L’Oréal-Unesco récompense six femmes scientifiques arabes

Dr Isra Marei, une des six femmes scientifiques arabes à avoir été honorée pour sa contribution dans le domaine de la science. (photo fournie)
Dr Isra Marei, une des six femmes scientifiques arabes à avoir été honorée pour sa contribution dans le domaine de la science. (photo fournie)
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Publié le Mercredi 25 novembre 2020

L’Oréal-Unesco récompense six femmes scientifiques arabes

  • Six femmes scientifiques arabes ont été honorées pour leur contribution dans le domaine de la science, dans le cadre de l’initiative L’Oréal-Unesco
  • Les récompenses ont reçu le soutien de la ministre d’État des Émirats arabes unis chargée des Technologies de pointe, Sarah benta Yousef al-Amiri

DUBAÏ: Six femmes scientifiques arabes ont été honorées pour leur contribution dans le domaine de la science, dans le cadre de l’initiative L’Oréal-Unesco, qui propose des dotations d’un montant total de 84 000 euros.

Pour la septième année consécutive, le Programme régional des jeunes talents pour les femmes et la science au Moyen-Orient de L'Oréal-Unesco, en partenariat avec l'Université des sciences et technologies de Khalifa (KU), a récompensé six femmes scientifiques arabes du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Leurs recherches révolutionnaires dans les domaines des sciences de la vie, des sciences physiques, des mathématiques et de l’informatique se trouvent ainsi pleinement reconnues.

Le programme régional fait partie de l’initiative mondiale de L’Oréal-Unesco, qui a récompensé plus de 3 400 chercheuses exceptionnelles depuis sa création, il y a vingt-deux ans.

Cette année, six lauréates ont été distinguées dans les catégories «Chercheuses post-doctorantes» et «Doctorantes». La Dr Lama AlAbdi, saoudienne, la Dr Isra Marei, qatarie, et la Dr Maryam Tariq Khaleel Alhashmi, émiratie, ont chacune reçu 20 000 euros dans la catégorie «Chercheuses post-doctorantes». Asrar Damdam, saoudienne, Dana Zaher et Mina Al-Ani, émiraties toutes deux, se sont vu décerner 8 000 euros dans la catégorie «Doctorantes».

Ces récompenses ont reçu le soutien de la ministre d’État des Émirats arabes unis (EAU) chargée des Technologies de pointe, Sarah benta Yousef Al-Amiri. Elle préside également l'agence spatiale des EAU.

«La pandémie a fait de 2020 une année de changement dans divers aspects de la société. La reconnaissance des femmes dans les domaines de la science est plus vitale que jamais dans la volonté d'éliminer les discriminations fondées sur le sexe dans ce secteur. Je suis extrêmement fière de soutenir le Programme régional des jeunes talents pour les femmes et la science au Moyen-Orient de L'Oréal-Unesco, et de célébrer la contribution extraordinaire de ces six femmes», affirme Sarah benta Yousef Al-Amiri.

«L’augmentation de la représentation des femmes dans le domaine de la science au cours de la dernière décennie témoigne de l’évolution des perspectives de la société et des progrès remarquables de la communauté arabe. Je souhaite le meilleur aux lauréates de 2020, qui s’efforcent de répondre à certains des problèmes scientifiques les plus difficiles au monde», déclare-t-elle encore.

Rémi Chadapaux, directeur général de L'Oréal pour le Moyen-Orient, indique pour sa part: «Alors que nous reconnaissons le talent de ces femmes exceptionnelles dans leurs recherches révolutionnaires, les événements récents ont également mis en lumière la nécessité d'une approche diversifiée pour les solutions modernes.»

Le programme L’Oréal-Unesco se fonde sur la conviction que le monde a besoin de la science et que la science a besoin des femmes. Selon l’Unesco, 34 à 57% des diplômés en Stim (science, technologie, ingénierie, mathématiques) dans les pays arabes sont des femmes – un chiffre bien supérieur à celui qu’on observe dans les universités des États-Unis ou d'Europe.

Au Moyen-Orient, les femmes représentent près de 50% ou plus de la population étudiante totale en Stim. En Arabie saoudite, 38% des diplômés en Stim sont des femmes. Cependant, les femmes représentent seulement 17% de la population active. Aux EAU, 61% des étudiants universitaires sont des femmes, tandis qu'Oman compte 71% de femmes et Bahreïn 55%.

