Interview: L'Arabie saoudite et l'Ouzbékistan ont «des visions claires et similaires du progrès»

Furqat Sidiqov, vice-ministre ouzbek des Affaires étrangères (Photo, Sultan Baajajah).
Furqat Sidiqov, vice-ministre ouzbek des Affaires étrangères (Photo, Sultan Baajajah).
Short Url
Publié le Jeudi 18 août 2022

Interview: L'Arabie saoudite et l'Ouzbékistan ont «des visions claires et similaires du progrès»

  • La Vision 2030 de l’Arabie saoudite et la feuille de route du «nouvel Ouzbékistan» présentent de nombreuses similitudes, selon Furqat Sidiqov
  • Sidiqov s'est entretenu avec Arab News à Djeddah avant la visite d'état du président, Shavkat Mirziyoyev, en Arabie saoudite

DJEDDAH: Selon Furqat Sidiqov, vice-ministre ouzbek des Affaires étrangères, il existe des parallèles frappants entre le programme de réformes Vision 2030 de l'Arabie saoudite et le plan de transformation du gouvernement ouzbek, le Nouvel Ouzbékistan.

S'exprimant un jour avant l'arrivée mercredi du président ouzbek, Shavkat Mirziyoyev, au Royaume pour une visite d'État – la première d'un dirigeant de ce pays depuis la visite d'Islam Karimov en 1992 – il a révélé que ces visions partagées sont de bon augure pour l'avenir de la coopération et du commerce bilatéraux.

«L'Arabie saoudite a les capacités d'atteindre les objectifs de sa Vision 2030», a affirmé Sidiqov à Arab News avant la réunion de mercredi du Conseil d'affaires saoudo-ouzbek, organisée par le consulat ouzbek à Djeddah.

Furqat Sidiqov, interviewé par Rawan Radwan d’Arab News, à Djeddah (Photo, Sultan Baajajah).

Il a ajouté que les réformes et les feuilles de route élaborées par les deux nations sont similaires et représentent des visions claires du progrès, tout comme les populations jeunes et dynamiques des deux pays.

«Les deux pays travaillent étroitement et avancent dans la coopération conjointe dans le cadre de nos stratégies», a souligné Sidiqov. «Nous suivons de près l'ambitieuse stratégie Vision 2030 du Royaume et nous soutenons sa candidature à l'Expo 2030.»

Au cours des cinq dernières années, l'Ouzbékistan a mis en œuvre une stratégie de développement national visant à faciliter sa transition vers une économie de marché, ce qui a offert un terrain fertile pour la croissance des petites et moyennes entreprises et une économie plus diversifiée, a-t-il expliqué.

Un cuisinier ouzbek prépare un plov – plus connu sous le nom de pilaf – dans un café de Tachkent (Photo, AFP).

Sidiqov a indiqué que cette stratégie fait écho à la Vision 2030 de l'Arabie saoudite, qui a ouvert l'économie du Royaume afin de tirer parti de nouveaux secteurs en dehors des hydrocarbures et qui encourage activement l'esprit d'entreprise, ainsi que le développement des compétences techniques et de la créativité au sein de sa jeune population.

Pendant des décennies, l'Ouzbékistan a été fortement tributaire d'une poignée d'exportations de base, dont le coton, l'or, le pétrole et le gaz. Désireux de diversifier ses sources de revenus, le pays s'est ouvert aux investissements étrangers dans l'agriculture, la sécurité alimentaire, l'énergie, les technologies de l'information et d'autres secteurs.

Mercredi, conformément à leurs visions complémentaires, l'Ouzbékistan et le Royaume ont signé plus de 10 accords d'investissement d'une valeur d’environ 11,8 milliards d’euros, dont un contrat d’une durée de vingt-cinq ans, d'une valeur de 2,36 milliards d’euros, qui a été conclu avec l’entreprise saoudienne de service ACWA Power pour la construction d'un projet d'énergie éolienne de 1 500 mégawatts en Ouzbékistan. Ce projet aidera le pays à atteindre son objectif de couvrir 40% de ses besoins en électricité par des sources renouvelables d'ici 2031.

Les délégations saoudiennes et ouzbèkes ont signé de nombreux accords concernant des entreprises du secteur privé de leurs pays respectifs (Photo, Sultan Baajajah).

Les responsables ouzbeks ont signalé qu'au cours des dernières années, les investissements saoudiens dans divers secteurs de l'économie ouzbèke ont considérablement augmenté. Il existe désormais 38 coentreprises, dont 20 impliquent des investisseurs saoudiens directs. Néanmoins, selon Sidiqov, il existe un potentiel pour une coopération commerciale encore plus étroite, notamment dans le domaine de la transformation et de la distribution alimentaires.

«Les chiffres ne reflètent pas les capacités des deux pays», a-t-il insisté. «Nous travaillons avec le Royaume pour augmenter le nombre de coentreprises.»

