Algérie: Naissance de 4 lionceaux blancs dans un jardin zoologique

Des lionnes blanches prises en photo par une organisation de protection de cette espèce (Photo, Global White Lion Protection).
Des lionnes blanches prises en photo par une organisation de protection de cette espèce (Photo, Global White Lion Protection).
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Algérie: Naissance de 4 lionceaux blancs dans un jardin zoologique

  • Depuis 2017, 15 lionceaux, dont six blancs ont vu le jour dans ce jardin zoologique
  • C’est en 2019, dans ce même parc qu’eut lieu le premier cas de naissance de cette espèce rarissime en Algérie

ALGER: C’est une nouvelle qui aurait ravi Tartarin de Tarascon, personnage de l'écrivain d’Alphonse Daudet. 
La direction du zoo du parc Mostaland, à Mostaganem, au nord ouest du pays, a annoncé dimanche la venue au monde d’une portée de sept lionceaux, certains porteurs d’une mutation rare qui se manifeste par un pelage blanc et des yeux dorés ou bleus.  

Selon le directeur de la clinique vétérinaire du parc, Lakhdar Ouassini, la portée est composée de quatre lionceaux blancs et de trois autres lionceaux de couleur brune.  

Ce même responsable a précisé que « les petits sont en bonne santé, d'autant plus que l'équipe médicale du parc dispose de toutes les conditions nécessaires aux soins vétérinaires, même si les petits dépendent exclusivement de leur mère, sans aucune aide externe."

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D’après la direction de la clinique vétérinaire du jardin zoologique, les lionceaux sont bien portants (Photo, APS). 

Par ailleurs, Juliette, la mère des lionceaux, avait auparavant déjà donné naissance à sept petits en une seule gestation, «ce qui est un cas rare au niveau mondial» explique le vétérinaire. 

Depuis son ouverture en juin 2017, le parc Mostaland a enregistré de nombreuses naissances de lionceaux de cette espèce sud-africaine.

En effet, en l’espace de 5 ans, 15 lionceaux, dont six blancs, une race disparue dans le milieu naturel, mais encore en vie dans certains parcs du monde, ont vu le jour dans ce jardin zoologique. 

C’est en 2019, dans ce même parc qu’eut lieu le premier cas de naissance de cette espèce rarissime en Algérie, une lionne ayant mis bas 4 lionceaux, dont un blanc. 

De plus, ce jardin a vu la naissance d’autres espèces animales menacées telles que les cerfs de barbarie, les fennecs, les tigres blancs et bruns du Bengale, les loups dorés d'arctique et d'Afrique, les lamas, etc. 

Une espèce en danger  

Qualifié d’événement «extraordinaire», les vétérinaires algériens œuvrent à dynamiser les naissances de cette espèce par le biais d'élevages sélectifs.

D’après la Global White Lion Protection, une ONG fondée en 2002 afin de sauver les lions blancs de l'extinction, après avoir disparu de la surface de la terre pendant douze ans (de 1992 à 2004) à cause du braconnage et de la chasse excessive, il existerait aujourd’hui approximativement 300 félins blancs à travers le monde, majoritairement élevés en captivité. 

Cette organisation possède par ailleurs un terrain de 17 km carré transformé en zone protégée et travaillent à réintroduire graduellement des lions blancs dans leur habitat naturel. 
 

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Un lion blanc placé dans son habitat naturel (Photo, Global White Lion Protection).

Le lion blanc, qui n'est pas albinos, comme le pensent beaucoup, est une espèce mutante du lion de la sous-espèce Panthera leo krugeri. Sa présence a été enregistrée pour la première fois dans la région de Timbavati en Afrique du Sud en 1938. 

D’après des chiffres avancés par des ONG qui oeuvrent à préserver la présence de cet animal en Afrique, «le lion n'évolue plus que dans 15 % de ce qui était autrefois son territoire tout entier».

Dans une étude publiée en 2012 par des chercheurs de l'Université de Duke aux États-Unis, la population des lions d'Afrique est passé de 100 000 en 1960, à 35 000, et a donc décliné de deux tiers de la population en l’espace de 50 ans.


