Vous tombez sous le charme de l’Arabie saoudite, dit une photographe primée sur le plateau de The Mayman Show

L’aventurière franco-japonaise, invitée sur le plateau de The Mayman Show, a fait l’éloge du Royaume à la suite d’une visite récente. (Photo fournie)
L’aventurière franco-japonaise, invitée sur le plateau de The Mayman Show, a fait l’éloge du Royaume à la suite d’une visite récente. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 17 mars 2023

Vous tombez sous le charme de l’Arabie saoudite, dit une photographe primée sur le plateau de The Mayman Show

  • Anna Aiko est très heureuse de voir que le secteur touristique du Royaume est en plein essor, après avoir voyagé dans la péninsule Arabique à dos de chameau, tout en prenant des photos
  • «À Haïl, j’ai eu les larmes aux yeux en découvrant le paysage; un paysage qui s’étend à perte de vue; un paysage infini, plein de montagnes et de couleurs»

Riyad: Le Royaume a un charme particulier qui vous comble, selon Anna Aiko, voyageuse et photographe iPhone primée.

L’aventurière franco-japonaise, invitée sur le plateau de The Mayman Show, a fait l’éloge du Royaume à la suite d’une visite récente.

Elle dit: «C’est un peu tout: l’instant présent, l’énergie, les gens, la beauté, le bonheur.»

«Je ne sais pas trop comment l’expliquer… ça déteint sur vous.»

La photographe, qui a voyagé à travers le pays, ajoute: «J’aime beaucoup l’architecture. Elle s’intègre à la nature et conserve le patrimoine.»

«Sans oublier la gentillesse des gens et leur hospitalité… À chaque fois que je suis là, je découvre tellement de choses et je sais qu’il y a beaucoup de merveilles cachées en Arabie saoudite.»

«J’ai vraiment envie de faire plus de découvertes. C’est mon rêve.»

Elle est très heureuse de voir le secteur touristique du Royaume en plein essor, après avoir voyagé dans la péninsule Arabique à dos de chameau, tout en prenant des photos.

 «Je suis vraiment heureuse que l’Arabie saoudite s’ouvre au monde et se développe», soutient-elle.

«Le pays rassemble technologie et patrimoine. C’est comme le Japon qui se tourne vers l’avenir tout en préservant son patrimoine.»

La photographe pense que l’hospitalité saoudienne est inégalée, mais partage des similitudes avec les coutumes japonaises.

 «Au Japon, quand quelqu’un nous rend visite, nous prenons d’abord du thé, du café et des dattes, puis peut-être des confiseries japonaises», ajoute-t-elle.

«Il en est de même en Arabie saoudite. Le respect qu’on voue aux gens et à la famille est plus important que tout.»  

L’un des voyages les plus mémorables d’Anna est l’expérience Darb Zoubayda. «C’est le sentier le plus important de la péninsule Arabique. Il relie Koufa à La Mecque», explique-t-elle.

«Il y a des mosquées et des sites anciens que j’avais vraiment envie de redécouvrir puisque l’Arabie saoudite est un très grand pays. J’ai beaucoup voyagé en Arabie saoudite en 2019 et je sais que le pays abrite beaucoup de petites merveilles.»

«Voyager à travers le Royaume est toujours une expérience incroyable puisque je découvre différentes régions.»

«À Haïl, j’ai eu les larmes aux yeux en découvrant le paysage. Un paysage qui s’étend à perte de vue; un paysage infini, plein de montagnes et de couleurs. C’était le printemps, la nature et les fleurs étaient si belles.»

La photographe met fin à sa carrière de réalisatrice dans l’industrie de la mode de luxe à Paris et entame ses voyages en 2015.

Elle rapporte: «J’ai parcouru la Route de la soie en prenant des photos avec mon iPhone. Ensuite, depuis 2018, j’ai remporté de nombreux prix de photographie iPhone et des prix internationaux de photographie.»

L’occasion de voyager à dos de chameau s’est présentée lorsqu’un ami cherchait un homme pour traverser le Quart vide de la péninsule Arabique.

Elle poursuit: «Je ne savais pas comment monter à dos de chameau, mais je lui ai dit que ce serait moi, en tant que femme. Soixante-douze heures plus tard, je prenais l’avion pour l’Arabie saoudite dans le but de traverser le vaste désert à dos de chameau.»

«Je voulais voyager comme nos ancêtres pour tisser ce lien profond avec la nature et le chameau. Cela s’est fait de manière naturelle: nous ne formions plus qu’un.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.

