Les Palestiniens des territoires occupés veulent que les États-Unis résolvent le conflit avec Israël

Le gouvernement israélien a annoncé qu'il imposerait un confinement national de trois semaines afin d’endiguer l’un des taux d’infection de coronavirus les plus élevés au monde après une augmentation du nombre des cas. (Photo, Yoav DUDKEVITCH/POOL/AFP).
Le gouvernement israélien a annoncé qu'il imposerait un confinement national de trois semaines afin d’endiguer l’un des taux d’infection de coronavirus les plus élevés au monde après une augmentation du nombre des cas. (Photo, Yoav DUDKEVITCH/POOL/AFP).
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Publié le Lundi 26 octobre 2020

Les Palestiniens des territoires occupés veulent que les États-Unis résolvent le conflit avec Israël

  • 52 % des Palestiniens dans les territoires occupés soutiennent les efforts que font les Américains pour jouer un rôle plus important dans la médiation entre Israéliens et Palestiniens
  • Les perspectives de paix dépendront de ce qui est réellement proposé – et non de qui siège à la Maison-Blanche ou de quel parti forme l’administration

DUBAÏ, ERBIL: Les Palestiniens des territoires occupés soutiennent les efforts que font les États-Unis pour jouer un plus grand rôle dans la médiation avec Israël, selon l'enquête panarabe Arab News / YouGov. En cela, ils sont en contradiction avec ce qu’une majorité d’Arabes de la région estiment être le mieux pour eux.

Sur les 2 192 personnes interrogées dans 18 pays arabes avant l'élection présidentielle du 3 novembre, 52 % ont déclaré qu’elles étaient contre le fait que les États-Unis jouent un rôle plus important dans la médiation entre Israéliens et Palestiniens.

Les jeunes de la région semblent particulièrement hostiles – 67 % des 18-24 ans – à un plus grand rôle de médiateur de la paix de la part des États-Unis, alors que 61 % des personnes de plus de 45 ans le soutiennent, ce qui indique un fossé générationnel marqué.

Les opinions semblent également diverger en fonction de la situation matrimoniale: 62 % des célibataires rejettent la participation des États-Unis, tandis que 56 % des personnes mariées qui ont des enfants expriment leur soutien.

Contrairement à la région arabe dans son ensemble, 52 % des Palestiniens dans les territoires occupés soutiennent les efforts américains pour jouer un rôle plus important dans la médiation entre Israéliens et Palestiniens, 48 % restant contre.

«L'une des raisons pour lesquelles les Palestiniens recherchent l'implication des États-Unis, c’est qu'ils croient que ces derniers représentent l'un des rares pays au monde qui ait une influence sur Israël et puisse faire pression sur lui dans le contexte du processus de paix», explique à Arab News Will Wechsler, directeur des programmes du Moyen-Orient au Conseil de l'Atlantique, en réponse aux résultats.

De nombreux observateurs dans le monde arabe semblent blâmer les dirigeants palestiniens pour le manque de progrès, et les accusent de ne pas avoir profité des opportunités lorsqu'elles s’étaient présentées.

«Les dirigeants palestiniens eux-mêmes sont perçus de moins en moins positivement, non seulement par les dirigeants du monde arabe, mais par les Palestiniens eux-mêmes», poursuit Will Wechsler.

«Si on regarde les récents sondages en Israël, on peut constater une désillusion générale à l’égard du processus de paix. De même, avec les Palestiniens et le reste du monde arabe, il n’y a pas beaucoup d’espoir que le processus s’améliore dans un proche avenir.»

Dans un entretien en trois parties qu'il a récemment accordé à Al Arabiya, le prince Bandar ben Sultan, ancien ambassadeur saoudien aux États-Unis, a accusé les dirigeants palestiniens d’une série d'échecs et d'opportunités gâchées au fil des décennies, en particulier entre 1978 et 2015.

L’une des raisons pour lesquelles le grand public arabe ne soutient pas les efforts américains dans ce rôle important dans la médiation israélo-palestinienne pourrait bien être la décision du président Donald Trump en 2018 de déplacer l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem.

