Mondial-2022: A Paris, la liesse des supporters du Maroc sur les Champs-Elysées

Une personne agite un drapeau national marocain depuis une voiture sur l'avenue des Champs Elysées à Paris le 10 décembre 2022 (photo AFP)
Une personne agite un drapeau national marocain depuis une voiture sur l'avenue des Champs Elysées à Paris le 10 décembre 2022 (photo AFP)
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Publié le Samedi 10 décembre 2022

Mondial-2022: A Paris, la liesse des supporters du Maroc sur les Champs-Elysées

  • Agitant souvent le drapeau marocain mais parfois aussi celui de l'Algérie, de la Syrie ou de la Palestine, entonnant des chants en arabe, les supporters heureux ne faisaient que commencer à affluer sur les Champs-Elysées
  • Gendarmes munis de boucliers anti-émeutes, brigades mobiles constituées de binômes à moto, camions des forces de l'ordre garés un peu partout.

"Maintenant, quoi qu'il arrive, on est dans les quatre meilleures équipes du monde!: les jeunes supporters du Maroc ont manifesté leur joie samedi sur les Champs-Elysées à Paris, aussitôt connue la victoire (1-0) du Maroc, qui a éliminé le Portugal en quarts de finale du Mondial-2022.

Postés devant un établissement de restauration rapide, sur "les Champs", une quarantaine de jeunes Marocains - garçons et filles - avaient regardé le match sur leurs téléphones portables, en égrainant le décompte des dernières secondes: 5, 4, 3, 2, 1, 0...

Au coup de sifflet final, ils ont explosé de joie. A Doha, les Lions de l'Atlas venaient de réaliser leur rêve de devenir les premiers Africains à atteindre les demi-finales d'un Mondial, après les tentatives ratées du Cameroun en 1990, du Sénégal en 2002 et du Ghana en 2010.

"C'est une grande fierté, c'est le premier pays africain arrivé là", jubile Maamar, 27 ans, qui brandit un drapeau marocain mais dit être lui-même d'origine algérienne. "C'est une grande fierté pour tous les pays arabes, pour toute l'Afrique", insiste-t-il. "Ca fait plaisir: maintenant quoi qu'il arrive on est dans les quatre meilleures équipes du monde".

Un grand nombre de jeunes femmes étaient présentes, telle Dounia, Franco-marocaine de 23 ans, pour qui cette qualification en demi-finales est tout simplement "formidable". "En plus c'est aujourd'hui mon anniversaire, je ne pouvais pas avoir de meilleur cadeau. J'espère qu'on jouera contre la France, c'est chacun son tour d'avoir la coupe!".

Agitant souvent le drapeau marocain - rouge frappé d'une étoile verte - mais parfois aussi celui de l'Algérie, de la Syrie ou de la Palestine, entonnant des chants en arabe, les supporters heureux ne faisaient que commencer à affluer, vers 18H00, parmi les nombreux touristes baguenaudant sur l'avenue ce samedi soir d'hiver et ignorant parfois qu'un match venait de s'achever au Qatar.

Gendarmes munis de boucliers anti-émeutes, brigades mobiles constituées de binômes à moto, camions des forces de l'ordre garés un peu partout... Un dispositif de sécurité important avaient été préventivement déployé, pour gérer les réactions aux rencontres de quarts de finale du jour, Maroc-Portugal et France-Angleterre.

La préfecture de police de Paris avait annoncé que "1.220 policiers et gendarmes" en civil et en tenue étaient mobilisés dès 16H00 à Paris.

Il s'agissait selon la préfecture de "prévenir tout trouble à l’ordre public susceptible d’être généré par des supporters et de lutter contre tous les phénomènes de délinquance".


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.