De la reprise économique mondiale aux cybermenaces, la FII examine les défis de demain

Le thème du forum de cette année, «Investir dans l'humanité: Instaurer un nouvel ordre mondial» (Photo fournie).
Le thème du forum de cette année, «Investir dans l'humanité: Instaurer un nouvel ordre mondial» (Photo fournie).
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Publié le Mercredi 26 octobre 2022

De la reprise économique mondiale aux cybermenaces, la FII examine les défis de demain

  • Le thème du forum de cette année est «Investir dans l'humanité: Instaurer un nouvel ordre mondial»
  • Les solutions en matière d'éducation, d'intelligence artificielle et de robotique, de santé et de développement durable sont examinées le premier jour

RIYAD: Pour la sixième année consécutive, Riyad accueille la Future Investment Initiative (FII), un forum qui rassemble des participants de plus de 50 pays afin de discuter, écouter et se connecter, à travers une série de sessions sur les affaires, la technologie et les défis communs auxquels l'humanité est confrontée.

Environ 6 000 chefs d'entreprise, décideurs, investisseurs, entrepreneurs et experts en technologie du monde entier se sont réunis dans la capitale saoudienne dans le but d’explorer une question fondamentale: À quoi ressemblera le nouvel ordre mondial?

Le thème du forum de cette année, «Investir dans l'humanité: Instaurer un nouvel ordre mondial», invitait les participants à approfondir des sujets aussi divers que l'éducation, l'intelligence artificielle et la robotique, la santé et la durabilité.

Au cours des sessions de mardi, les délégués ont examiné des questions telles que la perturbation de la chaîne d'approvisionnement, la demande croissante de voyages depuis la levée des restrictions liées à la pandémie, le commerce électronique, la cybercriminalité et le problème généralisé de la hausse de l'inflation.

Une grande partie des discussions a porté sur les moyens par lesquels les investisseurs, les entreprises et les gouvernements peuvent travailler main dans la main pour récupérer et restructurer les secteurs vitaux de l'économie mondiale à la suite de la pandémie de la Covid-19.

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Les délégués ont examiné des questions telles que la perturbation de la chaîne d'approvisionnement, la demande croissante de voyages depuis la levée des restrictions liées à la pandémie, le commerce électronique, la cybercriminalité et le problème généralisé de la hausse de l'inflation (Photo fournie).

«Nous sommes dans le pétrin; en fait, nous sommes dans un grand pétrin et, selon la source que vous écoutez, un pétrin qui va devenir encore plus grand», a déclaré aux délégués Richard Quest de CNN, qui a animé plusieurs sessions de la journée.

L'événement, organisé par le Centre de conférence international Roi Abdelaziz, donne aux entreprises saoudiennes et internationales présentes dans le Royaume l'occasion de présenter leur vision de l'avenir, des expériences de voyage extravagantes proposées par la société Red Sea Global, récemment rebaptisée, aux grands projets développés par le Fonds d'investissement public.

Les panels de la scène principale ont dominé les conversations mardi, tandis qu'une zone de scène ouverte et les pavillons de la palmeraie ont accueilli des sessions sur un large éventail de sujets, notamment l'égalité, les données, l'aérospatiale et Neom – le nouveau projet de développement de ville intelligente qui prend forme le long de la côte de la mer Rouge du Royaume.

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Lors d'un débat intitulé «Le nouvel ordre mondial: Vue depuis la cabine de luxe», Khalid al-Falih, ministre saoudien de l'Investissement, a déclaré que la fréquence accélérée des perturbations des transitions politiques et sécuritaires, de la transition énergétique et de la transition du commerce et de la chaîne d'approvisionnement est inquiétante (Photo fournie).

Au moment où l'économie mondiale commençait à se remettre du choc de la pandémie, la guerre en Ukraine et les sanctions occidentales contre la Russie qui en ont résulté ont freiné la reprise, entraînant des perturbations dans les chaînes d'approvisionnement et la sécurité alimentaire, ainsi que la hausse des prix du carburant. Il en résulte une hausse de l'inflation dans le monde, atteignant son niveau le plus élevé depuis quarante ans, une augmentation des niveaux de pauvreté et la menace d'une récession mondiale imminente.

