Washington affiche de manière plus visible son soutien aux manifestations en Iran

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken rencontre des militants de la société civile iranienne dans la salle Thomas Jefferson du département d'État à Washington, le 14 octobre 2022 (Photo, AFP).
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken rencontre des militants de la société civile iranienne dans la salle Thomas Jefferson du département d'État à Washington, le 14 octobre 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 15 octobre 2022

Washington affiche de manière plus visible son soutien aux manifestations en Iran

  • Blinken a salué «le courage remarquable à travers l'Iran montré par des femmes, des jeunes et beaucoup d'autres pour défendre leurs droits fondamentaux»
  • Le président iranien Ebrahim Raïssi a accusé jeudi les Etats-Unis de mener «une politique de déstabilisation» contre la République islamique

WASHINGTON: Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken, mais aussi la vice-présidente Kamala Harris, ont affiché vendredi leur soutien aux manifestations en cours en Iran, en recevant des militants et membres de la diaspora iranienne.

Ouvrant une rencontre au département d'Etat, M. Blinken a salué "le courage remarquable à travers l'Iran montré par des femmes, des jeunes et beaucoup d'autres pour défendre leurs droits fondamentaux dont le régime iranien continue de les priver".

Parmi les personnes présentes, l'actrice et activiste Nazanin Boniadi, qui a également été reçue vendredi à la Maison Blanche, à la fois par un haut conseiller de Joe Biden et par la vice-présidente Kamala Harris.

Cette dernière a déclaré dans un communiqué que "le courage de ces femmes (l')avait inspirée comme il a inspiré le monde" et a promis à son invitée l'aide de Washington pour "assurer que ces voix importantes soient entendues, y compris en rendant plus facile l'accès à internet" en Iran.

L'indignation provoquée par le décès le 16 septembre d'une Kurde iranienne de 22 ans, Mahsa Amini, trois jours après son arrestation pour infraction au code vestimentaire, a entraîné la plus grande vague de manifestations en Iran depuis les protestations de 2019 contre la hausse du prix de l'essence.

"Je pense que nous assistons à quelque chose de remarquable à travers tout le pays, mené prioritairement par des femmes et des jeunes", a estimé Antony Blinken en référence à "cette vague de colère spontanée".

Le chef de la diplomatie américaine était accompagné de la numéro deux du département d'Etat Wendy Sherman et du négociateur américain sur le nucléaire iranien Rob Malley.

Parmi les participants à la réunion figuraient, outre Nazanin Boniadi, l'écrivain Roya Hakakian et des défenseurs de droits dont Sherry Hakimi.

"Nous avons été unanimes à leur suggérer de cesser les négociations sur le nucléaire tant que la violence n'aura pas cessé. Et je crois que tout le monde nous a entendu haut et fort", a affirmé Roya Hakakian à la radio NPR après la rencontre.

Jeudi, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby, avait jugé "peu probable à court terme" un succès de ces discussions, qui visent à remettre en oeuvre un accord de 2015 sur le nucléaire iranien.

Le président iranien Ebrahim Raïssi a accusé jeudi les Etats-Unis de mener "une politique de déstabilisation" contre la République islamique.

"Si tel est le cas, s'ils pensent vraiment cela, alors ils ne comprennent fondamentalement rien à leur propre peuple", a rétorqué M. Blinken vendredi.

Les Etats-Unis ont annoncé le 6 octobre des sanctions économiques contre sept hauts responsables iraniens pour leur rôle dans la répression des manifestations, après une première salve de sanctions annoncée le 22 septembre contre la police des mœurs iranienne et plusieurs responsables de la sécurité.


Le nouveau gouverneur de la Banque du Liban s'engage à lutter contre le blanchiment et le financement du terrorisme

Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent. (AFP)
Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent. (AFP)
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  • Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent
  • Il a succédé à Riad Salamé, dont le mandat avait expiré en 2023 et qui est actuellement détenu et accusé de détournement massif de fonds publics

BEYROUTH: Le nouveau gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, s'est engagé vendredi à lutter contre "le blanchiment d'argent" et le "financement du terrorisme" ainsi qu'à appliquer des réformes réclamées par la communauté internationale.

"La Banque du Liban (BdL) va coopérer avec les Etats et les organismes internationaux (..) pour mettre en oeuvre les conventions et traités internationaux, en premier lieu la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme", a-t-il assuré, en prenant ses fonctions.

Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent.

Il a succédé à Riad Salamé, dont le mandat avait expiré en 2023 et qui est actuellement détenu et accusé de détournement massif de fonds publics.

En raison de la paralysie politique dans le pays, l'intérim avait été assuré par le vice-gouverneur Wassim Mansouri.

Le puissant mouvement pro-iranien Hezbollah, qui sort d'une guerre meurtrière avec Israël, est accusé par ses détracteurs d'utiliser des réseaux économiques parallèles et est soumis à des sanctions américaines économiques et bancaires.

