Hégire: sur les pas du prophète Mahomet à l’occasion du 1 400e anniversaire de la migration

Pour marquer l’occasion, le Centre du roi Abdelaziz pour la culture mondiale (Ithra) à Dhahran célèbre le Nouvel An islamique. (Photos/Ahmed al-Thani)
Pour marquer l’occasion, le Centre du roi Abdelaziz pour la culture mondiale (Ithra) à Dhahran célèbre le Nouvel An islamique. (Photos/Ahmed al-Thani)
Pour marquer l’occasion, le Centre du roi Abdelaziz pour la culture mondiale (Ithra) à Dhahran célèbre le Nouvel An islamique. (Photos/Ahmed al-Thani)
Pour marquer l’occasion, le Centre du roi Abdelaziz pour la culture mondiale (Ithra) à Dhahran célèbre le Nouvel An islamique. (Photos/Ahmed al-Thani)
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Publié le Mercredi 03 août 2022

Hégire: sur les pas du prophète Mahomet à l’occasion du 1 400e anniversaire de la migration

  • Le voyage du Prophète entre La Mecque et Médine a marqué le début de l’islam et il est à l’origine d’une civilisation qui compte désormais 1,5 milliard de musulmans à travers le monde
  • En utilisant la langue, la poésie et les enregistrements de l'appel à la prière, l’exposition donne aux visiteurs l’occasion d’être transportés vers les terres saintes

DHAHRAN: Au cours des mille quatre cents dernières années, le récit de la grande migration entreprise par le Prophète Mahomet est l’un des plus connus de la région. L’histoire est racontée avec beaucoup d’affection par les musulmans depuis des siècles.
Pour marquer l’occasion, le Centre du roi Abdelaziz pour la culture mondiale (Ithra) à Dhahran célèbre le Nouvel An islamique à travers une nouvelle exposition intitulée Hégire: sur les pas du Prophète.

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Alors que l’hégire est sans doute l’événement historique le plus important de l’islam, ce voyage dans le passé reste pertinent à ce jour en raison des migrations et des déplacements forcés.
De nombreuses personnes ont dû se déplacer d’un pays à l’autre pour échapper à un conflit ou trouver une plus grande liberté. Elles se sont installées dans un pays qui n’était pas le leur et elles ont fondé une nouvelle communauté.

 

En bref

• Le voyage du Prophète entre La Mecque et Médine a marqué le début de l’islam. Il est à l’origine d’une civilisation qui compte désormais 1,5 milliard de musulmans à travers le monde.
• Durant ces huit jours, les quatre cents kilomètres qui séparent les deux Villes saintes ont eu des répercussions incommensurables sur le paysage social, politique et économique de la péninsule Arabique.
• L’importance de l’hégire peut être définie comme la transition de la pratique de l’islam en tant qu’acte de culte à un mode de vie. L’exposition de l’Ithra présente ce voyage au public moderne.

Durant ces huit jours, les quatre cents kilomètres qui séparent les deux Villes saintes ont eu des répercussions incommensurables sur le paysage social, politique et économique de la péninsule Arabique.
L’importance de l’hégire peut être définie comme la transition de la pratique de l’islam en tant qu’acte de culte à un mode de vie. L’exposition de l’Ithra présente ce voyage au public moderne.

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Lors de la soirée d’ouverture, le mois dernier, le Dr Idries Trevathan, commissaire de l’exposition, a proposé des visites guidées avec des anecdotes pour donner vie à l’histoire du voyage du Prophète.
Il était particulièrement enthousiaste à l’idée de partager ses connaissances avec des visiteurs non musulmans afin de leur donner plus d’informations sur les détails de l’expérience.
Un nachid (chant religieux) que les ansars (croyants) ont entonné pour le Prophète lors de son entrée à Médine a été récité par des chanteurs en arabe, en anglais, en ourdou et en indonésien.

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Le Dr Trevathan travaille pour le centre Ithra depuis huit ans en sa qualité d’expert en Histoire de l’art islamique. Il a étudié à la Prince’s Foundation School of Traditional Arts et il a entièrement constitué la collection d’art islamique du centre.
Des objets historiques et des pièces contemporaines aident à donner vie à un événement qui s’est déroulé des siècles auparavant.
Avec près de soixante-dix universitaires et artistes en provenance de vingt pays, l’expérience inclusive et immersive célèbre le voyage lui-même et commémore également la nouvelle année de l’hégire 1444.

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«Il s’agit d’une exposition très spéciale, car elle a nécessité trois ans de préparation, sachant que nous avons commencé juste avant la pandémie de Covid-19. Ce qui est extraordinaire dans cette aventure, c’est que nous avons réussi à réunir des esprits remarquables», déclare le Dr Trevathan à Arab News.