L’Ouzbékistan diversifie ses sources de revenus et s’est ouvert aux investissements extérieurs dans le secteur de l’agriculture, entre autres (Photo, AFP).

 «L'agriculture joue un rôle important dans le développement économique de l'Ouzbékistan et nous sommes l'un des premiers pays en matière de production alimentaire et de sécurité alimentaire et nous avons les capacités d'exporter des produits alimentaires, des fruits et légumes biologiques vers le Royaume.

«Le plan consiste à faire du Royaume une station intermédiaire pour la transformation et le conditionnement des aliments, afin de les préparer à l’exportation vers d’autres pays», a-t-il ajouté.

Bien qu'ils ne partagent pas de frontière, l'Arabie saoudite et l'Ouzbékistan sont liés par la religion, le savoir et la culture depuis des centaines d'années. Parmi les personnages historiques qui ont voyagé et étudié dans les mondes arabe et musulman, quatre sont originaires de l'actuel Ouzbékistan: le médecin Ibn Sina, le mathématicien Mohammed ibn Moussa al-Khwarizmi, l’Imam al-Bukhari et l’Imam al-Tirmidhi.

Le site d’Itchan Kala, vieille ville fortifiée au sein de Khiva, est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO (Photo, Shutterstock).

L'échange d'idées et de cultures se poursuit à l'ère moderne grâce au développement des voyages aériens entre l'Ouzbékistan et les pays arabes, notamment l'Arabie saoudite, et à l'assouplissement des règles en matière de visa.

«Pour encourager davantage l'échange de cultures, des vols directs débuteront en octobre, via Flynas et Uzbekistan Airways, et les Saoudiens seront exemptés de visa d'entrée pour un séjour de 30 jours», a annoncé Sidiqov.

Aujourd'hui, la coopération entre l'Arabie saoudite et l'Ouzbékistan va bien au-delà des échanges commerciaux et culturels et s'étend à la sphère diplomatique, guidée par des intérêts communs en matière de sécurité et d'action humanitaire dans la région.

L’aéroport Islam Karimov de Tachkent (Photo, Shutterstock).

Au cours de l'année qui a suivi le retour des talibans au pouvoir en Afghanistan après le retrait militaire américain du pays, des puissances régionales telles que l'Ouzbékistan ont cherché à s'engager auprès du nouveau gouvernement de Kaboul dans le but d’aider le peuple afghan dans cette période difficile.

«La crise humanitaire en Afghanistan fait partie des plus grandes priorités et notre gouvernement a mis en place diverses initiatives et programmes pour soutenir l'Afghanistan», a affirmé Sidiqov.

«Dans un esprit de solidarité de voisinage, nous avons veillé à ce que notre relation se base sur un soutien continu. En travaillant en étroite collaboration avec le gouvernement, nous voulons non seulement fournir une aide humanitaire, mais aussi aider le pays à offrir des opportunités d'emploi à ses jeunes et à être une passerelle pour l'Asie centrale et du Sud.»

L’Ouzbékistan joue un grand rôle dans l’aide humanitaire à l’Afghanistan (Photo, AFP).

Il a ajouté que dans la ville de Termez, dans le sud de l'Ouzbékistan, par exemple, le gouvernement a créé des centres pour aider les jeunes Afghans à recevoir une éducation et à développer leurs compétences dans le but de les préparer au marché du travail.

«Nous travaillons pour aider les programmes de reconstruction et développer son économie pour en faire un pays d'opportunités», a estimé Sidiqov. «Nos alliés nous aident et nous soutiennent dans cette entreprise.»

Le prince Faisal ben Farhane, ministre saoudien des Affaires étrangères, a participé à une conférence internationale intitulée «Central and South Asia: Regional Connectivity. Challenges and Opportunities», (Asie centrale et du Sud: connectivité régionale. Défis et opportunités) dans la capitale ouzbèke, Tashkent, en juillet de l'année dernière.

Le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih dirige une délégation lors d’une visite officielle en Ouzbékistan, en 2021 (Photo, Reuters).

En juillet de cette année, une délégation saoudienne a aussi participé à la conférence internationale «Afghanistan: Security and Economic Development» (Afghanistan: sécurité et développement économique), également à Tachkent, au cours de laquelle le Royaume a réaffirmé son engagement à promouvoir la coopération régionale.

En juin, l'Arabie saoudite a annoncé une subvention de 29,5 millions d’euros pour soutenir le Fonds fiduciaire humanitaire pour l'Afghanistan, qui fonctionne sous l'égide de la Banque islamique de développement en coordination avec l'Organisation de la coopération islamique, dont le Royaume et l'Ouzbékistan sont membres.

«En tant que voisin de l'Afghanistan, notre objectif principal est de permettre le passage en toute sécurité de l'aide aux personnes dans le besoin en Afghanistan», a soutenu Sidiqov.

