Le café Jabaliyah d'Arabie saoudite vise à exploiter le potentiel de Jazan

Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier (Photo, Arab News).
Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier (Photo, Arab News).
Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier (Photo, Arab News).
Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier (Photo, Arab News).
Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier (Photo, Arab News).
Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier (Photo, Arab News).
Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier (Photo, Arab News).
Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier (Photo, Arab News).
Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier (Photo, Arab News).
Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier (Photo, Arab News).
Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier (Photo, Arab News).
Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier (Photo, Arab News).
Short Url
Publié le Mardi 03 novembre 2020

Le café Jabaliyah d'Arabie saoudite vise à exploiter le potentiel de Jazan

  • Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est le berceau de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier
  • Ali al-Sheneamer lui-même est issu d'une famille d'agriculteurs de la campagne de Jazan: le principe de d’offrir aux producteurs un meilleur prix pour leurs produits lui tient donc à cœur

JAZAN: Juste à côté de la frontière sud montagneuse de l’Arabie saoudite avec le Yémen se trouve un village qui propose une marque de café dont l’heure est venue… Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est le berceau de Jabaliyah, une entreprise saoudienne dont l’objectif est d’apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de produits de luxe du monde entier.

La culture des grains de café khowlani fait depuis longtemps partie du patrimoine de cette région, mais elle n'est devenue une industrie viable que récemment grâce à un double soutien du gouvernement et du secteur privé.

Ali al-Sheneamer, cofondateur de Jabaliyah – la première marque de café d’origine exclusivement saoudienne – a déclaré à Arab News que bien qu'ils ne soient qu'une petite équipe, ils ont des plans pour se développer.

« Nous avons commencé cela il y a quelques années avec Mango Jazan. Nous pensons avoir créé une bonne marque », explique Ali al-Sheneamer, faisant référence à leur entreprise de fruits tropicaux. À présent, l’équipe a jeté son dévolu sur l’abondant potentiel caféier de la région.

« La prochaine étape est d'obtenir Jabaliyah. Et il y a plus à venir de la région de Jazan et d'autres régions d'Arabie saoudite. »

Les grains de café sont cultivés dans les montagnes enveloppées de nuages de Jazan depuis des centaines d’années. Jusqu'à présent, ce n'était qu'une petite industrie agricole au service de la consommation locale. Mais grâce au soutien du gouvernement aux agriculteurs locaux, l’agriculture de la région se développe rapidement.

« Aramco a également mené un excellent programme, éduquant les agriculteurs sur les meilleures méthodes d'irrigation et sur l’amélioration de la qualité de grains. Ainsi, nous avons vu un développement rapide dans la culture des grains de café au cours des cinq à sept dernières années » poursuit Ali al-Sheneamer.

La culture des grains de café khowlani fait depuis longtemps partie du patrimoine de cette région, mais elle n'est devenue une industrie viable que récemment grâce à un double soutien du gouvernement et du secteur privé (Photo, Arab News).

L'équipe de Jabaliyah a parcouru les cultures locales pour obtenir un rendement de qualité supérieure dans lequel investir – un rendement qui générera des bénéfices pour leur marque mais aussi pour les agriculteurs.

« Nous voulions que les agriculteurs créent une meilleure valeur », explique Ali al-Sheneamer. « La plupart d'entre nous sommes des spécialistes du marketing. Nous sommes dans un secteur où si vous vendez un produit, vous en obtenez un retour. Si vous vendez des produits de marque, vous maximisez l’intérêt. Nous voulions donc maximiser l’intérêt des agriculteurs. »

« À ce stade, je ne veux pas aller négocier les prix avec les agriculteurs. Je veux qu'ils aient un bon rendement afin qu'ils puissent investir pour accroître leurs capacités, devenir plus professionnels, employer plus de personnes et améliorer la qualité, afin que cela puisse devenir une industrie importante qui profite à nous tous et à la communauté locale. »

Les grains de café sont cultivés dans les montagnes enveloppées de nuages de Jazan depuis des centaines d’années (Photo, Arab News).

Ali al-Sheneamer lui-même est issu d'une famille d'agriculteurs de la campagne de Jazan: le principe d’offrir aux producteurs un meilleur prix pour leurs produits lui tient donc à cœur.

« La plupart des habitants des villages et des petites villes sont des agriculteurs. Les producteurs de café en particulier sont entre 600 et 700 », explique-t-il.