« Libye, patrimoine révélé » : l’IMA  célèbre 50 ans de coopération  archéologique  

Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. (AFP)
Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. (AFP)
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  • Depuis la fin des années 1960, la MAFL explore l’ensemble  du territoire libyen
  • Ses travaux ont profondément renouvelé les connaissances sur l’histoire du pays, révélant des occupations humaines continues, des échanges méditerranéens anciens et des paysages façonnés par les sociétés du passé

PARIS: Le musée de l’Institut du monde arabe présente  Libye, patrimoine révélé, une exposition consacrée au  travail scientifique mené depuis près de cinquante ans  par la Mission archéologique française en Libye (MAFL),  en étroite collaboration avec les autorités libyennes. 

À travers une sélection de photographies, films et documents  scientifiques, l’exposition donne à voir la richesse exceptionnelle  du patrimoine libyen, de la préhistoire à l’époque médiévale, tout  en mettant en lumière les enjeux contemporains de recherche, de  préservation et de restauration dans un contexte particulièrement  fragile. 

Un demi-siècle de recherches archéologiques en  Libye 

Depuis la fin des années 1960, la MAFL explore l’ensemble  du territoire libyen. Ses travaux ont profondément renouvelé les connaissances sur l’histoire du pays, révélant des occupations humaines continues, des échanges méditerranéens anciens et des paysages façonnés par les sociétés du passé. 

L’exposition documente ce travail scientifique de terrain et rend  visibles des missions souvent menées dans des contextes  géographiques et politiques complexes.
Du Sahara à la Méditerranée : des sites majeurs Le parcours présente plusieurs zones emblématiques étudiées par les équipes franco-libyennes : le Sahara du Măsak et  ses milliers de vestiges préhistoriques, les fortifications romaines  de Bu Njem, les grandes cités antiques comme Leptis Magna,  ou encore Apollonia, dont une partie est aujourd’hui engloutie. 

Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. 

Préserver un patrimoine menacé 

Depuis 2011, le patrimoine archéologique libyen fait face à une  intensification du pillage et du trafic illicite. L’exposition revient  sur les actions menées par la MAFL aux côtés des autorités et des  forces de l’ordre internationales pour identifier les œuvres dispersées,  documenter les sites menacés et favoriser leur restitution. 

Libye, patrimoine révélé met en lumière l’archéologie comme outil de  connaissance, de coopération internationale et de sauvegarde d’un  patrimoine universel encore largement méconnu.

 


Louvre: le nouveau président du musée confirme le projet de grands travaux

Des visiteurs font la queue pour entrer au musée du Musée du Louvre à Paris, le 9 août 2023. (AFP)
Des visiteurs font la queue pour entrer au musée du Musée du Louvre à Paris, le 9 août 2023. (AFP)
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  • Le nouveau président du Musée du Louvre, Christophe Leribault, confirme le vaste plan de rénovation « Louvre Nouvelle Renaissance », estimé à plus d’un milliard d’euros et jugé indispensable
  • Après le cambriolage d’octobre, le projet inclut un renforcement de la sécurité, la réorganisation des espaces et la création d’une nouvelle présentation pour la Joconde

PARIS: Le nouveau président du Louvre, Christophe Leribault, arrivé dans le sillage du spectaculaire vol survenu en octobre dans ce musée, a confirmé mardi le vaste plan de rénovation de l'établissement annoncé en 2025 par Emmanuel Macron, jugeant par ailleurs son coût "incompressible".

Evalué à plus d'un milliard d'euros, le plan "Louvre Nouvelle Renaissance", qui prévoit notamment la rénovation du bâtiment existant et l'aménagement d'un nouvel espace pour la Joconde, a été mis entre parenthèses depuis le cambriolage du 19 octobre.

"C'est un projet capital et nécessaire pour le Louvre. On ne peut pas continuer d'accueillir 9 millions de visiteurs par la Pyramide. Et il faut impérativement revoir les infrastructures, refaire les couvertures et les installations techniques dans le périmètre de la Cour carrée", a déclaré Christophe Leribault au journal Le Monde.

