BANGKOK: "Ca m'est arrivé, ça va m'arriver encore!": Emmanuel Macron s'attend à de nouvelles manifestations contre ses projets de réforme, a-t-il confié lors d'un échange avec des jeunes jeudi à Bangkok.
"Je me bats pour qu'on ait quelque chose de plus apaisé que les extrêmes dans notre pays pour la suite", a-t-il lancé, interrogé par un élève du lycée français sur l'élection de Jordan Bardella à la tête du Rassemblement national.
"Je ne crois pas qu'on puisse régler les défis qui sont ceux du monde actuel, comme celui de l'écologie, des inégalités, de l'éducation ou de la santé, par des extrêmes", a-t-il martelé.
"On les règle en étant ambitieux, lucide, parfois en menant des réformes qui sont difficiles et qui peuvent donner lieu à des protestations. Ca m'est arrivé, ça va m'arriver encore !", a-t-il poursuivi.
Il y a quatre ans, le 17 novembre 2018, débutait le mouvement des Gilets jaunes, avec les premières occupations de ronds-points et de blocages d'axes routiers.
Le projet de réforme des retraites, qui doit être présenté début 2023, s'annonce comme l'un des plus difficiles de son second quinquennat, vivement contesté par l'opposition de gauche et d'extrême gauche comme par le Rassemblement national.
"Je voudrais que, dans quatre ans, notre pays soit plus fort, plus confiant en son avenir. Je pense qu'on a des atouts extraordinaires (...) Mais nous doutons sans doute trop de nous-mêmes", a ajouté Emmanuel Macron, qui ne pourra pas se représenter en 2027 après deux mandats consécutifs.
"Nous sommes trop négatifs sur nous. Il y a des difficultés, il y en a partout (...) On a aussi des vrais raisons d'être optimistes sur notre avenir", a-t-il dit.