Environ 89 % des personnes interrogées pour l'enquête se sont déclarées opposées au déménagement de l'ambassade, tandis que seulement 11 % l'ont approuvé.

Cette décision a été largement considérée comme un coup porté à la vision palestinienne visant à établir leur propre capitale à Jérusalem-Est. De plus, l'administration Trump n'a pas explicitement condamné la construction d'unités supplémentaires dans les colonies israéliennes illégales en Cisjordanie occupée, considérée par beaucoup comme contre-productive pour l'objectif visant à établir un État palestinien viable et indépendant.

Malgré leur frustration apparente face à la lenteur de la médiation, une grande proportion des personnes interrogées estiment toujours que la prochaine administration américaine devrait considérer la recherche d'une solution au conflit israélo-arabe comme une priorité.

Pour un nombre identique de personnes interrogées (44%) dans la région, la résolution du conflit israélo-palestinien et l'autonomisation des jeunes doivent constituer les objectifs du prochain président américain.

Ces sentiments étaient particulièrement prononcés en Afrique du Nord, où 48 % ont placé la question palestinienne en tête de liste de leurs priorités pour la prochaine administration.

Nadim Shehadi, chercheur associé à Chatham House, explique qu'il existe un «fort appétit» pour la paix, mais non sans «une forme de justice» pour les Palestiniens. «Cela peut être réalisé très facilement, car nous sommes à deux doigts d’une solution à deux États», ajoute-t-il.

«Un État de Palestine peut être créé très facilement s'il n'y a pas de veto américain, avec la préparation de négociations minimales avec Israël. L'État de Palestine existe déjà, il a été déclaré en 1988 et reconnu par 139 pays. Le Kosovo a été admis à l'Assemblée générale de l'ONU avec beaucoup moins.»

Selon Nadim Shehadi, les perspectives de paix dépendront de ce qui est réellement proposé – et non de qui siège à la Maison-Blanche ou de quel parti forme l’administration, car les démocrates et les républicains ont un «mauvais bilan» en Palestine.

«L'administration Trump a franchi une étape considérable, mais cette dernière sera vaine si elle n'est pas suivie d'une initiative qui va dans le sens d'une solution globale», ajoute M. Shehadi. «La clé est l'Initiative de paix arabe, et elle est à portée de main.»

L'Initiative de paix arabe, proposée par l'Arabie saoudite en 2002, offrait l'établissement de relations diplomatiques avec Israël en échange d’un accord avec les Palestiniens sur un État palestinien et son retrait aux frontières d’avant 1967.

 

Twitter: @CalineMalek

Ce texte est la traduction d'un article paru sur www.Arabnews.com


Le ministre libanais des Finances dément tout projet de zone économique dans le sud gérée par Kushner

Le ministre des Finances libanais, Yassine Jaber, s'est entretenu avec Arab News en marge du Forum économique mondial de Davos. (Photo AN)
Le ministre des Finances libanais, Yassine Jaber, s'est entretenu avec Arab News en marge du Forum économique mondial de Davos. (Photo AN)
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  • La proposition aurait été faite par l’émissaire américaine Morgan Ortagus mais a été « rejetée sur-le-champ »
  • La priorité est de rétablir le contrôle de l’État à tous les niveaux, affirme Yassine Jaber à Arab News

DAVOS : Le ministre libanais des Finances a catégoriquement rejeté toute idée de transformer le sud meurtri du Liban en zone économique spéciale, déclarant à Arab News, en marge du Forum économique mondial de Davos, que la proposition avait été rejetée « sur-le-champ ».

Yassine Jaber a expliqué que l’émissaire américaine au Liban, Morgan Ortagus, avait évoqué cette idée en décembre dernier pour cette région, soumise à des frappes aériennes israéliennes quasi quotidiennes, et qu’elle avait immédiatement été écartée.

Les propos de Jaber, tenus à Arab News à Davos, répondaient à des informations parues en décembre dans les médias libanais, selon lesquelles certaines parties du sud du Liban pourraient être transformées en zone économique, dans le cadre d’un plan attribué à Jared Kushner, gendre du président américain Donald Trump.