Même s’il le souhaite, Ali al-Sheneamer ne peut pas acheter à tous les agriculteurs. Mais avec le temps, il veut aider les communautés rurales à s'adapter aux exigences de l'économie moderne, à comprendre le transport et la logistique et à les éloigner des méthodes agricoles traditionnelles.

« J'aspire à travailler avec tous – je ne serai peut-être pas en mesure de le faire – mais au moins avec les 25 à 30 meilleurs agriculteurs au cours des prochaines années, qui fourniraient le pourcentage le plus élevé de la production de grains de café de la région, poursuit-il. Nous voulons non seulement développer Jabaliyah en Arabie saoudite, mais aussi commencer à exporter cette marque dans le monde. »

Selon le ministère de l'Environnement, de l'Eau et de l'Agriculture, le Royaume compte aujourd'hui environ 125 000 caféiers, dont 76 000 produisent des grains de café (Photo, Arab News).

Selon le ministère de l'Environnement, de l'Eau et de l'Agriculture, le Royaume compte aujourd'hui environ 125 000 caféiers, dont 76 000 produisent des grains. Pour Ali al-Sheneamer, le marché va doubler de volume au cours des deux à trois prochaines années à mesure que davantage d'arbres commenceront à produire.

« Le gouvernement a pour objectif d’augmenter le nombre de caféiers dans la région à 1 million d’ici à 2030. C’est énorme à tous les points de vue. C'est également compliqué, étant donné le terrain difficile à cultiver et la présence des montagnes, d'avoir plus d'espace pour y faire pousser des grains de café, mais cela montre que le gouvernement est déterminé à créer cette industrie et à faire reconnaître ces grains de café saoudiens, les grains de khowlani. »

Ali al-Sheneamer admet qu'il faudra du temps pour que les agriculteurs s'habituent à l'intégration commerciale moderne « pour que celui qui a grandi en voyant son père et son grand-père cultiver devienne un agriculteur plus professionnel, traitant avec des fournisseurs, des distributeurs, de l'argent – certains n’ont même pas d’établissement officiel qui puisse les aider à effectuer des transactions d’entreprise à entreprise (B2B) ».

Mais Jabaliyah s'est engagé à travailler avec les agriculteurs pour les aider à faire la transition, car les bénéfices pour l'entreprise et les communautés rurales pourraient être énormes.

Avec ses 15 000 caféiers, Aal Qotail, dans le gouvernorat d'Al-Daair de la région de Jazan, est la base de Jabaliyah, une entreprise saoudienne qui vise à apporter l'humble grain de café khowlani aux consommateurs de luxe du monde entier (Photo, fournie).

Ali al-Sheneamer a réalisé un miracle similaire avec Mango Jazan. Il y a quelques années, lors d'une visite dans la région, il a remarqué une abondance de manguiers – on en compte aujourd'hui environ 400 000.

« J'ai demandé sur Twitter à la population jazanienne d'envisager de les exporter vers d'autres villes, et cela a été repris par mon partenaire Abdelrahman al-Sahily», raconte-t-il. «En trois jours, ce dernier a créé un site Internet, et les gens ont commencé à passer des commandes. Abdelrahman allait à l'aéroport et expédiait les colis dans différentes villes. C'était un travail effréné. »

Les partenaires ont rapidement pu rationaliser leurs opérations, faisant de Mango Jazan une marque bien connue. « Tout le monde attend la saison des mangues. Et elle a été récemment rachetée, ou une part majoritaire achetée, par une société cotée en bourse pour l'utiliser comme base pour commercialiser d'autres produits locaux, non seulement de Jazan mais de tout le pays », ajoute-t-il.

L’agriculture est une industrie en plein essor en Arabie saoudite et Ali Al-Sheneamer est heureux de voir d’autres entrepreneurs suivre l’exemple de Mango Jazan à Al-Bahah et Al-Jouf (Photo, Arab News).

« C’est pourquoi nous passons maintenant des mangues – saisonnières, c’est-à-dire sur une période de deux ou trois mois – à des grains de café qui dureront toute l’année. Ensuite, nous commencerons à introduire de nouveaux produits au fur et à mesure, qu'il s'agisse de fruits, de miel ou d'autres productions locales de grande valeur et de haute qualité pour lesquels les gens sont prêts à payer et à acheter en ligne plutôt que d'aller dans l’épicerie à côté de chez eux. »

L’agriculture est une industrie en plein essor en Arabie saoudite, et Ali al-Sheneamer est heureux de voir d’autres entrepreneurs suivre l’exemple de Mango Jazan à Al-Bahah et à Al-Jouf.

