Un spécialiste de l'art numérique propose un panorama fascinant de l’Arabie saoudite

Originaire de La Mecque, l’artiste saoudien primé Rayan Mal conçoit ses œuvres en intégrant des éléments numériques et des dessins aux photos qu’il prend dans toute l’Arabie saoudite. (Photo fournie)
Originaire de La Mecque, l’artiste saoudien primé Rayan Mal conçoit ses œuvres en intégrant des éléments numériques et des dessins aux photos qu’il prend dans toute l’Arabie saoudite. (Photo fournie)
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Publié le Mardi 02 mai 2023

Un spécialiste de l'art numérique propose un panorama fascinant de l’Arabie saoudite

  • Rayan Mal évoque son parcours dans le domaine de l’art numérique et se penche sur l’avenir prometteur des talents saoudiens
  • «Cela me réchauffe le cœur de constater que les autorités s’intéressent aux jeunes talents et les soutiennent; j’ai envie de donner davantage à mon pays»

RIYAD: Rayan Mal est un artiste saoudien spécialisé dans les médias numériques. C’est le jour où il a pris sa première photo avec un appareil offert par son père qu’il a su qu’il allait faire carrière dans ce domaine. 

«Un sentiment étrange s’est emparé de moi lorsque j’ai tenu dans mes mains cet appareil si coûteux. La première photo que j’ai prise était particulièrement importante pour moi; c’était une photo de ma mère qui est décédée quelques années plus tard», explique-t-il. 

Rayan Mal est progressivement passé de la photographie à la réalisation de films. Il a intégré des travaux numériques dans ses vidéos. 

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Pour présenter l'un des festivals de cosplay de la saison dans le monde du boulevard, il a tourné, monté et intégré des effets et des dessins à un film empreint de nostalgie. (Photo fournie) 

«J’intègre le numérique dans mes images et mes vidéos pour transmettre les idées qui m’animent. Ces effets graphiques et créatifs apportent quelque chose d’agréable au contenu et ils permettent au public de voir les images qui défilent dans ma tête. C’est un message visuel que je transmets aux autres», explique M. Mal. 

Il a en outre remporté des prix pour des vidéos courtes qu’il a réalisées, dont un décerné par le président de l’Autorité générale pour le divertissement, Turki al-Cheikh. 

«Turki al-Cheikh m’a décerné un prix. Je ne m’y attendais pas à ça. Cela me réchauffe le cœur de constater que les autorités s’intéressent aux jeunes talents et les soutiennent. J’ai envie de donner davantage à mon pays», s’exclame M. Mal. 

FOCUS

Au cours de la pandémie, Rayan a tourné une courte vidéo illustrant la manière dont La Mecque a affronté la pandémie de Covid-19 ainsi que les efforts déployés par les autorités. Cette vidéo lui a valu le prix Waai 2021 décerné par le ministère de la Santé dans la catégorie des courts-métrages. 

Le jeune artiste a par ailleurs réalisé une vidéo dans Boulevard Riyadh City à l’occasion de la 92e Fête nationale de l’Arabie saoudite. M. Al-Cheikh a retweeté cette vidéo. 

Au cours de la pandémie, Rayan a tourné une courte vidéo illustrant la manière dont La Mecque a affronté la pandémie de Covid-19 et les efforts déployés par les autorités. 

Cette vidéo lui a valu le prix Waai 2021 décerné par le ministère de la Santé dans la catégorie des courts-métrages. 

Pour présenter l'un des festivals de cosplay de la saison dans le monde du boulevard, il a tourné, monté et intégré des effets et des dessins à un film empreint de nostalgie. Ce travail fait notamment partie des projets créatifs qu’il mène actuellement dans le cadre de la saison de Riyad. 

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Pour présenter l'un des festivals de cosplay de la saison dans le monde du boulevard, Rayan Mal a tourné un film incroyable, l'a monté et y a ajouté ses dessins et effets pour le rendre nostalgique. (Fournie) 

Il a également remporté un prix lors d’un concours organisé par le ministère de l’Intérieur en 2019 pour un court-métrage qu’il a intitulé Hajj Feelings («Ces Sentiments du Hajj», en français). Ce film met en lumière l’expérience vécue par les pèlerins et la manière dont les autorités saoudiennes organisent la saison du Hajj. 

«Je suis originaire de La Mecque, la terre de l’islam et des gens de toutes les couleurs et de toutes les ethnies. Je souhaite montrer dans mes vidéos comment les visiteurs sont accueillis dans ma ville natale: avec grâce et dignité.» 