"Le coût est incompressible", a ajouté celui qui a succédé le 25 février à Laurence Des Cars, mise en difficulté par une série de rapports ayant pointé l'obsolescence des dispositifs de sûreté dans le plus grand musée du monde.

Il a toutefois concédé "envisager de réduire certains aménagements (...), mais cela restera marginal en matière d'économie".

Il a aussi indiqué chercher "330 millions d'euros" supplémentaires auprès des mécènes pour financer les travaux de rénovation.

Alors que le cambriolage a mis au jour des failles au sein de la sûreté du bâtiment, M. Leribault a souligné que "les grilles d'accès au domaine ont été restaurées" et qu'"un poste mobile de police est désormais actif près de la Pyramide".

Il a par ailleurs annoncé que la galerie Apollon, où s'est déroulé le vol des joyaux de la couronne de France, "rouvrira dans le courant du mois de juillet, sans vitrine au centre, telle qu'elle avait été conçue au XVIIe siècle, c'est-à-dire comme une galerie d'apparat".

"Les objets précieux qui s'y trouvaient seront exposés dans l'aile Richelieu" et les joyaux non dérobés, dont la couronne de l'impératrice Eugénie, retrouvée endommagée, "vont rester en lieu sûr, en attendant de disposer d'un espace sécurisé ailleurs dans le musée", a-t-il poursuivi.

La part des recettes de billetterie affectée à la politique d'acquisition d'oeuvres doit pour sa part passer de 20% à 12%, a-t-il indiqué, suivant une préconisation de la Cour des comptes.


Art Jameel présente une double exposition aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite

“Study of History III” (2017) de Subas Tamang (avec l'autorisation de l’artiste)
“Study of History III” (2017) de Subas Tamang (avec l'autorisation de l’artiste)
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  • Une exposition majeure reliant Djeddah et Dubaï, explorant l’impact des systèmes de navigation sur la vie contemporaine
  • Plus de 40 artistes internationaux interrogent cartographie, mobilité et infrastructures à travers des œuvres variées

DUBAÏ : Art Jameel s’apprête à présenter une exposition transrégionale s’étendant sur l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Intitulée « Global Positioning System », cette exposition collective en deux volets ouvrira en mai à Hayy Jameel à Djeddah, parallèlement à une présentation au Jameel Arts Centre à Dubaï.

L’exposition, qui se tiendra à Djeddah du 20 mai au 17 octobre et à Dubaï du 9 mai au 4 octobre, réunit plus de 40 artistes issus de plus de 20 pays, explorant la manière dont les systèmes de navigation façonnent la vie contemporaine.

À travers une large diversité d’œuvres, l’exposition examine la cartographie, la mobilité et les infrastructures qui régissent les déplacements, tout en questionnant leurs limites et leurs défaillances.

Commissariée par Indranjan Banerjee et Lucas Morin, « Global Positioning System » rassemble des installations de grande envergure, des œuvres conceptuelles et des projets axés sur la recherche.

Nora Razian, directrice adjointe d’Art Jameel et responsable des expositions et des programmes, a déclaré :
« Pour la première fois, nous présentons une exposition qui se déploie sur nos deux sites à Dubaï et Djeddah.

« “Global Positioning System” interroge les outils et les systèmes que nous utilisons pour nous orienter, mettant en lumière les tensions entre représentation cartographique et réalités vécues.

« Cette exposition s’inscrit dans l’engagement d’Art Jameel à favoriser un dialogue transrégional, où mobilité et échanges sont essentiels pour soutenir l’interconnexion dans notre monde partagé. »

Le volet de Djeddah réunit une sélection variée d’artistes internationaux et régionaux, dont Bani Abidi, Mahmoud Alhaj, Mona Hatoum et Nalini Malani. Abidi, Ana Amorim et Cinthia Marcelle présenteront des œuvres dans les deux éditions, à Dubaï et à Djeddah.

À Dubaï, la présentation au Jameel Arts Centre comprend de nouvelles commandes d’artistes tels que Vishwa Shroff, Seher Naveed et Fatma Al-Ali, ainsi que des prêts internationaux, dont l’installation vidéo monumentale « Parallel I-IV (2012-2014) » du cinéaste Harun Farocki. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com