L'opération russe en Ukraine n'est pas la cause de l'inflation mondiale, assure Poutine

Le président russe Vladimir Poutine a assuré vendredi que l'offensive russe en Ukraine n'avait aucune influence sur les difficultés économiques mondiales, notamment la hausse des prix de l'énergie. (AFP)
Le président russe Vladimir Poutine a assuré vendredi que l'offensive russe en Ukraine n'avait aucune influence sur les difficultés économiques mondiales, notamment la hausse des prix de l'énergie. (AFP)
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Publié le Vendredi 17 juin 2022

L'opération russe en Ukraine n'est pas la cause de l'inflation mondiale, assure Poutine

  • La Russie n'a «rien contre» une éventuelle adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne, a assuré vendredi le président russe Vladimir Poutine
  • «Nous entendons tous parler d'une prétendue "inflation de Poutine" (...) Nos actions pour libérer le Donbass n'ont rien à voir avec ça», a affirmé Poutine

SAINT-PETERSBOURG: Le président russe Vladimir Poutine a assuré vendredi que l'offensive russe en Ukraine n'avait aucune influence sur les difficultés économiques mondiales, notamment la hausse des prix de l'énergie, stigmatisant les "erreurs systémiques" de l'Occident.

"Nous entendons tous parler d'une prétendue +inflation de Poutine+ (...) Nos actions pour libérer le Donbass n'ont rien à voir avec ça", a-t-il affirmé durant la session plénière du forum économique de Saint-Pétersbourg.

"C'est le résultat des erreurs systémiques de l'administration américaine et de la bureaucratie européenne (...) Pour eux, notre opération est une bouée de sauvetage qui leur permet de tout nous mettre sur le dos", a poursuivi le président russe, critiquant la "politique économique erronée" des pays occidentaux.

"Ils ont imprimé, distribué de l'argent et ratissé toutes les marchandises des marchés des pays tiers pour cet argent", a-t-il poursuivi.

 

La Russie n'a «rien contre» une adhésion de l'Ukraine à l'UE

La Russie n'a "rien contre" une éventuelle adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne, a assuré vendredi le président russe Vladimir Poutine après la décision de la Commission européenne de recommander d'accorder à Kiev le statut de candidat à l'UE.

"Nous n'avons rien contre, c'est leur décision souveraine d'adhérer à des unions économiques ou pas (...) C'est leur affaire, l'affaire du peuple ukrainien", a déclaré M. Poutine durant la session plénière du Forum économique de Saint-Pétersbourg (nord-ouest).

La Russie, qui mène une offensive en Ukraine depuis le 24 février, voit d'un très mauvais oeil les aspirations de Kiev d'une adhésion à l'Otan --que Moscou considère comme une menace pour sa sécurité-- mais "en ce qui concerne leur intégration économique, c'est leur choix", a estimé M. Poutine.

"L'UE n'est pas une alliance militaire, à la différence de l'Otan", a-t-il souligné.

Le président russe a toutefois affirmé que "l'Ukraine va se transformer en semi-colonie" des pays occidentaux si elle rejoint l'UE. "C'est mon opinion", a-t-il ajouté.

La Russie a lancé une vaste offensive militaire contre l'Ukraine, notamment pour mettre fin à son rapprochement avec les Occidentaux.

Les États-Unis et les pays européens font face à une inflation galopante qui atteint jusqu'à 11% sur un an au Royaume-Uni, tirée notamment par la hausse des prix du carburant. La Russie n'est pas en reste, avec une augmentation des prix de 16,7% sur un an.

Les cours du gaz poursuivaient leur envolée vendredi, galvanisés par le géant russe Gazprom qui ne cesse de baisser ses livraisons à l'Europe dans le contexte de l'offensive russe en Ukraine et des sanctions occidentales contre Moscou.

Dans ce même discours, il a une nouvelle fois dénoncé les sanctions "folles et insensées" qu'imposent les Occidentaux à la Russie, estimant que les Européens en souffrent plus que Moscou et que l'économie russe réagissait très bien.

"Nous avons supprimé la poussée de l'inflation (...)  La situation économique se stabilise, les finances de l'Etat sont robustes", a affirmé M. Poutine, assurant que pour les cinq premiers mois de l'année, le budget fédéral de l'Etat, porté par les cours de l'énergie, "est en surplus de 1 500 milliards de roubles" (250 millions d'euros).

"Notre tâche aujourd'hui est de créer les préconditions préalables à l'épanouissement de l'industrie, de soutenir la demande sur le marché intérieur", a ajouté le président russe.