Rayan Mal, artiste saoudien

«Je suis originaire de La Mecque, la terre de l’islam et des gens de toutes les couleurs et de toutes les ethnies. Je souhaite montrer dans mes vidéos comment les visiteurs sont accueillis dans ma ville natale: avec grâce et dignité.» 

À l’avenir, Rayan Mal souhaite créer sa propre maison de production pour collaborer avec d’autres artistes et mettre les talents en relation avec d’autres professionnels afin d’élargir la communauté des arts numériques dans le Royaume. 

«J’ai constaté un immense potentiel chez des personnes plus jeunes que moi. Il ne fait pas de doute que le Royaume se concentre sur les talents et l’art. Les événements artistiques se multiplient dans le pays. Il suffit de croire en notre potentiel pour surpasser les salons d’art internationaux», affirme-t-il. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.  


Découverte : Blossom Space à Djeddah

(Photo: Arab News)
(Photo: Arab News)
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  • Blossom Space excelle dans les articles de papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés

DJEDDAH : À Djeddah, Blossom Space combine charme, convivialité et créativité dans un seul et magnifique lieu. Dès que vous franchissez la porte, on a l’impression d’entrer dans les pages d’un livre d’histoires — un monde doux et rêveur, à mi-chemin entre une bibliothèque confortable et une boutique-cadeaux fantaisiste.

Le personnel est exceptionnellement gentil et accueillant, ajoutant une touche personnelle qui élève toute l’expérience.

L’extérieur est déjà séduisant, avec une façade en verre élégante et une enseigne lumineuse qui suggèrent un espace moderne et légèrement haut de gamme — discret mais intrigant, plutôt « trésor caché » qu’une boutique clinquante.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se transforme en chaleur et charme. Des étagères en bois et un éclairage doux créent une ambiance apaisante, rappelant un coin lecture tranquille.

Les détails décoratifs — mini-carrousels, accents vintage, papeterie délicate — évoquent un sentiment nostalgique, presque de livre d’histoires. Les plantes suspendues apportent vie et fraîcheur, tandis que les présentoirs pastel offrent un rendu visuel plaisant, féminin et digne d’un tableau Pinterest.

Blossom Space brille dans la papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés. Pour ceux qui cherchent une expérience plus interactive, l’espace coloriage à l’étage est parfait pour se détendre et se ressourcer, offrant une échappée thérapeutique pour adultes et enfants.

Les activités de coloriage coûtent SR35 (9 $), et les expériences de décoration à la main SR65.

J’y suis allé deux fois. La première visite était agréable, même si certaines peintures étaient sèches et le café gratuit pouvait être meilleur. La deuxième fois, je suis venu avec un ami mais je ne voulais pas peindre, et on m’a demandé de payer l’entrée. Je comprends la politique, mais cela a été un peu décevant, surtout que l’endroit était vide.

Que vous soyez amateur de livres, passionné de papeterie ou simplement en quête d’une sortie différente et mémorable, Blossom Space ne déçoit pas.

Organisé, propre et débordant de charme, j’y retournerai sans hésiter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Ahmad Kaabour : la voix de Beyrouth s’éteint à 71 ans

Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
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  • Ahmad Kaabour est décédé à 71 ans à Beyrouth, après une longue lutte contre le cancer, laissant un héritage musical engagé et profondément lié à la mémoire de la ville
  • Son répertoire transforme Beyrouth en protagoniste, célébrant sa résilience, sa culture et ses traditions à travers plus de quatre décennies de carrière

​​​​​DUBAÏ: La disparition d’Ahmad Kaabour marque un chapitre essentiel de la mémoire musicale de Beyrouth. Figure emblématique de la chanson engagée et du patrimoine musical libanais, Kaabour aura traversé les décennies comme un témoin sonore des douleurs et des renaissances de sa ville natale. 

L’artiste s’est éteint à Beyrouth à l’âge de 71 ans, après une longue lutte contre le cancer. Né dans la capitale libanaise en 1955, il laisse derrière lui un héritage musical profondément ancré dans l’histoire et l’identité de la ville. Sa disparition marque la fin d’une voix qui a su chanter à la fois la douleur, l’espoir et la résilience de Beyrouth et du Liban.

