Un câble sous-marin pour alimenter l’Italie en électricité

Selon la direction de la compagnie, les capacités actuelles de production de la Sonelgaz sont évaluées à 24 000 mégawatts et elles atteindront 30 000 mégawatts à l’horizon 2031-2032. Photo fournie.
Selon la direction de la compagnie, les capacités actuelles de production de la Sonelgaz sont évaluées à 24 000 mégawatts et elles atteindront 30 000 mégawatts à l’horizon 2031-2032. Photo fournie.
Short Url
Publié le Jeudi 18 août 2022

Un câble sous-marin pour alimenter l’Italie en électricité

  • «La phase des études est en cours de réalisation», précise le PDG de Sonelgaz, ajoutant que la seconde étape concernera la phase de financement du projet
  • Selon la direction de la compagnie, les capacités actuelles de production de la Sonelgaz sont évaluées à 24 000 mégawatts et elles atteindront 30 000 mégawatts à l’horizon 2031-2032

PARIS: En avril dernier, l’Algérie et l’Italie ont signé un accord qui porte sur le développement des énergies renouvelables, des technologies innovantes bas carbone, des projets de transport des réseaux électriques ainsi que sur le raccordement électrique entre les deux pays.

Lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue italien, Sergio Mattarella, organisée en marge de sa visite à Rome, en avril dernier, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, avait affirmé que l’Algérie souhaitait réaliser un câble sous-marin entre l’Algérie et l’Italie qui permettrait d’approvisionner l’Italie et une partie de l’Europe en énergie électrique. De leur côté, les autorités italiennes désirent accentuer la production d’électricité à base de gaz, mais aussi d’autres ressources énergétiques renouvelables.

Mourad Adjal, le PDG de la compagnie nationale de distribution de l’électricité et du gaz Sonelgaz, a révélé lors d’un point de presse à Bouira, en juillet dernier, que la première phase du projet de réalisation d’un câble sous-marin de 250 km destiné à l’exportation de l’électricité vers l’Italie était entamée. Cette initiative, qui reliera les côtes de la ville d’Annaba, à l’Est de l’Algérie, à la Sardaigne, disposera dans un premier temps d’une capacité d’approvisionnement de 1 000 à 2 000 mégawatts (MW) et sera le fruit d’une collaboration entre la société algérienne Sonelgaz et la compagnie italienne Terna.

«La phase des études est en cours de réalisation», précise-t-il, ajoutant que la seconde étape concernera la phase de financement du projet. «L’Italie sera une porte d’exportation de l’énergie pour l’Algérie. Ce projet est d’une grande importance pour le pays.»

Exportateur d’électricité
Selon la direction de la compagnie, les capacités actuelles de production de la Sonelgaz sont évaluées à 24 000 mégawatts et elles atteindront 30 000 MW à l’horizon 2031-2032. Avec une consommation domestique estimée à près de 14 000 MW par an, l’Algérie souhaite accroître ses exportations de l’électricité sur le marché international. «Notre capacité de production est intéressante, mais nous allons l’augmenter grâce aux investissements en cours, dont la capacité de production est estimée à 6 000 MW», affirme le PDG de Sonelgaz. Ce dernier précise que le groupe exporte depuis des décennies de l’électricité vers la Tunisie, avec un volume qui a atteint de 500 MW.

En 2021, le groupe énergétique algérien a conclu un accord avec la Compagnie générale libyenne d’électricité pour assurer l’approvisionnement du pays en électricité via le réseau tunisien. «Nous exportons notre savoir-faire en Afrique. Nous intervenons en Libye pour assurer la maintenance d’une centrale électrique. Nous l’exportons également via nos écoles dans le cadre des accords qui portent sur la prise en charge des agences d’autres compagnies dans dix pays africains», précise Mourad Adjal.

Le projet de réalisation du câble sous-marin a été élaboré par la direction exécutive de la stratégie et de la prospective de la société nationale Sonelgaz. Il sera réalisé en même temps que le gazoduc Transmed-Enrico Mattei, qui relie les deux pays via la Tunisie.

Pour assurer le développement des activités d’exportation de l’électricité, les autorités algériennes ont lancé, au début de l’année 2022, un appel d’offres pour la production de 1 000 MW d’électricité grâce à cinq centrales solaires photovoltaïques dans le sud du pays.


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com