Après la mort de Samuel Paty, la laïcité sur une pente "dure"

Diffusion de l’hommage national à Samuel Paty, sur la Place de la Sorbonne à Paris (Photo, Bertrand GUAY/AFP).
Diffusion de l’hommage national à Samuel Paty, sur la Place de la Sorbonne à Paris (Photo, Bertrand GUAY/AFP).
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Publié le Dimanche 25 octobre 2020

Après la mort de Samuel Paty, la laïcité sur une pente "dure"

  • Une cinquantaine de personnalités ont signé une tribune demandant au gouvernement de tourner la page d'années marquées selon elles par des « compromis » avec « l'islam radical »
  • Sans le citer, leur tribune cible l'Observatoire de la laïcité, un organisme chargé d'assister le gouvernement et connu pour porter une vision de la laïcité plus libérale

PARIS: L'assassinat de Samuel Paty a relancé le débat politique sur la laïcité et renforcé le camp des tenants d'une ligne « dure » face à l'islam, au risque d'alimenter les tensions sur ce sujet très sensible.

« Ce mort-là est l'électrochoc » : dimanche, une cinquantaine de personnalités ont signé une tribune demandant au gouvernement de tourner la page d'années marquées selon elles par des « compromis » avec « l'islam radical » et de restaurer une « laïcité pleine et entière ».

Parmi eux, les philosophes Elisabeth Badinter et Marcel Gauchet, figures tutélaires d'une forme stricte de la laïcité qui veut limiter la liberté religieuse pour faire prévaloir des valeurs universelles garantissant l'intégration. Y figurent aussi ceux qui ont marché sur leurs pas, notamment autour de Charlie Hebdo (l'avocat Richard Malka, l'essayiste Caroline Fourest) ou du Printemps républicain, mouvement proche de l'ancien Premier ministre Manuel Valls.

Sans le citer, leur tribune cible l'Observatoire de la laïcité, un organisme chargé d'assister le gouvernement et connu pour porter une vision de la laïcité plus libérale, qui prône le respect de la liberté religieuse tant qu'elle ne trouble pas l'ordre public. Celle que le candidat Emmanuel Macron revendiquait en 2017.

« La vision libérale a longtemps prévalu dans les partis de gouvernement, et jusque récemment à gauche », rappelle Philippe Portier, chercheur au CNRS, spécialiste de la laïcité. « Mais la situation a changé, notamment après les attentats de 2015. Un discours sécuritaire très ferme et une rhétorique jusque-là cantonnée à l'extrême-droite se sont répandus. Et aujourd'hui, la laïcité stricte a pris l'avantage ».

Est-ce un signe de ce basculement ? Mardi, Matignon a annoncé une prochaine « évolution » de l'Observatoire de la laïcité, mettant sur la sellette son président, l'ancien ministre PS Jean-Louis Bianco dont les « laïcs stricts » ont de nouveau réclamé le départ après la mort de Paty.

Depuis des années, le Printemps républicain et ses proches dénoncent le « manque de fermeté » voire la « collusion » de Bianco et de son délégué général Nicolas Cadène avec des « mouvements islamistes ». En leur reprochant notamment d'avoir, après les attentats de novembre 2015, signé une tribune avec le controversé Comité contre l'islamophobie en France (CCIF), que le gouvernement veut aujourd'hui dissoudre.

Vendredi, Bianco a rappelé que d'autres personnalités avaient signé ladite tribune et que le travail de l'Observatoire avait servi de base à plusieurs textes du gouvernement « contre l'islamisme et tous les fanatismes ».

L'affaire divise notamment la République en marche (LREM), dont certains députés ont appelé à « la fin des compromis », tandis que d'autres dénonçaient des « attaques injustes » contre Bianco et Cadène.

PARIS: L'assassinat de Samuel Paty a relancé le débat politique sur la laïcité et renforcé le camp des tenants d'une ligne « dure » face à l'islam, au risque d'alimenter les tensions sur ce sujet très sensible.

« Ce mort-là est l'électrochoc » : dimanche, une cinquantaine de personnalités ont signé une tribune demandant au gouvernement de tourner la page d'années marquées selon elles par des « compromis » avec « l'islam radical » et de restaurer une « laïcité pleine et entière ».

Parmi eux, les philosophes Elisabeth Badinter et Marcel Gauchet, figures tutélaires d'une forme stricte de la laïcité qui veut limiter la liberté religieuse pour faire prévaloir des valeurs universelles garantissant l'intégration. Y figurent aussi ceux qui ont marché sur leurs pas, notamment autour de Charlie Hebdo (l'avocat Richard Malka, l'essayiste Caroline Fourest) ou du Printemps républicain, mouvement proche de l'ancien Premier ministre Manuel Valls.