Lors d'un débat intitulé «Le nouvel ordre mondial: Vue depuis la cabine de luxe», Khalid al-Falih, ministre saoudien de l'Investissement, a déclaré que la fréquence accélérée des perturbations des transitions politiques et sécuritaires, de la transition énergétique et de la transition du commerce et de la chaîne d'approvisionnement est inquiétante.

«En le plaçant dans le contexte de la mondialisation et de la démondialisation qui se produit, et continue de se produire, chacune de ces tendances soumet les pays, les entreprises et les individus à une prime d'assurance», a avisé Al-Falih.

«Ces trois éléments peuvent déterminer la quatrième transition, qui est la transition économique; l'inflation plus élevée, les taux d'intérêt plus élevés, les primes d’assurance plus élevées que nous payons pour tout cela préparent le terrain pour un ralentissement prolongé de la croissance et des revenus.»

Dans le cadre du thème des transitions, les participants à une table ronde intitulée «Mener la révolution méta-industrielle» ont souligné que le monde s'éloigne de la fabrication et des services pour se tourner vers les données, les connaissances et l'information. Cette transformation du physique au virtuel a été accélérée par la pandémie, ont-ils mentionné.

«Aujourd'hui, il existe un monde centralisé dans lequel nous évoluons tous déjà et qui réunit la réalité physique et la réalité virtuelle augmentée», a déclaré Hani Kablawi, président de la société d'investissement BNY Mellon International.

«Nous organisons des réunions “virtuelles” depuis très longtemps avec la réalité augmentée. Nous visitons des centres d'innovation ou des cyber centres dans des environnements de réalité virtuelle et nous formons et développons notre personnel de la même manière depuis un certain temps.»

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Guillaume Lacroix, PDG de l'entreprise de médias Brut  (Photo, Reuters).

«Mais toutes ces activités ont été jusqu'à présent effectuées sur ce que nous appelons des “plates-formes centralisées”, et la révolution, si vous voulez l'appeler ainsi, ou le passage à la version 3.0, pourrait nous mener vers un environnement un peu différent parce qu'il pourrait apporter la décentralisation à la plate-forme sous-jacente et pourrait rassembler différents mondes et plates-formes.»

Cette transition a toutefois rendu les institutions vulnérables. Le nombre de cyberattaques visant les principales industries du monde entier a augmenté depuis le début de la pandémie, principalement dans le domaine de l'exfiltration et de la fuite de données (55%), des courriels de phishing (51%) et de la prise de contrôle de comptes (44%).

Lors d'un panel intitulé «Se prémunir contre la cybercriminalité future», les experts ont souligné qu'aucun secteur n'est à l'abri des cyberattaques et que la menace est souvent constante, exerçant une pression massive sur les systèmes.

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Environ 6 000 chefs d'entreprise, décideurs, investisseurs, entrepreneurs et experts en technologie du monde entier se sont réunis dans la capitale saoudienne (Photo fournie).

Les experts ont convenu qu'il reste encore beaucoup à faire pour préparer les gouvernements et les entreprises à faire face à la menace constante des violations de données et des logiciels malveillants dans un monde de plus en plus interconnecté. Les panélistes sont également convenus que de nouvelles avancées technologiques sont nécessaires de manière à combler les lacunes numériques qui pourraient mettre les entreprises et les institutions gouvernementales en danger et que des investissements dans la cybersécurité sont nécessaires pour lutter contre les cybercriminels.

L'éducation et les nouvelles méthodes de travail figuraient également en bonne place dans l'ordre du jour. Pour bon nombre d’intervenants participant à un panel intitulé «Les conflits de priorités», l'éducation était considérée comme un élément crucial dans leur démarche pour créer leur propre entreprise ou devenir partenaire d'une société internationale.

Dans de nombreux lieux de travail, les différentes générations peuvent avoir des styles de travail très différents. Toutefois, grâce à une meilleure communication, à la gestion des attentes sur le lieu de travail, à des initiatives de bureau multigénérationnelles sur mesure, à des directives appropriées et à la diversification des attentes, les panélistes ont assuré que les défis peuvent être surmontés.