« Je viens de commander en ligne de l'huile d'olive d'Al-Jouf à travers l'une des start-up qui ont suivi les traces de Mango Jazan. Je pense que les Saoudiens aimeraient aujourd'hui soutenir et encourager ces types d'entreprises pour encourager les agriculteurs locaux. »

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 


Olivier Cadic : « Les relations entre la France et l’Arabie saoudite n’ont jamais été aussi denses »

De gauche à droite : Nathalie Delattre, sénatrice de la Gironde (France) ; Olivier Cadic, sénateur des Français établis hors de France ; S.E. Waleed Al-Khereiji, vice-ministre des Affaires étrangères du Royaume d’Arabie saoudite ; Rémy Pointereau, sénateur du Cher (France). (Photo: fournie)
De gauche à droite : Nathalie Delattre, sénatrice de la Gironde (France) ; Olivier Cadic, sénateur des Français établis hors de France ; S.E. Waleed Al-Khereiji, vice-ministre des Affaires étrangères du Royaume d’Arabie saoudite ; Rémy Pointereau, sénateur du Cher (France). (Photo: fournie)
Short Url
  • En visite à Riyad, le sénateur des Français établis hors de France souligne l’accélération des échanges entre Paris et le Royaume, les opportunités offertes par Vision 2030 et le rôle stabilisateur de l’Arabie saoudite dans la région
  • La transformation de l’Arabie saoudite ouvre de nouvelles opportunités pour les entreprises françaises, notamment dans l’intelligence artificielle, les infrastructures, les énergies renouvelables, la culture, le tourisme et l’économie numérique

RIYAD : Sénateur des Français établis hors de France depuis 2014, vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées et président du groupe d’amitié interparlementaire France–Pays du Golfe, Olivier Cadic a effectué une nouvelle visite en Arabie saoudite à la tête d’une délégation parlementaire française composée notamment des sénateurs Nathalie Delattre et Rémy Pointereau. À l’issue de ses rencontres avec les autorités saoudiennes, il revient sur la transformation du Royaume, l’état des relations franco-saoudiennes et les perspectives de coopération entre les deux pays.

Pour Olivier Cadic, l’Arabie saoudite figure aujourd’hui parmi les pays qui se transforment le plus rapidement au monde. « Il s’agit de ma neuvième visite en Arabie saoudite en onze ans. Ce qui me frappe à chaque déplacement, c’est la rapidité de la transformation du pays », confie-t-il à Arab News en français.

Le sénateur souligne particulièrement les changements observés à Riyad, où les projets de développement se multiplient dans le cadre de la Vision 2030 portée par le prince héritier Mohammed ben Salmane. Selon lui, cette stratégie de modernisation « insuffle un souffle de modernité accéléré » et traduit une volonté claire de diversification économique, d’innovation et d’ouverture sur le monde.

Au cours de sa visite, Olivier Cadic a insisté sur la solidité du partenariat franco-saoudien, qu’il qualifie d’exceptionnel.

« Les relations entre la France et l’Arabie saoudite sont excellentes et n’ont jamais été aussi denses », affirme-t-il. Selon le sénateur, cette proximité repose sur une confiance mutuelle et sur des convergences de vues concernant plusieurs dossiers régionaux majeurs.

Il rappelle également l’importance de la solidarité entre partenaires dans les moments difficiles. « J’ai souhaité rappeler que la France n’oublie pas les attaques dont l’Arabie saoudite a été victime. Dans les moments difficiles, les partenaires doivent pouvoir compter les uns sur les autres. »

Selon Olivier Cadic, Paris et Riyad partagent notamment leur soutien à une solution à deux États pour résoudre le conflit israélo-palestinien, leur préoccupation face à la perspective d’une acquisition ou d’un usage d’une capacité nucléaire militaire par l’Iran, ainsi que leur volonté de voir le Liban retrouver sa pleine souveraineté et la Syrie renouer avec la stabilité.

« Plus largement, la France et l’Arabie saoudite défendent le multilatéralisme, le respect du droit international et de l’intégrité territoriale des États », souligne-t-il.

