Borne au MoDem: Différences «légitimes» mais la majorité doit «parler d'une seule voix»

Elisabeth Borne a par ailleurs prédit une session parlementaire qui ne sera «pas de tout repos» et ironisé sur les déboires de LFI à propos des violences faites aux femmes (Photo, AFP).
Elisabeth Borne a par ailleurs prédit une session parlementaire qui ne sera «pas de tout repos» et ironisé sur les déboires de LFI à propos des violences faites aux femmes (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 23 septembre 2022

Borne au MoDem: Différences «légitimes» mais la majorité doit «parler d'une seule voix»

  • «Nous formons une majorité unie. Et nous ne réussirons que si nos trois groupes parlementaires font bloc», a déclaré la Première ministre
  • «Notre majorité est forte parce qu’elle est riche de trois groupes, de trois sensibilités (Renaissance, le MoDem et Horizons, NDLR)»

GUIDEL: Élisabeth Borne a appelé la majorité à "parler d'une seule voix", même si les "différences" en son sein sont "légitimes", jeudi lors des journées parlementaires du MoDem où elle n'a qu'à peine mentionné la question des retraites, qui divise les deux alliés sur la méthode.

"Nous formons une majorité unie. Et nous ne réussirons que si nos trois groupes parlementaires font bloc", a déclaré la Première ministre devant les parlementaires du MoDem et le président du parti, François Bayrou, réunis à Guidel (Morbihan).

Mme Borne a juste redit vouloir "agir pour (le) système de retraites", alors que M. Bayrou a mis en garde contre le "passage en force" que constituerait à ses yeux une réforme via un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale, piste évoquée par Emmanuel Macron et sérieusement étudiée par le gouvernement.

"Notre majorité est forte parce qu’elle est riche de trois groupes, de trois sensibilités (Renaissance, le MoDem et Horizons, NDLR). Nous devons toutes les entendre, les écouter. Nous devons agir en confiance, tout se dire entre nous, utiliser les nombreux espaces de dialogue que nous avons construits avant de pouvoir parler d’une seule voix, en étant solidaires de nos décisions collectives", a également déclaré Mme Borne.

"Cela ne veut pas dire que nous serions d’accord tous sur tout, que nos différences ne seraient pas légitimes. Ce n’est pas du tout ma conviction. Ma conviction, c'est que dans la période que nous traversons, nous devons être exigeants envers nous-mêmes sur notre méthode de dialogue pour ne pas prêter le flanc aux attaques de tous ceux qui veulent faire de nos différences de culture ou d’approche, des obstacles insurmontables à notre action collective", a-t-elle développé.

"On ne dialogue pas avec des idées arrêtées et des projets ficelés. Nous devons entendre les arguments des uns et des autres. Accepter les débats sereins, les débats d’idées. Et le cas échéant, modifier, amender", a insisté la Première ministre.

Devant la presse, le président du MoDem François Bayrou a salué des "ouvertures", "entre les lignes", de la Première ministre, après avoir plaidé devant ses militants pour que la majorité soit "capable de débattre ensemble des problèmes les plus brûlants".

Les retraites, "c'est une réforme de société. Ca ne peut pas se régler par un artifice parlementaire", "une réforme à l'improviste, subreptice". "Je ne crois pas que ça puisse se faire" par un amendement au PLFSS, a insisté le maire de Pau.

Le chef de file des députés MoDem, Jean-Paul Mattei, a salué la "capacité d'écoute" de la cheffe du gouvernement. "Ce n'est pas parce que sur un sujet ou un autre nous avons des différences de sensibilités que nous n'allons pas vous soutenir", a insisté le député des Pyrénées-Atlantiques.

Privée de majorité absolue à l'Assemblée, Elisabeth Borne a par ailleurs prédit une session parlementaire qui ne sera "pas de tout repos" et ironisé sur les déboires de LFI à propos des violences faites aux femmes. La France insoumise "veut semer le chaos partout, au Parlement comme dans la rue. Mais en ce moment, c'est d'abord le chaos chez eux".

Elle a également fustigé "les fondamentaux" de la cheffe de file des députés RN Marine Le Pen, "le simplisme et l'outrance".


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.