Reprise du trafic à l'aéroport de San Francisco, alerte à la bombe levée

Une photo d'archive d'avril 2020 montre le terminal international de l'aéroport international de San Francisco, où les voyageurs ont été évacués vendredi soir, selon les responsables de l'aéroport. (Getty Images)
Une photo d'archive d'avril 2020 montre le terminal international de l'aéroport international de San Francisco, où les voyageurs ont été évacués vendredi soir, selon les responsables de l'aéroport. (Getty Images)
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Publié le Samedi 16 juillet 2022

Reprise du trafic à l'aéroport de San Francisco, alerte à la bombe levée

  • Les forces de l'ordre ont reçu un «paquet suspect», avait écrit quelques heures plus tôt le service de communication de la police de San Francisco sur Twitter
  • La direction de l'aéroport, fréquenté par plus de trois millions de passagers en 2020, a ajouté samedi matin que les liaisons ferroviaires locales vers le hub avaient aussi recommencé à fonctionner

SAN FRANCISCO : L'activité de l'aéroport de San Francisco a repris normalement samedi après la levée en milieu de nuit de l'alerte à la bombe qui avait entraîné l'évacuation de son terminal international, a indiqué l'aéroport.

Vers minuit (07H00 GMT), les opérations étaient revenues à la normale, a indiqué la direction.

"Des policiers ont fouillé le terminal international de @flySFO et en ont retiré plusieurs colis suspects. L'accès est sûr et dégagé, les opérations de l'aéroport reprennent", a twitté la police.

Les forces de l'ordre ont reçu un "paquet suspect", avait écrit quelques heures plus tôt le service de communication de la police de San Francisco sur Twitter.

"Int'l (terminal international) évacué, l'équipe de déminage enquête. Nous vous tiendrons informés au fur et à mesure de son avancée. Attendez-vous à des retards car l'activité de l'aéroport pourrait être interrompue", avait-t-il ajouté.

La direction de l'aéroport, fréquenté par plus de trois millions de passagers en 2020, a ajouté samedi matin que les liaisons ferroviaires locales vers le hub avaient aussi recommencé à fonctionner.


Mobilisation: des voisins de la Russie confrontés à un exode

Le président russe Vladimir Poutine préside une réunion sur les questions agricoles via une liaison vidéo à Sotchi le 27 septembre 2022. (AFP).
Le président russe Vladimir Poutine préside une réunion sur les questions agricoles via une liaison vidéo à Sotchi le 27 septembre 2022. (AFP).
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  • Les arrivées de Russes en Géorgie ont presque doublé, à près de 10.000 par jour, après cette annonce, a indiqué le ministère de l'Intérieur de ce pays du Caucase.
  • L'ONU a par ailleurs dit son inquiétude à propos d'informations faisant état de près de 2.400 arrestations en moins d'une semaine lors de manifestations en Russie contre la mobilisation partielle

TBILISSI: La Géorgie et le Kazakhstan, deux pays voisins de la Russie, ont confirmé mardi une forte hausse des arrivées de Russes depuis la mobilisation décrétée le 21 septembre par le président Vladimir Poutine.

Les arrivées de Russes en Géorgie ont presque doublé, à près de 10.000 par jour, après cette annonce, a indiqué le ministère de l'Intérieur de ce pays du Caucase.

"Le nombre a augmenté à quelque 10.000 par jour. Par exemple, ils étaient 11.200 dimanche et moins de 10.000 lundi", contre "5.000 à 6.000" juste avant l'annonce de la mobilisation en Russie le 21 septembre, a indiqué le ministère.

A la frontière avec la Géorgie, les autorités de la région russe d'Ossétie du Nord ont admis une "situation tendue" au poste de contrôle de Verkhni Lars.

Le ministère local de l'Intérieur a annoncé l'installation prochaine d'un "commissariat militaire de mobilisation" dans la zone frontalière afin de recruter les réservistes qui tentent de partir.