Sur le plan économique, le sénateur estime que les perspectives de cooperation entre la France et l’Arabie saoudite sont particulièrement prometteuses.

Les secteurs des nouvelles technologies, de l’intelligence artificielle, des énergies renouvelables, du tourisme, de la culture et de la formation figurent parmi les domaines les plus porteurs.

« La diversification de l’économie saoudienne crée de nombreuses opportunités pour les entreprises françaises, qui disposent d’un savoir-faire reconnu dans ces secteurs », explique-t-il.

Les mégaprojets lancés dans le cadre de Vision 2030 offrent également de nouvelles perspectives dans les infrastructures de transport, la gestion durable de l’eau, les énergies décarbonées, la santé et les technologies numériques.

Olivier Cadic met aussi en avant l’émergence de nouveaux axes de coopération à forte valeur ajoutée. « Les coopérations entre la France et l’Arabie saoudite s’étendent désormais à de nouveaux secteurs, notamment les industries culturelles et créatives, l’intelligence artificielle, mais aussi l’e-sport », observe-t-il.

Pour le sénateur, les projets liés à l’économie numérique et à la jeunesse illustrent parfaitement la capacité des deux pays à construire ensemble des partenariats innovants et tournés vers l’avenir.

Parmi les éléments les plus marquants de cette mission, Olivier Cadic évoque avant tout l’état d’esprit qu’il a observé auprès des responsables saoudiens et des jeunes générations.

« J’ai été particulièrement impressionné par la confiance qui anime les responsables saoudiens et la jeunesse du pays. On ressent une véritable volonté de construire l’avenir et de réussir la transformation engagée », confie-t-il.

Le sénateur souligne également la qualité de l’accueil qui lui a été réservé et salue « l’hospitalité saoudienne », ainsi que les efforts entrepris pour valoriser le patrimoine culturel du Royaume et développer son attractivité touristique.

Cette dynamique de coopération devrait continuer à se renforcer dans les années à venir. Selon Olivier Cadic, les échanges bilatéraux se sont considérablement intensifiés ces dernières années, comme en témoigne la multiplication des visites officielles entre les deux pays. Le sénateur rappelle notamment qu’une délégation saoudienne a été accueillie en France en 2025.

« Le rôle des groupes d’amitié parlementaires est précisément de nourrir ce dialogue dans la durée et de favoriser l’émergence de nouvelles coopérations, qu’elles soient économiques, culturelles ou institutionnelles », souligne-t-il.

Interrogé sur la situation actuelle dans le Golfe, Olivier Cadic estime que l’Arabie saoudite joue un rôle central dans une région confrontée à de nombreux défis sécuritaires et géopolitiques.

« Le Golfe évolue dans un environnement régional particulièrement complexe », note-t-il, faisant référence aux tensions liées au conflit israélo-iranien.

Dans ce contexte, il considère que le Royaume s’affirme comme un acteur stabilisateur, privilégiant les solutions diplomatiques et les initiatives favorisant la paix régionale. Son poids économique, politique et diplomatique en fait, selon lui, « un acteur incontournable de l’équilibre régional ».

Enfin, Olivier Cadic a tenu à adresser un message à la communauté française vivant et travaillant en Arabie saoudite.

« J’adresse un message de confiance à nos compatriotes établis en Arabie saoudite », déclare-t-il. « Ils participent pleinement au rapprochement entre nos deux pays et contribuent au rayonnement de la France. »

Le sénateur estime que les perspectives offertes par le Royaume sont considérables et que les relations franco-saoudiennes disposent encore d’un potentiel de développement exceptionnel.

« Plus que jamais, les Français présents dans le Royaume sont des passerelles entre nos deux nations et des acteurs précieux de cette coopération d’avenir », conclut-il.

 


Le président syrien n'entend pas intervenir au Liban (sources proches)

Le président syrien Ahmed al-Chareh. (REUTERS)
Le président syrien Ahmed al-Chareh. (REUTERS)
Short Url
  • Le président syrien Ahmad al-Chareh a démenti toute intention d’intervention au Liban, qualifiant ces rumeurs d’infondées
  • Damas affirme privilégier la coordination avec Beyrouth et la stabilité du Liban, dans un contexte régional tendu lié au Hezbollah et au conflit israélo-libanais

DAMAS: Le président syrien Ahmad al-Chareh a déclaré à des visiteurs que Damas n’avait aucune intention d’intervenir au Liban, démentant des rumeurs à ce sujet, ont indiqué vendredi à l'AFP deux personnes ayant assisté à l'entretien.

