L’Algérie, un précurseur dans la lutte contre la crise alimentaire, selon le Forum économique mondial

L’Algérie a augmenté la productivité et l’approvisionnement alimentaire. (AFP)
L’Algérie a augmenté la productivité et l’approvisionnement alimentaire. (AFP)
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Publié le Mardi 17 janvier 2023

L’Algérie, un précurseur dans la lutte contre la crise alimentaire, selon le Forum économique mondial

  • L’Algérie a «plus que doublé sa production alimentaire par habitant depuis 2020» grâce à des programmes gouvernementaux et à des innovations agricoles, selon le rapport
  • Les agriculteurs seraient davantage susceptibles d’adopter de nouvelles pratiques si l’économie joue en leur faveur, mais cela nécessite la mobilisation de nombreuses parties prenantes

DAVOS: L’Algérie et le Maghreb font partie des «précurseurs» qui utilisent des technologies et des pratiques agricoles innovantes pour améliorer la durabilité: c’est ce qu’indique un rapport publié par le Forum économique mondial.

Le document en question, intitulé «Transitions alimentaires, naturelles et sanitaires – modèles de pays reproductibles», met en lumière des actions et des investissements définis qui peuvent accélérer la transition d’un pays vers des systèmes alimentaires plus durables avec une moindre incidence sur le climat et la nature.

Selon le rapport, l’Algérie a «plus que doublé sa production alimentaire par habitant depuis 2020» grâce à des programmes gouvernementaux et à des innovations agricoles. Le pays sert ainsi d’exemple aux États qui souhaitent améliorer leur productivité, leur durabilité et leur approvisionnement alimentaire.

«La transformation des systèmes alimentaires permet aux agriculteurs et aux producteurs de suivre des régimes alimentaires sains et nutritifs ainsi que de bénéficier d’emplois dignes», souligne Gim Huay Neo, directrice générale du Centre pour la nature et le climat du Forum économique mondial.

«Ce rapport montre comment le développement économique sensible à la protection de l’environnement soutient les communautés dans leurs efforts d’adaptation au changement climatique et d’atténuation de ses effets», ajoute-t-elle.

L’Inde, l’Éthiopie, le Ghana, le Vietnam, le Canada et la Nouvelle-Zélande sont également cités dans le rapport.

Ce dernier indique que le Ghana, l’Inde et le Vietnam ont débloqué et soutenu les petites et moyennes entreprises, en particulier celles qui sont associées aux agriculteurs et jouent un rôle actif dans les chaînes alimentaires locales.

Par ailleurs, le Vietnam a intensifié sa production durable de riz, tandis que le Canada et la Nouvelle-Zélande ont rendu leur secteur agricole plus respectueux du climat.

«Selon le contexte du pays, différentes voies pourraient être adoptées pour transformer nos systèmes agroalimentaires afin d’améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition ainsi que d’assurer la durabilité», précise Maximo Torero Cullen, économiste en chef au sein de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.

«Accroître la résilience climatique et renforcer notre environnement alimentaire pour promouvoir une alimentation saine sont deux interventions clés qui ont des répercussions positives sur la sécurité alimentaire, la nature et la santé.»

«L’échec au niveau de l’industrie alimentaire conduit à l’échec à tous les autres niveaux», fait observer Geraldine Matchett, codirectrice générale et directrice financière de Royal DSM et coprésidente de l’Alliance sur l’alimentation, la nature et la santé.

«Nous devons travailler à transformer nos systèmes alimentaires afin qu’ils soient résilients, durables et sains.»

Selon le rapport, les agriculteurs sont davantage susceptibles d’adopter de nouvelles pratiques si l’économie joue en leur faveur, mais cela nécessite la mobilisation de nombreuses parties prenantes.

Chacun des profils des «précurseurs» du rapport illustre de quelle manière de multiples acteurs et leviers simultanés, dans tous les secteurs, collaborent pour permettre une transformation à grande échelle au fil du temps. Ensemble, ils démontrent le potentiel de ces leviers, s’ils sont appliqués en tandem et de manière plus urgente, pour accélérer la transformation des systèmes alimentaires mise en place par les différents pays.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com