Immigration en France: des unions plus mixtes et une hausse de l'éducation au fil des générations

10% des moins de 60 ans sont des petits-enfants d'immigrés (4,7 millions), selon une première étude de l'Insee. (Photo, AFP)
10% des moins de 60 ans sont des petits-enfants d'immigrés (4,7 millions), selon une première étude de l'Insee. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 05 juillet 2022

Immigration en France: des unions plus mixtes et une hausse de l'éducation au fil des générations

10% des moins de 60 ans sont des petits-enfants d'immigrés (4,7 millions), selon une première étude de l'Insee. (Photo, AFP)
  • 21% de la population française est liée à l'immigration
  • Au total, un tiers des personnes de moins de 60 ans ont un lien avec l'immigration sur trois générations

PARIS: La mixité des unions augmente au fil des générations, et le niveau d'éducation progresse fortement d'une génération à l'autre dans les familles immigrées, selon des études publiées mardi conjointement par l'Insee et l'Ined. 

Les deux instituts ont réalisé entre juillet 2019 et novembre 2020 une enquête Trajectoires et Origines TeO2 qui a porté sur 27 200 personnes de 18 à 59 ans, onze ans après la première édition, pour dresser le portrait de la diversité de la population en France. 

21% de la population française est liée à l'immigration : 9% est immigrée (5,8 millions de personnes) et 12% est descendante directe d'immigré (7,5 millions). En outre, 10% des moins de 60 ans sont des petits-enfants d'immigrés (4,7 millions), selon une première étude de l'Insee tirée de cette enquête TeO2. 

Au total, un tiers des personnes de moins de 60 ans ont un lien avec l'immigration sur trois générations. 

Les chiffres reflètent les flux d'immigration successifs : dans la deuxième génération d'immigrés, deux tiers des mineurs sont d'origine africaine. A l'inverse 90% des descendants d'immigrés de plus de 60 ans sont d'origine européenne. 

L'enquête relève la fréquence des unions mixtes, en particulier dans la deuxième génération : 63% des immigrés vivent en couple avec un immigré, alors que 66% des immigrés de seconde génération sont en couple avec des personnes sans ascendance migratoire. C'est le cas de 78% des personnes originaires d'Europe du Sud, et de 39% pour celles d'origine maghrébine. 

Une deuxième étude cherche à mesurer la progression du niveau d'éducation sur trois générations des personnes issues de l'immigration. Elle porte sur les 30-59 ans titulaire d'un diplôme de bac+2 et plus. 

Les enfants de couples mixtes et les petits-enfants d'immigrés ont aussi souvent un diplôme du supérieur que »les descendants de natifs ». C'est moins le cas des enfants de deux parents d'immigrés, car leurs parents avaient au départ un niveau d'étude plus bas. 

En revanche, les diplômés du supérieur nés de parents d'origine extra-européenne ont plus de difficulté à accéder à des professions intermédiaires ou supérieures: 77% pour les enfants de natifs, contre 63% pour ceux dont les parents viennent du Maghreb, 67% d'Asie et 71% d'Afrique. 

Le nombre de personnes en France déclarant avoir subi des discriminations a augmenté de 14% à 19% en onze ans, indiquent l'Insee et l'Ined, dans une troisième étude tirée de l'enquête Teo2. Le premier motif de discrimination est l'origine (nationalité ou couleur de peau) pour 8% d'entre elles, mais le sexe est devenu le premier motif de discrimination pour les femmes (10%). 


Attaque contre des prisons: Bayrou mercredi dans l'Isère avec Darmanin et Retailleau

François Bayrou se rend mercredi, en compagnie du garde des Sceaux Gérald Darmanin et du ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau, au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) pour exprimer son soutien au personnel pénitentiaire, a-t-on appris auprès de Matignon. (AFP)
François Bayrou se rend mercredi, en compagnie du garde des Sceaux Gérald Darmanin et du ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau, au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) pour exprimer son soutien au personnel pénitentiaire, a-t-on appris auprès de Matignon. (AFP)
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  • Le Parquet national antiterroriste (Pnat) s'est saisi de multiples faits visant depuis mi-avril plusieurs établissements pénitentiaires et des surveillants en France
  • Un groupe revendiquant la "défense des droits des prisonniers français", ou DDPF, sigle retrouvé aux abords des prisons prises pour cibles, avait publié vidéo et menaces sur la messagerie cryptée Telegram

PARIS: François Bayrou se rend mercredi, en compagnie du garde des Sceaux Gérald Darmanin et du ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau, au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) pour exprimer son soutien au personnel pénitentiaire, a-t-on appris auprès de Matignon.

Le Parquet national antiterroriste (Pnat) s'est saisi de multiples faits visant depuis mi-avril plusieurs établissements pénitentiaires et des surveillants en France.

Un groupe revendiquant la "défense des droits des prisonniers français", ou DDPF, sigle retrouvé aux abords des prisons prises pour cibles, avait publié vidéo et menaces sur la messagerie cryptée Telegram.

Le Pnat a notamment annoncé lundi se saisir de l'enquête sur des tirs par arme à feu et des jets de cocktails Molotov ayant visé dans la nuit un lotissement en Isère où résident des agents pénitentiaires.

Dans la nuit de dimanche à lundi, "plusieurs tirs par arme à feu et jets de cocktail Molotov ont visé des pavillons dans un lotissement en Isère, où résident plusieurs agents pénitentiaires" et "des graffitis +DDPF+ (droits des prisonniers français, NDLR) ont été découverts sur place", a indiqué le parquet national antiterroriste (Pnat), qui "s'est saisi de ces faits".

