Avec la sécheresse, la guerre de l'eau a commencé

Cette vue aérienne prise le 29 juillet 2022 montre un ostréiculteur naviguant sur le bassin d'Arcachon dans le sud-ouest de la France. (Photo, AFP)
Cette vue aérienne prise le 29 juillet 2022 montre un ostréiculteur naviguant sur le bassin d'Arcachon dans le sud-ouest de la France. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 10 août 2022

Avec la sécheresse, la guerre de l'eau a commencé

Cette vue aérienne prise le 29 juillet 2022 montre un ostréiculteur naviguant sur le bassin d'Arcachon dans le sud-ouest de la France. (Photo, AFP)
  • «Cette année est vraiment exceptionnelle», relève un spécialiste du secteur de l'eau ayant requis l'anonymat
  • Mi-juillet, 400 m3 d'eau destinée à la lutte contre les incendies étaient volés dans un bassin de rétention en Ardèche, département en «vigilance renforcée» sécheresse

PARIS: Des vols d'eau, des champs irrigués en dépit d'interdictions, des piscines privées difficiles à contrôler... Le manque d'eau, longtemps vue comme une ressource inépuisable en France, exacerbe les tensions. 

« Cette année est vraiment exceptionnelle », relève un spécialiste du secteur de l'eau ayant requis l'anonymat. Dans le sud-est de la France où il est implanté, les conflits autour de l'eau ne datent pas d'hier. Mais « aujourd'hui, c'est exacerbé », assure-t-il. 

Mi-juillet, 400 m3 d'eau destinée à la lutte contre les incendies étaient volés dans un bassin de rétention en Ardèche, département en « vigilance renforcée » sécheresse. 

Le coupable? Un club de moto-cross voisin, venu la pomper « pour alimenter (sa) réserve à incendie et la sécurité du parking dans le cadre de l'organisation d’un festival », a expliqué son vice-président, Roger Kappel. 

« Cette eau pour moi est un bien public », justifie-t-il. « Nous reconnaissons que nous n’avions pas vraiment le droit de le faire » et l'eau a été restituée. 

« C'est la première fois que ça nous arrive », assure le président de la Communauté de communes du Bassin d’Aubenas, Max Tourvieilhe. « C'est dangereux (...) il n'y a pas une goutte d'eau qui est tombée depuis des mois, le préfet nous demande de réduire la consommation d'eau (...) et à côté de ça on se permet de récupérer 400 m3 d'eau pour une utilisation privée? Non, ça n’est pas possible! », tonne-t-il. 

En Charente-Maritime, certains agriculteurs irriguent leurs cultures, faisant fi des limitations, s'insurge l'ONG France Nature Environnement (FNE). 

« Une minorité d’agriculteurs enfreint les arrêtés d’interdiction d’irrigation et met en danger une ressource précieuse, un bien commun, l’eau », dénonce-t-elle, s'appuyant sur un courrier de l'association des irrigants de Poitou-Charentes. 

« Jouer le jeu »  

La France métropolitaine connaît une sécheresse historique, signe du changement climatique. Il n'est tombé que 9,7 millimètres de pluie en juillet, un déficit de précipitations d'environ 84% par rapport aux normales de la période 1991-2020, selon Météo-France. 

« On découvre que cette eau qu'on pensait inépuisable est rare, elle va devenir de plus en plus rare à certaines périodes de l'année et il va falloir la partager », commente Thierry Burlot, président du Comité de bassin Loire-Bretagne, sur France Culture. 

La totalité des départements de France métropolitaine est en vigilance sécheresse, avec 22 départements en alerte renforcée et 68 en crise. 

En cas de pénuries d'eau, quatre niveaux existent: vigilance, alerte, alerte renforcée, crise, avec des restrictions de plus en plus fortes, qui touchent aussi bien les particuliers, les agriculteurs que les industriels. 

« On veut réduire les prélèvements pour qu'il y ait moins de pression par les activités humaines et maintenir suffisamment d'eau pour les usages les plus importants » (eau potable, salubrité, santé, sécurité), explique Agnès Ducharne, chercheuse au CNRS. 

Mais « on est à l'os en termes de ressources en eau: le gâteau se réduisant, les conflits s'aiguisent et donc ça pose la question de la légitimité des usages, (...) de l'équité de traitement entre les groupes sociaux », analyse Sylvain Barone, chargé de recherches à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), sur France Culture. 

Concrètement, comment expliquer à une personne âgée qu'elle ne peut pas arroser son potager vivrier en journée, quand une partie des golfs et des terrains de foot le sont? s'interroge le spécialiste du secteur de l'eau. 

Il cite aussi les piscines privées de riches résidences sur le littoral de Provence-Alpes-Côte d'Azur, difficiles à contrôler et dont les propriétaires « se fichent de la facture d'eau », ou des municipalités touristiques en bord de mer, attachées à leurs plates-bandes fleuries, quand des petits villages de l'arrière pays « jouent le jeu ». 

« Il faut faire en sorte que les plus gros consommateurs fassent les plus gros efforts », plaide-t-il. 

Face à une eau devenue denrée plus rare, « ceci va nécessiter des compromis », ainsi qu'une gestion de l'eau « tout au long de l'année » et plus seulement l'été pendant les pénuries, fait valoir Thierry Burlot. 


La France convoque le chargé d’affaires iranien après une « action d’intimidation » contre son personnel diplomatique

La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
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  • Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée»
  • La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne »

PARIS: La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet.

Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cette convocation est intervenue à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée».

La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne », qui garantissent la protection du personnel diplomatique et encadrent les relations entre les États.

Le Quai d’Orsay a également averti que cet « incident gravissime et inadmissible » ne resterait « pas sans conséquence », rappelant que le ministre Jean-Noël Barrot avait déjà évoqué cette affaire avec son homologue iranien la veille.

La France demande aux autorités iraniennes d’établir les circonstances de cet incident, d’en identifier et sanctionner les responsables, et de garantir la sécurité de ses représentations diplomatiques ainsi que de son personnel, conformément aux obligations internationales de l’Iran.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
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  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
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  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.