Sans le citer, leur tribune cible l'Observatoire de la laïcité, un organisme chargé d'assister le gouvernement et connu pour porter une vision de la laïcité plus libérale, qui prône le respect de la liberté religieuse tant qu'elle ne trouble pas l'ordre public. Celle que le candidat Emmanuel Macron revendiquait en 2017.

« La vision libérale a longtemps prévalu dans les partis de gouvernement, et jusque récemment à gauche », rappelle Philippe Portier, chercheur au CNRS, spécialiste de la laïcité. « Mais la situation a changé, notamment après les attentats de 2015. Un discours sécuritaire très ferme et une rhétorique jusque-là cantonnée à l'extrême-droite se sont répandus. Et aujourd'hui, la laïcité stricte a pris l'avantage ».

Est-ce un signe de ce basculement ? Mardi, Matignon a annoncé une prochaine « évolution » de l'Observatoire de la laïcité, mettant sur la sellette son président, l'ancien ministre PS Jean-Louis Bianco dont les « laïcs stricts » ont de nouveau réclamé le départ après la mort de Paty.

Depuis des années, le Printemps républicain et ses proches dénoncent le « manque de fermeté » voire la « collusion » de Bianco et de son délégué général Nicolas Cadène avec des « mouvements islamistes ». En leur reprochant notamment d'avoir, après les attentats de novembre 2015, signé une tribune avec le controversé Comité contre l'islamophobie en France (CCIF), que le gouvernement veut aujourd'hui dissoudre.

Vendredi, Bianco a rappelé que d'autres personnalités avaient signé ladite tribune et que le travail de l'Observatoire avait servi de base à plusieurs textes du gouvernement « contre l'islamisme et tous les fanatismes ».

L'affaire divise notamment la République en marche (LREM), dont certains députés ont appelé à « la fin des compromis », tandis que d'autres dénonçaient des « attaques injustes » contre Bianco et Cadène.

«Trahisons »

Quelles formes pourrait prendre cette « laïcité sans compromissions » sur le terrain ?

A droite, l'ancien Premier ministre François Fillon a réclamé l'interdiction du voile « dans tous les établissements recevant du public » et non plus seulement à l'école.

Mais la surenchère sur le voile divise, y compris chez les « laïcs stricts », par peur d'engendrer des « crispations identitaires supplémentaires » chez des musulmans qui se sentent déjà stigmatisés.

Le gouvernement s'en est bien gardé. Après la mort de Paty, il a annoncé vouloir dissoudre le CCIF et l'association humanitaire BarakaCity, proches des salafistes.

Spécialiste de la laïcité à l'université de Picardie, Ismail Ferhat craint que ces brusques dissolutions n'engendrent un « repli sur soi communautaire contre-productif ».

« Dissoudre une association ou fermer une mosquée ne sert à rien car ça repousse ailleurs. Et ça empêche de faire du renseignement et d'agir contre ceux qui franchissent la ligne rouge », regrette un élu du Val-de-Marne sous couvert d'anonymat.

Il ajoute que, faute d'autres solutions, les « accommodements » entre élus locaux et associations musulmanes traditionalistes voire intégristes, dénoncés comme des « trahisons » par les laïcs « stricts », sont monnaie courante dans certaines banlieues.

Philippe Portier, qui a travaillé sur le sujet, confirme que des responsables locaux « traitent parfois avec des associations musulmanes pas toujours en phase avec l'imaginaire républicain, mais influentes, qui restent globalement dans les clous ».

« On ne doit pas nier les problèmes que posent parfois les intégristes associatifs », abonde Bernard Godard, spécialiste de l'islam et ancien chargé de mission à l'Intérieur. « Mais il ne faut pas perdre de vue que la priorité est d'abord d'outiller, d'encadrer les jeunes et d'identifier exactement ce qui peut les faire basculer dans un fondamentalisme violent ».

Quelles formes pourrait prendre cette « laïcité sans compromissions » sur le terrain ?

A droite, l'ancien Premier ministre François Fillon a réclamé l'interdiction du voile « dans tous les établissements recevant du public » et non plus seulement à l'école.

Mais la surenchère sur le voile divise, y compris chez les « laïcs stricts », par peur d'engendrer des « crispations identitaires supplémentaires » chez des musulmans qui se sentent déjà stigmatisés.

Le gouvernement s'en est bien gardé. Après la mort de Paty, il a annoncé vouloir dissoudre le CCIF et l'association humanitaire BarakaCity, proches des salafistes.