Par ailleurs, Jaber a également démenti des informations qui ont circulé à Davos ces deux derniers jours au sujet d’une réunion bilatérale entre des ministres libanais, l’émissaire américain pour le Moyen-Orient Steve Witkoff et Jared Kushner.

Le ministre a précisé que la réunion de mardi était en réalité un rassemblement de « tous les ministres arabes des Finances et des Affaires étrangères », au cours duquel Witkoff et Kushner « sont intervenus brièvement pour exposer à l’audience une idée concernant la mise en place d’un conseil pour la paix à Gaza ».

Il a souligné que cela n’avait pas dépassé ce cadre.

Interrogé sur l’attraction des investissements et la relance économique, Jaber a déclaré : « La réalité aujourd’hui, c’est que nous devons parvenir à une situation de stabilité qui permette à l’armée libanaise d’agir — l’agression (israélienne) doit donc cesser. »

Ces dernières années, le Liban a été frappé par une succession de catastrophes : l’une des pires crises économiques au monde, la plus grande explosion non nucléaire survenue dans le port de sa capitale, un Parlement paralysé et une guerre avec Israël.

Un mécanisme officiel a été mis en place entre le Liban et Israël afin de maintenir un cessez-le-feu et de mettre en œuvre le plan de désarmement du Hezbollah dans les zones situées au sud du fleuve Litani.

Mais, selon le ministre, les prochaines étapes d’Israël restent imprévisibles.

« Ils exercent en réalité une pression sur l’ensemble de la région. Beaucoup d’efforts sont donc déployés sur cette question », a-t-il ajouté.

« Il y a toujours des attaques dans le sud du pays. La stabilité est donc une nécessité absolue pour relancer l’économie et rendre les réformes efficaces », a-t-il poursuivi.

Les députés ont également adopté des réformes visant à restructurer le secteur bancaire, réduire l’économie du cash et lever le secret bancaire, parallèlement à un cadre de résolution bancaire.

Jaber a aussi souligné que le gouvernement avait récemment adopté une « loi sur l’écart financier », destinée à aider les déposants à récupérer leurs fonds et à restaurer le fonctionnement du système bancaire.

« L’une de nos priorités est de traiter l’ensemble des pertes causées par la guerre, essentiellement la reconstruction… et nous avons commencé à obtenir des prêts pour reconstruire les infrastructures détruites dans les zones attaquées », a-t-il déclaré.

Alors que le Hezbollah a été durement touché par la guerre, le Liban a connu une percée politique avec l’élection du commandant de l’armée, Joseph Aoun, à la présidence de la République. Il a nommé comme Premier ministre l’ancien président de la Cour internationale de Justice, Nawaf Salam.

Cette année marque la première fois qu’une délégation libanaise solide se rend à Davos, Nawaf Salam étant accompagné de Yassine Jaber, du ministre de l’Économie et du Commerce Amr Bisat, et du ministre des Télécommunications Charles Al-Hage.

« Notre priorité est de rétablir pleinement le rôle de l’État à tous les niveaux, et en particulier dans la reconstruction des institutions », a conclu Jaber.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Gaza: un collaborateur de l'AFP et deux autres journalistes tués dans une frappe israélienne

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  • Les trois hommes ont été identifiés comme Anas Ghneim, Mohammed Salah et Abdoul Raouf Shaath (aussi orthographié Shaat)
  • Ce dernier, reporter d'images indépendant âgé de 34 ans, collaborait régulièrement avec l'AFP depuis l'évacuation, début 2024, des journalistes employés par l'agence à Gaza

GAZA: Une frappe israélienne a tué mercredi un collaborateur régulier de l'AFP et deux autres journalistes palestiniens dans le centre de la bande de Gaza, l'armée israélienne indiquant avoir ciblé les opérateurs d'un drone jugé suspect.

La frappe a eu lieu dans le secteur d'al-Zahra et trois journalistes ont été tués, indique un communiqué de la Défense civile, organisation de premiers secours opérant sous le contrôle du mouvement islamiste palestinien Hamas.