Il a également répété que son pays et son armée n'empêchaient pas l'Ukraine d'exporter ses céréales à l'étranger, assurant que Kiev disposait de beaucoup d'options et que "ce n'est pas nous qui avons miné les ports de la mer Noire".

L'Ukraine a miné sa côte pour se protéger d'un débarquement militaire de la Russie qui l'a attaquée le 24 février.

L'ONU négocie depuis plusieurs semaines avec Moscou, Kiev et Ankara, caution militaire d'une utilisation de la mer Noire pour des navires civils, un accord qui permettrait aux millions de tonnes de céréales ukrainiennes bloquées de sortir du pays en sécurité.

Si un accord était trouvé, il ferait baisser les prix des denrées et atténuerait les craintes de crise alimentaire dans le monde.

"La situation sur les marchés mondiaux d'alimentation se détériore, mais ce n'est pas du tout de notre faute", a insisté M. Poutine.

"Nous n'aimerions pas que des gens quelque part, dans quelques pays souffrent de la famine", a-t-il assuré.

Le président russe s'est également dit confiant quant au retour en Russie des entreprises occidentales, notamment européennes, qui ont claqué la porte en raison de l'offensive russe en Ukraine.

"Je ne doute pas qu'avec le temps, plusieurs de nos partenaires des pays européens reviendront sur le marché russe. Et nous ne leur mettrons pas d'entraves. Nous sommes ouverts au monde entier", a-t-il affirmé.


Alpinisme en Equateur : Trois morts, douze blessés dans une chute

Vue du volcan Carihuairazo, dans les Andes centrales de l'Équateur, le 18 février 2019. (AFP)
Vue du volcan Carihuairazo, dans les Andes centrales de l'Équateur, le 18 février 2019. (AFP)
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  • «Une femme de 47 ans et deux hommes de 45 et 50 ans sont décédés dans cette urgence», selon le communiqué
  • Les douze blessés, âgés de 39 à 58 ans, ont été transférés dans des hôpitaux des villes de Riobamba et Ambato

QUITO: Trois alpinistes sont morts et douze ont été blessés après avoir fait une chute lors de l'ascension du volcan Carihuairazo en Équateur, ont indiqué samedi les services de secours.

"Une femme de 47 ans et deux hommes de 45 et 50 ans sont décédés dans cette urgence", ont indiqué les services de secours ECU911 dans un communiqué.

"En raison des conditions météorologiques et de la tombée de la nuit, il n'a pas été possible d'évacuer les corps".

Les douze blessés, âgés de 39 à 58 ans, ont été transférés dans des hôpitaux des villes de Riobamba et Ambato.

Les alpinistes tentaient d'atteindre le sommet du volcan des Andes centrales lorsqu'ils ont fait une chute de 60 mètres.

Le Carihuairazo, un sommet de 5.018 mètres situé dans la province de Tungurahua, est voisin du volcan Chimborazo, le plus haut sommet du pays, qui culmine à plus de 6 200 mètres.

La récupération des corps des personnes décédées, toutes équatoriennes, se poursuivra dimanche.


Australie: un homme arrêté après des coups de feu à l'aéroport de Canberra

Des policiers montent la garde à l'entrée d'un terminal après qu'un homme armé a ouvert le feu à l'aéroport de Canberra, le 14 août 2022. (Photo de l'AFP)
Des policiers montent la garde à l'entrée d'un terminal après qu'un homme armé a ouvert le feu à l'aéroport de Canberra, le 14 août 2022. (Photo de l'AFP)
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  • La police a évacué et fermé le principal aéroport de la capitale australienne, menant à la suspension de nombreux vols
  • De l'extérieur, plusieurs impacts de balle étaient visibles sur la façade vitrée de l'aéroport, selon des images diffusées par la chaîne publique australienne ABC

CANBERRA :Un homme a tiré cinq coups de feu à l'aéroport de Canberra dimanche, provoquant la panique des passagers mais ne faisant pas de victime, selon la police australienne qui l'a arrêté.

La police a évacué et fermé le principal aéroport de la capitale australienne, menant à la suspension de nombreux vols.

«Un homme est entré dans l'aéroport de Canberra dans la zone des départs. Il s'est assis dans l'une des zones adjacentes aux fenêtres en verre», a déclaré le commissaire Dave Craft aux journalistes à l'extérieur du bâtiment de l'aéroport.

«Après environ cinq minutes, cet homme a pris une arme à feu en sa possession et a tiré environ cinq fois», a-t-il détaillé.

Le Premier ministre Anthony Albanese a été mis au courant de l'incident:

«On m'informe qu'un homme a été arrêté et qu'il n'y a aucune menace en cours», a-t-il exprimé dans un communiqué.