 


Liban: neuf blessés dans une frappes israélienne sur un hôpital

Jeudi, les frappes quotidiennes se sont poursuivies, a rapporté l'Agence nationale d'information libanaise (Ani). Un photographe de l’AFP a vu de la fumée s’élever après un raid sur la localité de Hanniyeh.  Dans le même temps, le Hezbollah a revendiqué des attaques simultanées contre des forces israéliennes qui occupent plusieurs localités du sud du Liban. (AFP)
Jeudi, les frappes quotidiennes se sont poursuivies, a rapporté l'Agence nationale d'information libanaise (Ani). Un photographe de l’AFP a vu de la fumée s’élever après un raid sur la localité de Hanniyeh. Dans le même temps, le Hezbollah a revendiqué des attaques simultanées contre des forces israéliennes qui occupent plusieurs localités du sud du Liban. (AFP)
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  • Le ministère a précisé que les différentes sections de l'hôpital, dont les urgences et l'unité de soins intensifs, ont été endommagées ainsi que des ambulances stationnées dans la cour de l'établissement
  • Il a mis en ligne une vidéo qui montre des éclats de verre dispersés dans l’un des couloirs de l’hôpital, des fenêtres et des portes soufflées, ainsi qu’un plafond effondré dans l’un des bureaux, tandis qu’un membre du personnel se trouve sur les lieux

BEYROUTH: Neuf personnes ont été blessées jeudi dans une frappe israélienne qui a endommagé un hôpital du sud du Liban, selon le ministère de la Santé, l'armée israélienne poursuivant ses raids malgré une trêve fragile avec le Hezbollah pro-iranien.

Dans un communiqué, le ministère a "vivement dénoncé" la frappe qui a "infligé de graves dégâts à l'hôpital gouvernemental de Tebnine".

Il a précisé que la frappe a fait "neuf blessés, parmi lesquels sept membres du personnel de l'hôpital dont cinq femmes".

Le ministère a précisé que les différentes sections de l'hôpital, dont les urgences et l'unité de soins intensifs, ont été endommagées ainsi que des ambulances stationnées dans la cour de l'établissement.

Il a mis en ligne une vidéo qui montre des éclats de verre dispersés dans l’un des couloirs de l’hôpital, des fenêtres et des portes soufflées, ainsi qu’un plafond effondré dans l’un des bureaux, tandis qu’un membre du personnel se trouve sur les lieux.

Le ministère avait indiqué mercredi que trois hôpitaux dans le sud avaient été fermés et 16 autres endommagés depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars.

Les frappes israéliennes ont coûté la vie à 3.089 personnes au Liban, dont 116 secouristes et personnels de la santé, depuis le début des hostilités, selon le ministère de la Santé libanais.

Par ailleurs, ce même ministère a révisé jeudi à la hausse un bilan concernant une frappe sur la localité de Deir Qanun al-Nahr mardi qui a fait 14 morts, dont trois femmes et quatre enfants, contre 10 indiqué précédemment.

Jeudi, les frappes quotidiennes se sont poursuivies, a rapporté l'Agence nationale d'information libanaise (Ani). Un photographe de l’AFP a vu de la fumée s’élever après un raid sur la localité de Hanniyeh.

Dans le même temps, le Hezbollah a revendiqué des attaques simultanées contre des forces israéliennes qui occupent plusieurs localités du sud du Liban.

Il a dit avoir mené "une vaste attaque contre différentes positions" israéliennes dans trois localités au moyen de "drones d'attaques et de roquettes en salves répétées", selon un communiqué.

Un cessez-le-feu qui devait expirer le 17 mai a été prolongé de 45 jours à l'issue de négociations entre le Liban et Israël, inédites depuis des décennies, sous médiation américaine.

Le Liban a été plongé dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars, lorsque le Hezbollah a lancé une attaque sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei.

 


Washington annonce des sanctions visant des personnes considérées proches du Hezbollah

Washington a annoncé jeudi placer sur sa liste de personnes et entités sous sanctions neuf individus, accusés d'être proches ou membres de la direction du Hezbollah et d'"entraver la paix et le désarmement" du groupe libanais pro-iranien. (AFP)
Washington a annoncé jeudi placer sur sa liste de personnes et entités sous sanctions neuf individus, accusés d'être proches ou membres de la direction du Hezbollah et d'"entraver la paix et le désarmement" du groupe libanais pro-iranien. (AFP)
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  • Le gouvernement libanais a refusé mi-mars les lettres de créance de l'ambassadeur iranien et ordonné son départ du pays, mais M. Sheibani a refusé de quitter Beyrouth
  • La décision du gouvernement avait été vivement critiquée par le Hezbollah

WASHINGTON: Washington a annoncé jeudi placer sur sa liste de personnes et entités sous sanctions neuf individus, accusés d'être proches ou membres de la direction du Hezbollah et d'"entraver la paix et le désarmement" du groupe libanais pro-iranien.

