Liban: un ministre critique l'envoi de drones du Hezbollah en Méditerranée

Cette capture d'une vidéo mise à disposition par le bureau des médias du Hezbollah le 3 juillet 2022 montrerait des images d'un drone montrant un stockage et un déchargement de production flottant Energean (FPSO) dans le champ de Karish. (Photo, AFP)
Cette capture d'une vidéo mise à disposition par le bureau des médias du Hezbollah le 3 juillet 2022 montrerait des images d'un drone montrant un stockage et un déchargement de production flottant Energean (FPSO) dans le champ de Karish. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 04 juillet 2022

Liban: un ministre critique l'envoi de drones du Hezbollah en Méditerranée

Cette capture d'une vidéo mise à disposition par le bureau des médias du Hezbollah le 3 juillet 2022 montrerait des images d'un drone montrant un stockage et un déchargement de production flottant Energean (FPSO) dans le champ de Karish. (Photo, AFP)
  • «Toute action en dehors du cadre de la responsabilité de l'Etat et du contexte diplomatique dans lequel se déroulent les négociations est inacceptable et l'expose à des risques inutiles», a déclaré le ministre libanais des Affaires étrangères
  • Les pourparlers ont été suspendus en mai 2021 en raison de différends concernant la surface de la zone contestée, notamment le champ gazier de Karish

BEYROUTH: Un ministre libanais a jugé lundi « inacceptable » toute interférence dans les négociations sous l'égide des Etats-Unis pour délimiter les frontières maritimes entre le Liban et Israël, deux jours après le lancement par le mouvement chiite Hezbollah de drones en Méditerranée. 

« Toute action en dehors du cadre de la responsabilité de l'Etat et du contexte diplomatique dans lequel se déroulent les négociations est inacceptable et l'expose à des risques inutiles », a déclaré le ministre libanais des Affaires étrangères Abdallah Bou Habib à la télévision après sa rencontre avec le Premier ministre Najib Mikati. 

Même s'il ne l'a pas cité, le ministre fait référence au Hezbollah qui a dit avoir lancé samedi « trois drones non armés en direction du champ (gazier) contesté de Karish pour des missions de reconnaissance ». 

Le mouvement armé chiite a parlé d'une mission « accomplie », alors que l'armée israélienne a affirmé avoir abattu les trois drones qui s'approchaient « des eaux économiques d'Israël ». 

Le ministre libanais a souligné lundi que les négociations en cours, avec les efforts du médiateur américain Amos Hochstein, avaient atteint un stade « avancé », appelant toutes les parties à « faire preuve de responsabilité au nom de l'intérêt suprême de l'Etat ». 

Le Liban et Israël, deux pays voisins officiellement toujours en guerre, avaient entamé en octobre 2020 des négociations inédites sous l'égide de Washington pour délimiter leur frontière maritime, afin de lever les obstacles à la prospection d'hydrocarbures. 

Les pourparlers ont été suspendus en mai 2021 en raison de différends concernant la surface de la zone contestée, notamment le champ gazier de Karish. 

Les tensions avaient ressurgi début juin avec l'arrivée à proximité de Karish d'un navire affrété pour le compte de l'Etat hébreu, le Liban accusant Israël d'opérer dans une zone contestée. 

Dimanche, le Premier ministre israélien Yaïr Lapid a estimé que le Hezbollah était un obstacle à un accord entre le Liban et Israël sur la délimitation de leur frontière maritime. 

Le Hezbollah a exhorté son pays à empêcher Israël d'extraire du gaz du champ offshore controversé. 


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.