Electricité: des «conséquences lourdes» possibles cet hiver si la grève dans le nucléaire se prolonge, affirme RTE

A plus court terme, RTE estime en effet «très faible» à «modéré» le risque pour la sécurité d'approvisionnement en électricité dans les prochaines semaines, selon le communiqué.  (Photo, AFP)
A plus court terme, RTE estime en effet «très faible» à «modéré» le risque pour la sécurité d'approvisionnement en électricité dans les prochaines semaines, selon le communiqué. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 18 octobre 2022

Electricité: des «conséquences lourdes» possibles cet hiver si la grève dans le nucléaire se prolonge, affirme RTE

A plus court terme, RTE estime en effet «très faible» à «modéré» le risque pour la sécurité d'approvisionnement en électricité dans les prochaines semaines, selon le communiqué.  (Photo, AFP)
  • A l'heure de la crise énergétique mondiale, la France se trouve fragilisée à l'approche de l'hiver, par une production électrique nucléaire au plus bas en raison de maintenances et de réparations ou contrôles de tuyauteries pour des problèmes de corrosion
  • Le 14 septembre, en dévoilant ses scénarios hivernaux, RTE avait placé la sécurité d’approvisionnement électrique de la France sous vigilance renforcée et ce, dès l’automne, une «situation exceptionnelle»

PARIS: Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité français RTE a prévenu qu’une prolongation du mouvement social qui touche le parc nucléaire depuis plusieurs semaines pourrait avoir des "conséquences lourdes" sur l’approvisionnement électrique de la France au cœur de l’hiver. 

A l'heure de la crise énergétique mondiale, la France se trouve fragilisée à l'approche de l'hiver, par une production électrique nucléaire au plus bas en raison de maintenances et de réparations ou contrôles de tuyauteries pour des problèmes de corrosion. 

Ces travaux suivent une évolution "favorable", de nature "à reduire le risque sur la sécurité d’approvisionnement", et à conforter la "perspective d’une disponibilité de 45 GW au coeur de l’hiver, en janvier, a estimé mardi RTE. "Cet objectif, tout indique que nous le tiendrons", avait jugé le président Emmanuel Macron samedi. 

Le 14 septembre, en dévoilant ses scénarios hivernaux, RTE avait placé la sécurité d’approvisionnement électrique de la France sous vigilance renforcée et ce, dès l’automne, une "situation exceptionnelle". 

Entretemps, la grève pour les salaires qui touche le parc nucléaire depuis plusieurs semaines est venue ajouter une incertitude sur les prévisions pour l'hiver du gestionnaire. 

"Les mouvements sociaux ont conduit à des prolongations d’arrêts généralement de deux à trois semaines sur les réacteurs dont la remise en service était imminente ou proche" et "engendrent également des retards dans la maintenance" pour les autres tranches, explique RTE, qui présentait mardi ses prévisions actualisées pour la période de mi-octobre à mi-novembre. 

EDF a d'ailleurs déjà repoussé le redémarrage de cinq réacteurs. Au total 27 réacteurs étaient mardi à l'arrêt pour travaux ou maintenance sur les 56 que compte le parc nucléaire. 

Des « bonnes nouvelles » aussi  

La grève touche notamment la centrale de Gravelines (Nord), la plus grande de France, dont des salariés ont voté lundi lors d’une assemblée générale la poursuite de la grève. En cette journée de grève interprofessionnelle, environ 350 à 400 personnes se sont réunies mardi matin devant le site EDF où des salariés mobilisés ont organisé un barrage filtrant pour ralentir le rythme d’entrée dans la centrale, a constaté une journaliste. 

La participation des salariés d'EDF à la grève à mi-journée s’élevait à 16,3%, selon le groupe où de premières réunions bilatérales avec direction et syndicats (CGT, FO et CFDT) vont commencer mercredi après la signature d'un accord de branche, a appris l'AFP. 

Le gestionnaire prévient: "une prolongation du mouvement social aurait des conséquences lourdes sur le coeur de l’hiver". 

Les incertitudes sur la disponibilité du parc de réacteurs ont conduit RTE dans ses nouvelles prévisions à assortir son scenario hivernal de vigilance d'une "perspective négative" début novembre pour le nucléaire. Au 1er novembre, le gestionnaire table sur une disponibilité du parc nucléaire de 28 GW. Elle serait de 38 GW au 1er décembre. 

Hormis cette inconnue, "dans l’ensemble cette réévaluation mensuelle comporte plus de nouvelles favorables que défavorables", a tenu à préciser Thomas Veyrenc, directeur executif chargé de la stratégie, de la prospective et de l'évaluation de RTE. 

A plus court terme, RTE estime en effet "très faible" à "modéré" le risque pour la sécurité d'approvisionnement en électricité dans les prochaines semaines, selon le communiqué. 

"RTE anticipe un très faible risque pour la sécurité d’approvisionnement des deux prochaines semaines et un risque modéré début novembre (avec comme incertitude principale la disponibilité des réacteurs actuellement affectés par des mouvements sociaux)", détaille-t-il. 

Le gestionnaire cite plusieurs facteurs favorables: d'abord la survenue d'épisodes de froid précoce ou sévère "très peu probable" d'ici à fin octobre, mais aussi les "niveaux très élevés" en France et en Europe des stocks de gaz, qui permet de produire de l'électricité ou encore les "stocks hydrauliques" qui "vont mieux" même s'ils sont encore bas. 

Autre élément rassurant pour la sécurité énergétique, selon RTE: une baisse de la consommation électrique de l'ordre de 3 à 4% en septembre par rapport à la tendance du 1er semestre, sous l'"effet de l’augmentation des prix de l’énergie.


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.