De l'extérieur, plusieurs impacts de balle étaient visibles sur la façade vitrée de l'aéroport, selon des images diffusées par la chaîne publique australienne ABC.

Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent un policier immobilisant un homme au sol à l'intérieur du terminal tandis que les alarmes retentissaient dans le principal aéroport de la capitale.

«La police a été avertie (...) à la suite d'informations faisant état de coups de feu dans le terminal principal», a indiqué la police de la capitale australienne.

«Peu de temps après, une personne a été placée en garde à vue et une arme à feu a été confisquée», a-t-elle ajouté, soulignant que l'homme semblait avoir agi seul.

Le motif de l'assaillant présumé n'est pour l'heure pas claire.

La situation est maintenant sous contrôle, selon la police.

La journaliste d'ABC Lily Thomson, sur place, a dit avoir entendu des coups de feu avant que les gens ne commencent à crier.

Elle a vu une femme effrayée qui s'occupait d'un bébé. «Nous avons tous couru et je suis restée avec cette grand-mère et son bébé et (nous nous sommes) cachés derrière le bureau d'information», a-t-elle relaté sur ABC.

«Nous sommes restés là pendant quelques minutes jusqu'à ce que la sécurité nous dise d'évacuer vers le parking».

«Tout le monde se cachait derrière des chaises et les gens couraient», a-t-elle ajouté.

L'aéroport de Canberra a déclaré qu'il travaillait avec les compagnies aériennes pour relancer les vols d'ici dimanche après-midi. Certains vols ont été annulés.


Feux de forêt: un été record de surfaces brûlées en Europe

Un pompier tactique français allume un feu contrôlé pour ralentir la progression d'un feu de forêt près de Belin-Beliet, dans le sud-ouest de la France, le 13 août 2022. (Photo de Thibaud MORITZ / AFP)
Un pompier tactique français allume un feu contrôlé pour ralentir la progression d'un feu de forêt près de Belin-Beliet, dans le sud-ouest de la France, le 13 août 2022. (Photo de Thibaud MORITZ / AFP)
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  • La France a connu des années pires dans les années 1970, avant les données standardisées européennes
  • Mais l'année 2022 est la plus grave en 16 ans selon ces chiffres, en grande partie à cause de deux grands brasiers successifs en Gironde

PARIS: Alors que la haute saison des feux n'est pas encore terminée, le bilan provisoire des incendies s'alourdit dans l'Union européenne avec déjà plus de de 660 000 hectares brûlés depuis janvier, établissant un record à ce stade de l'année depuis le début des données satellitaires en 2006.

Depuis le 1er janvier, les incendies ont ravagé 662 776 hectares de forêts dans l'Union européenne selon les données actualisées dimanche du système européen d'information sur les feux de forêts (EFFIS), qui tient des statistiques comparables depuis 2006 grâce aux images de satellites du programme européen Copernicus.

La France a connu des années pires dans les années 1970, avant les données standardisées européennes. Mais l'année 2022 est la plus grave en 16 ans selon ces chiffres, en grande partie à cause de deux grands brasiers successifs en Gironde, dans le sud-ouest du pays, où des pompiers allemands, polonais ou encore autrichiens sont arrivés cette semaine en renfort.

La situation est également exceptionnelle en Europe centrale: les pompiers ont ainsi mis plus de dix jours en juillet pour maîtriser le plus grand incendie de l'histoire récente de la Slovénie, aidés par une population si mobilisée que le gouvernement a dû demander aux habitants d'arrêter de faire des dons aux pompiers.

Mais ne disposant pas d'avions spécialisés pour combattre les feux, la Slovénie a dû appeler à l'aide la Croatie, qui a envoyé un avion... avant de le rappeler pour éteindre ses propres incendies. Le gouvernement slovène envisage désormais l'acquisition de ses premiers avions bombardiers d'eau.

Très spectaculaire aussi, à Berlin, en Allemagne, un vaste incendie s'est déclaré la semaine dernière à partir d'un dépôt de munitions de la police, dans une forêt en pleine sécheresse, un feu rapidement maîtrisé. Jusqu'ici épargnée par de tels incendies, la capitale allemande est de nos jours de plus en plus menacée en raison de l'importance de ses zones boisées.

Mais la zone la plus frappée par les incendies est la péninsule ibérique. L'Espagne, asséchée comme la France par plusieurs canicules cet été, a vu 246 278 hectares ravagés par les incendies, principalement en Galice dans le nord-ouest. La situation s'est toutefois améliorée avec la baisse des températures.

Le Portugal lutte aussi depuis plus d'une semaine contre un feu dans le géo-parc mondial reconnu par l'Unesco dans la région de la montagne de la Serra da Estrela, qui culmine à environ 2.000 mètres.