L’un des participants, qui a requis l’anonymat, a affirmé que le dirigeant syrien avait dit à une délégation de près de 70 notables et dignitaires de la province de Damas, en visite jeudi au palais présidentiel, que "ce qui se dit au sujet d'une intervention de la Syrie au Liban n’est qu'une rumeur".

L'autre personne a confirmé ces propos.

Le communiqué officiel publié à l'issue de cette visite, centrée autour de questions locales de développement, n'a fait aucune mention des propos d'Ahmad al-Chareh sur le Liban.

Le président américain Donald Trump avait affirmé lors d'une interview le 7 juin à NBC que le président syrien était prêt à aider à affaiblir le Hezbollah, contre lequel Israël mène une campagne de frappes aériennes et une offensive terrestre.

Dans une interview télévisée jeudi, le porte-parole du ministère syrien de l’Intérieur, Noureddine al-Baba, a déclaré que Damas se tient aux côtés du président libanais Joseph Aoun pour " préserver la sécurité du Liban et la souveraineté de l’Etat libanais".

"La coordination avec (...) le Liban est le fondement de tout rôle que la Syrie peut jouer dans la résolution des dossiers libanais", a-t-il ajouté.

Réagissant aux propos de Donald Trump, Noureddine al-Baba a déclaré que "les parties syrienne et libanaise sont les mieux placées pour (les) interpréter et se mettre d’accord sur une formule qui serve les deux pays dans le cadre d'une vision arabe commune".

Selon un diplomate qui a requis l'anonymat, la Syrie est sous pression des Etats-Unis depuis le début de la guerre entre Israël et le Liban le 2 mars pour intervenir contre la formation pro-iranienne dans le pays voisin, avec lequel elle partage une longue frontière terrestre.

La Syrie est dirigée depuis fin 2024 par des autorités islamistes hostiles au Hezbollah, qui était l'allié du président renversé Bachar al-Assad.

M. Chareh a dit vouloir ouvrir une nouvelle page avec le Liban.

Le président syrien Hafez al-Assad, père de Bachar al-Assad, était intervenu au Liban en pleine guerre civile en 1976 et ses troupes ne s'en étaient définitivement retirées que près de 30 ans plus tard.


Le CCG déclare que les hostilités iraniennes compromettent le dialogue et les relations régionales

Photo de groupe lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du CCG à Koweït City, le 2 juin 2025. (File/AFP)
Photo de groupe lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du CCG à Koweït City, le 2 juin 2025. (File/AFP)
Short Url
  • Le communiqué indique que la poursuite de l'agression iranienne ne fera qu'accentuer l'isolement de l'Iran
  • Affirmation du droit des États du CCG à se défendre conformément au droit international

LONDRES : Un communiqué du Conseil de coopération du Golfe a déclaré mercredi que les hostilités iraniennes sapaient la confiance et fermaient la porte au dialogue.

Le communiqué souligne que "l'agression ne permet pas d'établir des relations ni de favoriser la compréhension ou le rapprochement".

La déclaration ajoute que la poursuite de l'approche agressive de l'Iran ne fera qu'accentuer son isolement, avertissant que de telles politiques affaiblissent la stabilité régionale.

Elle précise également que la porte de la compréhension reste ouverte à ceux "qui choisissent le langage de la sagesse et du bon voisinage".

Le Conseil a réaffirmé son entière solidarité avec le Bahreïn, le Koweït et la Jordanie, soulignant que la sécurité des États du Golfe est indivisible et que toute attaque contre un membre constitue une attaque contre tous.

Le Conseil a condamné les actions de l'Iran, a tenu Téhéran pour responsable de leurs conséquences sur la sécurité régionale, la navigation internationale et l'approvisionnement en énergie, et a appelé la communauté internationale à demander des comptes aux responsables.

Il a également affirmé le droit des États du CCG à se défendre conformément au droit international et à la charte des Nations unies.

Cette déclaration a été faite alors que les ministres des affaires étrangères du CCG participaient à la 167e session du conseil ministériel du CCG à Bahreïn.

La réunion du CCG pour les États arabes du Golfe s'est tenue à Manama sous la présidence du ministre des affaires étrangères de Bahreïn, Abdullatif bin Rashid Al-Zayani.