Récolte expérimentale de fèves de cacao: une belle opportunité pour l'Arabie saoudite

Gebran al-Maliki, l'un des propriétaires d'une plantation de cacao à Jazan. (Photo fournie).
Gebran al-Maliki, l'un des propriétaires d'une plantation de cacao à Jazan. (Photo fournie).
Une saison de récolte de plus de 200 arbustes de cacao a commencé cette année à Jazan, plusieurs années après l’introduction de plants philippins. (Photo fournie).
Une saison de récolte de plus de 200 arbustes de cacao a commencé cette année à Jazan, plusieurs années après l’introduction de plants philippins. (Photo fournie).
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Publié le Mercredi 02 décembre 2020

Récolte expérimentale de fèves de cacao: une belle opportunité pour l'Arabie saoudite

  • L'Arabie saoudite offre un environnement propice à la croissance de l'arbuste, déclare un expert
  • Cultiver l’arbuste de cacao est une nouvelle expérience pour le Royaume qui prévoit de tester le succès à long terme de la culture de cette friandise tant appréciée

LA MECQUE: Dans une expérience sans précédent pour le Royaume, une saison de récolte de plus de 200 arbustes de cacao a commencé cette année à Jazan, plusieurs années après l’introduction de plants philippins.

Cultiver l’arbuste de cacao est une nouvelle expérience pour le Royaume qui prévoit de tester le succès à long terme de la culture de cette friandise tant appréciée.

Les spécialistes de la région ont souligné que l'arbuste de cacao ressemble au célèbre caféier cultivé dans la région Sud du Royaume, où un certain nombre d'agriculteurs ont déjà commencé à évaluer l'expérience et continuent de cultiver des terres pour faire de la place à plus d’arbustes, tandis que d'autres n'ont pas eu autant de succès.

(photo fournie)

Le superviseur de l'Autorité de développement et de reconstruction des régions de montagne à Jazan, l’ingénieur Bandar al-Fifi, déclare: «L'arbuste de cacao est un arbuste tropical ou subtropical originaire d'Amérique du Sud et d'Asie de l'Est. Il a été présenté à l'Autorité de développement et de reconstruction des régions de montagne il y a quelques années, notamment à la station de recherche agricole. Le processus de culture a été réalisé il y a six ans en apportant des graines et des plants des Philippines. Les semences ont été cultivées et les plants distribués à certains agriculteurs intéressés de la région. Dans le champ de la station, nous avons des cacaoyers, des bananiers, des manguiers et des goyaviers, ainsi que de nombreux arbres tropicaux et subtropicaux. Ce champ est utilisé comme garant des semences, et il permet aussi de mener des tests et des expériences réelles sur une zone de 200 mètres, en particulier sur 15 cacaoyers et sur le premier arbuste de cacao en Arabie Saoudite.»

Bandar al-Fifi a déclaré à Arab News qu'il a été difficile au début d'encourager les agriculteurs à investir dans l'usine, car beaucoup hésitaient à introduire une plante non indigène dans la région afin de faciliter la création d'usines de fabrication et de développer un marché local. Il indique également qu'en Éthiopie les entreprises achètent des récoltes aux agriculteurs et lancent ensuite un processus industriel intégré de tri, de nettoyage, de séchage et de torréfaction, car terminer l'ensemble du processus n'est pas économiquement viable pour les agriculteurs seuls. «Si chaque agriculteur possède 30 arbustes de cacao, ce sera une source supplémentaire de revenus pour leur avenir», ajoute-t-il.

La région de Jazan est connue pour ses terres verdoyantes et luxuriantes et ses sols fertiles qui possèdent les ingrédients nécessaires pour assurer le développement d'autres cultures qui garantissent la continuité et des temps de récolte différents pour chaque type de plante dans la région. Les précipitations sont abondantes, leurs fluctuations saisonnières sont rares, et l'humidité est élevée, ainsi le sol retient l'humidité dont il a besoin pour les récoltes.

«L’écart de température entre des arbustes petits et matures n'est pas grand, en raison de notre proximité avec l'équateur. De plus, l'Arabie saoudite est située sous la ligne tropicale, ce qui crée des conditions environnementales qui aident l'arbuste à pousser», explique Bandar al-Fifi.

Gebran al-Maliki, l'un des propriétaires d'une plantation de cacao à Jazan, a déclaré à Arab News: «Ajouter du cacao au champs agricole du Royaume est une innovation importante en Arabie saoudite et cela commence à donner de bons résultats qui vont largement stimuler le processus de développement, fournir un modèle agricole fiable et améliorer l'expérience dans un pays qui soutient ses agriculteurs et leur fournit toutes les capacités requises.»

Il a reçu des semences et des plants à la fin de 2016 au cours d’une expérience où tout le monde a reçu un soutien. «Certains ont voulu participer et essayer car elle cette culture est semblable à celle du caféier. C'est un arbuste ordinaire, tout comme les arbres fruitiers et les agrumes, mais c'est un arbuste résistant à la sécheresse qui est arrosé une fois par semaine.»

Pour réussir à cultiver les fruits, Gebran al-Maliki précise que les arbustes ont besoin d'ombre lorsqu'ils sont plantés pour la première fois car ils sont «assez capricieux». Mais avec les soins et l'attention appropriés, un arbre fleurira vers l'âge de trois ou quatre ans et peut atteindre jusqu'à  deux mètres de hauteur.

Avec jusqu'à 400 graines, les tests du produit ont commencé dans sa ferme au bout de seulement quatre ans.

