L’avenir prometteur de l’entrepreneuriat social en Arabie saoudite

Selon un rapport publié par PricewaterhouseCoopers (PwC), le secteur des entreprises sociales en Arabie saoudite connaît une croissance depuis la décennie précédente. (SPA).
Selon un rapport publié par PricewaterhouseCoopers (PwC), le secteur des entreprises sociales en Arabie saoudite connaît une croissance depuis la décennie précédente. (SPA).
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Publié le Jeudi 27 avril 2023

L’avenir prometteur de l’entrepreneuriat social en Arabie saoudite

  • L’entrepreneuriat social pourrait se définir comme l’organisation d’une entreprise autour de causes sociales et environnementales spécifiques
  • On peut avancer que les entreprises sociales stables dans le Royaume devraient contribuer de 2,5% au PIB par année et la possibilité de créer 250 000 emplois d’ici à 2030

RIYAD: L’expression «entrepreneuriat social», traduite de l'expression anglaise «social entrepreneurship», remonte au début des années 1980. Elle est apparue aux États-Unis, où des organisations voulaient apporter leur soutien à des individus porteurs de changement pour la société.

L’entrepreneuriat social pourrait se définir comme l’organisation d’une entreprise autour de causes sociales et environnementales spécifiques. Il peut inclure à la fois des organisations à but non lucratif, des organismes de bienfaisance et des entreprises sociales à but lucratif.

Les entrepreneurs sociaux tentent d’apporter une différence dans leurs communautés ou dans le monde dans la mesure où ils présentent souvent un lien personnel avec les causes qu’ils soutiennent. Les entreprises traditionnelles estiment leurs succès en fonction de leurs parts de marché ou de la croissance de leurs gains d’une année sur l’autre, alors que les dirigeants des entreprises sociales ont plutôt pour objectif la création d’emplois ou les donations faites à un organisme de charité afin de traiter l’affaire dans laquelle ils ont investi.

On peut donc affirmer qu’un entrepreneur social est un chef d’entreprise dont le but est de créer avant tout de la valeur à long terme pour la société ou pour l’environnement. Il travaille souvent dans des domaines comme l’éducation, les soins de santé, la durabilité environnementale et le développement communautaire.

Ils misent sur leur sens affûté des affaires et leur créativité pour élaborer des solutions durables qui abordent ces problèmes et mesurent le succès de leur démarche non seulement en termes de profits financiers, mais aussi en termes d’impact social.

L’entreprise sociale se définit non seulement par la valeur sociétale placée au centre de son modèle économique et de ses principes, mais aussi par son impact sur la société. Le statut juridique de ses différents acteurs (associations, coopératives, mutuelles et fondations) et d’autres caractéristiques fondamentales contribuent également à la circonscrire: activité non lucrative, liberté d’adhésion et démocratie.

Selon un rapport publié par PricewaterhouseCoopers (PwC), le secteur des entreprises sociales en Arabie saoudite connaît une croissance depuis la décennie précédente. Même si l’on estime qu’il en est à ses débuts, on peut avancer que les entreprises sociales stables dans le Royaume devraient contribuer de 2,5% au PIB par année et pourraient créer 250 000 emplois d’ici à 2030.

Les entrepreneurs sociaux saoudiens ont un rôle déterminant à jouer dans la réalisation des objectifs de la Vision 2030 du Royaume. S’ils concentrent leurs stratégies sur les actions durables et l’action climatique, ils arriveront certainement à créer un avenir plus résilient et surtout plus équitable pour tous. Selon un article publié par l’ONU, il existe de nombreux exemples de jeunes entrepreneurs sociaux saoudiens qui dirigent des organisations telles que Tadweem, Nabatik et Thuwal. Ces entreprises sociales se concentrent sur divers enjeux, notamment la durabilité environnementale, les changements climatiques ainsi que les villes et les collectivités durables.

Cet entrepreneuriat social saoudien ne pourrait contribuer efficacement à la réalisation des objectifs de la Vision 2030 que s’il envisage d’appliquer un certain nombre de mesures et de solutions afin de lutter contre les changements climatiques.

Pour ces entrepreneurs sociaux, il est indispensable et même vital de se concentrer sur le développement de solutions innovantes pour exploiter l’énergie solaire ou éolienne ou pour créer des systèmes de stockage d’énergie plus efficaces. En outre, il est important de proposer des initiatives destinées à promouvoir une agriculture biologique ou à développer des chaînes d’approvisionnement durables pour les produits alimentaires. Il serait aussi avisé de réduire considérablement les effets polluants engendrés par les transports en encourageant l’utilisation de voitures électriques ou hybrides. La sensibilisation demeure un facteur fondamental pour que les gens prennent conscience des conséquences néfastes du changement climatique.

La jeunesse saoudienne s’intéresse de plus en plus à l’entrepreneuriat et cela se manifeste par le nombre croissant d’incubateurs et d’accélérateurs d’entreprises sociales, à l’image d’Impact Hub Riyadh, qui offre des ressources et un soutien aux entrepreneurs sociaux, même si ces efforts demeurent insuffisants, en particulier pour les sociétés qui viennent juste d’être créées.

En Arabie saoudite, l’entrepreneuriat social est un domaine qui se développe assez rapidement, ce qui lui confère le potentiel de créer un impact social important dans le pays.

Beaucoup de défis restent à surmonter, mais le soutien du gouvernement et l’intérêt croissant des Saoudiens pour l’avenir de l’entrepreneuriat social laissent présager un avenir prometteur dans les dix prochaines années. Nous verrons à coup sûr la mise en place d’un écosystème d’entrepreneuriat social résilient, dynamique et florissant. Il permettra au Royaume de profiter d’un développement économique durable.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.