Les trois hommes ont été identifiés comme Anas Ghneim, Mohammed Salah et Abdoul Raouf Shaath (aussi orthographié Shaat). Ce dernier, reporter d'images indépendant âgé de 34 ans, collaborait régulièrement avec l'AFP depuis l'évacuation, début 2024, des journalistes employés par l'agence à Gaza.

"C'est avec une immense tristesse que nous avons appris la mort d'Abdoul", écrit l'Agence France-Presse dans un communiqué, notant que "ses collègues se souviennent d'un homme généreux, doté d'un engagement journalistique profond".

L'AFP "exige une enquête complète et transparente sur les circonstances de sa mort", notant que "trop de journalistes locaux ont été tués à Gaza au cours des deux dernières années, tandis que l'accès libre pour les journalistes étrangers demeure impossible."

Une trêve précaire est en vigueur depuis le 10 octobre à Gaza entre Israël et le Hamas, que les deux camps s'accusent mutuellement de violer.

Selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas, huit autres Palestiniens y ont été tués mercredi dans des frappes israéliennes.

"Crime de guerre" 

Sur la frappe ayant tué le collaborateur de l'AFP, l'armée israélienne a indiqué avoir identifié "plusieurs suspects qui opéraient un drone affilié au Hamas dans le centre de la bande de Gaza", sans plus de détails sur cette affiliation prétendue.

Les forces israéliennes "ont frappé avec précision les suspects qui l'avaient activé", a ajouté l'armée, précisant que les circonstances faisaient l'objet d'un "examen".

Sur place, un témoin a déclaré à l'AFP que les journalistes utilisaient un drone pour filmer une distribution d'aide humanitaire gérée par le Comité égyptien de secours, lorsqu'un véhicule qui les accompagnait a été visé.

"Cette zone est considérée comme sûre et humanitaire", a noté un autre témoin, Mahmoud Azzam, interrogé par l'AFP près du lieu de la frappe, où des hommes en chasuble siglée du logo du Comité égyptien de secours fouillaient la carcasse d'une voiture calcinée.

"Un véhicule appartenant au Comité égyptien a été pris pour cible lors d'une mission humanitaire", a dit Mohammed Mansour, porte-parole de cette organisation à Gaza-ville. Précisant que "tous les véhicules" du Comité portent son logo, il a dénoncé une frappe israélienne "criminelle".

Abdoul Raouf Shaath n'était pas en mission pour l'AFP au moment de la frappe. Son dernier reportage pour l'agence avait été publié lundi.

Dans l'enceinte de l'hôpital Nasser de Khan Younès (sud) où les dépouilles des journalistes ont été amenées, des dizaines de personnes sont venues saluer leur mémoire.

Le Syndicat des journalistes palestiniens a condamné "avec la plus grande fermeté" cette attaque, dénonçant une "politique systématique et délibérée" d'Israël pour "cibler intentionnellement les journalistes palestiniens".

"Cette frappe isolée sur des journalistes identifiables par leurs équipements de reportage pourrait indiquer un ciblage et constituer un crime de guerre", a déclaré dans un communiqué Martin Roux, responsable du desk Crises de l'organisation de défense des journalistes Reporters sans frontières (RSF).

 "Dangers immenses" 

"Cette attaque rappelle avec force les dangers immenses auxquels les journalistes, comme les autres civils, continuent d'être exposés, même pendant le cessez-le-feu en cours", a relevé le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

Le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, a dénoncé un "crime de guerre".

Le fragile cessez-le-feu à Gaza, première étape du plan de Donald Trump visant à mettre fin à la guerre, est émaillé de tirs quotidiens, tandis que la situation humanitaire reste critique.

Près de 470 Palestiniens ont été tués depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé de Gaza. L'armée israélienne a pour sa part fait état de trois soldats tués, depuis la même date.

Selon RSF, "près de 220 journalistes ont été tués à Gaza par l'armée israélienne depuis le début de son offensive il y a plus de deux ans, dont au moins 71 ciblés ou tués dans l'exercice de leur travail."