Ukraine: les « référendums » auront des «  conséquences » sur la sécurité des régions annexées, dit le Kremlin

 Un homme vote pour un référendum dans un bureau de vote à Marioupol le 27 septembre 2022. L'affiche indique "Référendum. Nous rentrons chez nous. Rejoignez-nous ! Votez !".
Un homme vote pour un référendum dans un bureau de vote à Marioupol le 27 septembre 2022. L'affiche indique "Référendum. Nous rentrons chez nous. Rejoignez-nous ! Votez !".
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  • "Dans ces territoires, il y aura des changements cardinaux du point de vue juridique, du point de vue du droit international et du fait de toutes les conséquences respectives (des mesures prises) pour assurer la sécurité"
  • Plus tôt dans la journée, l'ancien Premier ministre et président Dmitri Medvedev avait évoqué la possibilité que la Russie applique à ces territoires sa doctrine de dissuasion nucléaire

MOSCOU: Le Kremlin a affirmé que les "référendums" d'annexion qui s'achèvent mardi dans quatre zones d'Ukraine contrôlées par Moscou auraient des "conséquences" pour ces territoires, notamment sur le plan de leur sécurité avec une possible protection nucléaire.

"Dans ces territoires, il y aura des changements cardinaux du point de vue juridique, du point de vue du droit international et du fait de toutes les conséquences respectives (des mesures prises) pour assurer la sécurité", a indiqué à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

"Notre système juridique va envisager toutes les options, et, bien sûr, nos législateurs, nos organes exécutifs et nos équipes juridiques sont prêts", a-t-il ajouté.


Nucléaire : l'AIEA relève ses prévisions devant la crise de l'énergie

Rafael Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), s'exprime lors de la conférence générale de l'AIEA au siège de l'agence à Vienne, en Autriche, le 26 septembre 2022. (AFP).
Rafael Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), s'exprime lors de la conférence générale de l'AIEA au siège de l'agence à Vienne, en Autriche, le 26 septembre 2022. (AFP).
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  • Sous l'impact de ces deux facteurs, «les gouvernements repensent leurs portefeuilles en faveur de l'énergie nucléaire», écrit l'AIEA dans un communiqué
  • Ils espèrent ainsi sécuriser leur approvisionnement énergétique, alors que «la pandémie de covid-19, les tensions géopolitiques et le conflit en Ukraine ont perturbé les flux et provoqué une flambée des prix»

VIENNE : L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a relevé ses projections de production nucléaire pour la seconde année consécutive, l'atome connaissant un regain d'intérêt sur fond de crise énergétique et de changement climatique.

Sous l'impact de ces deux facteurs, "les gouvernements repensent leurs portefeuilles en faveur de l'énergie nucléaire", écrit l'instance onusienne dans un communiqué.

Ils espèrent ainsi sécuriser leur approvisionnement énergétique, alors que "la pandémie de covid-19, les tensions géopolitiques et le conflit en Ukraine ont perturbé les flux et provoqué une flambée des prix".

Dans le scénario le plus favorable, l'AIEA prévoit plus du doublement de la puissance installée, qui grimperait à 873 gigawatts en 2050 contre 390 GW actuellement. Elle misait auparavant sur 792 GW.

Mais "pour y parvenir, il faut surmonter de nombreux défis", prévient l'Agence, citant "l'harmonisation réglementaire et industrielle".

Elle évoque aussi la nécessité de faire "des progrès dans la gestion des déchets radioactifs de haute activité", qui sont des matières non recyclables issues du traitement des combustibles usés des centrales.

L'énergie nucléaire fournit environ 10% de l'électricité mondiale, contre 37% pour le charbon, "source d'énergie dominante". La part du solaire et de l'éolien a rapidement augmenté ces dernières années, passant de moins 1% en 1980 à 9% en 2021.

L'an dernier, l'AIEA avait augmenté ses projections pour la première fois depuis la catastrophe de Fukushima en 2011, consécutive à un puissant séisme et à un gigantesque tsunami dans le nord-est du Japon.

Si cet accident avait porté un rude coup au secteur, le nucléaire a commencé à revenir en grâce avec l'argument climatique.

Ses partisans soulignent qu'il s'agit d'une source d'énergie très peu émettrice de CO2 et pilotable, c'est-à-dire qui peut être mobilisée en fonction des besoins, à l'inverse du vent ou du soleil.

Et cette tendance s'est accélérée avec la crise énergétique actuelle.

En août, le Japon a annoncé le lancement d'une réflexion sur la construction éventuelle de réacteurs nucléaires de nouvelle génération.

D'autres pays sur le chemin du désengagement ont eux fait volte-face, comme la Belgique qui veut prolonger deux réacteurs de dix ans.

Le débat agite aussi l'Allemagne, qui devait fermer les trois derniers à fin 2022. Pour l'instant, Berlin a simplement accepté de maintenir en veille deux centrales jusqu'au printemps 2023 pour faire face à d'éventuelles urgences.