Depuis 2019, le Liban est plongé dans une crise économique inédite, imputée par une grande partie de la population à la mauvaise gestion, la corruption, la négligence et l'inertie de la classe dirigeante, en place depuis des décennies.

La monnaie nationale s'est effondrée et des restrictions bancaires draconiennes empêchent les épargnants d'avoir accès à leurs comptes.

La communauté internationale réclame que le Liban mette en oeuvre des réformes pour débloquer des milliards de dollars d'aide et relancer son économie.

Le nouveau gouverneur a affirmé qu'il fallait "oeuvrer à restituer tous les dépôts bancaires progressivement, à commencer en priorité par les petits épargnants", soulignant que "les banques, la Bdl et l'Etat libanais doivent assumer leurs responsabilités" dans ce dossier.

Il a ajouté que les banques commerciales devaient être "recapitalisées", ajoutant que la Bdl devait "réguler le système bancaire".

M. Souaid a enfin assuré que la Bdl devait "permettre la conclusion de toute enquête criminelle déjà entamée" pour dévoiler "tout abus ou détournement de fonds, de réserves ou d'argent public et sanctionner les responsables".

 


Un ministre bahreïni accueille le nouvel ambassadeur saoudien à Manama

Hamad bin Faisal Al-Malki (à droite) et Naif bin Bandar Al-Sudairi au palais de Gudaibiya à Manama. (Fourni)
Hamad bin Faisal Al-Malki (à droite) et Naif bin Bandar Al-Sudairi au palais de Gudaibiya à Manama. (Fourni)
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  • M. Al-Malki a souligné les relations fraternelles entre les deux royaumes du Golfe, les décrivant comme fondées sur l'affection mutuelle
  • M. Al-Sudairi a exprimé sa volonté de renforcer la coopération bilatérale et de faire progresser les initiatives conjointes entre les deux pays

MANAMA : Le ministre bahreïni des Affaires ministérielles, Hamad bin Faisal Al-Malki, a reçu jeudi le nouvel ambassadeur d'Arabie saoudite, Naif bin Bandar Al-Sudairi, au palais de Gudaibiya à Manama.

Au cours de la réception officielle, M. Al-Malki a souligné les relations fraternelles entre les deux royaumes du Golfe, les décrivant comme fondées sur une affection mutuelle et des liens historiques profondément enracinés qui ont continué à s'épanouir sous la direction des deux nations.

M. Al-Sudairi a exprimé sa volonté de renforcer la coopération bilatérale et de faire progresser les initiatives conjointes entre les deux pays.


L'Arabie saoudite prend la tête de la condamnation arabe des raids israéliens sur le territoire syrien

Debris lie on the ground at the scene of an Israeli strike in a military facility in Syria's southern Hama governorate, Apr. 3, 2025. (AFP)
Debris lie on the ground at the scene of an Israeli strike in a military facility in Syria's southern Hama governorate, Apr. 3, 2025. (AFP)
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  • Le Royaume exhorte les membres permanents du Conseil de sécurité à se pencher sur les violations commises en Syrie et dans la région
  • L'Égypte affirme que les raids constituent une violation flagrante du droit international

RIYADH : L'Arabie saoudite a pris la tête de la condamnation arabe des frappes aériennes israéliennes qui ont violé la souveraineté de la République arabe syrienne et fait des dizaines de victimes civiles et militaires.

Le ministère saoudien des affaires étrangères a déclaré que les raids israéliens constituaient des "tentatives de menacer la sécurité et la stabilité de la Syrie et de la région en violant les lois internationales".

Le Royaume a exhorté les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies à s'attaquer fermement aux violations israéliennes en cours en Syrie et dans la région, et a appelé à l'activation de mécanismes de responsabilisation.

Au cours de la nuit, les frappes aériennes israéliennes ont visé cinq zones en Syrie, dont la capitale Damas et l'aéroport de Hama. Plusieurs personnes ont été blessées, tandis que les actions et une incursion au sol ont fait 13 morts.

Depuis la chute du régime de Bashar Assad en décembre, Israël s'est emparé de certaines zones du sud de la Syrie pour tenter d'éloigner les forces du nouveau gouvernement de la frontière.

L'Égypte a déclaré jeudi que les raids israéliens constituaient une nouvelle violation flagrante du droit international. Elle a appelé les acteurs internationaux à contraindre Israël à mettre fin à son occupation du territoire syrien et à respecter l'accord de désengagement de 1974.

Le ministère jordanien des affaires étrangères et des expatriés a réitéré le soutien d'Amman à la sécurité, à la stabilité et à la souveraineté de la Syrie. Il a souligné la nécessité pour Israël d'adhérer au droit international et aux résolutions des Nations unies qui appellent au respect de la souveraineté des États et à la non-ingérence dans les affaires intérieures.