Spécialiste de la laïcité à l'université de Picardie, Ismail Ferhat craint que ces brusques dissolutions n'engendrent un « repli sur soi communautaire contre-productif ».

« Dissoudre une association ou fermer une mosquée ne sert à rien car ça repousse ailleurs. Et ça empêche de faire du renseignement et d'agir contre ceux qui franchissent la ligne rouge », regrette un élu du Val-de-Marne sous couvert d'anonymat.

Il ajoute que, faute d'autres solutions, les « accommodements » entre élus locaux et associations musulmanes traditionalistes voire intégristes, dénoncés comme des « trahisons » par les laïcs « stricts », sont monnaie courante dans certaines banlieues.

Philippe Portier, qui a travaillé sur le sujet, confirme que des responsables locaux « traitent parfois avec des associations musulmanes pas toujours en phase avec l'imaginaire républicain, mais influentes, qui restent globalement dans les clous ».

« On ne doit pas nier les problèmes que posent parfois les intégristes associatifs », abonde Bernard Godard, spécialiste de l'islam et ancien chargé de mission à l'Intérieur. « Mais il ne faut pas perdre de vue que la priorité est d'abord d'outiller, d'encadrer les jeunes et d'identifier exactement ce qui peut les faire basculer dans un fondamentalisme violent ».


La manifestation de soutien à Le Pen "n'est pas un coup de force", dit Bardella

La présidente du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), l'eurodéputé Jordan Bardella (G) et la présidente du groupe parlementaire du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, quittent le palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 26 août 2024, après leur rencontre avec le président français. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
La présidente du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), l'eurodéputé Jordan Bardella (G) et la présidente du groupe parlementaire du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, quittent le palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 26 août 2024, après leur rencontre avec le président français. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
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  • « Ce n'est pas un coup de force, c'est au contraire une défense très claire et très profonde de l'État de droit et de la démocratie française.
  • « Cela nous semblait nécessaire que nous puissions nous exprimer directement aux Français.

STRASBOURG : La manifestation de soutien à Marine Le Pen prévue dimanche à Paris « n'est pas un coup de force », mais une mobilisation « pour la démocratie », a assuré mercredi Jordan Bardella, président du Rassemblement national, à des journalistes au Parlement européen à Strasbourg.

« Ce n'est pas un coup de force, c'est au contraire une défense très claire et très profonde de l'État de droit et de la démocratie française. C'est une mobilisation en réalité, non pas contre, mais pour la démocratie française », a déclaré l'eurodéputé au sujet de ce rassemblement annoncé par le RN après la condamnation de la triple candidate à la présidentielle à une peine d'inéligibilité immédiate.

« Cela nous semblait nécessaire (...) que nous puissions nous exprimer directement aux Français par l'intermédiaire de ces discours qui seront prononcés dimanche avec l'ensemble de nos cadres, de nos parlementaires et de nos militants », a-t-il ajouté.

Cette condamnation, que le RN qualifie de « scandale démocratique », compromet grandement ses chances de concourir une quatrième fois à la fonction suprême en 2027.

Pour Jordan Bardella, cela ne change « absolument rien » à sa relation avec Marine Le Pen, « si ce n'est qu'elle est peut-être encore plus forte qu'elle ne l'a été par le passé ».

« Je suis à ses côtés, je vais continuer à l'être (...) Nous allons évidemment mener le combat », a assuré l'eurodéputé qui faisait son retour au Parlement européen après avoir manqué les deux premiers jours de la session.

Il a qualifié de « bonne nouvelle » l'annonce de la justice qu'une décision en appel devrait être rendue « à l'été 2026 », donc bien avant la présidentielle.


Condamnation de Marine Le Pen: Macron rappelle au gouvernement l'indépendance de la justice

Le président français Emmanuel Macron (Photo AFP)
Le président français Emmanuel Macron (Photo AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron a « rappelé » que l'autorité judiciaire est indépendante et que les magistrats doivent être protégés
  • Le chef de l'État a également affirmé que « tous les justiciables ont droit au recours ».

PARIS : Mercredi en Conseil des ministres, le président français Emmanuel Macron a « rappelé » que l'autorité judiciaire est indépendante et que les magistrats doivent être protégés, après la condamnation de la cheffe de l'extrême droite Marine Le Pen qui a suscité des attaques contre les juges, ont rapporté des participants.

Le chef de l'État a également affirmé que « tous les justiciables ont droit au recours », selon ces sources. La justice a déjà fait savoir qu'un nouveau procès en appel pourrait se tenir dans des délais qui laissent une porte ouverte à une éventuelle candidature présidentielle en 2027 de la leader du Rassemblement national (RN), principale formation d'extrême droite française. 

