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février contre l'Iran. Ils accueillent des bases militaires américaines et ont été visés par des missiles et drones iraniens en représailles.

Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays. Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

En parallèle, des discussions sur une réconciliation entre les pays du Golfe et l'Iran sont prévues en Arabie saoudite, à une date encore indéterminée, a indiqué à l'AFP un diplomate.

Trump refuse tout péage 

L'Iran et les Etats-Unis ont signé le 17 juin un protocole pour mettre fin aux hostilités, ouvrant la voie à 60 jours de négociations en vue d'un règlement durable.

Une réunion technique avec la délégation iranienne est prévue les 29 ou 30 juin en Suisse, a précisé Marco Rubio.

Mais de nombreuses divergences subsistent, comme le nucléaire ou le détroit d'Ormuz. Et les critiques se multiplient aux Etats-Unis sur les concessions accordées par Donald Trump, soucieux de mettre un terme au plus vite à cette guerre impopulaire.

La Maison Blanche a dû demander aux parlementaires américains une rallonge budgétaire de près de 88 milliards de dollars, notamment pour reconstituer ses stocks de munitions après la guerre.

Le protocole d'accord a "la valeur d'une déclaration de défaite pour l'Amérique", s'est prévalu mercredi le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Si le texte prévoit une réouverture du détroit d'Ormuz, après des mois de blocage qui ont fait flamber les cours de l'or noir, l'Iran a dit vouloir imposer des frais de service, assurant que cette voie maritime stratégique ne retrouvera pas son fonctionnement libre d'avant-guerre.

"AUCUN PEAGE, AUCUN FRAIS D'ASSURANCE ET AUCUN AUTRE FRAIS" ne sera accepté par Washington, a tonné Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Aucun pays autre que l'Iran ne soutient l'imposition de frais pour son passage, a assuré pour sa part Marc Rubio.

Pour l'heure, les cours du baril de pétrole Brent continuent leur décrue. Le Brent de la mer du Nord, référence internationale, est brièvement retombé jeudi sous son niveau d'avant-guerre. Durant le conflit, la flambée des cours du brut avaient provoqué une poussée d'inflation mondiale et des pénuries de carburant dans certains pays.

Sur le volet nucléaire, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a assuré mercredi que des inspections en Iran auraient bien lieu, sans fixer de date.

Téhéran a toujours nié vouloir se doter de la bombe atomique, mais campe sur son droit à une filière civile complète.

"Comme le phénix" 

Sur le Liban, dont l'Iran a imposé l'inclusion dans le protocole d'accord, Mohammad Bagher Ghalibaf a estimé que la fin de la guerre y était "aussi importante" que la fin des hostilités dans son propre pays.

Or le Hezbollah libanais a accusé mercredi Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du pays. Deux autres personnes avaient été tuées par des tirs israéliens la veille.

L'Iran a par ailleurs accusé jeudi l'Otan, de "complicité" dans la guerre déclenchée contre lui par les Etats-Unis et Israël, reprochant notamment à l'Italie et à la Roumanie d'avoir permis à des avions américains d'utiliser leurs bases pendant le conflit.

"Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale", a écrit sur X le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.