 

 


Sous des chaleurs extrêmes, le hajj met les pélerins à rude épreuve

La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures. (AFP)
La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures. (AFP)
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  • Pour protéger les fidèles, les autorités ont déployé sur les esplanades de la Grande Mosquée  - dont le marbre blanc brûle sous le soleil de plomb - un puissant circuit de climatisation
  • Immenses ventilateurs, brumisateurs et systèmes de refroidissement des sols complètent le dispositif, tandis que des bouteilles d'eau glacée sont distribuées gratuitement aux pèlerins

LA MECQUE: Sous des températures dépassant les 40°C, Inas Gamal s'est résolue à rester dans la chambre, climatisée, de son hôtel, pour faire, entre le lever et le coucher du soleil les prières du hajj, qui débute lundi en Arabie saoudite.

"Il fait très chaud, beaucoup plus que je ne l'imaginais", dit à l'AFP cette Egyptienne mère de quatre enfants, qui effectue pour la première fois le grand pèlerinage annuel musulman.

"Je n'arrive pas à m'adapter" à la chaleur extrême de la péninsule arabique, admet avec gêne cette quadragénaire, en ajustant ses lunettes de soleil.

"J'avais prévu de faire toutes mes prières à la Grande Mosquée", au coeur de laquelle trône la Kaaba, ce cube noir géant vers lequel les musulmans du monde entier se tournent pour prier, "mais je n'ai pas pu y aller pour les prières qui se tiennent en journée", explique-t-elle.

Le Centre national de météorologie prévoit des températures diurnes comprises entre 42 et 47 degrés pendant le hajj et sa série de rites codifiés se déroulant, souvent en plein air, sur plusieurs jours à la Mecque et dans ses environs.

Sous un soleil brûlant et dans une atmosphère étouffante, les pèlerins s'exposent aux coups de chaleur, malaises et même arrêts cardiaques.

Comme Mme Gamal, 1,5 million de fidèles sont déjà arrivés en Arabie saoudite pour effectuer ce pèlerinage, un des cinq piliers de l'islam, qui doit être entrepris par tout musulman au moins une fois dans sa vie s'il en a les moyens.

"Le seul obstacle" 

Pour beaucoup, la chaleur et l'aridité du climat sont un choc.

"Je veille à boire de grandes quantités d'eau et des boissons riches en sels et en minéraux, parce que nous transpirons en permanence et que nous sommes constamment en mouvement", assure à l'AFP Imad Ahmed, venu du Royaume-Uni.

Pour protéger les fidèles, les autorités ont déployé sur les esplanades de la Grande Mosquée  - dont le marbre blanc brûle sous le soleil de plomb - un puissant circuit de climatisation, que la télévision d'Etat saoudienne vante comme sans équivalent au monde.

Immenses ventilateurs, brumisateurs et systèmes de refroidissement des sols complètent le dispositif, tandis que des bouteilles d'eau glacée sont distribuées gratuitement aux pèlerins.

Mais quand même "il fait vraiment très chaud", souffle sous son chapeau Mohamed Nabil, Algérien venu d'Oran, où les températures ne dépassent actuellement pas les 25°C.

Pour ce professeur de 43 ans, qui explique parcourir plus de 30.000 pas par jour, la chaleur constitue "le seul obstacle" au plaisir d'accomplir les rites à La Mecque, berceau de l'islam.

Coups de chaleur 

Les stands de glaces sont pris d'assaut, les pèlerins faisant la queue pour obtenir un pot vendu environ deux euros.

La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures.

Certains rites du hajj restent particulièrement éprouvants, comme l'étape phare du Mont Arafat, mardi, où les pèlerins seront exposés au soleil brûlant sur un promontoire rocheux.

Le ministère saoudien de la Santé a annoncé samedi que ses équipes médicales avaient déjà pris en charge 144 personnes souffrant de coups de chaleur.

En 2024, plus de 1.300 pèlerins avaient péri sous des températures dépassant les 50°C, d'après les autorités.

Dans la vallée de Mina, près de La Mecque, où le pèlerinage doit se conclure avec le rituel de la lapidation de Satan, un hôpital se tient prêt à accueillir les personnes souffrant de coups de chaleur.

Sans cacher sa préoccupation, Jamil Abualenain, directeur général exécutif du Centre national de gestion des crises et des catastrophes sanitaires, y répète pour l'AFP les consignes de base: "consommer suffisamment d'eau, utiliser des parapluies et éviter toute exposition prolongée aux rayons du soleil".