L'illustrateur Rafik el-Hariri: un univers magique et thérapeutique

Rafik El Hariri. (Photo fournie).
Rafik El Hariri. (Photo fournie).
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Publié le Vendredi 03 juin 2022

L'illustrateur Rafik el-Hariri: un univers magique et thérapeutique

  • Rafik el-Hariri cultive avec opiniâtreté le goût du travail et l'importance des détails du quotidien
  • L’artiste a été récompensé par le magazine Forbes pour sa créativité et son engagement en faveur de la prévention dans le domaine de la santé mentale

PARIS : Le 24 avril dernier, le naufrage d'un bateau au large de Tripoli, capitale du Nord-Liban qui surplombe la Méditerranée orientale, empli de migrants qui voulaient fuir la misère et rejoindre clandestinement l'Europe, a suscité indignation et colère. L'illustrateur Rafik el-Hariri a rendu un hommage touchant à sa ville en publiant un dessin sous la forme d'un cœur déraciné. Il reste très attaché à Tripoli: il y vit et y enseigne sa passion qui est devenue son travail – l'illustration graphique – à l’Université internationale libanaise.

Ce parcours est d'autant plus remarquable que ce prodige de 28 ans est un autodidacte: «Avant mon entrée à l'université, je ne connaissais pas l'illustration graphique. Je voulais étudier la psychologie clinique, mais j'ai suivi les conseils de ma mère et développé mes qualités artistiques. Ma sœur m'a acheté une tablette numérique pour dessiner. Cela a été un tournant.» C'est grâce à ce cadeau qu'il découvre l'univers de l'illustration graphique. De 2012 à 2014, c’est le temps de la pratique, de 2014 à 2016, il perfectionne son identité graphique et c’est le début de sa carrière en tant que travailleur indépendant.

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Le un cœur déraciné de Rafik El Hariri. (Photo fournie).

Ses premières œuvres révèlent un univers fortement imprégné de magie. Cette ode au folklore celte est née de ses innombrables heures de lecture durant son adolescence.

Rafik el-Hariri ne se contente pas de présenter son travail sur les réseaux sociaux: ses œuvres sont publiées dans des livres. Sept d’entre eux sont le fruit de collaborations; deux autres sont des ouvrages personnels. Ce parcours lui a valu d'être primé en septembre dernier par le magazine Forbes dans son classement «30 Under 30» au Moyen-Orient, qui récompense trente jeunes talents.

«Cela a été un formidable accélérateur en termes de visibilité. Je pense avoir gagné en crédibilité. Plus que jamais, j’ai la responsabilité de continuer ma démarche de prévention en santé mentale.» Durant sa conférence TED, il a évoqué un épisode important de sa vie: lors d’une séance de thérapie, il a découvert qu'il avait développé au cours de son adolescence un trouble de l'alimentation. Le dessin s’est alors imposé pour lui comme un outil thérapeutique.

Une œuvre thérapeutique et magique

Il y a ainsi une évolution palpable dans l'œuvre de Rafik el-Hariri. La prévention en santé mentale est devenue un élément central. Son premier livre, Indigo, publié en 2018, est un recueil de dessins pour enfants. Son deuxième ouvrage, I Found a HeartJ’ai trouvé un cœur»), sorti l’année dernière, est un livre d'illustrations pour adultes. «Au départ, j'ai dessiné ce qui était le plus important pour moi. Au fil des années, mon travail a évolué pour mettre en lumière les détails du quotidien.»

«J'ai constaté que l'on ne porte plus attention aux détails du quotidien. Or, ce sont mes plus grandes sources d'inspiration.»

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L'ouvrage de Rafik El Hariri. (Photo fournie).

La dimension magique, en quelque sorte sa première marque de fabrique, est toujours présente, même dans ses dessins à caractère thérapeutique. «Le caractère innocent qui est inhérent à mon œuvre ne disparaîtra jamais. Je suis très attaché à l'enfant encore présent en moi. Si je le fais disparaître, je perdrai toute crédibilité. L’évolution est nécessaire, mais, à chaque fois, les illustrations sont le fruit de la libération d'une parole que je n'arrivais pas à exprimer durant mon enfance ou mon adolescence.»

Rafik el-Hariri tient à prolonger cette démarche. Il travaille sur son troisième livre, qui a pour thème principal la santé mentale, mais se focalise cette fois sur les réflexions qui émergent avant de dormir.

Travailleur opiniâtre, il n'aime pas se reposer sur ses lauriers, et il n’hésite pas à emprunter de nouveaux chemins, comme le montrent ses récentes illustrations pour des projets musicaux. La créativité n'a pas de limite!


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
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  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

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Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair défile pour Dolce & Gabbana

Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
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  • Amira Al-Zuhair a participé au défilé Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisé au parc botanique Radicepura à Taormine, en Sicile
  • La collection, inspirée de la mythologie et du patrimoine sicilien, présentait 100 créations de haute couture mettant les motifs floraux à l'honneur

DUBAÏ : Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a foulé le podium à l’occasion de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile.

Amira Al-Zuhair portait l’une des silhouettes aériennes de la collection, rejoignant un casting international de mannequins pour cette présentation exclusive.

Inspirée par la rencontre entre les divinités mythologiques et les mortels, la collection réunissait 100 créations de haute couture célébrant l’héritage intemporel de la Sicile. Dentelle noire emblématique, robes de bal spectaculaires en tulle, broderies florales somptueuses, capes de velours et ornements tridimensionnels raffinés composaient un univers où la mythologie antique rencontrait la fantaisie contemporaine. Les fleurs constituaient le fil conducteur de la collection, se déclinant en appliqués sculpturaux, ornements scintillants et broderies élaborées, en écho aux luxuriants jardins botaniques qui entouraient le podium. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com