BERLIN: La ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock a annoncé lundi avoir convoqué "de nouveau" l'ambassadeur iranien à Berlin pour protester contre l'exécution récente de deux hommes en lien avec les manifestations déclenchées par la mort de Mahsa Amini.
La cheffe de la diplomatie entend "clairement indiquer que la répression brutale, l'oppression et la terreur contre la population, et les deux récentes exécutions ne resteront pas sans conséquence", a-t-elle prévenu lors d'une conférence de presse à Berlin.
"Même si la nouvelle année a hélas aussi mal commencé en Iran ou en Ukraine que l'année d'avant s'était terminée, il reste pour nous essentiel que cette année, l'Union européenne continue à travailler étroitement et résolument et surtout en toute confiance et en toute solidarité", a ajouté Mme Baerbock lors de cette conférence commune avec son homologue chypriote.
L'important est "de ne pas fermer les yeux" et de "ne pas nous résigner" mais de toujours "clairement dire que nous sommes du côté des personnes qui ne veulent pas autre chose que vivre en liberté et en sécurité comme nous", a-t-elle ajouté.
Sur Twitter, le chancelier Olaf Scholz a parallèlement dénoncé "l'utilisation de la peine de mort comme moyen de soumission" en Iran, jugeant cette façon d'agir "horrible".
"Nous appelons l'Iran à ne plus procéder à des exécutions et à libérer tous les prisonniers injustement incarcérés", a-t-il ajouté.
Des pays européens tels que la Belgique, le Danemark et les Pays-Bas avaient annoncé dimanche qu'ils allaient convoquer les ambassadeurs iraniens dans leur pays respectif, alors que de nouvelles sanctions seraient en préparation au niveau européen.
Samedi, la justice iranienne avait annoncé la pendaison de deux hommes reconnus coupables d'avoir tué, le 3 novembre à l'ouest de Téhéran, un paramilitaire lors des manifestations, suscitant une vague internationale d'indignation.
L'UE a imposé mi-décembre une troisième série de sanctions contre l'Iran pour protester contre la répression des manifestations depuis la mort de Mahsa Amini le 16 septembre, après son arrestation par la police des mœurs.