«Il y a six ans, parmi les personnes de plus de 50 ans et celles de moins de 30 ans, 60% regardaient la même chose. Il y a deux ans, c'était 7%», a déclaré Guillaume Lacroix, PDG de Brut, une société de médias spécialisée dans les contenus vidéo de courte durée.

«Pour le fossé générationnel en matière d'information, l'éducation est nécessaire pour essayer de faire en sorte que les deux se rejoignent. Une éducation sur certains outils de base afin de comprendre le monde pour la génération Z, et une éducation sur les leaders et comment leur parler, car il n'y a absolument aucune communication.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Al-Nassr entre dans le top 10 mondial des clubs en termes de ventes de maillots

Cristiano Ronaldo fête sa première victoire dans la Saudi Pro League avec Al-Nassr. (X/@AlNassrFC_FR)
Cristiano Ronaldo fête sa première victoire dans la Saudi Pro League avec Al-Nassr. (X/@AlNassrFC_FR)
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  • Une étude souligne l'influence de Cristiano Ronaldo sur les marchés commerciaux
  • Les nouveaux champions saoudiens ont vendu plus de 1,2 million de maillots au cours de la saison 2025-26

RIYAD: Al-Nassr s'est assuré une place parmi les 10 clubs de football les plus vendus au monde en termes de ventes de maillots, ayant vendu plus de 1,2 million de maillots dans le monde entier au cours de la saison actuelle, au cours de laquelle il a remporté le titre de Roshn Saudi League, selon une étude menée par Euromericas Sport Marketing.

L'étude attribue l'ascension du club à l'influence de Cristiano Ronaldo, dont les millions d'adeptes sur les médias sociaux ont contribué à transformer le maillot d'Al-Nassr en une icône marketing mondiale qui s'est étendue au-delà du Moyen-Orient, attirant des milliers de fans et de collectionneurs à travers les Amériques, l'Asie et l'Australie.

Les données publiées par Euromericas Sport Marketing montrent une nette avance pour le Real Madrid d'Espagne, qui a pris la tête du classement mondial avec des ventes dépassant les 3,13 millions de maillots, grâce au pouvoir des stars française Kylian Mbappé et brésilienne Vinicius Junior.

Euromericas Sport Marketing fait partie des agences et des sociétés de conseil spécialisées dans le marketing et la recherche dans le domaine du sport, se classant parmi les cinq premières sociétés dans ce domaine et étant la première de son genre en Amérique latine.

La deuxième place revient au FC Barcelone, avec des ventes atteignant 2,94 millions de maillots, tandis que le Paris Saint-Germain se classe troisième avec 2,54 millions de maillots vendus à la suite de la victoire en Ligue des champions de l'UEFA.

Le Bayern Munich (Allemagne) s'est classé quatrième avec 2,3 millions de maillots vendus, suivi de l'Inter Miami (États-Unis) avec 2,1 millions, du Boca Juniors (Argentine) avec 1,9 million, du Manchester United (Angleterre) avec 1,85 million, du CR Flamengo (Brésil) avec 1,6 million, et du Chelsea (Angleterre) à la neuvième place avec 1,4 million de maillots vendus.

Al-Nassr s'est classé 10e au niveau mondial et 4e parmi les clubs non européens, devenant ainsi le seul club arabe et asiatique à figurer dans le prestigieux classement international, dépassant des géants du football européen établis de longue date.

La liste met également en lumière un phénomène marketing similaire à celui d'Al-Nasser, à savoir la remarquable ascension de l'Inter Miami, qui s'est hissé à la cinquième place mondiale avec 2,16 millions de maillots vendus, grâce à la présence de la star argentine Lionel Messi.

En revanche, les clubs de football historiques italiens sont absents du top 10, ce que le rapport décrit comme une indication du fossé commercial et marketing qui se creuse entre la ligue italienne et les ligues émergentes menées par la ligue saoudienne, qui sont de plus en plus en concurrence pour obtenir des parts importantes dans l'industrie mondiale du sport.