«On peut trouver 30 à 50 graines dans une gousse, qui sont ensuite séchées au soleil et moulues pour devenir une poudre prête à être utilisée. La poudre de cacao se retrouve dans le chocolat, les huiles et les cosmétiques, entre autres utilisations», déclare le propriétaire. 

Il explique que la graine est très amère et que, plus c’est le cas, meilleure est sa qualité. Il ajoute qu'il possède quatre arbustes, et précise que l'attente des résultats des tests de qualité du produit est ce qui a entravé le processus d'épandage. M. Al-Maliki ajoute que le fruit a été évalué et s'est révélé de très bonne qualité. 

La station de recherche agricole pour le développement et la reconstruction des zones agricoles a pour objectif d’atteindre 50 arbustes dans la région afin de fournir assez de fruits pour produire des semences et des plants pour les agriculteurs. Bandar al-Fifi déclare qu'ils visent 400 plants par an, lesquels seront distribués en plus des plants cultivés par les agriculteurs de la région eux-mêmes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Rubio poursuit à Bahreïn sa tournée pour rassurer les alliés de Washington dans le Golfe

  • Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays
  • Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG)

MANAMA: Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio est jeudi à Bahreïn, poursuivant sa tournée destinée à rassurer les pays du Golfe sur la volonté des Etats-Unis de protéger leurs intérêts dans les discussions avec l'Iran.

Mercredi au Koweït, le secrétaire d'Etat américain avait assuré que les Etats-Unis entendaient "discuter avec eux de chaque décision prise concernant" les négociations en cours avec Téhéran.

Les pays du Golfe ont payé un lourd tribut à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février contre l'Iran. Ils accueillent des bases militaires américaines et ont été visés par des missiles et drones iraniens en représailles.

Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays. Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

En parallèle, des discussions sur une réconciliation entre les pays du Golfe et l'Iran sont prévues en Arabie saoudite, à une date encore indéterminée, a indiqué à l'AFP un diplomate.

Trump refuse tout péage 

L'Iran et les Etats-Unis ont signé le 17 juin un protocole pour mettre fin aux hostilités, ouvrant la voie à 60 jours de négociations en vue d'un règlement durable.

Une réunion technique avec la délégation iranienne est prévue les 29 ou 30 juin en Suisse, a précisé Marco Rubio.

Mais de nombreuses divergences subsistent, comme le nucléaire ou le détroit d'Ormuz. Et les critiques se multiplient aux Etats-Unis sur les concessions accordées par Donald Trump, soucieux de mettre un terme au plus vite à cette guerre impopulaire.

La Maison Blanche a dû demander aux parlementaires américains une rallonge budgétaire de près de 88 milliards de dollars, notamment pour reconstituer ses stocks de munitions après la guerre.

Le protocole d'accord a "la valeur d'une déclaration de défaite pour l'Amérique", s'est prévalu mercredi le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Si le texte prévoit une réouverture du détroit d'Ormuz, après des mois de blocage qui ont fait flamber les cours de l'or noir, l'Iran a dit vouloir imposer des frais de service, assurant que cette voie maritime stratégique ne retrouvera pas son fonctionnement libre d'avant-guerre.

"AUCUN PEAGE, AUCUN FRAIS D'ASSURANCE ET AUCUN AUTRE FRAIS" ne sera accepté par Washington, a tonné Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Aucun pays autre que l'Iran ne soutient l'imposition de frais pour son passage, a assuré pour sa part Marc Rubio.

Pour l'heure, les cours du baril de pétrole Brent continuent leur décrue. Le Brent de la mer du Nord, référence internationale, est brièvement retombé jeudi sous son niveau d'avant-guerre. Durant le conflit, la flambée des cours du brut avaient provoqué une poussée d'inflation mondiale et des pénuries de carburant dans certains pays.

Sur le volet nucléaire, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a assuré mercredi que des inspections en Iran auraient bien lieu, sans fixer de date.

Téhéran a toujours nié vouloir se doter de la bombe atomique, mais campe sur son droit à une filière civile complète.

"Comme le phénix" 

Sur le Liban, dont l'Iran a imposé l'inclusion dans le protocole d'accord, Mohammad Bagher Ghalibaf a estimé que la fin de la guerre y était "aussi importante" que la fin des hostilités dans son propre pays.

Or le Hezbollah libanais a accusé mercredi Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du pays. Deux autres personnes avaient été tuées par des tirs israéliens la veille.

L'Iran a par ailleurs accusé jeudi l'Otan, de "complicité" dans la guerre déclenchée contre lui par les Etats-Unis et Israël, reprochant notamment à l'Italie et à la Roumanie d'avoir permis à des avions américains d'utiliser leurs bases pendant le conflit.

"Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale", a écrit sur X le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

 


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.


L'ex-ministre égyptien Nabil Fahmy officiellement nommé à la tête de la Ligue arabe

La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
  • L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014
  • Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats)

LE CAIRE: La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne, lors d'une réunion à Amman en Jordanie des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué.

Nabil Fahmy, qui avait été nommé secrétaire général à l'unanimité en mars, prendra ses fonctions début juillet et pour cinq ans.

L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014. Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats).

La Ligue arabe, qui compte 22 membres n'a eu qu'un seul secrétaire général non égyptien depuis sa création: le Tunisien Chedli Klibi dans les années 1980, après que l'Egypte a été suspendue de l'organisation pour avoir signé un traité de paix avec Israël.

Fondée en 1945, la Ligue arabe est la principale organisation régionale dédiée à la concertation politique au sein du monde arabe.