À Villefontaine, commune iséroise située non loin de la prison de Saint-Quentin-Fallavier, la porte d'une maison a été incendiée et des impacts de tirs ont été découverts sur la façade, selon la gendarmerie et des sources syndicales. Une inscription "DDPF" a été retrouvé taguée sur le domicile.

M. Darmanin a indiqué mardi que "plusieurs attaques" contre des prisons "ont été dissuadées" dans la nuit de lundi à mardi.


Un jeune homme, poignardé près d'un point de deal, entre la vie et la mort

La victime a reçu "une vingtaine de coups de couteau" lundi soir et "son pronostic vital reste engagé" mardi midi, a précisé la source policière, confirmant une information du quotidien régional Le Progrès. (AFP)
La victime a reçu "une vingtaine de coups de couteau" lundi soir et "son pronostic vital reste engagé" mardi midi, a précisé la source policière, confirmant une information du quotidien régional Le Progrès. (AFP)
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  • La victime a reçu "une vingtaine de coups de couteau" lundi soir et "son pronostic vital reste engagé" mardi midi, a précisé la source policière, confirmant une information du quotidien régional Le Progrès
  • L'agression a eu lieu vers 23H30 dans le quartier du Tonkin, où de nombreux points de deal ont été démantelés ces derniers mois mais qui reste un haut-lieu du trafic de stupéfiants dans l'agglomération lyonnaise

LYON: Un jeune homme est entre la vie et la mort après avoir été poignardé à proximité d'un point de deal à Villeurbanne, dans la banlieue de Lyon, a indiqué mardi à l'AFP une source policière.

La victime a reçu "une vingtaine de coups de couteau" lundi soir et "son pronostic vital reste engagé" mardi midi, a précisé la source policière, confirmant une information du quotidien régional Le Progrès.

L'agression a eu lieu vers 23H30 dans le quartier du Tonkin, où de nombreux points de deal ont été démantelés ces derniers mois mais qui reste un haut-lieu du trafic de stupéfiants dans l'agglomération lyonnaise.

La victime, un "jeune homme", est "défavorablement connue de la justice", mais le lien avec le trafic de drogues "n'a pas encore été établi" à ce stade de l'enquête, selon cette source policière.

Fin novembre, un homme d'une trentaine d'années avait été tué par balle dans ce même quartier à Villeurbanne où plusieurs fusillades ont éclaté en 2024.


Fusillade à Rennes: les quatre suspects mis en examen et écroués

Selon les investigations menées par la DCOS de Rennes sous l'autorité du parquet JIRS de Rennes, les quatre gardés à vue "sont impliqués dans le trafic de produits stupéfiants organisé par un réseau d'individus originaires de la région parisienne sur la dalle Kennedy (à Villejean), depuis le mois de janvier". (AFP)
Selon les investigations menées par la DCOS de Rennes sous l'autorité du parquet JIRS de Rennes, les quatre gardés à vue "sont impliqués dans le trafic de produits stupéfiants organisé par un réseau d'individus originaires de la région parisienne sur la dalle Kennedy (à Villejean), depuis le mois de janvier". (AFP)
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  • La fusillade avait fait trois blessés par balle et un quatrième homme avait été percuté par la voiture des tireurs. Le pronostic vital de cette dernière victime touchée par le véhicule n'est plus engagé
  • Les quatre hommes sont déjà connus pour de multiples délits

RENNES: Les quatre hommes, âgés de 21 à 23 ans, suspectés d'avoir tiré à plusieurs reprises en pleine journée dans un quartier populaire de Rennes le 17 avril pour "reconquérir" un point de deal, ont été mis en examen et écroués, a annoncé mardi le parquet de Rennes.

Trois ont été mis en examen des chefs d'association de malfaiteurs et tentative de meurtre en bande organisée et encourent "une peine de réclusion criminelle à perpétuité", a annoncé Frédéric Teillet, procureur de la République de Rennes dans un communiqué.

Le quatrième a été mis en cause pour trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs, soit une peine encourue de dix ans d'emprisonnement.

La fusillade avait fait trois blessés par balle et un quatrième homme avait été percuté par la voiture des tireurs. Le pronostic vital de cette dernière victime touchée par le véhicule n'est plus engagé, a indiqué M. Teillet mardi matin.

Les quatre hommes sont déjà connus pour de multiples délits.

Selon les investigations menées par la DCOS de Rennes sous l'autorité du parquet JIRS de Rennes, les quatre gardés à vue "sont impliqués dans le trafic de produits stupéfiants organisé par un réseau d'individus originaires de la région parisienne sur la dalle Kennedy (à Villejean), depuis le mois de janvier", d'après le magistrat.

Le 14 avril, "après plusieurs jours d’assauts violents, ce clan a été évincé par le groupe des Villejeannais, qui a repris possession du terrain qu’il estimait être le sien", explique le magistrat.

C'est dans ce contexte "de règlement de compte lié au narcotrafic que des tirs d'arme à feu ont fait trois victimes et qu'une quatrième a été pourchassée en voiture, renversée violemment et laissée à terre, le 17 avril", poursuit M. Teillet.

Deux des mis en cause sont originaires de Tours, l'un de Marseille et le quatrième de la région parisienne.

"Leur équipement (armes, vêtements, voiture volée…) et leur mode opératoire ont démontré leur détermination extrême à reconquérir par tous les moyens le point de deal, à la demande de leurs commanditaires, en éliminant physiquement leurs concurrents et en prenant le risque de blesser, en plein après-midi, toute personne se trouvant à proximité", a dit M. Teillet.