Mohammed ben Salmane, médiateur d’un échange de prisonniers entre la Russie et l’Ukraine

Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a organisé des séances de médiation réussies pour libérer dix prisonniers de différents pays dans le cadre d'un processus d'échange de prisonniers entre la Russie et l'Ukraine. (Photo, SPA)
Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a organisé des séances de médiation réussies pour libérer dix prisonniers de différents pays dans le cadre d'un processus d'échange de prisonniers entre la Russie et l'Ukraine. (Photo, SPA)
Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a organisé des séances de médiation réussies pour libérer dix prisonniers de différents pays dans le cadre d'un processus d'échange de prisonniers entre la Russie et l'Ukraine. (Photo, SPA)
Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a organisé des séances de médiation réussies pour libérer dix prisonniers de différents pays dans le cadre d'un processus d'échange de prisonniers entre la Russie et l'Ukraine. (Photo, SPA)
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Publié le Jeudi 22 septembre 2022

Mohammed ben Salmane, médiateur d’un échange de prisonniers entre la Russie et l’Ukraine

  • Cette décision se fonde sur les efforts du prince Mohammed pour adopter des initiatives humanitaires dans le cadre de la crise entre la Russie et l’Ukraine
  • Les médiations fructueuses du prince héritier ont permis de libérer des prisonniers du Maroc, des États-Unis, du Royaume-Uni, de la Suède et de la Croatie

RIYAD: Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a organisé des séances de médiation réussies pour libérer dix prisonniers de différents pays dans le cadre d'un processus d'échange de prisonniers entre la Russie et l'Ukraine.

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Le ministère des Affaires étrangères du Royaume a déclaré dans un communiqué que cette décision se fondait sur le soutien du prince Mohammed et s’inscrivait dans la continuité de ses efforts pour adopter des initiatives humanitaires dans le cadre de la crise entre la Russie et l’Ukraine.

Le prince héritier saoudien, qui travaille en permanence avec les pays du monde entier pour atténuer les répercussions de la guerre, a mené des médiations fructueuses pour libérer des prisonniers du Maroc, des États-Unis, du Royaume-Uni, de la Suède et de la Croatie, dans le cadre d'un processus d'échange de prisonniers entre la Russie et l'Ukraine, ajoute le communiqué.

«Les autorités saoudiennes compétentes les ont reçus et transférés de la Russie dans le Royaume, et facilitent les procédures pour leur retour en toute sécurité dans leurs pays respectifs», précise le ministère.

Le ministère a également remercié les gouvernements russe et ukrainien d’avoir pu coopérer avec le gouvernement saoudien pour favoriser et soutenir les efforts du prince héritier pour libérer les prisonniers.

La Première ministre britannique, Liz Truss, a salué la libération et le transfert à Riyad de cinq prisonniers britanniques. «Nous sommes extrêmement heureux d’apprendre que cinq ressortissants britanniques détenus par des groupes alliés soutenus par la Russie dans l’est de l’Ukraine ont été ramenés sains et saufs, mettant fin à des mois d’incertitude et de souffrance pour eux et leurs familles», a tweeté Mme Truss, qui se trouve à New York.

Elle a par ailleurs remercié le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et l’Arabie saoudite pour avoir contribué à la libération des détenus.

Le ministre britannique des Affaires étrangères nouvellement désigné, James Cleverly, a affirmé qu’il saluait le retour en toute sécurité des prisonniers de guerre ukrainiens et d’un civil, dont cinq ressortissants britanniques, et a déclaré : «Je voudrais remercier le président Zelensky et le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, pour leurs efforts et leur assistance.»

La ministre suédoise des Affaires étrangères, Ann Linde, a elle aussi écrit sur Twitter que le citoyen suédois retenu à Donetsk «a maintenant été arrêté et se porte bien». Elle a également remercié l’Ukraine et l’Arabie saoudite.

Le député britannique Robert Jenrick a mentionné sur Twitter que l’un des détenus britanniques, Aiden Aslin, comptait parmi ses électeurs. Ce dernier avait été condamné à mort en juin après avoir été enlevé par des séparatistes prorusses.

Selon M. Jenrick, les détenus britanniques étaient «sur le chemin du retour au Royaume-Uni» et la famille de M. Aslin «pouvait enfin être rassurée».