L'armée israélienne affirme elle que nombre de professionnels de la presse qu'elle reconnaît avoir éliminé étaient des "terroristes" membres de la branche armée du Hamas ou d'autres groupes armés palestiniens.


L’Arabie saoudite, la Turquie et six autres pays rejoignent le « Conseil de la paix » de Trump

Des véhicules militaires israéliens passent devant les destructions à Gaza, vues depuis le côté israélien de la frontière entre Israël et Gaza, dans le sud d'Israël, le 21 janvier 2026. (Reuters)
Des véhicules militaires israéliens passent devant les destructions à Gaza, vues depuis le côté israélien de la frontière entre Israël et Gaza, dans le sud d'Israël, le 21 janvier 2026. (Reuters)
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  • Les huit pays ont réaffirmé dans leur déclaration commune leur soutien aux efforts de paix menés par Trump et se sont engagés à appuyer la mission du Conseil en tant qu’organe de gouvernance transitoire

DAVOS : Un groupe de pays arabes et islamiques a annoncé mercredi qu’il rejoignait le nouveau « Conseil de la paix » proposé par le président américain Donald Trump, une initiative destinée à stabiliser et reconstruire la bande de Gaza.

Dans une déclaration commune, les ministères des Affaires étrangères de l’Arabie saoudite, de la Turquie, de l’Égypte, de la Jordanie, de l’Indonésie, du Pakistan, du Qatar et des Émirats arabes unis ont indiqué avoir accueilli favorablement l’invitation de Trump à participer à ce conseil pour la paix à Gaza.

Les huit pays ont réaffirmé leur soutien aux efforts de paix menés par Trump et se sont engagés à soutenir la mission du Conseil en tant qu’organe de gouvernance transitoire, dans le cadre d’un plan plus large visant à mettre fin au conflit à Gaza.

La mission du Conseil vise à « consolider un cessez-le-feu permanent, soutenir la reconstruction de Gaza et promouvoir une paix juste et durable fondée sur le droit du peuple palestinien à l’autodétermination et à la création d’un État, conformément au droit international, ouvrant ainsi la voie à la sécurité et à la stabilité pour tous les pays et peuples de la région », précise le communiqué.

S’exprimant mercredi en marge du Forum économique mondial à Davos, l’envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a déclaré que la région évoluait dans la bonne direction.

« Je pense que ce qui se passe est remarquable », a-t-il confié à Arab News. « Tout le monde, je crois, travaille ensemble en faveur de la paix. Tous ont adhéré aux idées du président Trump concernant le “Conseil de la paix”, et je suis très optimiste. »

M. Witkoff a également déclaré que Téhéran devait venir s’asseoir à la table des négociations. « Cela doit arriver. C’est essentiel. Si l’Iran avance, alors la région avance aussi, et nous devons clarifier cela », a-t-il affirmé.

Depuis le déclenchement des manifestations antigouvernementales, Trump a exhorté à plusieurs reprises les dirigeants iraniens à mettre fin à la répression violente des manifestants, promettant des « mesures très fortes » si des exécutions avaient lieu. Il a également appelé les Iraniens à poursuivre les manifestations et à « prendre le contrôle des institutions ».

Mardi, les organisateurs du Forum de Davos ont annoncé que l’invitation adressée au ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait été retirée, invoquant « la perte tragique de vies civiles en Iran au cours des dernières semaines ».

M. Araghchi a condamné cette décision, accusant le Forum de faire preuve de « doubles standards flagrants ».

Pendant ce temps, les dirigeants européens présents à Davos semblaient plus sceptiques quant à une éventuelle participation au Conseil de la paix pour Gaza, plusieurs d’entre eux réfléchissant à décliner l’invitation.

D’autres annonces concernant la participation sont attendues jeudi, à l’issue d’une nouvelle phase de tractations diplomatiques à Davos, alors que les capitales évaluent l’impact potentiel du Conseil sur les efforts existants menés sous l’égide de l’ONU.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com