Le pétrole flambe, la tech recule: les marchés sous pression avant la Fed

Un tableau d'affichage boursier présente l'indice de référence sud-coréen, le KOSPI, après la clôture de la séance à Séoul, le 28 juillet 2026. (AFP)
Un tableau d'affichage boursier présente l'indice de référence sud-coréen, le KOSPI, après la clôture de la séance à Séoul, le 28 juillet 2026. (AFP)
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  • Les marchés mondiaux restent sous pression face à la flambée du pétrole liée aux tensions au Moyen-Orient, tandis que les investisseurs attendent la décision de la Fed sur les taux
  • Les valeurs technologiques, notamment les fabricants de puces et acteurs de l’IA, subissent de fortes ventes, alors que les secteurs de l’énergie profitent de la hausse du brut

PARIS: Les marchés mondiaux hésitent mercredi, tiraillés entre le regain des tensions au Moyen-Orient qui fait bondir les prix du pétrole, la poursuite du repli des valeurs technologiques et l'attente de la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed).

"Les marchés ont de nouveau été pris dans les turbulences, au cours des dernières 24 heures, entre la volatilité des prix du pétrole et la poursuite de la chute des valeurs liées aux semi-conducteurs", résume Jim Reid, économiste pour Deutsche Bank.

Les cours du brut ont bondi à la suite de la reprise des frappes au Moyen-Orient. Vers 15H45 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord flambait de 7,66% à 90,53 dollars. Son équivalent américain, le baril de WTI, grimpait de 7,03% à 84,83 dollars.

Donald Trump a averti que les États-Unis allaient frapper "fort" l'Iran après des tirs iraniens contre des bases américaines en Jordanie, relançant, après quelques jours d'accalmie, le conflit au Moyen-Orient.

"Cette escalade a renforcé les inquiétudes concernant une guerre régionale prolongée, notamment en raison des risques pesant sur les routes d'approvisionnement pétrolier, les coûts du transport maritime et les anticipations d'inflation", souligne Patrick Munnelly de Tickmill Group.

- Nouveau record pour le "footsie"  -

"Contrairement à certaines séances précédentes, ces tensions géopolitiques n'ont toutefois pas entraîné un repli généralisé du marché", remarque M. Munnelly.

En Europe, la Bourse de Londres a terminé en hausse de 0,34% peu après que son indice phare, le FTSE 100 a battu un nouveau record historique en séance, proche des 11.000 points. Il profite en effet de sa faible exposition aux valeurs technologiques, plombées à travers le monde, et du poids des minières et pétrolières dans sa composition.

Les valeurs énergétiques se sont illustrées avec la flambée du brut, BP gagnant 3,39% et Shell 2,75% à Londres. A Oslo, le géant Equinor a grimpé de 4,00%. Eni a flambé de 7,09% à Milan.

La Bourse de Francfort a, elle, terminé quasi à l'équilibre (-0,01%).

"Seule l'absence d'ADN technologique soutient en ce moment l’indice phare allemand", estime Andreas Lipkow de CMC Markets. "Alors que de nombreux autres indices subissent de fortes pressions vendeuses pour cette raison, les investisseurs se tournent davantage vers les actions de la vieille économie."

- Ventes massives dans la tech -

A New York, vers 15H45 GMT, le Dow Jones perdait 1,64%, l'indice Nasdaq reculait de 1,32% et l'indice élargi S&P 500 cédait 0,97%.

Les valeurs de fabricants de composants électroniques cèdent du terrain, à l'image du mastodonte Nvidia (-2,57%), AMD (-5,76%), Broadcom (-2,28%) ou Micron (-5,48%).

En Europe, Infineon a terminé en baisse de 5,69% à Francfort. Le géant des machines spécialisées pour la gravure de puces ASML a reculé de 1,89% à Amsterdam.

Le recul de la "tech" et de l'IA se fait surtout sentir à la Bourse de Séoul, son indice phare Kospi ayant terminé sur une chute de 5,98%  plombé par la dégringolade de SK Hynix (-9,61%). Ses prévisions de dépenses d'investissement inquiètent les investisseurs.

Pour Stephen Innes, gérant de SPI AM, "l'onde de choc reste largement concentrée sur l'univers de l'IA, où une quantité excessive de capitaux s'était concentrée sur un nombre trop restreint de valeurs."

Les investisseurs attendent désormais la publication des résultats trimestriels des géants de la tech américaine Microsoft et Meta (Facebook, Instagram) mercredi après la clôture de Wall Street. Ils seront suivis par ceux d'Apple et Amazon jeudi.

- L'attention sur la Fed -

La nouvelle flambée des cours du brut survient alors que les investisseurs attendent, à 14H00, heure locale (18H00 GMT), la décision du comité de politique monétaire de la Fed à propos de ses taux directeurs.

Les acteurs du marché misent sur un statu quo, mais, fait inhabituel, ils attribuent encore une probabilité supérieure à 30% à un relèvement d'un quart de point, selon l'outil de veille du CME, FedWatch.

"Si la Fed décidait effectivement de relever ses taux (...), cette décision ne serait pas fondée sur la situation actuelle du marché du travail ou sur les dernières données d'inflation, mais relèverait plutôt d'une logique de gestion des risques, au cas où ces indicateurs se dégraderaient à l'avenir", estime Kathleen Brooks, directrice de la recherche à XTB.