La semaine dernière, l’Ukraine a lancé une contre-offensive et repris les terres dont la Russie s’est emparée dans le nord-est et le sud de l’Ukraine, notamment les villes d’Izyum et de Kupiansk et les environs de Kharkiv.

Mercredi, le président russe Vladimir Poutine a ordonné une mobilisation partielle. Le ministre russe de la Défense, Sergei Shoigu, a précisé que 300 000 réservistes seraient appelés pour protéger ce que le Kremlin prétend être ses terres.

La veille, lors de son entretien avec un envoyé spécial du président Zelensky, le prince Mohammed a «réaffirmé l’attachement et le soutien du Royaume à tous les efforts internationaux visant à résoudre politiquement la crise et à la poursuite de ses efforts pour contribuer à atténuer les conséquences humanitaires qui en découlent».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Gaza: des tirs israéliens font 9 morts, selon les secours

Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël. (AFP)
Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël. (AFP)
  • L'hôpital Nasser, situé dans le sud de Gaza à Khan Younès, a annoncé avoir reçu les dépouilles de quatre personnes, dont une femme, âgées de 10 à 39 ans et tuées dans une frappe aérienne visant une tente de déplacés
  • L'établissement a également indiqué avoir reçu le corps d'Ahmad Salim, un chauffeur de camion tué par des tirs israéliens à al-Mawasi, une zone située dans le sud de Gaza

GAZA: Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël.

La Défense civile, un organisme opérant sous l'autorité du mouvement islamiste Hamas, a recensé neuf morts en plusieurs endroits, dans des frappes aériennes et des tirs.

L'hôpital Nasser, situé dans le sud de Gaza à Khan Younès, a annoncé avoir reçu les dépouilles de quatre personnes, dont une femme, âgées de 10 à 39 ans et tuées dans une frappe aérienne visant une tente de déplacés.

L'établissement a également indiqué avoir reçu le corps d'Ahmad Salim, un chauffeur de camion tué par des tirs israéliens à al-Mawasi, une zone située dans le sud de Gaza.

L'armée israélienne a affirmé que M. Salim s'était dirigé en courant vers des soldats qui interrogeaient d'autres chauffeurs de camion interpellés.

Les soldats ont ouvert le feu dans sa direction après "avoir identifié une menace immédiate", a précisé l'armée, affirmant enquêter sur les autres incidents survenus mercredi.

L'hôpital Al-Chifa, à Gaza-ville, a de son côté déclaré avoir reçu quatre corps: celui d'un enfant tué par des tirs israéliens dans l'est de la ville, celui d'un homme tué dans une frappe aérienne dans l'ouest et deux autres tués dans un bombardement ayant visé un véhicule.

L'armée israélienne a confirmé à l'AFP avoir mené une frappe aérienne sur la ville de Gaza, mais a dit ne pas "être au courant" d'un bombardement dans l'ouest de la ville.

Israël et le Hamas s'accusent presque quotidiennement de violer le cessez-le-feu dans le territoire dévasté.

Au moins 1.084 Palestiniens y ont été tués depuis son entrée en vigueur en octobre, selon le ministère de la Santé du territoire, également placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Dans le même temps, Israël a recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la Défense tués dans le territoire palestinien.

Les restrictions imposées aux médias et l'accès limité à Gaza empêchent l'AFP de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur place.


La justice libanaise remet en liberté un célèbre chanteur libano-palestinien devenu islamiste

  • Cet artiste connu dans le monde arabe s'était rendu après douze ans de cavale passés dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn al-Heloué, près de Saïda (sud), qui échappe au contrôle aux autorités libanaises
  • Il est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 à des affrontements à Saïda, aux côtés du cheikh radical Ahmad al-Assir, contre l'armée libanaise, dont 18 soldats avaient été tués

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi de remettre en liberté un célèbre chanteur libano-palestinien devenu islamiste, Fadl Chaker, qui s'était rendu aux autorités en octobre 2025, a indiqué une source judiciaire à l'AFP.

Cet artiste connu dans le monde arabe s'était rendu après douze ans de cavale passés dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn al-Heloué, près de Saïda (sud), qui échappe au contrôle aux autorités libanaises.

Il est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 à des affrontements à Saïda, aux côtés du cheikh radical Ahmad al-Assir, contre l'armée libanaise, dont 18 soldats avaient été tués.

