Un rapport de l'ONU indique que la région arabe est la plus inégalitaire au monde

La région arabe est la plus inégalitaire au monde, selon un nouveau rapport de la CESAO, qui met en garde contre le risque d'une « rupture de la cohésion sociale » si les inégalités persistent. (Photo, AFP))
La région arabe est la plus inégalitaire au monde, selon un nouveau rapport de la CESAO, qui met en garde contre le risque d'une « rupture de la cohésion sociale » si les inégalités persistent. (Photo, AFP))
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Publié le Samedi 27 août 2022

Un rapport de l'ONU indique que la région arabe est la plus inégalitaire au monde

  • Le rapport, intitulé « Inégalité dans la région arabe : une bombe à retardement », indique que la région a enregistré des niveaux d'inégalité de revenus parmi les plus élevés au monde
  • Il souligne que l'inégalité entre les sexes est systématiquement supérieure à la moyenne mondiale

DJEDDAH : La région arabe est la plus inégalitaire au monde, selon un nouveau rapport de la Commission économique et sociale des Nations unies pour l'Asie occidentale, qui met en garde contre le risque d'une « rupture de la cohésion sociale » si on ne lutte pas contre les inégalités.

Le rapport, intitulé « Inégalité dans la région arabe : une bombe à retardement », indique que la région a enregistré des niveaux d'inégalité de revenus parmi les plus élevés au monde.

Dans certains pays, les 10 % de personnes gagnant le plus d'argent représentaient plus de 60 % du revenu national, contre 52 % au niveau mondial, 55 % en Amérique latine et 36 % en Europe.

Les facteurs d'inégalité comprennent la dynamique démographique, le manque d'éducation, la fracture numérique, la faiblesse des institutions, la corruption, le manque de transparence et de données et le logement inabordable.

L'inégalité entre les sexes est systématiquement supérieure à la moyenne mondiale. On estime qu'il faudra 179 ans pour combler l'écart entre les sexes, contre 142 ans au niveau mondial.

Cet écart entre les sexes était l'un des plus élevés au monde en 2021, avec 61 %, contre 67,7 % à l'échelle mondiale.

Le chômage des jeunes, qui est 3,8 fois plus élevé que celui des travailleurs adultes, est le plus élevé au niveau mondial depuis 25 ans.

Le chômage de certains groupes, tels que les femmes et les personnes handicapées, était encore plus élevé que celui des hommes et des personnes non handicapées.

« Ces facteurs, s'ils ne sont pas pris en compte, creuseront les inégalités existantes, frappant le plus durement les communautés les plus pauvres et les plus vulnérables. Ces facteurs risquent de susciter davantage le mécontentement et l'aliénation des populations arabes, entraînant une rupture de la cohésion sociale », a déclaré Rola Dashti, secrétaire exécutive de l'UNESCWA.

« Malgré ce tableau sombre, les populations arabes sont optimistes et pleines d'espoir. Une enquête menée par l'ESCWA a révélé que 52 % des personnes de la région pensent que l'égalité existe, totalement ou partiellement, tandis que 47 % pensent que l'égalité augmentera dans les cinq prochaines années », a-t-elle déclaré.

Elle a proposé la création d'un fonds de solidarité et d'une coalition régionale pour reconnecter les différents groupes de population parmi les segments les plus riches et les plus pauvres de la société afin de créer des opportunités.

Le rapport indique que la pandémie a mis en évidence des « inégalités profondes et anciennes » dans la région, frappant plus durement les communautés les plus pauvres et les plus vulnérables.

Elle a plongé 16 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté, portant leur nombre dans la région à plus de 116 millions, soit près d'un quart de la population.

Les personnes du secteur informel, les travailleurs vulnérables, les femmes, les jeunes, les travailleurs peu instruits et les personnes handicapées ont été les plus touchés par les pertes d'emploi pendant la pandémie.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.