«Nous travaillons en étroite collaboration avec le gouvernement afghan pour élaborer une feuille de route en matière de sécurité alimentaire et pour offrir des possibilités d'emploi aux jeunes. Nous servons d'intermédiaire entre le monde et les talibans et, en tant que “voix de l'Asie centrale”, nous avons encouragé le gouvernement afghan à tenir ses promesses.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Nouvel embrasement au Liban: quatre soldats israéliens tués, « tout le Liban doit brûler» estime Ben Gvir 

Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
Short Url
  • "Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé
  • Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI)

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

Il s'agit des bombardements les plus massifs et du bilan le plus lourd depuis l'annonce lundi d'un protocole irano-américain, qui prévoit une cessation des hostilités, y compris au Liban, où s'affrontent Israël et le mouvement islamiste Hezbollah, allié de Téhéran.

"Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé dans un communiqué.

Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI).

D'autres frappes israéliennes ont visé la région de Baalbek dans l'est du pays, relativement épargnée depuis le début du conflit le 2 mars.

De nombreux habitants ont fui le sud après ces raids, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI). Des voitures bondées, avec matelas et effets personnels, ont envahi les routes, quittant la région de Tyr, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Tout le Liban doit brûler" 

L'armée israélienne a affirmé de son côté avoir frappé des infrastructures du Hezbollah en riposte à la mort de ces soldats, dont le char a été touché peu après minuit dans la zone de Kfar Tebnit, près de Nabatiyé.

Les correspondants militaires des médias israéliens évoquent l'impact d'"un missile ou d'un drone".

"Le lieutenant-colonel Dor Gedalia Ben Simhon est tombé au combat" dans le sud du Liban avec "trois autres soldats" dont les noms seront publiés ultérieurement, a précisé l'armée. Elle dénonce les "violations répétées du cessez-le-feu par le Hezbollah", qui "continue de préparer et mener des attaques terroristes contre des soldats israéliens".

"Tout le Liban doit brûler", a réagi de son côté le ministre de la Sécurité nationale israélien Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite et allié politique clef du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"Ça suffit le ping-pong. Au Proche-Orient, on ne gagne pas avec des réactions mesurées et de la retenue", a-t-il ajouté. "Il faut être fou, éradiquer. Et vaincre le terrorisme".

"Il faut faire parler le feu (...) Ouvrir les portes de l'enfer", a déclaré sur X son collègue et rival d'extrême droite Bezalel Smotrich, ministre des Finances, sans mentionner explicitement le Liban mais en faisant allusion à la mort des soldats.

Dans une déclaration publiée au petit matin, le groupe pro-iranien a annoncé que ses combattants avaient ciblé les forces israéliennes près des collines d'Ali Taher, qui surplombent la ville de Nabatiyé, par des tirs "de roquettes et d'obus de mortier".

Il avait affirmé dans la nuit avoir détruit trois chars israéliens lors d'affrontements entre ses combattants et une unité de l'armée israélienne dans le sud du Liban.


Netanyahu : l'armée israélienne restera dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire»

Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
Short Url
  • L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué
  • Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran

JERUSALEM: Israël restera au Liban "aussi longtemps que nécessaire" a affirmé vendredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ajoutant que son pays ferait "payer un prix très lourd" au mouvement islamiste Hezbollah, après l'annonce de la mort de quatre soldats en opération.

L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué. "Israël n'acceptera aucune attaque contre nos soldats ou notre territoire", ajoute-t-il.

Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran.

 

 

 


Israël continuera à opérer dans le sud du Liban 

 L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
Short Url
  • Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban
  • Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

L'armée a publié une carte de ce qu'elle déclare être son "espace de sécurité", s'étendant sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Elle indique que des troupes continueront d'y être déployées "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Un responsable militaire israélien a précisé que l'armée pourrait également agir pour "neutraliser" les risques identifiés au-delà de la zone de sécurité, et appelé les civils libanais à ne pas y pénétrer.

Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban et le Hezbollah pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël.

Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de l'un de ses soldats dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un incident survenu dans le sud du Liban. Sept soldats ont également été blessés.

Le groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran a entraîné le Liban dans la guerre début mars en attaquant Israël pour venger l'assassinat du guide suprême de la République islamique au début de la campagne américano-israélienne.

Israël a riposté par de vastes frappes à travers le Liban et par le lancement d'une invasion terrestre dans le sud, région frontalière d'Israël et de longue date sous l'influence du Hezbollah.

Le Liban et Israël mènent depuis avril des pourparlers directs à Washington afin de tenter de mettre fin aux hostilités et de dissocier leur conflit de la guerre régionale.

"D'autres étapes sont en cours de discussion" dans le cadre de ces pourparlers, a déclaré jeudi la même source militaire, ajoutant que "les représentants se rencontreront à nouveau la semaine prochaine".