Il va être remis en liberté moyennant deux cautions d'une valeur cumulée de près de 3.500 dollars, a précisé la source judiciaire.

Le montant a été versé et Fadl Chaker doit sortir de prison mercredi, a-t-elle ajouté.

Pendant ses années de fuite, la justice l'avait condamné par contumace à des peines allant de cinq à 15 ans de prison avec travaux forcés dans ces dossiers.

Quelques mois avant de s'être rendu, Fadl Chaker avait sorti des chansons qui arrivaient en tête des classements dans le monde arabe. Ses clips vidéo, tournés dans le camp de Aïn el-Heloué, atteignaient des centaines de millions de vues sur YouTube.

Assir avait lui été arrêté en 2015, et condamné à mort avec sursis en 2017 pour "terrorisme".

 


Le Liban exige le retrait d'Israël de deux «zones pilotes» pour participer à des négociations à Rome 

  • Israël et le Liban avaient conclu un accord-cadre à l'issue de cinq cycles de négociations à Washington le 26 juin en vue d'une "paix durable" entre les deux pays, en état de guerre depuis des décennies
  • Il prévoit que l'armée libanaise commence à se déployer dans des "zones pilotes" dont se retirerait Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah

BEYROUTH: Le Liban exige qu'Israël se retire de deux "zones pilotes" dans le sud du pays avant de participer à un nouveau cycle de pourparlers prévu à Rome, a indiqué mercredi à l'AFP une source diplomatique au courant des négociations.

L'Italie et Israël ont annoncé que ces négociations se tiendraient les 15 et 16 juillet à Rome, mais les autorités libanaises n'ont pas confirmé leur participation dans l'immédiat.

Israël et le Liban avaient conclu un accord-cadre à l'issue de cinq cycles de négociations à Washington le 26 juin en vue d'une "paix durable" entre les deux pays, en état de guerre depuis des décennies.

Il prévoit que l'armée libanaise commence à se déployer dans des "zones pilotes" dont se retirerait Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

"Le Liban pose comme condition le retrait d'Israël de deux zones pilotes pour participer aux négociations", a affirmé la source diplomatique ayant requis l'anonymat.

Le Hezbollah est opposé à ces négociations et refuse d'être désarmé.

La formation pro-iranienne a entraîné le Liban dans la guerre régionale en mars, en soutien à Téhéran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, qui ont tué près de 4.300 personnes, selon Beyrouth.

Discussions "cruciales" 

Selon la source diplomatique, le département d'Etat américain a informé les deux délégations qu'il ne pouvait pas accueillir les négociations "de façon permanente", d'où le choix de Rome.

Elle a expliqué que des discussions "cruciales" étaient attendues et que les négociateurs auraient besoin de se concerter avec leurs autorités, ce qui ne serait "pas possible" à Washington du fait de la distance avec Israël et le Liban.

La source diplomatique a ajouté qu'Israël avait rapidement accepté la tenue des négociations à Rome, dans l'idée de "réduire la pression exercée directement" sur la partie israélienne pendant les précédentes discussions par le secrétaire d'Etat Marco Rubio.

La partie libanaise a cependant reçu la garantie de Washington qu'il maintiendrait le "même niveau d'engagement et la même ligne de conduite dans la gestion des pourparlers" de Rome, selon cette source diplomatique.

L'accord-cadre n'établit pas de calendrier de retrait du sud du Liban, où Israël a annoncé vouloir maintenir ses troupes dans une zone pouvant s'étendre jusqu'à dix km de sa frontière.

L'armée israélienne poursuit ponctuellement des frappes meurtrières, malgré une trêve entrée en vigueur le 21 juin, à la suite de la signature d'un protocole d'accord entre l'Iran et les Etats-Unis.

L'Iran a exigé que le cessez-le-feu au Liban soit inclus dans cet accord, mais Beyrouth "veut négocier par lui-même" et rejette toute ingérence, a souligné la source diplomatique.

Les négociations à Rome seront suivies par une visite courant juillet du président libanais, Joseph Aoun, à Washington, à l'invitation de son homologue américain.

M. Aoun a estimé mercredi que cette invitation traduisait "le soutien des Etats-Unis à un processus visant à trouver une solution durable à la série de guerres et d'agressions israéliennes contre notre pays".