Cette exposition illustre la mission plus large de l’Ithra, qui consiste à raconter les histoires marquantes du monde à travers l’art, le patrimoine, la culture et la recherche.

Abdallah al-Rachid, directeur de l’Ithra

«Nous avons commencé par travailler en étroite collaboration avec le Dr Abdallah Alkadi, qui est considéré comme la référence en matière d’itinéraire de l’hégire emprunté à l’époque. Ce qui est étonnant dans son travail, c’est qu’il a rectifié tous les récits précédents ou les recherches antérieures sur l’itinéraire de l’hégire. Lorsque nous avons fait quelques recherches de base, nous avons découvert que, malgré son importance, personne n’a tenté de faire une exposition sur l’hégire.»

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Parmi les installations incontournables figurent une reconstitution de la toile d’araignée, des grottes et même une réplique grandeur nature du chameau sur lequel le Prophète est monté à Médine.
Des vidéos sont disséminées tout au long de l’exposition, accompagnées d’explications en arabe et en anglais pour raconter le parcours à partir de récits.

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En utilisant la langue, la poésie et les enregistrements de l'appel à la prière, l’exposition donne aux visiteurs l’occasion d’être transportés vers les terres saintes. De nombreux objets exposés sont présentés au public pour la première fois.
«La route de l’hégire est inaccessible en voiture. Vous devez obligatoirement faire le trajet à pied. Le parcours traverse de petites vallées sinueuses et il est très rocheux. Je pense qu’en dehors de l’Arabie saoudite, de nombreuses personnes associent l’hégire aux dunes. Ce n’est pas le cas. Le paysage est montagneux et le terrain vraiment ardu», ajoute le Dr Trevathan.

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Le Dr Abdallah Hussein Alkadi, professeur de planification urbaine et régionale à l’université de l’imam Abdelrahmane ben Faisal, est considéré comme un expert pour ses recherches novatrices sur les itinéraires empruntés par le Prophète et ses compagnons.

 

La route de l’hégire est inaccessible en voiture. Vous devez obligatoirement faire le trajet à pied. Le parcours traverse de petites vallées sinueuses et il est très rocheux.

Dr Idries Trevathan, commissaire de l’exposition

Ses livres sont parmi les plus appréciés dans le domaine et le Dr Trevathan était très enthousiaste à l’idée d’inclure les œuvres de son idole universitaire. Il était ravi de savoir que le Dr Alkadi avait accepté de faire partie du projet.
«Ma vie se définit par ma quête afin de déterminer non seulement l’itinéraire exact que le Prophète et ses compagnons ont emprunté à travers le désert, mais aussi l’histoire, la vie et l’héritage plus larges de ce voyage», indique le Dr Alkadi.
«C’est un voyage qui a occupé une grande partie de ma vie pendant une quarantaine d’années et, grâce à cette exposition, nous présentons de nouvelles recherches, méthodologies et découvertes basées sur un vaste travail de terrain qui redéfinit les points de vue sur cette migration historique. Cette histoire revêt la même importance aujourd’hui; elle nous rappelle les raisons pour lesquelles les gens choisissent de se déplacer d’un endroit à un autre et elle fait valoir le droit de pratiquer nos croyances.»
L’exposition se tient en collaboration avec le Musée national d’Arabie saoudite à Riyad, la Maison des arts islamiques à Djeddah, le complexe du roi Abdelaziz pour les bibliothèques du Waqf à Médine et Turquoise Mountain, une organisation caritative du prince de Galles qui soutient les arts et le patrimoine au Moyen-Orient.
Parmi les contributeurs à l’exposition, on compte des artistes saoudiens de renommée internationale, des photographes et des universitaires célèbres tels que le président du Zaytuna College de Berkeley – le premier institut musulman d’arts libéraux accrédité aux États-Unis –, ainsi que le Turquoise Mountain Institute of Afghan Arts and Architecture de Kaboul.
«Cette exposition fait partie des études les plus détaillées jamais réalisées sur l’Histoire et la topographie de l’hégire. Elle illustre la mission plus large de l’Ithra, qui consiste à raconter les histoires marquantes du monde à travers l’art, le patrimoine, la culture et la recherche», déclare le directeur de l’Ithra, Abdallah al-Rachid.
«Cette exposition constitue une avancée considérable dans la recherche universitaire autour de l’Histoire de l’islam, tandis que l’accent est mis sur l’Histoire humaine qui accompagne le voyage. Nos valeurs humaines partagées favoriseront également une plus grande compréhension, empathie et tolérance.»
L’exposition se tiendra à l’Ithra pendant neuf mois. Elle prendra ensuite place dans d’autres parties du Royaume et elle sera également présentée à l’étranger.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.