Bercy missionne quatre économistes pour plancher sur les finances publiques

Le ministre français du Budget et des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, tient une conférence de presse à l'occasion d'un séminaire interministériel sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, au ministère de l'Économie et des Finances (Bercy), à Paris, le 7 octobre 2024.
Le ministre français du Budget et des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, tient une conférence de presse à l'occasion d'un séminaire interministériel sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, au ministère de l'Économie et des Finances (Bercy), à Paris, le 7 octobre 2024.
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  • "On voit bien la tentation qu'il va y avoir, celle de faire l'autruche devant l'ampleur des efforts budgétaires qui sont devant nous", a déclaré le ministre des Comptes publics David Amiel sur France 5
  • Dans la lettre de mission adressée aux économistes, les ministres soulignent qu'"il apparaît essentiel de disposer d'une analyse prospective des enjeux de finances publiques"

PARIS: Les ministres de l'Economie et des Comptes publics ont confié une mission à quatre économistes pour analyser les enjeux des finances publiques à l'horizon 2030 et plancher sur des scénarios de redressement dès 2027, a annoncé Bercy mardi.

Les économistes Xavier Ragot, Jean-Luc Tavernier, Xavier Jaravel et Natacha Valla mèneront ces travaux avec l'appui de l'Inspection générale des finances (IGF). Les conclusions de leur mission indépendante sont attendues en juillet, a précisé le ministère.

"On voit bien la tentation qu'il va y avoir, celle de faire l'autruche devant l'ampleur des efforts budgétaires qui sont devant nous", a déclaré le ministre des Comptes publics David Amiel sur France 5.

"C'est la raison pour laquelle, parce qu'on ne peut pas se permettre d'aller en somnambules d'abord vers le débat budgétaire pour 2027, ensuite vers l'élection présidentielle, que j'ai décidé, avec mon collègue Roland Lescure, de faire une opération de transparence inédite en confiant à quatre économistes indépendants le soin de faire un état des lieux", a-t-il ajouté.

Dans la lettre de mission adressée aux économistes, les ministres soulignent qu'"il apparaît essentiel de disposer d'une analyse prospective des enjeux de finances publiques".

"Vous vous attacherez à construire l'évolution probable des finances publiques entre 2027 et 2030" et à élaborer "différents scénarios de redressement des finances publiques en 2027, dont des cibles souhaitables de déficit pour 2027", poursuivent-ils.

Ils précisent que ces travaux participeront "au cadrage des réflexions relatives à la construction du projet de loi de finances pour 2027".

Selon Bercy, "cet exercice inédit permet de poser les bases du débat parlementaire avec des données objectives en amont du début de la discussion".

Xavier Ragot est président de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), Natacha Valla doyenne de l'École du management de Sciences Po, Xavier Jaravel président délégué du Conseil d'Analyse Économique (CAE), et Jean-Luc Tavernier inspecteur général des finances et ex-directeur général de l'Insee (de 2012 à 2025).

Le gouvernement, qui travaille à la préparation du projet de loi de finances pour 2027, souhaite éviter les difficiles négociations de l'an dernier. Il a aussi a chargé l'IGF de plancher sur les conséquences économiques d'une reconduction l'an prochain du budget actuel par une loi spéciale.

Le gouvernement vise un déficit public à 5% du PIB cette année, après 5,1% en 2025. Il s'est engagé à faire passer le déficit sous la barre des 3% en 2029, comme demandé par Bruxelles.


La Monnaie de Paris lance le Marianne-or, une monnaie d'investissement en or pur

La Monnaie de Paris lance mardi le Marianne-or, une monnaie d'investissement en or pur, aussi appelée bullion, avec la possibilité soit de le détenir physiquement soit d'opter pour la forme dématérialisée, l'or étant dans ce cas conservé de manière sécurisée par l'institution. (AFP)
La Monnaie de Paris lance mardi le Marianne-or, une monnaie d'investissement en or pur, aussi appelée bullion, avec la possibilité soit de le détenir physiquement soit d'opter pour la forme dématérialisée, l'or étant dans ce cas conservé de manière sécurisée par l'institution. (AFP)
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  • L'établissement public, qui produit les pièces françaises depuis plus de 1.000 ans, va frapper ces nouvelles pièces en or au coeur de Paris, sur les quais de Seine ou elle a pris ses quartiers en 1775
  • La pièce, frappée d'un côté du symbole républicain de Marianne et de l'autre de la carte des territoires français, existera en quatre formats, tous en or pur à 999 millièmes, allant de l'once d'or (31,1 grammes) au dixième d'once d'or (3,11 grammes)

PARIS: La Monnaie de Paris lance mardi le Marianne-or, une monnaie d'investissement en or pur, aussi appelée bullion, avec la possibilité soit de le détenir physiquement soit d'opter pour la forme dématérialisée, l'or étant dans ce cas conservé de manière sécurisée par l'institution.