Né dans une famille d’artistes, Kaabour commence à composer dès l’adolescence. En 1975, alors que le Liban s’enfonce dans la guerre civile, il compose la musique de « Ounadikom », sur des paroles du poète palestinien Tawfiq Ziad. La chanson devient un hymne de protestation et de solidarité, traversant générations et frontières.

Au fil des années, Kaabour travaille aux côtés de figures majeures de la scène libanaise, devenant partenaire artistique de Ziad Rahbani et Marcel Khalifé, tout en naviguant entre engagement politique et sensibilité populaire. 

Cette ouverture à des influences internationales se manifeste également dans son adaptation de « Baddi Ghanni Lannas », version arabe de « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux » de Michel Berger, parue en 1985 sur l’album Différences. Dans cette relecture, Ahmad Kaabour conserve la mélodie poignante et épurée de l’original, tout en y insufflant des paroles arabes ancrées dans les réalités libanaises et, plus largement, arabes.

Là où Berger chantait l’exil et la marginalité, Kaabour en élargit la portée pour en faire un hymne à la dignité et à la présence des peuples, fidèle à son engagement artistique. Cette collaboration indirecte — où Berger est crédité pour la musique et Kaabour pour l’adaptation — illustre sa capacité à faire dialoguer les cultures tout en restant profondément enraciné dans son identité.

Le lien avec Beyrouth reste central dans son œuvre. « La3younak » (1993) est une véritable déclaration d’amour à la ville, diffusée largement dans les années 1990, notamment sur Future TV, et incarnant l’esprit d’une capitale en reconstruction  derrière sa mélodie douce et nostalgique, c’est une ville-personne qui se dessine : aimée, fragilisée, mais toujours debout. 

Cette fibre beyrouthine traverse aussi d’autres titres. Dans ses reprises, comme « Shu Beddak » après l’explosion du port de 2020, Kaabour transforme une chanson populaire en élégie contemporaine, appelant à la mémoire et à la responsabilité collective. Dans des registres plus festifs, comme « Allou Al Bayarek », associé aux traditions du Ramadan à Beyrouth, il célèbre les rituels et la vie quotidienne de la ville, inscrivant son œuvre au cœur de la culture et des traditions locales.

Au-delà de ses succès pour adultes, Kaabour n’a jamais négligé le jeune public. Ses spectacles pour enfants, souvent avec la troupe Firkat al-Sanabel et le Théâtre libanais de marionnettes, évitaient la simplification, mêlant rythme, histoire et réflexion sur le monde. Pour lui, la musique était un pont entre générations et un moyen de transmettre mémoire et émotion.

Avec plus de quatre décennies de carrière, Ahmad Kaabour laisse un héritage unique : Beyrouth, avec toutes ses blessures et ses espoirs, comme protagoniste de sa musique. Sa voix restera à jamais l'écho de la ville qu’il a tant aimée.


Le décès de Loana pourrait être dû à une chute, selon le parquet

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
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  • Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies
  • "A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur

NICE: Le décès de Loana, première vedette de la télé-réalité en France, retrouvée morte mercredi à son domicile à Nice, pourrait être dû à une chute, sans intervention d'un tiers, a annoncé jeudi le procureur de Nice, Damien Martinelli.

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours.

La porte de l'appartement étant fermée à clé de l'intérieur, les pompiers sont entrés par une fenêtre. Loana était "manifestement décédée depuis plusieurs jours", et son chien a également été retrouvé mort, selon le communiqué du procureur.

Une plaie à l'arrière du crâne et des ecchymoses dans la région lombaire laissent envisager que le décès puisse être lié à une chute en arrière.

Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies.

"A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur.

La France avait découvert Loana Petrucciani (de son nom complet) en avril 2001 lorsqu'elle a vécu avec d'autres anonymes dix semaines durant 24 heures sur 24 sous l'oeil des caméras de M6.

Le succès du "Loft" a été immédiat et phénoménal et l'émission, considérée comme culte, a inspiré une série pour la plateforme de streaming d'Amazon, Prime Video, en 2024.

Mais Loana a quitté peu à peu le monde du show business et entamé un long déclin personnel, entre violences subies, problèmes de santé, tentatives de suicide, overdoses et épisodes psychiatriques.

"On peut dire que nous avons vécu un conte de fées. Une vie que jamais nous n'aurions osé imaginer. Un rêve éveillé, intense. Et puis, je t'ai vue tomber, te redresser, te battre, lutter, céder... Tu as tout donné, jusqu'au bout", a témoigné sur Instagram le chroniqueur Steevy Boulay, autre "lofteur" de la première édition.