Parmi les cibles des sanctions du département américain du Trésor se trouvent l'ambassadeur désigné de l'Iran au Liban, Mohammad Reza Raouf Sheibani, des responsables des services de renseignement libanais, des alliés politiques du Hezbollah et quatre responsables du groupe.

L'un d'entre eux, Hassan Fadlallah, est un député du Hezbollah qui a également dirigé la radio (Al-Nour) et la télévision (Al-Manar) du mouvement.

Le gouvernement libanais a refusé mi-mars les lettres de créance de l'ambassadeur iranien et ordonné son départ du pays, mais M. Sheibani a refusé de quitter Beyrouth.

La décision du gouvernement avait été vivement critiquée par le Hezbollah.

"Le Hezbollah est une organisation terroriste qui doit être totalement désarmée. Le département du Trésor continuera de s'en prendre aux responsables ayant infiltré le gouvernement libanais et permettant au Hezbollah de mener sa campagne de violence sans but contre le peuple libanais et d'entraver la paix", a déclaré le secrétaire du Trésor, Scott Bessent, cité dans le communiqué.

En réaction, le Hezbollah a dénoncé dans un communiqué "une tentative d'intimidation américaine contre le peuple libanais (...) en soutien à l'agression" israélienne contre le Liban.

"Ces sanctions (...) nous confortent dans nos choix (...) et n'auront aucun impact concret sur nos choix (...) ni sur l'action entreprise pour défendre la souveraineté" du peuple libanais, a ajouté le mouvement.

Les sanctions impliquent le gel de l'ensemble des avoirs détenus directement et indirectement par les personnes ciblées ainsi que l'interdiction pour les citoyens et entreprises américains de mener des échanges avec elles.

Cette interdiction s'applique également aux entreprises étrangères si elles disposent d'une filière aux Etats-Unis ou réalisent une partie de leurs échanges en dollars.

Les sanctions visent aussi deux responsables du mouvement chiite Amal, allié du Hezbollah, qui a dénoncé une mesure "inacceptable et injustifiée", visant "en premier lieu le mouvement Amal et son rôle politique, attaché aux causes nationales ainsi qu'à la protection de l'Etat et de ses institutions".

Le Hezbollah estime par ailleurs que "le fait de cibler les officiers libanais à la veille des rencontres au Pentagone est une tentative évidente d'intimider nos institutions sécuritaires officielles et de soumettre l'Etat aux conditions de la tutelle américaine".

Des négociations, inédites depuis des décennies, sont en cours entre le Liban et Israël sous médiation américaine. Le Hezbollah s'y oppose. Le Pentagone doit accueillir une session de discussions le 29 mai en présence d'une délégation de l'armée libanaise.

Le Liban a été plongé début mars dans la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, lorsque le Hezbollah a lancé une attaque sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei. Des troupes israéliennes sont ensuite entrées dans le sud du Liban.

Bien qu'une trêve soit actuellement en cours, Israël et le Hezbollah poursuivent leurs affrontements.


Maroc: au moins quatre morts dans l'effondrement d'un immeuble à Fès

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  • Dans certains quartiers périphériques de Fès, de nombreux bâtiments sont érigés sans respecter les normes de construction en vigueur
  • Les opérations de recherches se poursuivent pour tenter de secourir "d'autres personnes susceptibles d'être piégées sous les décombres", ont précisé les autorités locales

RABAT: Au moins quatre personnes sont décédées jeudi dans l'effondrement d'un immeuble à Fès, dans le nord du Maroc, selon un bilan provisoire des autorités locales qui poursuivent leurs opérations à la recherche d'éventuelles autres victimes coincées sous les décombres.

Six autres personnes ont été blessées à des degrés divers dans l'effondrement de cet immeuble résidentiel de quatre étages, situé dans un quartier périphérique de cette ville, selon les mêmes sources, citées par l'agence officielle MAP.

Dans certains quartiers périphériques de Fès, de nombreux bâtiments sont érigés sans respecter les normes de construction en vigueur.

Les opérations de recherches se poursuivent pour tenter de secourir "d'autres personnes susceptibles d'être piégées sous les décombres", ont précisé les autorités locales.

Le périmètre de l'accident a été sécurisé et les habitants des immeubles mitoyens ont été évacués à titre préventif.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances et les causes du sinistre.

Début décembre, 22 personnes avaient été tuées dans l'effondrement de deux immeubles mitoyens déjà à Fès, le pire accident de ce type ces dernières années dans le pays.

Toujours à Fès, neuf personnes avaient péri en mai 2025 dans l'effondrement d'un immeuble d'habitation. En février 2024, cinq personnes étaient aussi mortes dans l'effondrement d'une maison dans la vieille ville.