Devant la presse, à l'issue du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Sophie Primas a rapporté mercredi les propos du chef de l'État.

« La première chose qu'il a rappelée, a poursuivi Mme Primas, est que la justice est évidemment indépendante et prend ses décisions en toute indépendance, et qu'il faut donc la respecter comme l'un des piliers de notre démocratie. La première, a-t-elle dit, est que la justice est indépendante et qu'elle prend ses décisions en toute indépendance et qu'il faut donc la respecter comme un pilier de notre démocratie.

« La troisième chose, pour rappeler que les menaces qui sont faites à l'encontre des magistrats sont absolument insupportables et intolérables, puisque nous sommes encore une fois dans une démocratie. Et la justice est tout à fait indépendante et doit être respectée », a-t-elle ajouté.

« Et la troisième chose, pour rappeler que chacun a le droit à une justice équivalente et que le droit est le même pour tous. »


Bac: l'épreuve de maths en première se précise pour l'an prochain

La ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Elisabeth Borne, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite à l'école élémentaire Claude-Monnet à Rueil-Malmaison, en banlieue parisienne, le 28 mars 2025. (Photo Thomas SAMSON / AFP)
La ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Elisabeth Borne, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite à l'école élémentaire Claude-Monnet à Rueil-Malmaison, en banlieue parisienne, le 28 mars 2025. (Photo Thomas SAMSON / AFP)
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  • Le Conseil supérieur de l'éducation (CSE, qui rassemble syndicats, associations de parents, collectivités, etc.) a majoritairement voté contre le projet de décret et d'arrêté
  • L'ex-ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal, avait annoncé en décembre 2023 la création de cet examen sur le modèle de l'épreuve anticipée de français pour le baccalauréat en fin de première,

PARIS : Le projet d'épreuve de mathématiques en classe de première pour l'an prochain, qui vise à mettre en œuvre le « choc des savoirs » annoncé par l'ex-ministre de l'Éducation nationale Gabriel Attal, a été présenté mardi devant une instance consultative de l'Éducation nationale, étape-clé avant sa publication.

Le Conseil supérieur de l'éducation (CSE, qui rassemble syndicats, associations de parents, collectivités, etc.) a majoritairement voté contre le projet de décret et d'arrêté instaurant cette « épreuve terminale de culture mathématique aux baccalauréats général et technologique ».

Ils ont recueilli 0 voix pour, 27 contre, 31 abstentions et 4 refus de prendre part au vote (l'administration ne votant pas dans cette instance), un vote indicatif qui n'empêche pas la mise en œuvre de la réforme, selon des sources syndicales.

Cette épreuve écrite d'une durée de deux heures, qui entrera en vigueur au printemps 2026, sera « affectée d'un coefficient 2 » (points pris sur l’épreuve du Grand oral en terminale), selon ces textes, consultés par l'AFP.

L'ex-ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal, avait annoncé en décembre 2023 la création de cet examen sur le modèle de l'épreuve anticipée de français pour le baccalauréat en fin de première, un projet confirmé en novembre 2024 par sa successeure, Anne Genetet.

Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, principal syndicat du second degré (collèges et lycées), qualifie auprès de l'AFP la mesure de « rafistolage supplémentaire du bac Blanquer », décidé en 2019 par l'ex-ministre Jean-Michel Blanquer.

Pour Jérôme Fournier, secrétaire national du SE Unsa, la nouvelle épreuve « alourdit la fin de l'année pour les élèves et les correcteurs ».

La première partie, qui est commune à tous les élèves, sera sous forme de QCM et pourrait être corrigée automatiquement, ce à quoi « de nombreuses organisations syndicales sont opposées », a-t-il ajouté, tandis que la deuxième partie devrait consister en des résolutions de problèmes.

Des projets de textes ont par ailleurs été votés au CSE relatif à « la mise en place du +parcours renforcé+ en classe de seconde générale et technologique » ou professionnelle à partir de la rentrée 2026, avec trois votes pour, 45 contre et 13 abstentions.

Mis en place par la ministre Élisabeth Borne, ce parcours est destiné aux élèves n’ayant pas obtenu le diplôme du brevet. Son organisation relèvera « de l’autonomie de l’établissement sur la base indicative de deux heures hebdomadaires sur tout ou partie de l’année », selon le projet d'arrêté.

Sophie Vénétitay déplore « une coquille vide » tandis que Tristan Brams (CFDT Éducation) regrette l'absence de « moyens supplémentaires ».