L'établissement public, qui produit les pièces françaises depuis plus de 1.000 ans, va frapper ces nouvelles pièces en or au coeur de Paris, sur les quais de Seine ou elle a pris ses quartiers en 1775.

La pièce, frappée d'un côté du symbole républicain de Marianne et de l'autre de la carte des territoires français, existera en quatre formats, tous en or pur à 999 millièmes, allant de l'once d'or (31,1 grammes) au dixième d'once d'or (3,11 grammes).

L'once d'or vaut actuellement environ 4.500 dollars, soit un peu moins de 3.900 euros. Le cours de ce métal précieux a bondi de 65% en 2025, atteignant même fin janvier 2026 un record historique de près de 5.600 dollars l'once, porté par la recherche de valeurs refuge. Mais il peut aussi connaître des baisses en fonction de l'offre et de la demande.

La commercialisation des Marianne et e-Marianne (la forme dématérialisée) débute mardi sur internet pour les clients les plus fidèles de ses médailles et pièces de collection, et sera ouverte au grand public à partir du 16 juin.

Avec le lancement du Marianne-or, la Monnaie de Paris "répond aux attentes des investisseurs" et a pour ambition de "démocratiser et moderniser le marché de l'or en France", a expliqué son PDG Marc Schwartz, lors d'un point presse.

Toute la gamme sera commercialisée en ligne à un prix dépendant du cours de l'or au moment de l'achat. L'investisseur pourra alors choisir de se faire livrer son bullion, pour le posséder, le transmettre ou l'offrir.

Mais il pourra également opter pour la version dématérialisée. Dans ce cas, la Monnaie de Paris conservera de manière sécurisée le bullion. Elle s'approvisionnera en or pour garantir le placement du client, et s'engage à lui racheter au cours du jour lorsqu'il souhaitera le revendre.

L'acheteur d'un e-bullion pourra également choisir de finalement recevoir un Marianne-or physique.

Nouveau secteur d'activité 

L'achat d'un bullion physique comme d'un e-bullion donnera lieu au paiement d'une commission à la Monnaie de Paris, ainsi que de frais d'envoi ou de frais de garde, selon l'option choisie.

Le Marianne-or est un nouveau secteur d'activité dont La Monnaie de Paris attend beaucoup, mais elle n'a pas souhaité communiquer ses objectifs de vente.

L'établissement public a réalisé 197 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025 (+1,7% par rapport à 2024), dont 40 millions avec la fabrication des pièces françaises, 55 millions avec des pièces étrangères, 82 millions d'euros avec les monnaies de collection et 15 millions avec les "produits d'art" dont les médailles du travail.

Plusieurs monnaies d'investissement en or, ou bullion, existent dans le monde dont les plus connus sont le Kruggerand sud-africain ou le Maple Leaf canadien, mais en France les investisseurs se rabattaient jusqu'ici sur l'achat d'occasion de Louis d'or (7,65 grammes) ou de Napoléons (6,45 gr), dont la Monnaie de Paris a arrêté la frappe il y a un siècle.

Le Marianne-or permet ainsi à la Monnaie de Paris de "renouer avec son histoire", selon M. Schwartz

Mais, contrairement aux Louis d'or ou au Napoléons qui étaient conçus pour être des monnaies de circulation avant d'être conservées pour l'épargne, notamment en temps de crise, le bullion est pensé pour être un support d'investissement.

La Monnaie de Paris a investi à cette occasion dans un système de sécurité informatique renforcé avec une authentification de la banque ainsi que de l'identité des acheteurs en vertu de la législation sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.